Des droits de douane qui menacent la paix économique
L’Union européenne est l’une des premières cibles de la guerre commerciale de Trump. En janvier 2026, il a menacé huit pays européens – dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni – de droits de douane allant jusqu’à 25 % sur leurs exportations, en représailles à leur opposition à ses visées sur le Groenland. Résultat : les Bourses européennes ont chuté, les investisseurs se sont inquiétés, et les tensions diplomatiques ont atteint un niveau inédit depuis la guerre froide. « Les États-Unis et l’Europe sont interconnectés, mais ce sont des économies fermées. Les impacts sont limités, mais réels », explique Andreas Lipkow, analyste indépendant. Pourtant, Trump ne lâche rien. Pour lui, l’Europe est soit un vassal, soit un adversaire. Il n’y a pas de place pour le compromis. Et quand le Premier ministre canadien, Mark Carney, ose évoquer un « accord commercial préliminaire » avec la Chine, Trump le menace de droits de douane à 100 % sur les importations canadiennes. « Le Canada existe grâce aux États-Unis », a-t-il lancé, méprisant. Une rhétorique qui rappelle les heures les plus sombres du nationalisme économique – et qui risque de plonger le monde dans une spirale de représailles.
Trump joue avec le feu. Et l’Europe, comme le Canada, comme le Mexique, est en train de se brûler. Parce que quand le plus grand marché du monde décide de fermer ses portes, quand il utilise les droits de douane comme un marteau-pilon, il ne protège pas son économie – il l’isole. Il ne renforce pas son industrie – il la prive de débouchés. Il ne crée pas de la richesse – il en détruit. Et le pire, c’est que ses alliés, au lieu de résister ensemble, se divisent. Certains, comme le Mexique, cèdent à ses exigences et durcissent leurs propres politiques migratoires. D’autres, comme l’Europe, tergiversent, espérant négocier. Mais négocier avec Trump, c’est comme négocier avec un mur. Il ne veut pas d’équilibre. Il veut la soumission. Et ça, c’est une recette sûre pour le chaos. Parce que quand les règles du jeu deviennent « à moi ou contre moi », quand la coopération se transforme en extorsion, alors plus personne n’est en sécurité. Pas même les États-Unis. Parce qu’une économie qui s’isole, qui menace, qui punit, finit toujours par s’affaiblir. Et par entraîner les autres dans sa chute.
Section 3 : Le Mexique et le Canada – entre soumission et résistance
Deux voisins sous pression
Le Mexique et le Canada, liés aux États-Unis par l’ACEUM (l’accord de libre-échange nord-américain), sont en première ligne. Pour éviter les droits de douane, le Mexique a intensifié les extraditions de chefs de cartel et renforcé la coopération frontalière – deux demandes clés de Trump. « Nous continuons à négocier des conditions aussi favorables que possible », a déclaré la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, qualifiée de « merveilleuse et très intelligente » par Trump. Pourtant, derrière les sourires, la réalité est amère : le Mexique a aussi augmenté ses droits de douane sur les produits chinois, se pliant aux exigences américaines. Le Canada, lui, tente de résister. « Nous ne cherchons pas un accord de libre-échange avec la Chine, mais une résolution sur des questions tarifaires », a précisé le ministre Dominic LeBlanc. Pourtant, Trump ne lâche rien. « La Chine est en train de dévorer le Canada », a-t-il tonné, menaçant de doubler le prix des produits canadiens. Une stratégie qui force les deux pays à choisir entre leur souveraineté économique et l’accès au marché américain – un choix impossible, qui risque de les affaiblir durablement.
Regardez bien ce qui se passe. Trump ne négocie pas. Il dicte. Il ne propose pas. Il impose. Et face à lui, ses voisins, ses alliés, ses partenaires n’ont que deux options : plier ou résister. Plier, et perdre leur dignité. Résister, et perdre l’accès au marché américain. C’est ça, le « génie » de Trump : il a transformé le commerce en un jeu à somme nulle. Où pour que les États-Unis gagnent, les autres doivent perdre. Mais c’est une illusion. Parce que quand on affaiblit ses voisins, on s’affaiblit soi-même. Quand on isole ses alliés, on s’isole soi-même. Quand on remplace la coopération par la coercition, on finit par se retrouver seul. Et un pays seul, même aussi puissant que les États-Unis, est un pays vulnérable. Parce que la vraie force, ce n’est pas la capacité à menacer. C’est la capacité à construire. À coopérer. À créer des alliances qui durent. Trump, lui, ne construit rien. Il détruit. Il divise. Il affaiblit. Et un jour, il découvrira que même les murs les plus hauts finissent par s’effondrer.
Section 4 : La Chine, bouc émissaire désigné
La guerre commerciale qui n’en finit pas
Pour Trump, la Chine incarne tous les maux de l’économie américaine. « Le pillage économique », « la triche », « la menace existentielle » : les qualifications pleuvent, et les mesures avec. Depuis 2025, les droits de douane sur les produits chinois ont atteint des niveaux records, visant tout, des composants électroniques aux produits agricoles. Résultat : les chaînes d’approvisionnement mondiales sont perturbées, les coûts de production explosent, et les consommateurs paient la note. « Les États-Unis utilisent les ventes et les transferts d’armes pour renforcer leur domination militaire et technologique », explique un décret présidentiel de février 2026. En clair : la Chine doit plier, ou subir. Pourtant, Pékin ne reste pas les bras croisés. Elle riposte avec ses propres droits de douane, cherche de nouveaux partenaires, et accélère sa transition vers une économie moins dépendante des États-Unis. « La Chine va manger le Canada tout cru », a averti Trump. Mais en réalité, c’est toute l’économie mondiale qui risque d’être dévorée par cette guerre sans fin.
Trump a fait de la Chine son ennemi préféré. Son bouc émissaire. Son épouvantail. Parce que c’est plus facile de désigner un coupable que de résoudre les problèmes. Plus facile de crier à la « triche » que de moderniser son industrie. Plus facile d’imposer des droits de douane que de former ses travailleurs. Mais cette stratégie, à long terme, est une impasse. Parce que la Chine ne va pas disparaître. Elle ne va pas s’effondrer. Elle va s’adapter. Elle va contourner. Elle va trouver de nouveaux marchés, de nouveaux partenaires, de nouvelles alliances. Et pendant ce temps, les États-Unis ? Ils vont s’isoler. Ils vont perdre des parts de marché. Ils vont voir leurs entreprises payer plus cher leurs composants, leurs consommateurs payer plus cher leurs produits, leur économie ralentir. Parce que le protectionnisme, ce n’est pas une arme. C’est un piège. Un piège qui se referme sur ceux qui l’utilisent. Parce qu’une économie qui se ferme, qui menace, qui punit, finit toujours par s’asphyxier. Et Trump, avec sa guerre commerciale, est en train d’asphyxier la sienne.
Section 5 : Les consommateurs américains – les grands perdants
Quand les droits de douane font exploser les prix
Les premiers touchés par le protectionnisme de Trump, ce sont les consommateurs américains. Les droits de douane sur l’acier, l’aluminium, les produits électroniques et agricoles se répercutent directement sur les prix. « Une hausse des coûts pour les ménages, une baisse du pouvoir d’achat, une inflation qui résiste », résume Oren Klachkin, économiste chez Nationwide. Les entreprises, elles, voient leurs marges se réduire, leurs investissements se ralentir, leurs projets s’annuler. « Les entreprises donnent la priorité à la maîtrise des coûts devant une incertitude persistante », note Gregory Daco, économiste chez EY. Résultat : la croissance ralentit, l’emploi se contracte, et le risque de récession grandit. Pourtant, Trump assume. « Un dollar plus faible rend les exportations plus compétitives », explique-t-il, comme si le fait de rendre les importations plus chères était un mal nécessaire. Mais pour les Américains ordinaires, ceux qui ne spéculent pas en Bourse, ceux qui ne possèdent pas d’usines, ceux qui vivent de leur salaire, la réalité est bien différente : c’est une facture qui augmente, un budget qui se serre, un avenir qui s’assombrit.
Trump parle de « protéger l’emploi américain ». Mais quel emploi ? Celui des ouvriers des usines qui paient leurs courses plus cher ? Celui des petits commerçants qui voient leurs stocks coûter plus cher ? Celui des familles qui doivent choisir entre remplir leur frigo et payer leur loyer ? Non. Le protectionnisme de Trump, c’est comme une médecine qui tue le patient pour soigner la maladie. Parce que oui, il y a des problèmes. Oui, il y a des inégalités. Oui, il y a des emplois qui disparaissent. Mais la solution, ce n’est pas de fermer les frontières. Ce n’est pas de punir les consommateurs. Ce n’est pas de transformer chaque produit importé en ennemi. La solution, c’est d’investir. Dans l’éducation. Dans l’innovation. Dans les infrastructures. Dans les travailleurs. Pas dans les murs. Pas dans les menaces. Pas dans les droits de douane. Parce que quand on choisit la peur plutôt que l’audace, la fermeture plutôt que l’ouverture, la division plutôt que la coopération, on ne protège rien. On détruit. On appauvrit. On affaiblit. Et ça, ce n’est pas de la protection. C’est de la trahison.
Section 6 : Le libre-échange, cette idée qui dérange
Pourquoi défendre le libre-échange est un acte de courage
Face à l’offensive protectionniste de Trump, défendre le libre-échange est devenu un acte de résistance. « Le libre-échange est un jeu gagnant-gagnant », rappelle Pascal Salin, économiste libertarien. « Le protectionnisme, lui, est un jeu perdant-perdant. » Pourtant, dans le climat actuel, où la peur de la mondialisation et la méfiance envers les élites dominent, cette idée est devenue impopulaire. « Les politiques protectionnistes de Trump ne sont pas une anomalie historique, mais un retour à des stratégies fondamentales dans la construction des États-Unis », note Luciana Ghiotto, chercheuse au Transnational Institute. Pourtant, les faits sont têtus : les périodes de prospérité américaine ont toujours coïncidé avec des phases d’ouverture commerciale. « Les droits de douane des années 1930 ont aggravé la Grande Dépression », rappelle Antoine Bouët, du CEPII. Aujourd’hui, alors que Trump impose des tarifs record, les mêmes risques réapparaissent : récession, chômage, instabilité. Pourtant, face à cette évidence, peu osent s’élever. Parce que dans l’Amérique de 2026, le libre-échange est devenu un gros mot. Un symbole de l’establishment. Une trahison.
Défendre le libre-échange aujourd’hui, c’est un peu comme défendre la raison dans un monde qui a choisi la folie. Parce que le libre-échange, ce n’est pas une idéologie. Ce n’est pas un dogme. C’est un fait. Un fait économique, historique, indéniable : quand les frontières s’ouvrent, quand les échanges se multiplient, quand les idées circulent, tout le monde y gagne. Pas toujours de la même façon. Pas toujours au même rythme. Mais globalement, oui, tout le monde y gagne. Les consommateurs. Les entreprises. Les travailleurs. Les pays. Pourtant, Trump a réussi à en faire un épouvantail. Un symbole de tout ce qui va mal. Un complot des élites. Et aujourd’hui, ceux qui osent dire que non, que le protectionnisme n’est pas une solution, que les droits de douane ne créent pas de richesse, que la coopération est préférable à la confrontation, sont traités de traîtres. De naïfs. D’ennemis du peuple. Mais c’est le contraire. Ce sont les seuls qui ont encore le courage de dire la vérité. De rappeler que la prospérité ne se décrète pas. Qu’elle se construit. Qu’elle se partage. Qu’elle se mérite. Pas avec des murs. Pas avec des menaces. Pas avec des guerres commerciales. Mais avec du dialogue. De la confiance. De l’audace. Et ça, c’est ce qui manque le plus aujourd’hui.
Section 7 : L’OMC en lambeaux – quand les règles disparaissent
Un système multilatéral en crise
L’une des premières victimes du protectionnisme trumpiste, c’est l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Depuis 2025, Trump bloque systématiquement la nomination des juges de l’Organe de règlement des différends, rendant l’institution incapable de trancher les litiges commerciaux. « L’OMC est vidée de son sens », constate un rapport du Melchior. Résultat : les pays se tournent vers le bilatéralisme, les représailles se multiplient, et le risque de guerre commerciale généralisée grandit. « La montée du protectionnisme est une menace pour la paix économique mondiale », a averti Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’OMC. Pourtant, Trump s’en moque. Pour lui, les règles internationales ne sont que des entraves. « Les États-Unis n’ont pas besoin de l’OMC pour imposer leurs conditions », a-t-il déclaré. Une position qui isole Washington, affaiblit les petits pays, et plonge le commerce mondial dans le chaos. Parce que sans règles, sans arbitre, sans cadre, c’est la loi du plus fort qui prévaut. Et dans cette loi, les perdants sont toujours les mêmes : les plus faibles.
L’OMC, ce n’était pas parfait. Loin de là. Mais c’était un cadre. Une tentative de civiliser le commerce mondial. De dire que non, on ne peut pas faire n’importe quoi. Que non, le plus fort ne peut pas toujours écraser le plus faible. Que non, les conflits commerciaux ne se règlent pas par la menace, mais par le dialogue. Trump, lui, a choisi de détruire tout ça. Parce que pour lui, les règles, c’est pour les autres. Les accords, c’est pour les faibles. La coopération, c’est pour les naïfs. Et aujourd’hui, on en voit les conséquences. Un monde où chacun fait ce qu’il veut. Où les représailles remplacent les négociations. Où la loi du plus fort devient la seule loi. Et dans ce monde-là, qui gagne ? Personne. Parce que quand on détruit les règles, on détruit aussi la confiance. Et sans confiance, il n’y a plus de commerce. Il n’y a plus de croissance. Il n’y a plus que la peur. La méfiance. La guerre. Et ça, ce n’est pas du protectionnisme. C’est de la barbarie.
Section 8 : L’Europe face au dilemme – résister ou plier ?
Entre souveraineté et soumission
L’Europe est face à un choix cornélien : résister au protectionnisme trumpiste, ou plier pour éviter les représailles. Certains pays, comme la France et l’Allemagne, tentent de négocier des exemptions. D’autres, comme la Hongrie ou la Pologne, flirtent avec l’idée d’adopter leurs propres mesures protectionnistes. « L’Europe pourrait choisir un compromis, en ouvrant ses marchés en échange d’investissements chinois », suggère Le Grand Continent. Mais cette stratégie est risquée. Parce que si l’Europe cède, elle perd sa crédibilité. Si elle résiste, elle risque des surtaxes dévastatrices. « Dans un premier temps, le ressentiment envers les États-Unis pourrait prédominer. Mais rapidement, certaines forces politiques européennes pourraient imiter le modèle trumpiste », prévient un analyste. Une perspective qui fait frémir : celle d’un monde où chacun se referme, où les alliances se disloquent, où la coopération devient un mot vide de sens. Et dans ce monde-là, les seuls gagnants seront ceux qui auront les muscles les plus gros. Pas ceux qui auront les idées les plus brillantes.
L’Europe a un choix à faire. Un choix qui engagera des décennies. Soit elle résiste. Soit elle plie. Soit elle défend ses valeurs – l’ouverture, la coopération, le multilatéralisme. Soit elle les trahit, pour un peu de paix à court terme. Mais si elle choisit la soumission, elle perdra bien plus qu’un marché. Elle perdra son âme. Parce que l’Europe, ce n’est pas juste une économie. C’est une idée. L’idée que les pays peuvent coopérer. Que les différences peuvent être une force. Que la paix se construit mieux avec des ponts qu’avec des murs. Si elle abandonne ça, si elle se met à jouer le jeu de Trump, alors elle ne sera plus l’Europe. Elle sera juste un autre acteur dans une guerre commerciale sans fin. Un acteur parmi d’autres. Un suiveur. Pas un leader. Et ça, ce serait une défaite bien plus grave que toutes les surtaxes du monde.
Section 9 : Le piège du protectionnisme – une histoire qui se répète
Les leçons non tirées de l’histoire
Le protectionnisme de Trump n’est pas une nouveauté. « Les États-Unis ont développé leur économie sous un protectionnisme intense au XIXe siècle », rappelle Luciana Ghiotto. Pourtant, les leçons de l’histoire sont claires : les droits de douane des années 1930 ont aggravé la Grande Dépression. La loi Smooth-Hawley a plongé le monde dans une spirale de représailles. « Le protectionnisme est un jeu perdant-perdant », insiste Pascal Salin. Pourtant, Trump persiste. Parce que pour lui, l’histoire n’est qu’un outil. Un moyen de justifier ses choix. Pas une leçon à tirer. « La puissance économique d’un pays n’émane pas du libre-échange, mais de sa capacité à imposer ses règles », déclare-t-il. Une vision qui ignore un fait simple : les pays qui s’ouvrent, qui coopèrent, qui innovent, sont ceux qui prospèrent. Ceux qui se ferment, qui menacent, qui punissent, sont ceux qui déclinent. Et aujourd’hui, sous Trump, les États-Unis sont en train de choisir le déclin.
L’histoire nous a montré une chose : le protectionnisme, ça ne marche pas. Ça n’a jamais marché. Ça n’a jamais créé de richesse. Ça n’a jamais protégé personne. Ça a juste appauvri les uns, isolé les autres, et plongé le monde dans le chaos. Pourtant, Trump persiste. Il persiste, parce que pour lui, la fin justifie les moyens. Peu importe si les consommateurs paient plus cher. Peu importe si les entreprises souffrent. Peu importe si les alliés se détournent. L’important, c’est de montrer qui est le patron. De prouver qu’on peut imposer sa volonté. De gagner. Mais gagner quoi ? Une économie qui s’essouffle ? Un pays qui s’isole ? Un monde qui se divise ? Non. La vraie victoire, ce n’est pas d’écraser les autres. C’est de les élever avec soi. De construire ensemble. De partager la prospérité. Et ça, Trump ne le comprendra jamais. Parce que pour lui, le pouvoir, c’est tout. Le reste, ce sont des détails. Des détails qui, aujourd’hui, coûtent cher. Très cher. À l’Amérique. Au monde. À nous tous.
Conclusion : Le libre-échange, ce combat qui vaut la peine
Pourquoi il faut résister à Trump
Face au protectionnisme agressif de Trump, défendre le libre-échange n’est pas un luxe. C’est une nécessité. Parce que le libre-échange, ce n’est pas une idéologie. C’est un fait. Un fait qui a sorti des millions de gens de la pauvreté. Qui a permis des avancées technologiques inédites. Qui a créé des emplois, des richesses, des opportunités. Oui, il a aussi créé des inégalités. Oui, il a aussi provoqué des déséquilibres. Mais la réponse, ce n’est pas de tout casser. Ce n’est pas de se replier. Ce n’est pas de punir. La réponse, c’est de réguler. D’investir. De redistribuer. De construire un commerce plus juste, plus équitable, plus durable. Pas de le saboter. Parce que quand on sabote le libre-échange, on ne protège pas l’emploi. On le détruit. On ne renforce pas l’industrie. On l’affaiblit. On ne crée pas de richesse. On en détruit. Et ça, ce n’est pas du courage. C’est de la lâcheté. La lâcheté de ceux qui préfèrent la peur à l’audace. La fermeture à l’ouverture. La division à la coopération. Alors oui, résister à Trump, aujourd’hui, c’est difficile. Oui, c’est risqué. Oui, ça demande du courage. Mais c’est le seul moyen d’éviter le pire. Parce que si on laisse faire, si on se tait, si on plie, alors on aura perdu bien plus qu’un débat économique. On aura perdu ce qui fait la force du monde moderne : sa capacité à échanger, à coopérer, à grandir ensemble. Et ça, ce serait une défaite historique.
Je ne suis pas un idéaliste. Je sais que le libre-échange a ses défauts. Ses excès. Ses victimes. Mais je sais aussi une chose : il n’y a pas de prospérité sans échange. Pas de paix sans coopération. Pas d’avenir sans ouverture. Trump, lui, a choisi la voie inverse. Celle de la peur. Celle de la menace. Celle de la fermeture. Et aujourd’hui, le monde est au bord du précipice. Parce que quand le plus grand marché de la planète décide de se refermer, quand il utilise sa puissance comme un marteau, quand il remplace le dialogue par la coercition, alors plus personne n’est en sécurité. Pas même les États-Unis. Parce qu’une économie qui s’isole, qui menace, qui punit, finit toujours par s’asphyxier. Et quand elle s’asphyxie, elle entraîne les autres dans sa chute. Alors oui, défendre le libre-échange aujourd’hui, c’est un combat. Un combat difficile. Un combat impopulaire. Un combat qui demande du courage. Mais c’est un combat qui en vaut la peine. Parce que l’alternative, c’est le chaos. C’est la récession. C’est la guerre économique. Et ça, personne ne le veut. Personne ne le mérite. Alors oui, il faut résister. Il faut dire non. Non à la peur. Non à la fermeture. Non à la division. Parce que sinon, on aura perdu bien plus qu’une bataille économique. On aura perdu notre capacité à construire un monde meilleur. Et ça, ce serait la pire des défaites.
Signé Jacques Provost
Sources
– AFP, « Trump attendu en vedette la semaine prochaine à Davos », 13 janvier 2026.
– AFP, « Trump menace à nouveau le voisin canadien de droits de douane », 24 janvier 2026.
– AFP, « Sheinbaum et Trump saluent leur conversation ‘productive’ sur le commerce et la sécurité », 29 janvier 2026.
– AFP, « Trump menace le Canada de ‘droits de douane à 100 %’ en cas d’accord commercial avec la Chine », 24 janvier 2026.
– AFP, « Trump et le dollar, un pari à double tranchant », 29 janvier 2026.
– AFP, « Les Bourses européennes accusent le coup après les menaces douanières de Donald Trump », 19 janvier 2026.
– AFP, « Mexique : exportations en hausse malgré les tensions douanières avec les États-Unis », 27 janvier 2026.
– Euodia, « Trump 2025 : droits de douane et retour du protectionnisme US », 2025.
– Le Grand Continent, « Trumponomics : l’économie américaine va-t-elle s’effondrer en 2026 ? », 7 janvier 2026.
– Caisse des Dépôts, « Le protectionnisme de Donald Trump : réciprocité et coercition », 2025.
– Contrepoints, « L’erreur protectionniste de Donald Trump », 26 août 2025.
– Melchior, « Le protectionnisme américain depuis 2018 : principaux aspects et conséquences prévisibles », 2025.
– Attac France, « Le faux dilemme entre protectionnisme et libre-échange », 2026.
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