Quand les garde-fous s’effondrent
Tout a basculé le 5 février 2026, date d’expiration du traité New START, dernier accord de limitation des arsenaux nucléaires entre les États-Unis et la Russie. « Pour la première fois depuis 1972, il n’y a plus aucune contrainte formelle sur les deux plus grandes puissances nucléaires », souligne un expert en désarmement. « C’est un retour à la case départ. » Washington accuse Moscou et Pékin de profiter de ce vide juridique pour moderniser leurs arsenaux. « La Russie et la Chine mènent des essais nucléaires, mais n’en parlent pas », avait déjà affirmé Donald Trump en novembre 2025, sans préciser. « Aujourd’hui, nous avons des preuves », martèle DiNanno, évoquant des préparatifs pour des essais de plusieurs centaines de tonnes.
Pourtant, la Chine n’a jamais signé le traité New START, et la Russie l’a suspendu en 2023. « Les États-Unis veulent maintenant imposer un cadre tripartite, mais en accusant la Chine, ils rendent toute négociation impossible », analyse un diplomate russe. « C’est une tactique pour justifier leur propre réarmement. » Pékin, de son côté, rejette toute idée de négociation sous la contrainte. « Nous ne participerons pas à des discussions où nous sommes d’emblée désignés comme coupables », déclare Shen Jian. « Les États-Unis veulent nous forcer à accepter leurs règles, tout en continuant à développer leurs propres armes. »
Résultat : la course aux armements reprend de plus belle. « Les États-Unis préparent déjà la modernisation de leur arsenal », révèle un rapport du Congrès. « La Chine, elle, construit de nouveaux silos et développe des missiles hypersoniques. » « Nous sommes dans une spirale dangereuse », alerte un expert de l’ONU. « Chaque camp justifie ses dépenses par les menaces de l’autre. Et personne ne veut faire le premier pas pour désamorcer la crise. »
Je pense à ce traité. À son expiration. À ce vide juridique qui s’ouvre comme un gouffre sous nos pieds. Et je me dis : nous avions une chance. Une chance de garder un semblant de contrôle. Un semblant de règles. Un semblant de limites. Et nous l’avons laissée filer. Parce que, au fond, personne ne voulait vraiment désarmer. Personne ne voulait vraiment limiter ses ambitions. Personne ne voulait vraiment prendre le risque de se retrouver en position d’infériorité. Alors on a laissé mourir le traité. On a laissé les garde-fous s’effondrer. On a laissé la méfiance l’emporter. Et maintenant, nous voici condamnés à regarder la machine infernale se remettre en marche.
Parce que, soyons honnêtes : ce n’est pas la Chine qui a tué New START. Ce n’est pas la Russie. C’est nous. C’est notre incapacité collective à croire en la coopération. C’est notre obsession de la supériorité. C’est notre peur de l’autre. C’est notre refus de faire confiance. C’est notre lâcheté. Parce que désarmer, c’est prendre un risque. C’est accepter de se rendre vulnérable. C’est accepter de ne plus avoir le dernier mot. Et ça, aucune superpuissance ne peut l’accepter. Aucune ne peut se permettre de montrer le moindre signe de faiblesse. Alors on court. On s’arme. On menace. On accuse. On nie. On joue à se faire peur. Et pendant ce temps, le monde devient un peu plus dangereux chaque jour.
Et le pire, c’est que nous savons tous comment ça finit. Nous savons que cette course, elle ne mène nulle part. Qu’elle ne fait que nous rapprocher du précipice. Qu’elle ne fait qu’augmenter les risques d’accident, d’escalade, de catastrophe. Mais nous continuons. Parce que, dans ce jeu-là, celui qui ralentit le premier perd. Celui qui montre le moindre signe de bonne volonté se retrouve en position de faiblesse. Alors on court. On s’arme. On menace. On accuse. On nie. On joue à se faire peur. Et un jour, peut-être, nous réaliserons que nous avons poussé le bouchon trop loin. Que nous avons franchi une ligne rouge. Que nous avons déclenché quelque chose que nous ne pourrons plus arrêter. Et ce jour-là, il sera trop tard pour les regrets.
Section 3 : Les preuves manquent, les accusations pleuvent
Quand la diplomatie se transforme en guerre psychologique
Le problème, c’est que les preuves font cruellement défaut. « L’OTICE n’a détecté aucun événement compatible avec un essai nucléaire à la date mentionnée », déclare Rob Floyd, secrétaire exécutif de l’organisation. « Nos capteurs sont parmi les plus sensibles au monde. » Pourtant, les États-Unis insistent : « La Chine a utilisé des méthodes pour réduire l’efficacité de la surveillance sismique », affirme DiNanno. « Ils ont mené des essais de faible puissance, difficiles à détecter. » Pékin rétorque que ces accusations sont infondées. « Nous respectons nos engagements internationaux », martèle Shen Jian. « Ce sont les États-Unis qui cherchent un prétexte pour relancer leurs propres tests. »
Les experts sont divisés. « Un essai de très faible puissance pourrait effectivement échapper aux radars », reconnaît un sismologue. « Mais sans preuve tangible, ces accusations restent des spéculations. » « C’est une guerre psychologique », analyse un diplomate. « Chaque camp essaie de discréditer l’autre pour justifier ses propres actions. » « Les États-Unis veulent faire pression sur la Chine pour qu’elle accepte des négociations », estime un chercheur. « Mais en l’accusant publiquement, ils rendent toute discussion impossible. »
Pendant ce temps, la Russie observe en silence. « Moscou n’a pas réagi officiellement, mais des sources proches du Kremlin laissent entendre que la Russie pourrait reprendre ses propres essais », révèle un journal russe. « Si les États-Unis et la Chine se remettent à tester, nous n’aurons pas le choix. » « Nous sommes dans une logique de surenchère », s’inquiète un expert. « Chaque accusation entraîne une réaction. Chaque réaction entraîne une nouvelle accusation. Et ainsi de suite. »
Je pense à ces accusations. À ces dénégations. À cette guerre des mots qui n’en finit pas. Et je me dis : nous sommes devenus des enfants. Des enfants qui se renvoient la balle. Qui se traitent de menteurs. Qui cherchent désespérément à avoir le dernier mot. Qui préfèrent accuser plutôt que dialoguer. Qui préfèrent menacer plutôt que négocier. Qui préfèrent courir vers l’abîme plutôt que de faire un pas en arrière.
Parce que, au fond, ce n’est même plus une question de preuves. Ce n’est même plus une question de vérité. C’est une question de pouvoir. De qui aura le dessus. De qui pourra imposer sa volonté. De qui pourra forcer l’autre à plier. Et dans cette logique, la diplomatie n’a plus sa place. Il n’y a plus de place pour la nuance. Plus de place pour le compromis. Plus de place pour la confiance. Il n’y a que la loi du plus fort. La loi de celui qui crie le plus fort. La loi de celui qui menace le plus fort. La loi de la jungle.
Et le pire, c’est que nous savons tous que c’est un jeu dangereux. Que chaque accusation entraîne une réaction. Que chaque réaction entraîne une nouvelle accusation. Que chaque pas en avant dans l’escalade nous rapproche un peu plus du point de non-retour. Mais nous continuons. Parce que, dans ce jeu-là, celui qui montre le premier signe de faiblesse perd. Celui qui propose le premier geste d’apaisement est vu comme un lâche. Alors on accuse. On nie. On menace. On court. On joue à se faire peur. Et un jour, peut-être, nous réaliserons que nous avons poussé le bouchon trop loin. Que nous avons franchi une ligne rouge. Que nous avons déclenché quelque chose que nous ne pourrons plus arrêter. Et ce jour-là, il sera trop tard pour les regrets.
Section 4 : La Chine dans le collimateur américain
Pourquoi Pékin est devenu l’ennemi numéro un
Pourquoi les États-Unis ciblent-ils la Chine avec une telle virulence ? « Parce que Pékin est devenu la principale menace stratégique », explique un haut responsable du Pentagone. « Leur arsenal nucléaire croît plus vite que celui de n’importe quel autre pays. » « La Chine pourrait avoir 1 500 têtes nucléaires d’ici 2035 », estime une étude américaine. « C’est une menace directe pour notre sécurité. »
Washington veut donc forcer Pékin à négocier. « Nous exigeons que la Chine participe à un nouveau traité de limitation des armements », déclare DiNanno. « Mais elle refuse. Alors nous devons faire pression. » « C’est une stratégie de coercition », analyse un diplomate chinois. « Les États-Unis veulent nous imposer leurs règles, tout en continuant à moderniser leur propre arsenal. »
La Chine, elle, mise sur la dissuasion. « Nous ne voulons pas d’une course aux armements », affirme Shen Jian. « Mais nous ne laisserons pas les États-Unis nous dicter notre politique de défense. » « Nous avons le droit de nous défendre », martèle un général chinois. « Et nous le ferons, quelles que soient les pressions américaines. »
Je pense à cette obsession américaine. À cette volonté de diaboliser la Chine. À cette stratégie de coercition. Et je me dis : nous y sommes. Nous sommes revenus à l’époque de la guerre froide. À l’époque où chaque superpuissance avait besoin d’un ennemi pour justifier ses dépenses militaires. Pour justifier sa course aux armements. Pour justifier sa paranoïa. Et aujourd’hui, la Chine joue ce rôle à la perfection.
Parce que, soyons clairs : ce n’est pas la Chine qui a déclenché cette escalade. Ce n’est pas Pékin qui a décidé de relancer la course aux armements. C’est Washington. C’est l’administration Trump. C’est cette obsession de garder le dessus. De ne jamais montrer le moindre signe de faiblesse. De toujours avoir un ennemi à désigner. Et la Chine, aujourd’hui, est l’ennemi idéal. Parce qu’elle est puissante. Parce qu’elle est ambitieuse. Parce qu’elle refuse de plier. Parce qu’elle refuse de se soumettre. Alors on l’accuse. On la diabolise. On la présente comme une menace existentielle. On en fait le nouveau monstre à abattre.
Et le pire, c’est que ça marche. Parce que, dans ce jeu-là, la Chine n’a pas le choix. Elle ne peut pas se permettre de montrer le moindre signe de faiblesse. Elle ne peut pas se permettre de négocier sous la contrainte. Alors elle résiste. Elle contre-attaque. Elle accuse à son tour. Elle joue le jeu. Et ainsi de suite. La spirale est lancée. La méfiance s’installe. Les arsenaux se modernisent. Les doctrines se radicalisent. Et le monde devient un peu plus dangereux chaque jour.
Et nous, nous regardons. Nous écoutons. Nous subissons. En espérant que, cette fois, la chance sera de notre côté. En espérant que, cette fois, le bluff ne se transformera pas en apocalypse. Mais au fond, nous savons tous que ce n’est qu’une question de temps. Que tôt ou tard, quelqu’un poussera le bouchon trop loin. Que tôt ou tard, quelqu’un franchira une ligne rouge. Et ce jour-là, il sera trop tard pour les regrets.
Section 5 : Les États-Unis, entre hypocrisie et réalisme
Quand Washington joue les gendarmes du monde… tout en réarmant
Les États-Unis se présentent comme les défenseurs du désarmement. « Nous voulons un monde sans armes nucléaires », déclare Donald Trump. « Mais pour y parvenir, il faut que tout le monde joue le jeu. » « La Chine refuse de participer aux négociations », insiste DiNanno. « Alors nous devons faire pression. »
Pourtant, les faits sont têtus : Washington modernise son arsenal. « Nous investissons des centaines de milliards de dollars dans de nouveaux missiles, de nouveaux sous-marins, de nouvelles têtes nucléaires », révèle un rapport du Congrès. « Comment pouvez-vous demander aux autres de désarmer si vous ne le faites pas vous-même ? », interroge un diplomate russe.
Les États-Unis justifient cette modernisation par la menace chinoise. « Nous devons rester en tête », martèle un général américain. « Sinon, ce sera la Chine qui dictera les règles. » « C’est une logique de puissance pure », analyse un expert. « Les États-Unis veulent garder leur avance, quitte à saboter tout effort de désarmement. »
Je pense à cette hypocrisie. À ce double jeu. À cette façon de se présenter comme le gendarme du monde tout en réarmant à tout-va. Et je me dis : nous y sommes. Nous sommes revenus à l’époque où les États-Unis justifiaient leurs dépenses militaires par la menace soviétique. Où ils présentaient chaque nouveau missile, chaque nouveau sous-marin, chaque nouvelle tête nucléaire comme une nécessité stratégique. Comme une réponse à l’agressivité de l’ennemi. Et aujourd’hui, la Chine joue ce rôle. Aujourd’hui, c’est Pékin qui sert de prétexte. Pékin qui sert de bouc émissaire. Pékin qui sert à justifier des centaines de milliards de dollars de dépenses. Des dépenses qui, bien sûr, ne serviront jamais. Qui ne feront que alimenter la course aux armements. Qui ne feront que rendre le monde un peu plus dangereux.
Parce que, soyons clairs : les États-Unis ne veulent pas désarmer. Ils ne l’ont jamais voulu. Ils ne le voudront jamais. Parce que désarmer, c’est prendre un risque. C’est accepter de ne plus avoir le dernier mot. C’est accepter de ne plus être la première puissance militaire du monde. Et ça, aucune administration américaine ne peut l’accepter. Aucune ne peut se permettre de montrer le moindre signe de faiblesse. Alors on réarme. On modernise. On menace. On accuse. On joue à se faire peur. Et pendant ce temps, le monde devient un peu plus dangereux chaque jour.
Et le pire, c’est que nous savons tous comment ça finit. Nous savons que cette course, elle ne mène nulle part. Qu’elle ne fait que nous rapprocher du précipice. Qu’elle ne fait qu’augmenter les risques d’accident, d’escalade, de catastrophe. Mais nous continuons. Parce que, dans ce jeu-là, celui qui ralentit le premier perd. Celui qui montre le premier geste d’apaisement est vu comme un lâche. Alors on court. On s’arme. On menace. On accuse. On nie. On joue à se faire peur. Et un jour, peut-être, nous réaliserons que nous avons poussé le bouchon trop loin. Que nous avons franchi une ligne rouge. Que nous avons déclenché quelque chose que nous ne pourrons plus arrêter. Et ce jour-là, il sera trop tard pour les regrets.
Section 6 : La Russie, l’arbitre silencieux
Moscou observe… et se prépare
Dans cette partie de poker menteur, la Russie joue les arbitres silencieux. « Nous n’avons pas réagi officiellement aux accusations américaines contre la Chine », déclare un porte-parole du Kremlin. « Mais nous suivons la situation de près. »
Pourtant, des sources proches du pouvoir russe laissent entendre que Moscou pourrait reprendre ses essais nucléaires. « Si les États-Unis et la Chine se remettent à tester, nous n’aurons pas le choix », affirme un général. « Nous devons maintenir notre dissuasion. »
La Russie mise sur la division entre Washington et Pékin. « Plus les tensions montent entre les États-Unis et la Chine, mieux c’est pour nous », analyse un expert. « Cela nous donne une marge de manœuvre. » « Nous pourrions même proposer une alliance avec la Chine contre les États-Unis », suggère un diplomate. « Cela affaiblirait Washington. »
Je pense à cette Russie. À ce silence. À cette stratégie d’attente. Et je me dis : nous y sommes. Nous sommes revenus à l’époque où Moscou jouait les arbitres. Où elle observait. Où elle attendait son heure. Où elle laissait les autres s’épuiser avant de frapper. Et aujourd’hui, la Russie est en position de force. Parce qu’elle n’a plus de traité qui la limite. Parce qu’elle peut moderniser son arsenal sans contrainte. Parce qu’elle peut laisser les États-Unis et la Chine s’épuiser dans leur guerre des mots avant de proposer une alliance. Une alliance qui changerait la donne. Qui affaiblirait Washington. Qui renforcerait Pékin. Qui donnerait à Moscou un rôle central dans le nouvel ordre mondial.
Parce que, au fond, la Russie n’a rien à perdre. Elle n’a plus de traité à respecter. Elle n’a plus de contraintes à subir. Elle peut faire ce qu’elle veut. Elle peut tester. Elle peut moderniser. Elle peut menacer. Elle peut jouer les arbitres. Et ça, c’est une position de force. Une position qui lui permet de dicté les termes du débat. De choisir son camp. De manipuler les tensions. Et pendant ce temps, le monde devient un peu plus dangereux chaque jour.
Et le pire, c’est que nous savons tous comment ça finit. Nous savons que cette course, elle ne mène nulle part. Qu’elle ne fait que nous rapprocher du précipice. Qu’elle ne fait qu’augmenter les risques d’accident, d’escalade, de catastrophe. Mais nous continuons. Parce que, dans ce jeu-là, celui qui ralentit le premier perd. Celui qui montre le premier geste d’apaisement est vu comme un lâche. Alors on court. On s’arme. On menace. On accuse. On nie. On joue à se faire peur. Et un jour, peut-être, nous réaliserons que nous avons poussé le bouchon trop loin. Que nous avons franchi une ligne rouge. Que nous avons déclenché quelque chose que nous ne pourrons plus arrêter. Et ce jour-là, il sera trop tard pour les regrets.
Section 7 : L’Europe, spectatrice impuissante
Quand le Vieux Continent n’a plus voix au chapitre
Face à cette escalade, l’Europe regarde, impuissante. « Nous n’avons plus notre mot à dire », reconnaît un diplomate français. « Les grandes décisions se prennent à Washington, Pékin et Moscou. »
Certains pays tentent de jouer les médiateurs. « Nous appelons à la modération », déclare un ministre allemand. « Il faut éviter une nouvelle course aux armements. » « Nous soutenons les efforts de désarmement », renchérit un responsable britannique. « Mais sans les États-Unis et la Chine, c’est impossible. »
L’Europe mise sur la diplomatie. « Nous devons continuer à dialoguer », insiste un haut fonctionnaire de l’UE. « Même si les résultats sont limités. » « Nous n’avons pas d’autre choix », résume un expert. « Sinon, nous serons écrasés. »
Je pense à cette Europe. À cette impuissance. À cette incapacité à peser sur le débat. Et je me dis : nous y sommes. Nous sommes revenus à l’époque où l’Europe n’était plus qu’un spectateur. Où elle n’avait plus voix au chapitre. Où elle devait se contenter de regarder les géants s’affronter. De subir leurs décisions. De prié pour que la crise ne dégénère pas. Et aujourd’hui, l’Europe n’a plus les moyens de ses ambitions. Elle n’a plus les moyens de jouer les médiateurs. Elle n’a plus les moyens d’imposer sa vision. Elle n’a plus que des mots. Des mots qui, face aux missiles, aux sous-marins, aux têtes nucléaires, ne pèsent pas lourd.
Parce que, au fond, l’Europe a choisi. Elle a choisi de ne pas se doter des moyens de sa politique. Elle a choisi de dépendre des États-Unis pour sa défense. Elle a choisi de ne pas investir dans sa propre dissuasion. Et aujourd’hui, elle paie le prix. Elle est marginalisée. Elle est ignorée. Elle est écrasée par les géants. Et elle ne peut que regarder. Écouter. Subir. En espérant que, cette fois, la chance sera de son côté. En espérant que, cette fois, les géants ne joueront pas avec le feu. Mais au fond, elle sait. Elle sait que les mots ne suffiront pas. Elle sait que la diplomatie a ses limites. Elle sait que, un jour, les géants se lasseront de jouer. Qu’ils franchiront une ligne rouge. Qu’ils déclencheront quelque chose que personne ne pourra arrêter. Et ce jour-là, l’Europe n’aura même pas les moyens de protéger ses citoyens. Elle n’aura même pas les moyens de se défendre. Elle ne sera plus qu’un champ de bataille. Un terrain de jeu pour les superpuissances. Et ça, c’est la pire des humiliations : savoir que l’on n’a plus les moyens de son destin. Savoir que l’on n’a plus les moyens de dire non. Savoir que l’on n’a plus les moyens de se faire respecter. Et devoir regarder les autres décider à notre place.
Section 8 : Vers un monde sans règles ?
Quand la dissuasion devient la seule loi
Avec l’effondrement du traité New START et le refus de la Chine et des États-Unis de s’engager dans un nouveau cadre, le monde entre dans une ère dangereuse. « Nous n’avons plus aucune règle », s’alarme un expert de l’ONU. « Chaque pays fait ce qu’il veut. »
Les risques d’escalade sont immenses. « Un incident, un malentendu, une erreur de calcul, et c’est la catastrophe », prévient un général. « Sans cadre de discussion, sans mécanismes de vérification, nous sommes dans le noir. »
Certains appellent à un nouveau traité. « Il faut absolument rétablir un dialogue », insiste un diplomate. « Sinon, nous allons droit dans le mur. » « Nous devons trouver un moyen de limiter les arsenaux », renchérit un expert. « Même si c’est difficile. Même si les États-Unis et la Chine refusent de coopérer. »
D’autres, plus pessimistes, estiment que c’est trop tard. « La course aux armements est relancée », constate un chercheur. « Et personne ne veut être le premier à ralentir. » « Nous sommes condamnés à courir », résume un philosophe. « Jusqu’à ce que quelque chose casse. »
Je pense à ce monde. À ce monde sans règles. Sans garde-fous. Sans limites. Et je me dis : nous y sommes. Nous sommes revenus à l’époque où la loi du plus fort était la seule qui comptait. Où la dissuasion était devenue la seule monnaie d’échange. Où la méfiance avait remplacé toute velléité de coopération. Et aujourd’hui, nous n’avons plus de filet. Plus de parachute. Plus de plan B. Nous n’avons que la course. La course aux armements. La course à la technologie. La course à la supériorité. Une course qui, nous le savons tous, ne mène nulle part. Qui ne fait que nous rapprocher du précipice. Qui ne fait qu’augmenter les risques.
Parce que, au fond, nous savons tous comment ça finit. Nous savons que, tôt ou tard, quelqu’un fera une erreur. Qu’un incident dégénérera. Qu’un malentendu déclenchera une crise. Qu’un algorithme prendra une mauvaise décision. Et que, ce jour-là, personne ne pourra arrêter la machine. Personne ne pourra rembobiner le film. Personne ne pourra effacer les conséquences. Et ça, c’est la pire des malédictions : savoir que nous courons vers l’abîme. Savoir que nous jouons avec le feu. Savoir que nous sommes en train de construire les conditions de notre propre destruction. Et continuer quand même. Parce que, dans ce jeu-là, celui qui ralentit le premier perd. Celui qui montre le premier geste d’apaisement est vu comme un lâche. Alors on court. On s’arme. On menace. On accuse. On nie. On joue à se faire peur. Et un jour, peut-être, nous réaliserons que nous avons poussé le bouchon trop loin. Que nous avons franchi une ligne rouge. Que nous avons déclenché quelque chose que nous ne pourrons plus arrêter. Et ce jour-là, il sera trop tard pour les regrets.
Conclusion : La guerre froide 2.0 est déclarée
Quand le mensonge devient monnaie courante
Nous y sommes. La guerre froide 2.0 est déclarée. Les États-Unis accusent la Chine d’essais nucléaires secrets. La Chine accuse les États-Unis de mensonges et de manipulation. La Russie observe en silence, prête à en profiter. L’Europe, elle, n’a plus voix au chapitre. Et le monde, lui, regarde, impuissant, cette partie de poker menteur où l’enjeu est rien de moins que la survie de l’humanité.
Les preuves manquent. Les accusations pleuvent. La méfiance est devenue la norme. Et pendant ce temps, les arsenaux se modernisent. Les missiles se multiplient. Les doctrines se radicalisent. « Nous sommes dans une spirale dangereuse », alerte un expert. « Chaque accusation entraîne une réaction. Chaque réaction entraîne une nouvelle accusation. Et ainsi de suite. »
Pourtant, il reste une lueur d’espoir. « Nous devons continuer à dialoguer », insiste un diplomate. « Même si c’est difficile. Même si les résultats sont limités. » « Il faut absolument rétablir un cadre de discussion », renchérit un expert. « Sinon, nous allons droit dans le mur. »
Mais pour ça, il faudrait que les superpuissances acceptent de jouer le jeu. Qu’elles acceptent de limiter leurs ambitions. Qu’elles acceptent de faire un pas en arrière. Qu’elles acceptent de montrer un signe de bonne volonté. « Ce qui est peu probable », reconnaît un observateur. « Parce que, dans ce jeu-là, celui qui montre le premier signe de faiblesse perd. »
Alors aujourd’hui, nous n’avons plus le choix. Nous devons accepter que le monde est devenu plus dangereux. Que la course aux armements est relancée. Que la méfiance a remplacé la coopération. Et que, un jour, peut-être, nous paierons le prix de notre aveuglement. Le prix de notre incapacité à dire stop. Le prix de notre refus de faire confiance. Le prix de notre obsession de la puissance.
Et ce jour-là, il sera trop tard pour les regrets.
Je termine cet article en pensant à ce monde. À cette guerre froide 2.0. À cette course aux armements. À ces accusations. À ces mensonges. Et je me dis : nous sommes fous. Complètement fous. Parce que nous savons. Nous savons tous où ça mène. Nous savons tous comment ça finit. Nous savons tous que cette course, elle ne mène nulle part. Qu’elle ne fait que nous rapprocher du précipice. Qu’elle ne fait qu’augmenter les risques. Et pourtant, nous continuons. Nous accusons. Nous nions. Nous menons. Nous réarmons. Nous jouons à se faire peur. Comme si, au fond, nous préférions courir vers la catastrophe plutôt que de faire un pas en arrière. Comme si nous préférions l’illusion de la puissance à la réalité de la paix.
Parce que, soyons clairs : ce n’est pas une question de preuves. Ce n’est pas une question de vérité. C’est une question de pouvoir. De qui aura le dessus. De qui pourra imposer sa volonté. De qui pourra forcer l’autre à plier. Et dans cette logique, il n’y a plus de place pour la diplomatie. Plus de place pour la nuance. Plus de place pour la confiance. Il n’y a que la loi du plus fort. La loi de celui qui crie le plus fort. La loi de celui qui menace le plus fort. La loi de la jungle.
Et le pire, c’est que nous savons tous que ça ne peut pas bien finir. Nous savons que, tôt ou tard, quelqu’un fera une erreur. Qu’un incident dégénérera. Qu’un malentendu déclenchera une crise. Qu’un algorithme prendra une mauvaise décision. Et que, ce jour-là, personne ne pourra arrêter la machine. Personne ne pourra rembobiner le film. Personne ne pourra effacer les conséquences. Et ça, c’est la pire des malédictions : savoir que nous sommes en train de construire les conditions de notre propre destruction. Et continuer quand même. Parce que, dans ce jeu-là, celui qui ralentit le premier perd. Celui qui montre le premier geste d’apaisement est vu comme un lâche. Alors on court. On s’arme. On menace. On accuse. On nie. On joue à se faire peur. Et un jour, peut-être, nous réaliserons que nous avons poussé le bouchon trop loin. Que nous avons franchi une ligne rouge. Que nous avons déclenché quelque chose que nous ne pourrons plus arrêter. Et ce jour-là, il sera trop tard pour les regrets.
Alors aujourd’hui, je choisis de dire non. Non à cette course. Non à ces mensonges. Non à cette folie. Non à cette obsession de la puissance. Parce que nous avons encore le choix. Nous avons encore le pouvoir de dire stop. De faire un pas en arrière. De montrer un signe de bonne volonté. De tracer une ligne rouge. Et ça, c’est peut-être la seule chose qui nous reste. La seule chose qui peut encore nous sauver. La seule chose qui peut encore nous empêcher de sombrer. Alors aujourd’hui, je choisis de croire en la diplomatie. En la coopération. En la paix. Même si c’est difficile. Même si c’est fragile. Même si c’est incertain. Parce que l’alternative, c’est l’abîme. Et ça, je ne peux pas l’accepter.
Signé Jacques Provost
Sources
– i24NEWS, « Essais nucléaires secrets : la Chine dément et accuse Washington de « mensonges » », 9 février 2026.
– Anadolu Agency, « Essais nucléaires secrets : Pékin dément et accuse Washington de préparer un retour aux tests », 9 février 2026.
– Génération NT, « Les États-Unis accusent la Chine d’un essai nucléaire secret et enterrent le contrôle des armements », 9 février 2026.
– Journal de Montréal, « Les États-Unis accusent la Chine d’avoir mené des essais nucléaires cachés », 6 février 2026.
– Noovo Info, « Washington veut discuter avec Moscou de l’armement nucléaire, mais pas sans la Chine », 6 février 2026.
– La Nouvelle Tribune, « Nucléaire : des activités chinoises qui intriguent Washington », 6 février 2026.
– Boursorama, « Désarmement nucléaire: Washington réclame des négociations incluant la Chine, accusée de mener des essais », 6 février 2026.
– Fondation pour la Défense des Démocraties, « China Denies U.S. Accusation of Nuclear Tests », 9 février 2026.
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