Obama, Trump, Biden, Trump encore
Pour comprendre cette supplique présidentielle, il faut remonter à 2016. Cette année-là, Barack Obama crée le Northeast Canyons and Seamounts Marine National Monument, interdisant la pêche commerciale dans cette zone pour protéger un écosystème marin unique. Les pêcheurs de Nouvelle-Angleterre crient à l’injustice. En 2020, lors de son premier mandat, Trump lève ces restrictions. Victoire pour l’industrie de la pêche. Mais en 2021, Joe Biden les réinstaure. Retour à la case départ. Et maintenant, en février 2026, Trump les supprime à nouveau. Ce ping-pong réglementaire illustre parfaitement la politique américaine moderne : chaque président défait ce que le précédent a fait, transformant la gouvernance en une guerre idéologique où les citoyens ne sont que des pions.
Les chiffres qui dérangent
Mais voici ce que Trump oublie de mentionner dans sa supplique : le Maine vote démocrate depuis neuf élections présidentielles consécutives. En 2024, Kamala Harris y a battu Trump avec une marge de 7%. Sept points. Ce n’est pas une victoire serrée, c’est une gifle électorale. Le Maine n’est pas un État swing, c’est un bastion démocrate. Alors pourquoi Trump s’acharne-t-il à quémander leur reconnaissance ? Parce que les élections de mi-mandat 2026 approchent, et que chaque siège compte. Parce que dans sa vision transactionnelle de la politique, chaque geste doit rapporter des votes, même dans un État qui le rejette systématiquement depuis des décennies.
Il y a quelque chose de tragiquement comique dans cette obstination. Trump signe un décret pour les pêcheurs du Maine, puis les supplie de voter républicain, alors que le Maine lui a craché au visage neuf fois de suite. Neuf fois. C’est comme draguer quelqu’un qui vous a rejeté à chaque tentative, en espérant que cette fois, cette fois-ci, ce sera différent. Sauf que ce n’est pas de l’amour, c’est de la politique. Et en politique, l’acharnement pathétique ne suscite pas l’admiration, il provoque le mépris.
La proclamation : Entre politique et écologie
Que dit réellement ce décret
La proclamation de Trump rouvre donc 4 913 miles carrés d’océan à la pêche commerciale. Selon la Maison-Blanche, ces restrictions n’étaient pas nécessaires car de nombreuses espèces de poissons sont hautement migratrices et déjà protégées par d’autres lois, notamment le Magnuson-Stevens Fishery Conservation and Management Act. L’administration Trump affirme que cette décision soutiendra l’industrie de la pêche à la palangre et l’industrie du homard du Maine, créant des emplois et stimulant la croissance économique dans les régions côtières. Sur le papier, c’est une victoire pour les pêcheurs. Dans la réalité, c’est un pari environnemental dont personne ne connaît les conséquences à long terme.
Les écologistes sonnent l’alarme
Car évidemment, cette décision ne fait pas l’unanimité. Les organisations environnementales dénoncent une attaque frontale contre la protection des océans. Le Northeast Canyons and Seamounts Marine National Monument abrite des canyons sous-marins profonds, des monts sous-marins et une biodiversité marine exceptionnelle, incluant des baleines, des tortues de mer et des coraux d’eau froide. Ouvrir cette zone à la pêche commerciale, c’est potentiellement détruire un écosystème qui a mis des millénaires à se former. Mais pour Trump, l’écologie est un luxe que l’Amérique ne peut plus se permettre. L’économie d’abord, la planète ensuite — ou jamais.
Et voilà comment on sacrifie l’avenir sur l’autel du présent. Comment on détruit ce qui ne se reconstituera jamais pour quelques emplois temporaires et quelques votes hypothétiques. Je ne suis pas naïf. Je sais que les pêcheurs ont besoin de travailler, que les communautés côtières souffrent. Mais cette logique du court terme, cette incapacité à penser au-delà de la prochaine élection, c’est exactement ce qui nous mène droit dans le mur. Trump ne pense pas à 2050. Il pense à novembre 2026. Et c’est terrifiant.
Le message sur Truth Social : Anatomie d'une supplication
Décortiquons cette imploration
Revenons au message qui a tout déclenché. « Another BIG WIN for Maine, and all of New England! » écrit Trump. Notez les majuscules, cette manie trumpienne de crier à l’écrit. Puis vient la phrase clé : « Hard to believe you vote for Democrats who did this to you, but not for ‘TRUMP,’ who gets you out of this Environmental and Economic Malaise. » Traduction : vous êtes des idiots de voter démocrate alors que moi, le grand Trump, je vous sauve. L’arrogance mêlée à la supplication. Le mépris déguisé en générosité. Et enfin, le coup de grâce : « Please remember I did this for you, against strong Democrat opposition, and VOTE REPUBLICAN IN THE MIDTERMS! » S’il vous plaît, souvenez-vous. S’il vous plaît. Un président qui mendie la reconnaissance comme un enfant quémandant l’approbation de ses parents.
La rhétorique de la transaction
Ce qui frappe dans ce message, c’est la logique transactionnelle qui le sous-tend. Trump ne dit pas : « J’ai fait cela parce que c’est juste. » Il dit : « J’ai fait cela pour vous, maintenant vous me devez quelque chose. » Chaque action présidentielle devient une dette électorale. Chaque décret, un investissement politique. Cette vision mercantile de la gouvernance transforme les citoyens en débiteurs et le président en créancier. Vous avez reçu un cadeau ? Maintenant, payez avec votre vote. C’est la politique réduite à sa plus simple expression : un échange de bons procédés où la démocratie n’est qu’un vaste marché aux puces.
Cette transactionnalisation de tout me donne la nausée. Vraiment. Parce qu’elle détruit l’idée même de service public. Un président n’est pas censé faire des cadeaux en échange de votes. Il est censé gouverner pour le bien commun, point. Mais Trump a transformé la Maison-Blanche en boutique électorale où chaque décision a un prix, où chaque geste attend un retour sur investissement. Et le pire, c’est que cette logique contamine tout le système. Les autres politiciens l’imitent. Les citoyens l’intègrent. Et petit à petit, on oublie qu’il pourrait en être autrement.
Le Maine : Un État qui refuse de plier
Neuf élections, neuf refus
Parlons franchement du Maine. Cet État du nord-est américain, avec ses quatre votes électoraux, vote démocrate depuis 1992. Bill Clinton, Al Gore, John Kerry, Barack Obama deux fois, Hillary Clinton, Joe Biden, Kamala Harris. Neuf élections consécutives. Le Maine n’est pas un État indécis, c’est un État décidé. Décidé à rejeter le trumpisme, encore et encore. En 2024, Harris y a obtenu 7% de plus que Trump. Ce n’est pas un hasard, c’est un choix délibéré. Le Maine a regardé Trump dans les yeux et a dit non. Neuf fois. Alors pourquoi Trump s’obstine-t-il à les courtiser ? Parce qu’il ne supporte pas le rejet. Parce que son ego surdimensionné ne peut accepter qu’un État entier le méprise.
La particularité du système électoral du Maine
Il faut préciser une chose : le Maine, comme le Nebraska, n’utilise pas le système du winner-takes-all pour ses votes électoraux. Le gagnant du vote populaire à l’échelle de l’État obtient deux votes électoraux, tandis qu’un vote est attribué au gagnant de chaque district congressionnel. Résultat : Trump a réussi à arracher un vote électoral dans le 2e district, plus rural, lors des trois dernières élections. Un seul vote sur quatre. C’est sa « victoire » dans le Maine. Un quart de victoire. Et c’est pour cela qu’il continue à supplier, à quémander, à implorer. Parce que ce petit vote électoral, ce misérable quart de victoire, c’est tout ce qu’il peut espérer obtenir dans cet État qui le rejette massivement.
Il y a quelque chose de pathétiquement humain dans cette obstination. Trump ne peut pas lâcher prise. Il ne peut pas accepter que le Maine ne l’aime pas. Alors il revient, encore et encore, avec ses cadeaux empoisonnés et ses supplications désespérées. « S’il vous plaît, aimez-moi. S’il vous plaît, votez pour moi. » C’est presque touchant, si ce n’était pas si dangereux. Parce que cette incapacité à accepter le rejet, cette obsession du contrôle total, c’est exactement ce qui fait de Trump une menace pour la démocratie. Un leader sain accepte la défaite. Trump, lui, la nie, la combat, la transforme en complot.
Les élections de mi-mandat 2026 : L'enjeu réel
Pourquoi Trump panique
Comprenons bien : si Trump supplie ainsi, c’est parce que les élections de mi-mandat de novembre 2026 s’annoncent catastrophiques pour les républicains. Historiquement, le parti du président en exercice perd des sièges lors des midterms. C’est une constante. Mais pour Trump, c’est pire. Son taux d’approbation est en chute libre. Les sondages le donnent sous l’eau dans la plupart des États clés. Les démocrates sont galvanisés, mobilisés, prêts à reconquérir la Chambre et peut-être même le Sénat. Trump le sait. Il le sent. D’où cette frénésie de décrets, de proclamations, de « victoires » qu’il brandit comme des trophées en espérant que les électeurs se souviendront de lui avec gratitude en novembre.
La stratégie du désespoir
Cette proclamation sur la pêche n’est qu’une pièce d’un puzzle plus large. Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, Trump a multiplié les décisions spectaculaires : réouverture de zones protégées à l’exploitation, tarifs douaniers massifs, gel de projets éoliens offshore, retrait d’accords internationaux. Chaque action est accompagnée du même refrain : « Regardez ce que j’ai fait pour vous. Maintenant, votez républicain. » C’est la stratégie du désespoir, celle d’un président qui sait que son temps est compté et qui tente de grappiller chaque vote possible, même dans des États qui le détestent. Le problème ? Cette stratégie ne fonctionne qu’avec sa base déjà acquise. Les autres, ceux qui l’ont rejeté neuf fois, ne changeront pas d’avis parce qu’il a signé un décret sur la pêche.
Je ressens une forme de pitié en observant cette agitation frénétique. Trump court dans tous les sens, signe des décrets à la chaîne, crie victoire sur les réseaux sociaux, supplie les électeurs de se souvenir de lui. C’est l’image d’un homme qui sent le sol se dérober sous ses pieds. Qui sait que novembre approche et que le verdict sera sans appel. Alors il s’agite, il gesticule, il mendie. Mais la vérité, c’est que rien de tout cela ne changera le résultat. Le Maine votera démocrate. Encore. Et Trump devra une fois de plus encaisser le rejet.
L'industrie de la pêche : Entre espoir et scepticisme
Les pêcheurs applaudissent
Soyons justes : pour les pêcheurs de Nouvelle-Angleterre, cette proclamation est une bonne nouvelle. L’industrie de la pêche à la palangre et celle du homard du Maine ont souffert des restrictions imposées par Obama et réinstaurées par Biden. Rouvrir 4 913 miles carrés d’océan à l’exploitation commerciale, c’est potentiellement des emplois sauvés, des revenus augmentés, des communautés côtières revitalisées. Les associations de pêcheurs ont salué cette décision. Pour eux, Trump a tenu sa promesse. Il a défendu leurs intérêts contre ce qu’ils perçoivent comme un excès de zèle environnemental. Dans leurs yeux, Trump n’est pas un suppliant pathétique, c’est un héros qui se bat pour leur survie économique.
Mais à quel prix
Mais voilà la question que personne ne veut poser : à quel prix ? Les scientifiques sont formels : le Northeast Canyons and Seamounts Marine National Monument abrite un écosystème fragile qui ne se reconstituera pas si on le détruit. Les coraux d’eau froide mettent des siècles à se former. Les populations de baleines sont déjà menacées. Les tortues de mer luttent pour survivre. Ouvrir cette zone à la pêche commerciale intensive, c’est jouer à la roulette russe avec la biodiversité marine. Peut-être que tout ira bien. Peut-être que les pêcheurs respecteront les quotas, que les écosystèmes s’adapteront. Ou peut-être qu’on détruira irrémédiablement quelque chose d’irremplaçable pour quelques années de profits supplémentaires.
Et c’est là que je me sens déchiré. Parce que je comprends les pêcheurs. Vraiment. Ils ne sont pas des méchants, ils essaient juste de survivre dans une économie qui les broie. Mais je comprends aussi les écologistes. Parce que certaines choses, une fois détruites, ne reviennent jamais. Et nous, humains, avons cette fâcheuse tendance à sacrifier l’avenir pour le présent, à détruire ce qui est invisible pour sauver ce qui est immédiat. Je ne sais pas quelle est la bonne réponse. Mais ce que je sais, c’est que Trump s’en fout. Pour lui, ce n’est qu’une transaction électorale. Et ça, ça me révolte.
La politique de l'instant : Quand tout devient campagne
Gouverner ou faire campagne
Ce qui est fascinant — et terrifiant — avec Trump, c’est qu’il ne fait aucune distinction entre gouverner et faire campagne. Pour lui, c’est la même chose. Chaque décision présidentielle est une opportunité de marquer des points électoraux. Chaque décret est un argument de campagne. Chaque proclamation est un investissement politique. Il ne gouverne pas pour le bien du pays, il gouverne pour gagner la prochaine élection. Et cette confusion entre fonction exécutive et stratégie électorale contamine tout le système politique américain. Les autres politiciens l’imitent. Les médias amplifient. Les citoyens s’habituent. Et petit à petit, on oublie qu’un président pourrait gouverner sans constamment quémander l’approbation électorale.
Le cycle infernal de la validation
Trump a besoin de validation constante. C’est pathologique. Chaque action doit être applaudie, chaque décision doit être célébrée, chaque geste doit être remboursé en votes. Cette soif insatiable d’approbation transforme la présidence en spectacle permanent où le président est à la fois acteur et spectateur, jouant pour les applaudissements tout en vérifiant obsessionnellement les sondages. « Please remember », écrit-il. S’il vous plaît, souvenez-vous. Comme si les électeurs étaient des enfants distraits qu’il faut constamment rappeler à l’ordre. Comme si la mémoire collective était une ardoise magique qu’on efface tous les six mois. Cette infantilisation des citoyens est peut-être l’aspect le plus insultant de la rhétorique trumpienne.
Je regarde ce cirque et je me demande comment on en est arrivés là. Comment la fonction présidentielle, censée incarner la dignité et le service public, est devenue ce spectacle pathétique de mendicité électorale. Trump n’est pas le premier à mélanger gouvernance et campagne, mais il a poussé cette logique à son paroxysme. Il a transformé la Maison-Blanche en QG de campagne permanente où chaque décision est calculée en termes de gains électoraux. Et le pire, c’est que ça fonctionne. Pas partout, pas toujours, mais suffisamment pour que d’autres l’imitent. Et c’est comme ça qu’on détruit une démocratie : petit à petit, décision transactionnelle après décision transactionnelle.
L'opposition démocrate : Entre indignation et stratégie
Les démocrates contre-attaquent
Évidemment, les démocrates n’ont pas laissé passer cette proclamation sans réagir. Les élus du Maine, majoritairement démocrates, ont dénoncé une décision irresponsable qui sacrifie l’environnement sur l’autel de calculs électoraux cyniques. Les organisations environnementales, traditionnellement proches du Parti démocrate, ont annoncé des recours juridiques. Les candidats démocrates aux midterms utilisent déjà cette décision comme argument de campagne : « Voyez comment Trump détruit notre patrimoine naturel pour quelques votes. » La bataille est lancée. Et le Maine, ce bastion démocrate que Trump courtise désespérément, risque de lui infliger une nouvelle défaite cuisante en novembre.
Le piège de la surenchère
Mais attention : les démocrates doivent éviter le piège de la surenchère. Répondre à chaque provocation trumpienne, c’est entrer dans son jeu. C’est accepter que la politique se réduise à un échange de coups médiatiques où celui qui crie le plus fort gagne. Les démocrates doivent proposer une alternative, pas simplement s’opposer. Ils doivent montrer qu’on peut gouverner autrement, sans mendier des votes à chaque décision, sans transformer chaque action en transaction électorale. C’est difficile. C’est moins spectaculaire. Mais c’est la seule façon de sortir de ce cycle infernal où la politique n’est plus qu’un reality show permanent où Trump joue le rôle principal.
Et c’est là que je place mon espoir, aussi fragile soit-il. Dans l’idée qu’on peut faire autrement. Qu’on peut gouverner sans supplier. Qu’on peut prendre des décisions sans constamment vérifier les sondages. Que la politique peut redevenir ce qu’elle aurait toujours dû être : un service public, pas un commerce électoral. Je sais, je suis naïf. Je sais que cette vision idéalisée de la politique n’a peut-être jamais existé. Mais bordel, il faut bien croire en quelque chose. Sinon, à quoi bon ?
Conclusion : Le naufrage d'une présidence
Quand la supplication devient système
Alors voilà où nous en sommes. Un président américain qui signe un décret sur la pêche commerciale et supplie immédiatement les électeurs de s’en souvenir et de voter pour lui. Un homme qui transforme chaque action gouvernementale en transaction électorale, chaque décision en investissement politique, chaque geste en appel du pied désespéré. Trump ne gouverne pas le Maine, il le courtise. Il ne sert pas les pêcheurs, il les achète. Il ne protège pas l’environnement, il le sacrifie sur l’autel de ses ambitions électorales. Et le plus tragique, c’est que cette logique transactionnelle contamine tout le système politique américain. Les autres l’imitent. Les citoyens s’y habituent. Et petit à petit, on oublie qu’il pourrait en être autrement.
Le Maine votera démocrate
Mais voici la bonne nouvelle : le Maine ne tombera pas dans le piège. Cet État têtu, qui a rejeté Trump neuf fois de suite, le rejettera une dixième fois en novembre 2026. Parce que les électeurs du Maine ne sont pas dupes. Ils voient la manipulation. Ils comprennent le cynisme. Ils refusent d’être traités comme des marchandises électorales qu’on achète avec quelques décrets bien placés. Trump peut supplier tant qu’il veut, le Maine restera bleu. Et cette défaite annoncée, ce rejet prévisible, c’est peut-être la seule chose réconfortante dans cette histoire sordide. Que malgré tout le bruit, malgré toute l’agitation, malgré toutes les supplications, certains États refusent de plier. Certains citoyens refusent d’être achetés. Et ça, c’est peut-être ce qui sauvera la démocratie américaine du naufrage trumpien.
Je termine cette chronique avec un sentiment étrange. Un mélange de colère, de lassitude, et d’espoir têtu. Colère face à cette dégradation constante de la fonction présidentielle. Lassitude face à ce spectacle répétitif de mendicité électorale. Mais aussi espoir, parce que le Maine résiste. Parce que neuf fois, cet État a dit non. Et qu’il le redira. Parce que malgré tout le cynisme, malgré toute la manipulation, malgré toutes les supplications, il reste des endroits où les citoyens refusent d’être achetés. Où la dignité l’emporte sur la transaction. Où le vote reste un acte de conscience, pas un échange commercial. Et tant que ces endroits existeront, tant que ces résistances tiendront, il restera un espoir. Fragile, certes. Mais réel.
Signé Jacques Provost
Sources
Raw Story, « ‘Please remember!’ Trump begs blue state for credit after claiming ‘BIG WIN' », 6 février 2026
The White House, « Fact Sheet: President Donald J. Trump Unleashes Commercial Fishing in the Atlantic », 6 février 2026
270toWin, « Maine Presidential Election Voting History », consulté le 7 février 2026
PBS NewsHour, « Trump ends Obama-era restrictions on commercial fishing in protected area off New England », 6 février 2026
The New York Times, « Trump Opens Marine National Monument in Atlantic to Commercial Fishing », 6 février 2026
NBC News, « Maine President Election 2024 Live Results », novembre 2024
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