De l’ignorance feinte à la haine assumée
La haine de Trump pour Bad Bunny n’est pas née hier. Dès l’annonce de sa participation au Super Bowl, en septembre 2025, les partisans du président avaient hurlé au scandale. « Un choix fou », « un artiste qui déteste l’Amérique », « un danger pour nos valeurs » : les insultes avaient fusé sur les réseaux sociaux, relayées par les médias conservateurs. Trump lui-même avait prétendu ne pas connaître Bad Bunny, avant de le qualifier de « terrible choix », puis de « massive Trump hater » une fois sa performance confirmée. Mais le vrai déclic, c’est le discours de Bad Bunny aux Grammy Awards, en janvier 2026. Alors qu’il remportait l’Album de l’année, il avait lancé un message clair et sans équivoque : « Avant de remercier Dieu, je vais dire : ICE dehors ! Nous ne sommes pas des sauvages, nous ne sommes pas des animaux, nous ne sommes pas des aliens. » Un coup de massue pour Trump, qui voit dans l’ICE (l’agence américaine de contrôle de l’immigration) un pilier de sa politique répressive. Depuis, chaque succès de Bad Bunny est devenu une provocation insupportable. Chaque scène qu’il domine, une défaite symbolique pour Trump. Et le Super Bowl, avec son audience record et son retentissement mondial, a été le coup de grâce.
Il y a quelque chose de profondément pathétique à voir Trump s’acharner contre Bad Bunny. Comme s’il avait compris, au fond, que cet artiste incarnait tout ce qu’il déteste. Tout ce qu’il ne contrôle pas. Une jeunesse qui ne plie pas. Une culture qui ne demande pas la permission. Une langue qui refuse de s’effacer. Alors il crie. Il insulte. Il menace. Comme un enfant qui tape du pied parce que le monde ne tourne pas comme il le veut. Mais Bad Bunny, lui, n’a même pas besoin de répondre. Parce que sa musique parle pour lui. Parce que ses fans parlent pour lui. Parce que l’Amérique – la vraie – parle pour lui. Et ça, c’est la pire des humiliations pour Trump : réaliser que le pays qu’il prétend diriger lui échappe. Qu’il ne le comprend plus. Qu’il ne le maîtrise plus. Qu’il n’est plus qu’un vieux cri dans la nuit, pendant que Bad Bunny, lui, fait danser des millions de gens.
Section 3 : Le message politique qui n’en était pas un
L’art de dire sans dire
Bad Bunny n’a pas fait de discours politique. Il n’a pas insulté Trump. Il n’a même pas prononcé son nom. Pourtant, son spectacle était un manifeste. Un manifeste en musique, en images, en symboles. La scène, transformée en paysage portoricain, les danseurs vêtus de couleurs vives, les références subtiles à la résistance et à la fierté latino : tout y était. Même la présence de Lady Gaga et Ricky Martin, deux icônes engagées pour les droits des minorités, envoyait un signal fort. Et puis, il y a eu ce moment, vers la fin du spectacle, où Bad Bunny a tendu son Grammy à un enfant dans le public. Un geste simple, mais lourd de sens : celui de passer le flambeau. De dire que l’avenir appartient à ceux qui osent être fiers de qui ils sont. Trump, lui, n’a vu qu’une « insulte ». Une « gifle ». Parce que pour lui, l’Amérique ne peut être grande que si elle est blanche, anglophone, soumise à sa vision étroite. Mais Bad Bunny, lui, a montré qu’elle pouvait être bien plus que ça.
Je me souviens de cette phrase de Bad Bunny, lors d’une interview : « Je ne fais pas de politique. Je fais de la musique. Mais ma musique, c’est politique. » Et c’est ça, le génie. Le génie de ne pas tomber dans le piège. De ne pas répondre à Trump sur son terrain. De ne pas se laisser entraîner dans sa guerre de mots, de tweets, de haines. Bad Bunny a choisi un autre combat. Celui des symboles. Celui des images. Celui des mots qui ne s’effacent pas. Et c’est bien plus puissant que toutes les diatribes de Trump. Parce que quand Trump insulte, il divise. Quand Bad Bunny chante, il unit. Quand Trump crie, il isole. Quand Bad Bunny danse, il rassemble. Alors oui, Trump peut hurler que c’est « terrible ». Il peut geindre que « personne ne comprend ». Mais la vérité, c’est que des millions de gens ont compris. Ils ont compris que Bad Bunny, ce n’est pas juste un artiste. C’est un miroir. Un miroir qui renvoie à Trump l’image d’une Amérique qu’il ne reconnaît plus. Qu’il ne contrôle plus. Qu’il ne comprendra jamais.
Section 4 : La réaction des MAGA, ou la peur de l’Amérique réelle
Quand la haine devient une stratégie
Dès l’annonce de la participation de Bad Bunny au Super Bowl, les partisans de Trump ont déclenché une campagne de haine sans précédent. « Un choix fou », « un artiste qui déteste l’Amérique », « un danger pour nos valeurs » : les insultes ont fusé sur les réseaux sociaux, relayées par les médias conservateurs comme Fox News. Certains ont même boycotté le match, préférant regarder une contre-programmation organisée par le mouvement MAGA, avec Kid Rock en tête d’affiche. Mais l’argument massue, répété à l’envi, était :« Il chante en espagnol. Personne ne comprend. » Comme si l’Amérique n’était qu’un pays monolingue. Comme si des millions de citoyens ne parlaient pas espagnol chez eux, ne rêvaient pas en espagnol, ne vivaient pas en espagnol. Pourtant, les chiffres sont têtus : le spectacle de Bad Bunny a été l’un des plus regardés de l’histoire du Super Bowl, avec plus de 130 millions de téléspectateurs. Preuve que l’Amérique qu’ils veulent ignorer existe. Qu’elle est là. Qu’elle est forte. Qu’elle est majoritaire. Et ça, c’est insupportable pour Trump et ses partisans.
Il y a quelque chose de profondément triste à voir ces gens hurler contre Bad Bunny. Comme s’ils avaient peur. Peur de l’espagnol. Peur des Latins. Peur de cette Amérique qui ne leur ressemble plus. Peur de perdre leur privilège. Leur pouvoir. Leur illusion de supériorité. Alors ils crient. Ils boycottent. Ils insultent. Comme si, en niant l’existence de Bad Bunny, ils pouvaient nier l’existence de millions de gens. Mais ils ne peuvent pas. Parce que Bad Bunny, c’est juste la partie émergée de l’iceberg. Derrière lui, il y a des générations. Des familles. Des rêves. Une culture. Une histoire. Et ça, aucun mur, aucune loi, aucun tweet ne pourra l’effacer. Alors oui, ils peuvent continuer à crier. Ils peuvent continuer à haïr. Mais ils savent, au fond, qu’ils ont déjà perdu. Parce que l’Amérique de Bad Bunny, c’est l’Amérique de demain. Et celle de Trump, c’est celle d’hier.
Section 5 : Le Super Bowl, miroir d’une Amérique divisée
Deux visions du pays s’affrontent
Le Super Bowl 2026 a été bien plus qu’un simple match. Ce fut un symbole. D’un côté, Bad Bunny, avec son spectacle flamboyant, sa langue fièrement assumée, ses références à la résistance et à l’unité. De l’autre, Trump, avec ses tweets rageurs, ses insultes, son refus catégorique de reconnaître la légitimité d’une culture qui n’est pas la sienne. Deux visions de l’Amérique s’affrontent. Celle de Trump : blanche, anglophone, repliée sur elle-même, obsédée par ses peurs. Celle de Bad Bunny : métissée, multilingue, ouverte, fière de ses multiples héritages. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 130 millions de téléspectateurs ont choisi Bad Bunny. Plus de 130 millions ont choisi cette Amérique-là. Celle qui danse. Celle qui chante. Celle qui vit. Pendant ce temps, Trump, lui, était seul. Seul avec sa haine. Seul avec sa rage. Seul avec son incapacité à comprendre que le pays qu’il prétend aimer a changé. Qu’il ne lui appartient plus. Qu’il ne lui a jamais appartenu.
Je pense souvent à ce que représente le Super Bowl. Ce moment où, une fois par an, l’Amérique se réunit. Pas pour la politique. Pas pour les divisions. Mais pour le sport. Pour la musique. Pour le spectacle. Et cette année, elle s’est réunie autour de Bad Bunny. Autour de sa joie. Autour de sa fierté. Autour de sa langue. Et Trump, lui, n’a pas pu le supporter. Parce que ce rassemblement, c’était une défaite. Une défaite symbolique, mais une défaite quand même. Celle de son Amérique à lui. Celle qui exclut. Celle qui divise. Celle qui a peur. Alors il a crié. Il a insulté. Il a essayé de discréditer. Mais il était trop tard. Parce que Bad Bunny avait déjà gagné. Pas en politique. Pas en débats. Mais en symboles. En images. En émotions. Et ça, c’est bien plus fort que tous les tweets du monde.
Section 6 : La réponse des artistes, un front uni
Quand la culture résiste
Face aux attaques de Trump, les artistes se sont mobilisés. Lady Gaga, qui a rejoint Bad Bunny sur scène, a salué « un moment historique pour la représentation latino ». Ricky Martin, autre invité du spectacle, a rappelé que « la musique n’a pas de frontières ». Même des figures comme Lin-Manuel Miranda ou Jennifer Lopez ont exprimé leur soutien à Bad Bunny, soulignant l’importance de sa performance pour les jeunes Latins. Une solidarité qui montre une chose : la culture, elle, ne plie pas. Elle ne se tait pas. Elle résiste. Et face à un Trump qui veut imposer son Amérique à coups de tweets et de lois, elle répond par des mélodies, des danses, des couleurs. Par la vie, tout simplement.
Je me souviens de cette phrase de Victor Hugo : « On résiste à l’invasion des armées ; on ne résiste pas à l’invasion des idées. » Et c’est exactement ça. Trump peut construire des murs. Il peut envoyer l’ICE. Il peut tweeter sa haine. Mais il ne peut pas arrêter la musique. Il ne peut pas arrêter les rêves. Il ne peut pas arrêter cette génération qui, grâce à des artistes comme Bad Bunny, ose enfin dire : nous sommes là. Nous sommes légitimes. Nous sommes l’Amérique. Alors oui, les artistes se mobilisent. Ils se serrent les coudes. Ils résistent. Parce qu’ils savent une chose : la culture, c’est le dernier rempart. Le dernier lieu où l’on peut encore dire non. Où l’on peut encore dire : nous existons. Et ça, Trump ne pourra jamais le leur enlever.
Section 7 : Le rôle des médias, entre amplification et résistance
Quand la presse devient un champ de bataille
Les médias ont joué un rôle clé dans cette polémique. Certains, comme Fox News, ont amplifié la rage de Trump, présentant le choix de Bad Bunny comme une « provocation », une « attaque contre les valeurs américaines ». D’autres, comme Rolling Stone ou le New York Times, ont salué une performance historique, un moment de fierté pour les communautés latinos. Mais au-delà des clivages, une chose est sûre : les médias ont offert une caisse de résonance à ce débat. Une caisse de résonance qui a permis à des millions de gens de voir, d’entendre, de comprendre. Qui a permis à Bad Bunny de porter son message bien au-delà du stade. Et qui a montré, une fois de plus, que la culture n’est pas un simple divertissement. C’est un combat. Un combat pour la représentation. Pour la légitimité. Pour le droit d’exister.
Je me souviens de cette époque où les médias étaient des miroirs. Où ils reflétaient le monde tel qu’il était. Aujourd’hui, ils sont devenus des armes. Des armes dans une guerre culturelle. Une guerre où Trump et ses partisans veulent imposer leur vision. Leur Amérique. Leur vérité. Mais il y a aussi ceux qui résistent. Ceux qui montrent l’autre Amérique. Celle de Bad Bunny. Celle des millions de gens qui, chaque jour, luttent pour être visibles. Pour être entendus. Pour être reconnus. Alors oui, les médias sont divisés. Oui, ils sont clivants. Mais c’est aussi grâce à eux que des moments comme celui du Super Bowl existent. Que des artistes comme Bad Bunny peuvent porter leur message. Que des millions de gens peuvent enfin se dire : nous ne sommes pas seuls. Nous ne sommes pas invisibles. Nous sommes l’Amérique. Et ça, c’est une victoire. Une victoire qui ne s’effacera pas.
Section 8 : Et maintenant, que faire ?
La culture comme arme de résistance
Face à Trump et à sa vision étriquée de l’Amérique, une seule réponse est possible : continuer à créer. Continuer à chanter. Continuer à danser. Continuer à exister. Bad Bunny l’a montré : la culture est une arme. Une arme pacifique, mais redoutable. Une arme qui unit. Qui inspire. Qui donne de l’espoir. Alors aujourd’hui, le message est clair : il faut soutenir les artistes qui osent. Il faut amplifier les voix qui résistent. Il faut montrer que l’Amérique n’est pas celle de Trump. Qu’elle est bien plus grande. Bien plus belle. Bien plus forte. Et que, tant qu’il y aura des Bad Bunny pour la porter, elle ne pliera pas.
Je termine cet article avec une pensée pour tous ces artistes. Pour tous ces rêveurs. Pour tous ces résistants. Ceux qui, comme Bad Bunny, osent dire non. Ceux qui, malgré les menaces, malgré les insultes, continuent à créer. Continuent à chanter. Continuent à danser. Parce qu’ils savent une chose : la culture, c’est le dernier refuge. Le dernier lieu où l’on peut encore être libre. Où l’on peut encore être soi. Alors oui, Trump peut hurler. Il peut menacer. Il peut essayer de tout écraser. Mais il ne gagnera pas. Parce que tant qu’il y aura des mélodies pour porter l’espoir, des scènes pour porter la lumière, des artistes pour porter la résistance, il sera toujours en retard d’une guerre. Toujours en retard d’une révolution. Alors aujourd’hui, je choisis de me battre. Pas avec des armes. Pas avec des lois. Mais avec des mots. Avec des notes. Avec des couleurs. Parce que c’est comme ça qu’on gagne. Pas en écrasant. Mais en élevant. Pas en divisant. Mais en unissant. Pas en haïssant. Mais en aimant.
Conclusion : Bad Bunny, ou l’Amérique qui vient
Le Super Bowl comme symbole d’un pays en mouvement
Le Super Bowl 2026 restera dans l’histoire. Pas seulement pour le match. Mais pour ce qu’il a représenté. Un moment où l’Amérique a choisi sa voie. Celle de l’ouverture. Celle de la fierté. Celle de la résistance. Bad Bunny, sans le vouloir, est devenu le porte-drapeau de cette Amérique-là. Une Amérique qui ne demande pas la permission. Qui ne s’excuse pas. Qui est. Tout simplement. Et Trump, lui, n’a été qu’un vieux cri dans la nuit. Un cri de rage. Un cri de peur. Un cri d’impuissance. Alors aujourd’hui, le choix est clair : soit on regarde en arrière, avec Trump, vers une Amérique qui n’existe plus. Soit on regarde devant, avec Bad Bunny, vers une Amérique qui est déjà là. Qui danse. Qui chante. Qui vit. Et qui, malgré tout, continue d’avancer.
Je ne sais pas ce que l’avenir réserve à Bad Bunny. Je ne sais pas si Trump continuera à hurler. Mais je sais une chose : ce Super Bowl a changé quelque chose. Il a montré que l’Amérique n’est pas un pays. C’est une idée. Une idée qui grandit. Qui s’étend. Qui résiste. Alors aujourd’hui, je choisis de croire en cette idée. Je choisis de croire en cette Amérique. Celle qui ne plie pas. Celle qui ne se tait pas. Celle qui, malgré les murs, malgré les haines, malgré les Trump, continue d’avancer. Alors oui, Bad Bunny a marqué l’histoire. Pas seulement celle du Super Bowl. Mais celle de l’Amérique. Et ça, c’est une victoire qui ne s’effacera pas.
Signé Jacques Provost
Sources
– Euronews, « Donald Trump slams Bad Bunny’s ‘terrible’ Super Bowl halftime show », 9 février 2026.
– BBC, « Bad Bunny makes history as Trump criticises ‘terrible’ Super Bowl show », 9 février 2026.
– TIME, « Trump Lashes Out at Bad Bunny’s Historic Super Bowl Set », 9 février 2026.
– Rolling Stone, « Trump Reacts To Bad Bunny Super Bowl Performance With Outrage », 9 février 2026.
– ABC News, « Trump calls Bad Bunny’s Super Bowl halftime show a ‘slap in the face to our country’ », 9 février 2026.
– CBC News, « Bad Bunny’s Super Bowl halftime performance showcases love and Latino pride — and sparks Trump’s scorn », 9 février 2026.
– The Hollywood Reporter, « Trump Calls Bad Bunny’s Super Bowl Halftime Show ‘Disgusting’ », 9 février 2026.
– Variety, « Donald Trump Slams Bad Bunny Super Bowl Halftime Show », 9 février 2026.
– People, « Trump Lashes Out at Bad Bunny’s Super Bowl 2026 Halftime Show », 9 février 2026.
– The Independent, « Trump claims ‘no one could understand’ Bad Bunny halftime show », 9 février 2026.
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