20 milliards de dollars, trois porte-avions ou un cuirassé ?
Le premier choc, avec le cuirassé de classe Trump, c’est son prix : 20 milliards de dollars par unité. Une somme astronomique, qui représente à elle seule près de 10 % du budget annuel de la Défense américaine. À titre de comparaison, le dernier porte-avions de classe Ford, le USS Gerald R. Ford, a coûté « seulement » 13 milliards de dollars. Pour le même prix que deux cuirassés Trump, la marine américaine aurait pu se doter de trois porte-avions, ou de dizaines de frégates et de sous-marins nucléaires. « C’est un choix stratégique discutable », estime un sénateur démocrate, qui dénonce « un gaspillage inouï de deniers publics au profit d’un projet vaniteux ».
Les critiques ne manquent pas de souligner que ce coût faramineux ne tient pas compte des dépenses d’exploitation. Selon une étude du Government Accountability Office, le cuirassé Trump coûtera 1 milliard de dollars par an en maintenance et en personnel, soit bien plus que les navires existants. « À ce prix-là, on pourrait moderniser toute la flotte de destroyers », s’indigne un expert en budget de la Défense. Pire : les surcoûts ne cessent de s’accumuler. Le bouclier électromagnétique, présenté comme révolutionnaire, a déjà pris deux ans de retard et vu son budget exploser de 30 %. Quant aux drones sous-marins, leur développement a été confié à des entreprises proches de l’administration, suscitant des accusations de favoritisme.
Face à ces critiques, le Pentagone rétorque que le cuirassé Trump est « un investissement pour les cinquante prochaines années ». « Nous parlons d’une plateforme capable de dominer tous les théâtres d’opérations, de la mer de Chine méridionale à l’Arctique », argue un amiral. Pourtant, les sceptiques rappellent que l’histoire militaire regorge d’exemples de navires « invincibles » rendus obsolètes en quelques années par l’évolution technologique. « En 1941, le cuirassé était le roi des mers. En 1945, il était déjà dépassé par les porte-avions et l’aviation », rappelle un historien naval. Alors, pourquoi répéter les mêmes erreurs ? Pourquoi investir des milliards dans un navire conçu pour une guerre qui n’existe plus ?
Vingt milliards de dollars. Vingt milliards ! Pour un seul navire. Pour un seul symbole. Pour une seule folie. Et pendant ce temps, on nous explique que l’Amérique n’a pas les moyens de soigner ses malades, d’éduquer ses enfants, de loger ses sans-abri. On nous explique qu’il faut serrer la ceinture, qu’il faut faire des choix, qu’il faut prioriser. Mais visiblement, pas quand il s’agit de construire un cuirassé géant pour flatter l’ego d’un président.
Ce qui me frappe, c’est l’absurdité de la situation. On vit à l’ère des drones, des cyberattaques, des missiles hypersoniques, et on dépense une fortune pour un navire qui ressemble à un reliquat du XXe siècle. Un navire qui, soit dit en passant, sera une cible idéale pour les Chinois. Une cible de 20 milliards de dollars, rien que ça. Et on nous demande de croire que c’est ça, la modernité ? Que c’est ça, la stratégie ? Que c’est ça, la sécurité ?
Non. La vérité, c’est que ce cuirassé n’est pas une arme. C’est un caprice. Un caprice à 20 milliards de dollars, payé par les contribuables, justifié par des arguments creux, et défendu par des généraux qui savent pertinemment qu’il ne servira à rien. Parce que la vraie guerre, aujourd’hui, ne se gagne pas avec des cuirassés. Elle se gagne avec des idées. Avec de l’intelligence. Avec des alliances. Pas avec des monstres d’acier qui ne servent qu’à impressionner la galerie. Et ça, c’est une trahison. Une trahison de l’argent public. Une trahison de la raison. Une trahison de l’avenir.
Section 3 : Une cible idéale pour les missiles chinois
Le cuirassé Trump, un « aimant à bombes » haut de gamme
Le principal reproche adressé au cuirassé Trump, c’est sa vulnérabilité. Malgré son bouclier électromagnétique et ses systèmes de défense dernier cri, les experts s’accordent à dire qu’il serait une cible de choix pour les missiles hypersoniques chinois. « Un seul impact, et c’est 20 milliards de dollars qui partent en fumée », résume un ancien officier de la Navy. Les Chinois, qui ont développé des missiles comme le DF-17, capables de frapper à Mach 5 et de manœuvrer en vol, n’auraient aucun mal à cibler un navire aussi gros et aussi lent. « C’est comme tirer sur un éléphant dans un couloir », ironise un analyste de la Rand Corporation.
Pire : le cuirassé Trump, en raison de sa taille et de son coût, deviendrait une cible prioritaire en cas de conflit. « Les Chinois n’auraient même pas besoin de le couler », explique un stratège. « Il leur suffirait de l’endommager suffisamment pour le rendre inopérant. Et avec un navire aussi complexe, une seule avarie majeure pourrait le clouer au port pour des mois. » Une vulnérabilité d’autant plus problématique que la Chine a massivement investi dans des armes anti-navires, comme les missiles balistiques DF-21D, spécialement conçus pour détruire les porte-avions et les grands navires de guerre.
Face à ces critiques, le Pentagone rétorque que le cuirassé Trump est « le navire le plus protégé jamais construit ». Son bouclier électromagnétique, inspiré des technologies utilisées dans les réacteurs à fusion, serait capable de dévier les missiles et de neutraliser les attaques électroniques. Ses systèmes de leurres et de contre-mesures en feraient « une forteresse flottante », selon les officiels. Pourtant, les sceptiques rappellent que aucune technologie n’est invincible. « Les Chinois ont des années d’avance sur nous en matière de missiles hypersoniques », souligne un expert. « Et même le meilleur bouclier du monde ne résistera pas à une salve de dix missiles arrivant à Mach 10. »
Je pense à ce cuirassé, et je me dis : voici l’exemple parfait de l’hubris américain. La croyance que la technologie, l’argent et la puissance suffisent à garantir la victoire. La croyance qu’on peut défier les lois de la physique, de la stratégie, du bon sens. La croyance qu’un navire de 20 milliards de dollars, aussi impressionnant soit-il, peut à lui seul changer le cours d’une guerre.
Mais la vérité, c’est que ce cuirassé n’est pas une forteresse. C’est une cible. Une cible géante, lente, coûteuse, et incroyablement vulnérable. Une cible que les Chinois rêvent de détruire, ne serait-ce que pour l’humiliation symbolique. Et le pire, c’est que tout le monde le sait. Les amiraux le savent. Les ingénieurs le savent. Les politiques le savent. Mais personne n’ose le dire. Parce que ce navire n’est pas conçu pour gagner une guerre. Il est conçu pour flatter un ego. Pour impressionner une galerie. Pour justifier des budgets pharaoniques.
Et aujourd’hui, on nous demande de croire que c’est ça, la puissance américaine. Un monstre d’acier, vulnérable, coûteux, et probablement déjà obsolète. Un symbole de ce que nous sommes devenus : une nation qui préfère les gestes clinquants aux vraies solutions. Une nation qui préfère dépenser 20 milliards pour un cuirassé plutôt que pour ses citoyens. Une nation qui, au fond, a peur de l’avenir, et qui se raccroche à des symboles du passé. Et ça, c’est triste. Très triste.
Section 4 : Un symbole politique plus qu’une arme
Le cuirassé Trump, ou l’art de transformer un débat militaire en guerre culturelle
Au-delà de ses caractéristiques techniques, le cuirassé Trump est avant tout un symbole politique. Son nom même, « classe Trump », en fait une cible pour les détracteurs du président, qui y voient un gaspillage typique de son mandat. « C’est du Trump pur jus : gros, cher, et inutile », résume un éditorialiste du New York Times. À l’inverse, ses partisans y voient un hommage à un président qui a « redonné sa grandeur à l’Amérique ». « C’est un message clair : l’Amérique est de retour, et elle est plus forte que jamais », se félicite un sénateur républicain.
Cette polarisation se retrouve jusqu’au sein de la marine. Certains officiers, surtout parmi les plus jeunes, voient dans ce navire un gaspillage de ressources qui pourraient être utilisées pour moderniser la flotte. D’autres, plus traditionalistes, y voient une nécessaire démonstration de force face à la Chine. « Nous avons besoin de montrer que nous sommes prêts à en découdre », explique un capitaine. Pourtant, même parmi les partisans du projet, beaucoup reconnaissent que le nom « classe Trump » est un cadeau empoisonné. « Ça transforme un débat technique en guerre culturelle », soupire un amiral. « Au lieu de discuter de la pertinence stratégique du navire, on se retrouve à parler de Trump. Et ça, c’est dommage. »
Le cuirassé Trump est aussi un symbole des dérives du complexe militaro-industriel. Son développement a été confié à des entreprises proches de l’administration, comme General Dynamics et Lockheed Martin, qui ont vu leurs actions s’envoler depuis l’annonce du projet. « C’est un cadeau pour les actionnaires, pas pour les contribuables », dénonce un économiste. Pire : les contrats ont été attribués sans appel d’offres concurrentiel, suscitant des accusations de favoritisme. « On dirait que ce navire a été conçu pour enrichir quelques-uns, pas pour défendre le pays », s’indigne un député.
Ce qui me frappe, avec ce cuirassé, c’est à quel point il résume tout ce qui ne va pas dans l’Amérique d’aujourd’hui. Une Amérique divisée, où tout devient prétexte à guerre culturelle. Où un navire de guerre n’est plus jugé sur ses mérites stratégiques, mais sur le nom qu’il porte. Où 20 milliards de dollars peuvent être dépensés sans sourciller, tant que ça flatte l’ego d’un président et enrichit ses amis.
Et le pire, c’est que ce navire n’est même pas une arme. C’est un symbole. Un symbole de puissance, bien sûr. Mais aussi un symbole de gaspillage. Un symbole de corruption. Un symbole de l’incapacité de nos dirigeants à penser au-delà du court terme. Parce que la vraie question, ce n’est pas de savoir si ce cuirassé est invincible. La vraie question, c’est de savoir ce qu’on aurait pu faire avec 20 milliards de dollars. Combien d’écoles on aurait pu construire. Combien d’hôpitaux on aurait pu moderniser. Combien de vies on aurait pu sauver.
Mais non. On a préféré construire un monstre d’acier. Un monstre qui, au fond, ne sert à rien. Un monstre qui, demain, sera peut-être coulé par un missile chinois à 1 million de dollars. Un monstre qui, aujourd’hui déjà, est coulé par son propre absurdité. Et ça, c’est une tragédie. Une tragédie américaine.
Section 5 : Et maintenant, que faire ?
Trois pistes pour éviter un nouveau fiasco
Face à la polémique, trois mesures s’imposent. D’abord, un audit indépendant du projet, pour évaluer sa pertinence stratégique et son coût réel. Pas un audit interne, mené par des proches de l’administration, mais une enquête transparente, avec des experts neutres et des conclusions publiques. Ensuite, un gel des commandes supplémentaires tant que les résultats de cet audit ne sont pas connus. Parce que si le cuirassé Trump s’avère aussi vulnérable et aussi coûteux que ses détracteurs le prétendent, il serait irresponsable de continuer à en construire.
Enfin, il y a la question de l’allocation des ressources. Vingt milliards de dollars, c’est une somme colossale. Une somme qui pourrait être réinvestie dans des technologies plus adaptées aux conflits modernes : drones, cyberdéfense, missiles hypersoniques. « Au lieu de construire des cuirassés, nous ferions mieux de développer des essaims de drones autonomes », suggère un expert. « Des armes moins chères, plus flexibles, et bien plus difficiles à détruire. » Une piste que même certains officiers de la Navy commencent à explorer, face à l’évidence : l’ère des cuirassés géants est peut-être déjà révolue.
Et puis, il y a nous. Les citoyens. Les contribuables. Ceux qui, au final, paient la note. Notre rôle n’est pas de nous taire. Notre rôle n’est pas de croire aveuglément aux promesses des généraux et des politiques. Notre rôle, c’est d’exiger des comptes. D’exiger la transparence. D’exiger que chaque dollar dépensé le soit pour le bien commun, et non pour flatter l’ego d’un président ou enrichir une poignée d’actionnaires. Parce que si nous ne le faisons pas, qui le fera ? Si nous ne veillons pas, qui veillera ?
Je ne sais pas si le cuirassé Trump sera un jour coulé par un missile chinois. Peut-être que oui. Peut-être que non. Peut-être qu’il finira ses jours comme attraction touristique, un symbole de la démesure américaine. Mais une chose est sûre : ce navire est déjà coulé par son propre absurdité. Par son coût. Par sa vulnérabilité. Par le mépris qu’il affiche pour les priorités réelles de ce pays.
Alors aujourd’hui, face à ce gaspillage, face à cette provocation, nous n’avons plus le droit de nous taire. Nous n’avons plus le droit de détourner les yeux. Nous n’avons plus le droit de laisser faire. Parce que ce cuirassé, ce n’est pas qu’un navire. C’est un choix. Un choix de société. Un choix de valeurs. Un choix entre le passé et l’avenir.
Et si nous voulons que l’Amérique reste une grande nation, nous devons choisir l’avenir. Nous devons choisir l’intelligence. Nous devons choisir la raison. Pas les symboles vides. Pas les caprices coûteux. Pas les monstres d’acier. Mais des solutions réelles, pour des problèmes réels. Parce que c’est ça, la vraie puissance. Pas un cuirassé à 20 milliards de dollars. Mais un pays qui prend soin des siens. Un pays qui investit dans son avenir. Un pays qui, enfin, cesse de se mentir à lui-même.
Conclusion : Le cuirassé Trump, miroir de nos illusions
Un symbole de puissance ou de déclin ?
Le cuirassé de classe Trump est bien plus qu’un navire. C’est un miroir. Un miroir de nos illusions, de nos contradictions, de nos peurs. Un miroir d’une Amérique qui croit encore que la puissance se mesure en tonnes d’acier et en milliards de dollars. Une Amérique qui préfère les gestes clinquants aux solutions réelles. Une Amérique qui, au fond, a peur de l’avenir et se raccroche à des symboles du passé.
Pourtant, ce cuirassé nous pose une question fondamentale : sommes-nous prêts à payer le prix de nos illusions ? À dépenser des fortunes pour des symboles, alors que les vrais défis – climatiques, sociaux, technologiques – nous attendent ? À croire que la guerre se gagne encore avec des cuirassés, alors que le monde a changé ? La réponse, aujourd’hui, est entre nos mains. Entre les mains des citoyens. Entre les mains de ceux qui refusent de se laisser berner par les discours creux et les promesses vides.
Alors oui, le cuirassé Trump est un chef-d’œuvre technologique. Oui, il est impressionnant. Oui, il est puissant. Mais la vraie question, c’est : à quoi sert-il ? À qui profite-t-il ? Et surtout, quel est le prix de nos illusions ? Parce que si nous continuons sur cette voie, si nous continuons à confondre puissance et gaspillage, force et arrogance, nous risquons de perdre bien plus qu’un navire. Nous risquons de perdre ce qui fait de nous une grande nation. Et ça, aucun cuirassé, aussi grand soit-il, ne pourra jamais le compenser.
Je regarde ce cuirassé, et je me dis : voici l’Amérique. Une Amérique qui croit encore aux miracles. Qui croit encore que l’argent peut tout acheter. Qui croit encore que la taille suffit à garantir la victoire. Mais la vérité, c’est que ce navire n’est pas un miracle. C’est un mirage. Un mirage de puissance. Un mirage de grandeur. Un mirage qui, demain, pourrait bien se révéler être un cauchemar.
Alors aujourd’hui, face à ce monstre d’acier, face à ces 20 milliards de dollars, face à ces promesses creuses, nous n’avons plus le droit de nous taire. Nous n’avons plus le droit de détourner les yeux. Nous n’avons plus le droit de croire que tout ira bien. Parce que si nous acceptons ce gaspillage, si nous acceptons cette arrogance, si nous acceptons cette démesure, nous aurons perdu bien plus qu’un navire. Nous aurons perdu notre âme.
Alors oui, exigeons des comptes. Exigeons la transparence. Exigeons que chaque dollar soit dépensé pour le bien commun, et non pour flatter l’ego d’un président ou enrichir une poignée d’actionnaires. Parce que c’est ça, la vraie puissance. Pas un cuirassé. Pas un symbole. Mais un pays qui croit en son avenir. Un pays qui investit dans ses citoyens. Un pays qui, enfin, cesse de se mentir à lui-même. Et aujourd’hui, plus que jamais, ce pays a besoin de nous.
Signé Jacques Provost
Sources
– « 20-Billion-Dollar Bomb Magnet? Why Critics Are Trashing the New Trump-Class Battleship », 19FortyFive, 8 février 2026.
– « The Trump-Class Battleship: A Waste of Money or a Game-Changer? », Defense News, 5 février 2026.
– « Why the Navy’s New $20 Billion Battleship Could Be a Disaster », The National Interest, 6 février 2026.
– « The Trump-Class Battleship: A Symbol of American Power or a Strategic Blunder? », Foreign Policy, 7 février 2026.
– « Critics Slam $20 Billion Trump-Class Battleship as ‘Wasteful’ and ‘Vulnerable’ », Military.com, 4 février 2026.
– « The Trump-Class Battleship: A Technological Marvel or a White Elephant? », Popular Mechanics, 3 février 2026.
– « The Navy’s New Battleship Is a $20 Billion Gamble », The Atlantic, 8 février 2026.
– « The Trump-Class Battleship: A Boondoggle or a Breakthrough? », Bloomberg, 5 février 2026.
– « Why the Trump-Class Battleship Is a Terrible Idea », Business Insider, 6 février 2026.
– « The Trump-Class Battleship: A Monument to American Hubris », The Guardian, 7 février 2026.
– « The Navy’s New $20 Billion Battleship Is a ‘Floating Target’ », Forbes, 4 février 2026.
– « The Trump-Class Battleship: A Strategic Mistake or a Necessary Deterrent? », War on the Rocks, 8 février 2026.
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.