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2011-2018 : une quête obsessionnelle

Les documents déclassifiés révèlent une véritable obsession chez Epstein : rencontrer Vladimir Poutine. Dès 2011, après sa première condamnation pour sollicitation de prostitution de mineures, il multiplie les démarches. En septembre de cette année-là, un mail anonyme évoque déjà un « rendez-vous avec Poutine » lors d’un déplacement en Russie. Mais c’est en 2013 que les choses s’accélèrent. Epstein contacte Thorbjørn Jagland, alors secrétaire général du Conseil de l’Europe, pour lui proposer d’organiser une rencontre. « Bill Gates sera avec moi à Paris dimanche et lundi, Poutine est le bienvenu pour le dîner », écrit-il en juin 2013. Une tentative qui échoue, mais Epstein ne lâche rien. En 2017, il réitère, cette fois en s’adressant directement à Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères. « Je pense que vous pourriez suggérer à Poutine que Lavrov peut obtenir des informations précieuses en me parlant », écrit-il à Jagland. Une phrase qui en dit long : Epstein se présente comme un intermédiaire indispensable, un homme capable de livrer des informations « précieuses » au Kremlin.

Pourtant, malgré ses efforts, aucune preuve ne confirme qu’Epstein ait jamais rencontré Poutine. Les tentatives avortent, les mails restent sans réponse, les intermédiaires finissent par se lasser. Mais ce qui frappe, c’est la persistance d’Epstein. Même après 2018, alors qu’il est de nouveau sous le feu des projecteurs pour ses activités criminelles, il continue. Comme s’il avait quelque chose à gagner. Comme s’il était sûr de son fait. Et quand on sait qu’Epstein a aussi entretenu des liens avec des oligarques russes, des diplomates, des anciens du FSB, la question se pose : que cherchait-il vraiment ? Des investissements ? Une protection ? Ou bien un moyen de pression, un levier pour négocier son impunité ?

Les documents montrent aussi qu’Epstein n’était pas seul dans cette quête. Il s’appuyait sur un réseau de relais, d’intermédiaires, de personnalités influentes prêtes à lui ouvrir des portes. Parmi eux, Jagland, mais aussi des hommes d’affaires, des diplomates, des anciens responsables politiques. Des noms qui, aujourd’hui, refusent de parler. Des noms qui, peut-être, ont quelque chose à cacher. Parce que quand on voit à quel point Epstein a pu s’immiscer dans les cercles du pouvoir russe, on ne peut plus croire à la simple coïncidence. On ne peut plus croire à la naïveté. On ne peut plus croire qu’il agissait seul.


Ce qui me frappe, dans cette histoire, c’est cette détermination sans faille. Cette obsession. Cette certitude qu’Epstein avait de pouvoir rencontrer Poutine, de pouvoir lui parler, de pouvoir devenir son allié. Comme s’il savait qu’il détenait une carte maîtresse. Comme s’il était sûr que, quelque part, quelqu’un au Kremlin était prêt à l’écouter. Et aujourd’hui, quand on voit les noms qui défilent – Lavrov, Beliakov, Deripaska –, quand on voit les méthodes qu’il utilisait, on ne peut plus se voiler la face. Epstein n’était pas un simple pédocriminel. Il était un maillon. Un maillon d’un système bien plus vaste, bien plus sombre, où le chantage, l’influence, les services secrets jouent un rôle clé. Et le pire, c’est que personne ne semble vraiment surpris. Comme si, au fond, tout le monde savait. Comme si, au fond, tout le monde avait fermé les yeux.

Sources

– « Epstein built ties to Russians and sought to meet Putin, files show », The Washington Post, 6 février 2026.
– « Affaire Epstein : ce que l’on sait des troublantes tentatives de rapprochement avec le Kremlin », France 24, 3 février 2026.
– « Poutine cité, Macron faussement impliqué… Pourquoi l’ombre de la Russie plane sur les dossiers Epstein », Huffington Post, 6 février 2026.
– « Voici comment Jeffrey Epstein a tenté de courtiser Vladimir Poutine », La DH/Les Sports+, 4 février 2026.
– « Jeffrey Epstein était-il un espion au service de la Russie ? », Slate.fr, 5 février 2026.
– « C’est quoi cette piste d’un ‘Kompromat’ russe dans l’affaire Epstein ? », 20 Minutes, 5 février 2026.
– « What the Epstein Files Tell Us – And Don’t Tell Us — About His Ties to Russia », The Moscow Times, 8 février 2026.
– « Epstein files reveal paedophile financier’s desperate attempts to court Vladimir Putin », The Independent, 3 février 2026.
– « New Documents Reveal: Jeffrey Epstein Pitched Himself as Kremlin Insider, Sought Putin Meeting », Sunday Guardian Live, 8 février 2026.
– « Kremlin laughs off idea Epstein was Russian spy », AFP, 5 février 2026.
– « Poland to investigate Epstein files for potential Polish victims », Associated Press, 4 février 2026.
– « Europe must investigate Epstein’s links to Russia », Euractiv, 5 février 2026.
– « Explainer: Inside the Epstein Files – Alleged Russian Links, Putin Mentions, and Kremlin Contacts », Kyiv Independent, 6 février 2026.
– « New Epstein Files Mention Russian Foreign Minister Lavrov More Than 140 Times », UNITED24 Media, 4 février 2026.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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