Venezuela, Iran, Russie : les cibles d’une même stratégie
Le blocus imposé par Trump en décembre 2025 vise officiellement à « couper les financements du narcoterrorisme » en interceptant les pétroliers sous sanctions se rendant ou partant du Venezuela. En réalité, il s’agit d’une guerre économique à peine voilée. Le Venezuela, qui possède les plus grandes réserves de pétrole brut au monde, est un enjeu stratégique majeur. Après avoir renversé Nicolás Maduro lors d’un raid nocturne en janvier 2026, les États-Unis cherchent à contrôler la production, le raffinage et la distribution du pétrole vénézuélien, officiellement pour « reconstruire l’industrie pétrolière » du pays. Mais les cibles ne se limitent pas au Venezuela : sur les 16 pétroliers en mouvement repérés récemment, 15 transportaient du pétrole iranien ou russe, deux pays également sous le coup de sanctions américaines. Une « flotte fantôme » de 800 navires, selon le contre-amiral David Barata, échappe encore à ce blocus, mais Washington ne cache pas son intention de tous les « traquer ».
On nous parle de « narcoterrorisme », de « sécurité nationale », de « reconstruction ». Mais derrière ces mots, il y a une réalité bien plus crue : celle d’un empire qui étend son emprise, qui verrouille les ressources, qui asphyxie les économies rivales. Le pétrole, c’est le nerf de la guerre moderne. Et Trump le sait. Alors il joue les shérifs, il brandit les sanctions, il envoie ses soldats. Mais ne nous y trompons pas : ce n’est pas la justice qui guide ces opérations. C’est la soif de contrôle. La soif de domination. Et quand un seul pays se donne le droit de décider qui peut vendre son pétrole et qui doit être mis au ban, alors nous ne sommes plus dans une économie de marché. Nous sommes dans une économie de guerre. Une guerre où les règles sont écrites par le plus fort. Une guerre où les autres n’ont qu’à se soumettre. Ou à être « traqués ».
Section 3 : La piraterie d’État, une nouvelle norme ?
Quand les interceptations deviennent des « saisies »
Les opérations menées par les États-Unis dans les Caraïbes et au-delà ressemblent étrangement à de la piraterie d’État. Le Pentagone parle de « saisies », mais en droit international, un navire en haute mer ne peut être arraisonné que dans des cas très précis : trafic de drogue, esclavage, ou menace immédiate pour la sécurité. Or, les pétroliers visés par Trump sont accusés de « braver des sanctions », pas de commettre des crimes. Pire, ces sanctions elles-mêmes sont contestées par une grande partie de la communauté internationale, qui y voit une violation du droit au commerce et une ingérence dans les affaires intérieures des États. Pourtant, les États-Unis agissent comme si leur parole faisait loi. Ils traquent, ils interceptent, ils confisquent. Et ils filment le tout pour en faire une propagande de leur « fermeté ». Une fermeté qui, sans mandat de l’ONU, sans accord international, ressemble furieusement à de l’arbitraire.
Je me souviens des cours d’histoire, des récits sur la piraterie, ces flibustiers qui écumaient les mers au nom de leur propre loi. Aujourd’hui, c’est un État qui fait de même. Avec des hélicoptères, des drones, des porte-avions. Avec des communiqués officiels et des vidéos en haute définition. Mais au fond, c’est la même logique : celle du plus fort qui prend ce qu’il veut, qui impose ses règles, qui punit ceux qui osent résister. Sauf qu’avant, on appelait ça de la piraterie. Aujourd’hui, on appelle ça de la « politique étrangère ». Et ça, ça devrait nous glacer le sang. Parce que quand un pays se met à agir comme un hors-la-loi, mais avec l’impunité que lui donne sa puissance, alors plus rien ne l’arrête. Plus aucune frontière. Plus aucune limite. Juste la loi de la jungle, version XXIe siècle.
Section 4 : L’Iran et la Russie dans le collimateur
Des sanctions qui s’étendent, des tensions qui montent
L’Iran et la Russie sont les autres grandes cibles de cette chasse aux pétroliers. Début février 2026, Washington a annoncé de nouvelles sanctions contre 14 navires liés au « commerce illicite de pétrole iranien », dans le cadre de sa « campagne de pression maximale ». Ces mesures visent à étouffer les exportations iraniennes, déjà fortement réduites, et à isoler économiquement Téhéran. De son côté, Moscou voit ses propres pétroliers traqués, comme ce navire saisi en janvier dans l’Atlantique Nord. Une escalade qui ne fait qu’alimenter les tensions dans le golfe Persique, où les Gardiens de la révolution iranienne ont déjà intercepté des navires étrangers en représailles. Chaque saisie américaine risque d’entraîner une riposte, chaque blocus d’enclencher un cercle vicieux. Et dans cette partie de poker menteur, ce sont les marchés mondiaux du pétrole – et les consommateurs – qui trinquent.
On nous explique que ces sanctions sont nécessaires pour « protéger la sécurité nationale ». Mais de quelle sécurité parle-t-on, quand chaque mesure prise par Washington ne fait qu’attiser les braises d’un conflit plus large ? Quand chaque pétrolier saisi pousse l’Iran ou la Russie à serrer la vis à leur tour ? Quand chaque « victoire » américaine se paie en tensions accrues, en risques de représailles, en instabilité pour des millions de gens ? La vérité, c’est que cette politique n’a rien à voir avec la sécurité. Elle a tout à voir avec la domination. Avec l’idée que les États-Unis peuvent, seuls, décider qui a le droit de vendre son pétrole et qui doit être mis à genoux. Et quand on joue à ce jeu-là, on ne gagne jamais. On ne fait que préparer la prochaine crise. La prochaine guerre.
Section 5 : Le Venezuela, laboratoire d’une nouvelle doctrine
De Maduro à la « reconstruction » sous contrôle américain
Le Venezuela est devenu le terrain d’expérimentation d’une doctrine Trump : celle de la « reconstruction sous contrôle ». Après avoir renversé Maduro en janvier 2026, les États-Unis ont promis de « reconstruire l’industrie pétrolière vénézuélienne » et de « relancer son économie ». En réalité, cela signifie une mainmise américaine sur les réserves de pétrole du pays, les plus importantes au monde. Les majors pétrolières américaines – Exxon Mobil, ConocoPhillips, Chevron – sont appelées à jouer un rôle central, sous la protection de l’armée. Un « blocus total » a été instauré, et toute tentative de contourner les sanctions est réprimée dans le sang. Pourtant, malgré la chute de Maduro, la résistance persiste. Des pétroliers continuent de fuir, des réseaux clandestins se reconstituent. Et chaque saisie ne fait qu’alimenter la colère d’une population déjà exsangue.
Je regarde ce qui se passe au Venezuela, et je vois un pays pillé. Un pays dont les ressources sont confisquées au nom d’une prétendue « reconstruction ». Un pays dont le peuple, déjà écrasé par des années de crise, se voit maintenant privé de ses dernières richesses. On nous parle de « relance économique », mais pour qui ? Pour les majors américaines, sans doute. Pour les généraux de Trump, probablement. Mais pour les Vénézuéliens ? Rien. Juste la promesse d’un avenir où leur pétrole coulera à flots… vers les ports américains. C’est ça, la « doctrine Trump » : prendre ce qui ne vous appartient pas, le rebaptiser « reconstruction », et attendre que le monde applaudisse. Mais le monde ne applaudit pas. Il regarde. Il voit. Et un jour, il jugera.
Section 6 : La communauté internationale, spectatrice impuissante
L’ONU et le droit maritime, grandes absentes
Face à cette escalade, la communauté internationale reste étrangement silencieuse. Ni l’ONU, ni l’Organisation maritime internationale (OMI) n’ont condamné ces saisies, pourtant clairement en violation du droit de la mer. Certains pays, comme la Chine ou la Russie, dénoncent une « piraterie d’État », mais sans passer à l’action. L’Europe, divisée, se contente de déclarations timides. Quant aux organisations de défense des droits de l’homme, elles alertent sur les risques d’une militarisation croissante des mers, mais peinent à se faire entendre. Résultat : les États-Unis agissent en toute impunité, transformant les océans en zones de non-droit, où leur parole vaut loi. Et chaque jour qui passe renforce un peu plus cette nouvelle norme : celle où le plus fort fait ce qu’il veut, où il veut, comme il veut.
Ce silence me terrifie. Ce silence qui, jour après jour, légitime l’inacceptable. Qui transforme l’exception en règle, la violation en precedent. Où sont les garde-fous ? Où sont ceux qui devraient crier au scandale, qui devraient exiger des comptes, qui devraient rappeler que le droit international n’est pas une option, mais une obligation ? Ils se taisent. Ils regardent ailleurs. Ils laissent faire. Et chaque fois qu’ils ferment les yeux, ils deviennent complices. Complices d’un monde où la loi du plus fort remplace celle des nations. Complices d’un monde où la mer n’appartient plus à personne, sauf à ceux qui ont les armes pour la contrôler. Alors aujourd’hui, je crie. Parce que si personne ne le fait, alors nous aurons tous failli.
Section 7 : Les conséquences économiques, un dommage collatéral assumé
Pétrole, marchés, consommateurs : qui paie la note ?
Les saisies de pétroliers ont un coût, et ce ne sont pas les États-Unis qui le paient. Chaque navire confisqué, chaque baril bloqué, chaque route maritime perturbée fait monter les prix du pétrole. Les marchés s’affolent, les compagnies d’assurance refusent de couvrir les navires sous sanctions, les coûts d’expédition explosent. Résultat : à la pompe, les consommateurs du monde entier paient la note. Pourtant, l’administration Trump assume pleinement ce « dommage collatéral ». Pour elle, la fin justifie les moyens : asphyxier le Venezuela, l’Iran et la Russie, même si cela signifie faire souffrir des millions de gens. Une logique implacable, où les victimes sont toujours les mêmes : ceux qui n’ont pas les moyens de se défendre.
Je pense à ces familles qui, demain, paieront leur essence un peu plus cher. À ces entreprises qui verront leurs coûts exploser. À ces pays en développement qui, déjà à genoux, devront choisir entre se chauffer et se nourrir. Et je me demande : qui a donné à Trump le droit de décider qui doit souffrir et qui doit prospérer ? Qui lui a donné le pouvoir de transformer des vies en variables d’ajustement, des économies en dommages collatéraux ? Personne. Personne, sauf lui-même. Parce que dans son monde, il n’y a pas de place pour les faibles. Il n’y a de place que pour les gagnants. Ceux qui ont les armes, les dollars, le pouvoir. Les autres ? Ils n’ont qu’à serrer les dents. Ou crever en silence.
Section 8 : La résistance des « flottes fantômes »
Quand les navires disparaissent des radars
Face à la traque américaine, une « flotte fantôme » de 800 navires a émergé. Ces pétroliers, souvent sous pavillon de complaisance, éteignent leurs systèmes de localisation, changent de nom, modifient leur apparence pour échapper aux radars. Une course-poursuite en haute mer, où les capitaines rivalisent d’ingéniosité pour livrer leur cargaison. Certains y voient une preuve de la détermination des pays sous sanctions à contourner l’embargo. D’autres, comme le Pentagone, y voient une menace à « éradiquer ». Pourtant, cette résistance montre une chose : même face à la toute-puissance américaine, il reste des hommes et des femmes prêts à risquer leur liberté pour défendre leur droit à commercer. Un droit que Trump, lui, a décidé de leur refuser.
Ces navires fantômes, ces capitaines qui bravent les interdits, ces équipages qui naviguent dans l’ombre… Ils ne sont pas des criminels. Ils sont des résistants. Des résistants face à un ordre qui n’a plus rien de juste, plus rien de légitime. Face à un pouvoir qui décide, seul, qui a le droit de vivre et qui doit périr. Alors oui, ils trichent. Oui, ils mentent. Oui, ils se cachent. Mais que leur reste-t-il d’autre ? Quand on vous interdit jusqu’au droit de vendre ce qui vous appartient, quand on vous traque comme du gibier, alors la ruse devient une arme. Et l’ombre, un refuge. Et moi, je les admire. Parce qu’ils refusent de se soumettre. Parce qu’ils refusent de plier. Parce qu’ils rappellent au monde que la liberté, ça se défend. Même en haute mer.
Section 9 : Vers une militarisation permanente des mers ?
Quand les océans deviennent des champs de bataille
Avec ces opérations, les États-Unis ouvrent une boîte de Pandore : celle d’une militarisation permanente des mers. Déjà, les Gardiens de la révolution iranienne répondent aux saisies américaines par leurs propres interceptations. La Chine, de son côté, renforce sa présence navale en mer de Chine méridionale. Et la Russie, dont les pétroliers sont traqués, menace de représailles. Chaque action en appelle une autre, chaque provocation en génère une nouvelle. Le risque ? Que les océans, ces espaces de liberté et de commerce, deviennent des zones de conflit permanent, où chaque navire est un objectif, chaque cargaison une cible. Une perspective qui, si elle se réalise, fera de la haute mer le nouveau Far West. Un Far West où la loi, cette fois, sera vraiment celle du plus fort.
Je regarde ces cartes, ces flottes, ces zones de tension qui s’étendent comme une tache d’huile. Et je me dis : nous sommes en train de perdre quelque chose d’irremplaçable. Quelque chose qui dépasse les frontières, les idéologies, les intérêts. Nous sommes en train de perdre la mer comme espace de paix. Comme lieu de rencontre, d’échange, de liberté. Et à la place, nous construisons un monde où chaque vague porte une menace, où chaque horizon cache un danger. Un monde où la guerre n’a plus de frontières, où la paix n’est plus qu’un souvenir. Alors aujourd’hui, je crie. Je crie contre cette folie. Contre cette course à l’abîme. Contre ceux qui, au nom de je ne sais quelle sécurité, je ne sais quelle domination, sont prêts à transformer nos océans en champs de ruines. Parce que si nous laissons faire, alors nous aurons tous perdu. Pas seulement une bataille. Mais notre humanité.
Conclusion : La mer n’appartient à personne, ou à tout le monde
Le choix qui nous définit
L’affaire de l’Aquila II n’est pas un incident isolé. C’est le symptôme d’un monde où les règles sont réécrites par les plus puissants, où le droit international devient une coquille vide, où la mer n’est plus un bien commun, mais un terrain de conquête. Face à cela, nous avons un choix. Celui de nous taire, de laisser faire, de regarder ailleurs. Ou celui de dire : assez. Assez de saisies illégales. Assez de blocus unilatéraux. Assez de cette logique où le plus fort décide pour tous. Parce que la mer, c’est comme la liberté : soit elle appartient à tout le monde, soit elle n’appartient à personne. Et aujourd’hui, elle est en train de nous être volée.
Je termine cet article avec une pensée pour ces marins, ces capitaines, ces peuples qui, malgré tout, refusent de se soumettre. Pour ces voix qui, malgré le bruit des hélicoptères et des communiqués, continuent de dire non. Parce que c’est d’eux que dépend l’avenir. Pas des généraux. Pas des présidents. Mais de nous. De notre capacité à nous indigner. À résister. À nous souvenir que la mer, comme la justice, comme la liberté, ne se partage pas. Elle se défend. Alors aujourd’hui, je choisis de me battre. Pas avec des armes. Pas avec des lois. Mais avec des mots. Parce que parfois, les mots sont les dernières digues contre la barbarie. Et vous, de quel côté serez-vous ?
Signé Jacques Provost
Sources
– Journal de Montréal, « Les États-Unis ont saisi dans l’océan Indien un pétrolier ayant fui le blocus dans les Caraïbes », 9 février 2026.
– La Libre, « Les USA ont saisi dans l’océan Indien un pétrolier ayant fui le blocus dans les Caraïbes », 9 février 2026.
– Pravda FR, « Le Pentagone s’est vanté de la saisie d’un autre pétrolier », 9 février 2026.
– L’actualité, « Les États-Unis saisissent un autre pétrolier dans les Caraïbes », 15 janvier 2026.
– Le Devoir, « Les États-Unis ont saisi un nouveau pétrolier au large du Venezuela », 21 décembre 2025.
– La Presse, « Les États-Unis annoncent la saisie d’un nouveau pétrolier », 15 janvier 2026.
– CBC News, « The U.S. imposed a blockade on sanctioned oil tankers tied to Venezuela. How is that working out? », 7 janvier 2026.
– TF1 Info, « Iran : Téhéran exclut de renoncer à enrichir l’uranium ‘même en cas de guerre’ », 8 février 2026.
– La Presse, « Pourparlers entre l’Iran et les États-Unis | Washington annonce des sanctions pétrolières », 6 février 2026.
– Radio-Canada, « Le pétrole vénézuélien, au cœur des actions américaines », 7 janvier 2026.
– France Info, « Navires dans le golfe Persique, déclarations menaçantes… Comment Donald Trump met la pression sur l’Iran », 31 janvier 2026.
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.