Pourquoi ce texte était-il si crucial ?
Le texte que Trump s’apprête à abroger s’appelle le « Endangerment Finding ». Adopté en 2009 par l’EPA sous Obama, il établit que six gaz à effet de serre, dont le CO₂ et le méthane, représentent une menace pour la santé publique. Cette décision, apparemment technique, a ouvert la voie à des dizaines de réglementations fédérales visant à limiter les émissions des voitures, des camions, des centrales électriques. Sans elle, plus de limites légales aux rejets de CO₂. Plus de pression sur l’industrie pétrolière. Plus de frein à l’exploitation effrénée du charbon. Bref, un chèque en blanc pour les pollueurs. Lee Zeldin, le patron de l’EPA, ne s’en cache pas : pour lui, ce texte était « l’une des décisions les plus dommageables de l’histoire moderne ». Dommageable pour qui ? Pour les profits des géants de l’énergie, bien sûr. Pas pour la planète, pas pour les générations futures, pas pour les millions d’Américains qui subissent déjà les canicules, les incendies, les tempêtes de plus en plus violentes. Mais peu importe. L’important, c’est de « sauver l’économie », même si cela signifie condamner l’environnement.
Il y a quelque chose de profondément pervers dans cette logique. On nous serine que « l’économie d’abord », que les réglementations climatiques « coûtent trop cher ». Mais qui paiera la note des catastrophes naturelles, des migrations climatiques, des villes englouties ? Qui paiera le prix de l’inaction, quand les coûts de l’adaptation exploseront ? Les mêmes qui, aujourd’hui, applaudissent à cette abrogation, bien à l’abri dans leurs bureaux climatisés, loin des feux de forêt et des inondations. L’hypocrisie est à son comble : on sacrifie l’avenir au nom du présent, on brade la santé de la planète pour quelques points de croissance éphémères. Et pendant ce temps, les lobbies du pétrole et du charbon se frottent les mains. Ils ont gagné. Pour l’instant.
Section 3 : Les conséquences immédiates : une Amérique en surchauffe
Ce qui change dès demain
Dès jeudi, les normes sur les émissions des véhicules seront suspendues. Résultat : des voitures plus polluantes, moins chères à produire, mais bien plus coûteuses pour la société. L’EPA promet des économies de 2 400 dollars par véhicule pour les consommateurs. Une aubaine ? Pas vraiment. Car ces économies seront plus que compensées par l’augmentation des coûts sanitaires — asthma, maladies cardiovasculaires, décès prématurés liés à la pollution de l’air. Sans compter l’impact sur le climat : les États-Unis, déjà en retard sur leurs objectifs, vont voir leur empreinte carbone bondir. Et comme si cela ne suffisait pas, Trump a aussi annoncé le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales jugées « inutiles », dont certaines travaillaient justement sur la coopération climatique. L’isolement américain ne fait que s’aggraver, au moment même où le monde a besoin de solidarité face à la crise écologique.
On nous parle de « liberté », de « souveraineté », de « défense des intérêts américains ». Mais quelle liberté y a-t-il à respirer un air pollué ? Quelle souveraineté dans un pays où les feux de forêt ravagent des États entiers, où les côtes sont menacées par la montée des eaux ? Trump et ses partisans jouent avec le feu, au sens propre comme au figuré. Ils transforment l’Amérique en laboratoire d’un capitalisme sans limites, où la nature n’est qu’une ressource à exploiter, où le futur n’est qu’une variable négligeable. Et le plus tragique, c’est que des millions d’Américains, intoxiqués par la propagande, applaudissent. Ils croient défendre leur mode de vie, alors qu’ils scellent leur propre destin.
Section 4 : La science contre l’idéologie : un combat perdu d’avance ?
Quand les faits ne comptent plus
Pour justifier son abrogation, l’administration Trump s’appuie sur un argument fallacieux : les gaz à effet de serre ne seraient pas des « polluants » au sens traditionnel, car leurs effets sont « indirects et mondiaux ». Une pirouette sémantique qui défie le bon sens. La communauté scientifique, elle, est unanime : le réchauffement climatique est une réalité, et il est causé par les activités humaines. En septembre 2025, les Académies nationales des sciences, de l’ingénierie et de la médecine ont réaffirmé que les preuves du changement climatique étaient « indéniables » et que le « Endangerment Finding » reposait sur des bases scientifiques solides. Peu importe. Pour Trump, la science est une opinion comme une autre, à écarter quand elle dérange. Et quand les tribunaux interviennent — car les recours juridiques se multiplient déjà —, il compte sur une Cour suprême de plus en plus conservatrice pour lui donner raison.
Nous sommes entrés dans une ère où les faits ne pèsent plus lourd que les croyances. Où un tweet moqueur sur le « réchauffement climatique » en plein hiver suffit à discréditer des décennies de recherche. Où un homme seul, armé de son mépris pour la vérité, peut balayer d’un geste des années de progrès. C’est vertigineux. Et terrifiant. Car si la science ne compte plus, si les experts sont réduits au silence, si les institutions sont instrumentalisées, alors plus rien ne nous protège. Plus rien ne nous empêche de sombrer dans le chaos. Je me demande parfois à quel point il faudra que les choses empirent pour que les gens ouvrent enfin les yeux. Une canicule meurtrière ? Une ville rayée de la carte par un ouragan ? Combien de catastrophes faudra-t-il pour que l’évidence s’impose ?
Section 5 : L’Amérique, mauvais élève d’un monde déjà en crise
Quand le premier pollueur historique fait défaut
Les États-Unis sont le premier contributeur historique aux émissions de gaz à effet de serre. Leur responsabilité est immense. Pourtant, sous Trump, le pays tourne le dos à ses engagements internationaux. Pire : il sabote les efforts des autres. En 2025, la réduction des émissions a marqué le pas en Europe. En Chine, la transition énergétique patine. Partout, les gouvernements hésitent, tergiversent, reculent. Et quand l’Amérique, qui devrait montrer l’exemple, choisit la régression, c’est tout l’équilibre mondial qui vacille. Les pays en développement, déjà les premières victimes du changement climatique, n’ont plus aucune raison de faire des efforts. Pourquoi se priver de croissance quand les riches polluent sans complexe ? Le message envoyé par Trump est clair : « Après nous, le déluge. »
Il fut un temps où l’Amérique incarnait l’espoir, le progrès, la capacité à relever les défis les plus immenses. Aujourd’hui, elle incarne le renoncement, l’égoïsme, la lâcheté. Elle trahit non seulement ses citoyens, mais le monde entier. Et le plus triste, c’est que cette trahison ne suscite même plus l’indignation. On s’y habitue. On baisse les bras. On se résigne. Comme si le désastre était inévitable, comme si nous étions condamnés à subir, sans rien dire, les décisions d’une poignée d’hommes aveuglés par leur idéologie et leur soif de pouvoir. Mais la résignation, c’est la pire des défaites. Parce que tant qu’il reste une once d’espoir, tant qu’une voix s’élève pour dire non, la partie n’est pas perdue.
Section 6 : La résistance s’organise, mais sera-t-elle assez forte ?
Les recours juridiques et la société civile en première ligne
Face à cette offensive sans précédent, la résistance s’organise. Des États comme la Californie, des villes, des ONG, des scientifiques : tous préparent des recours en justice. Manish Bapna, président du NRDC (Natural Resources Defense Council), a déjà prévenu : « Nous les verrons au tribunal. » Les batailles juridiques s’annoncent longues et âpres. Mais elles sont nécessaires. Car si l’abrogation du « Endangerment Finding » est confirmée, ce sera un precedent dangereux, qui ouvrira la voie à d’autres reculs. Déjà, des rumeurs circulent sur une remise en cause des normes sur le mercure, sur les particules fines. Trump et son équipe veulent démanteler méthodiquement toutes les protections environnementales mises en place depuis des décennies. La question n’est plus de savoir s’ils iront jusqu’au bout, mais jusqu’où ils iront.
Je veux croire que cette résistance portera ses fruits. Que les juges, que l’opinion publique, que la pression internationale finiront par faire plier Trump et ses alliés. Mais je sais aussi que le temps presse. Chaque jour de retard, chaque réglementation abolie, chaque tonne de CO₂ émise en plus, c’est un peu plus de notre avenir qui part en fumée. Alors oui, il faut se battre. Il faut manifester, plaider, voter, crier sa colère. Mais il faut aussi se préparer au pire. Parce que si Trump l’emporte, si ses décrets tiennent, si la Cour suprême lui donne raison, alors nous entrerons dans une nouvelle ère. Une ère où la planète ne sera plus qu’un champ de bataille, où la survie des plus vulnérables ne sera plus qu’une variable d’ajustement. Et ça, je ne peux pas l’accepter. Personne ne devrait l’accepter.
Section 7 : Le rôle des médias : informer ou amplifier la désinformation ?
Dans cette guerre, les médias ont un rôle crucial à jouer. Pourtant, trop souvent, ils se contentent de rapporter les faits, sans les analyser, sans les replacer dans leur contexte. Ils donnent la parole à des climatosceptiques comme si leur opinion valait celle des scientifiques. Ils relaient les tweets de Trump comme s’ils étaient des déclarations anodines. Ils normalisent l’anormal. Et pendant ce temps, le public, noyé sous un flot d’informations contradictoires, ne sait plus quoi penser. Certains médias, heureusement, résistent. Ils enquêtent, ils dénoncent, ils expliquent. Mais sont-ils assez nombreux ? Assez audibles ? Assez influents pour contrer la machine de propagande trumpiste ?
Je me souviens d’une époque où le journalisme était un contre-pouvoir. Où les reporters dérangeaient, où les éditorialistes prenaient position, où les médias éclairaient plutôt qu’ils n’aveuglaient. Aujourd’hui, trop d’entre eux se contentent de suivre le mouvement, de chasser le clic, de surf sur l’émotion. Ils deviennent complices, malgré eux, de la désinformation. Pourtant, c’est maintenant, plus que jamais, qu’il faut des voix fortes, des plumes acérées, des consciences intransigeantes. Parce que si les médias baissent les bras, qui reste-t-il pour dire la vérité ? Qui reste-t-il pour alerter, pour mobiliser, pour empêcher le pire ?
Section 8 : Et l’Europe dans tout ça ?
Pendant que l’Amérique recule, l’Europe, elle, hésite. La transition énergétique patine. Les émissions repartent à la hausse. Les gouvernements, sous pression des lobbies et des populistes, reculent sur leurs engagements. Pourtant, l’Union européenne a les moyens d’agir. Elle a les technologies, les ressources, la légitimité morale. Mais elle manque de courage. Elle craint les gilets jaunes, les élections, les crises sociales. Elle préfère les demi-mesures aux décisions radicales. Résultat : elle laisse Trump dicter l’agenda climatique mondial. Et ça, c’est inacceptable. Parce que si même l’Europe, qui se targue d’être à la pointe de la lutte contre le réchauffement, ne prend pas ses responsabilités, alors qui le fera ?
L’Europe doit choisir. Soit elle se contente de regarder, impuissante, l’Amérique saboter les efforts mondiaux. Soit elle prend les devants, elle impose ses normes, elle sanctionne les mauvais élèves, elle montre la voie. Ce n’est pas une question de morale, c’est une question de survie. Parce que le climat, lui, ne négocie pas. Il ne fait pas de compromis. Il ne tient pas compte des élections ou des sondages. Il avance, implacable, et nous rappelle chaque jour que le temps est compté. Alors oui, c’est difficile. Oui, ça coûte cher. Oui, ça demande des sacrifices. Mais quelle est l’alternative ? Attendre que ce soit trop tard ? Regretter, dans vingt ans, de ne pas avoir agi à temps ? Non. Mille fois non. L’Europe doit se réveiller. Maintenant.
Section 9 : Le rôle des citoyens : entre colère et impuissance
Face à l’ampleur de la crise, beaucoup de citoyens se sentent démunis. Que peuvent-ils faire, à leur échelle, contre des décisions prises dans les plus hautes sphères du pouvoir ? Pourtant, l’histoire nous montre que les grands changements viennent souvent d’en bas. Des mouvements comme Fridays for Future, Extinction Rebellion, ont déjà forcé les gouvernements à bouger. Les grèves climatiques, les manifestations, les actions en justice : tout cela compte. Tout cela fait la différence. Mais il faut aller plus loin. Il faut que la colère se transforme en action, que l’indignation devienne un moteur de changement. Il faut que chacun, à son niveau, prenne ses responsabilités. Parce que si nous attendons que les politiques agissent, nous attendrons longtemps.
Je comprends cette sensation d’impuissance. Moi aussi, je me sens parfois submergé par l’ampleur de la tâche. Mais je refuse de baisser les bras. Parce que chaque geste compte. Chaque voix compte. Chaque combat compte. Nous ne sommes pas condamnés à subir. Nous ne sommes pas condamnés à regarder, passifs, notre planète se dégrader. Nous avons le choix. Et ce choix, nous devons le faire, chaque jour, dans nos vies, dans nos votes, dans nos engagements. Parce que si nous ne le faisons pas, qui le fera ?
Conclusion : L’heure des choix
L’abrogation du « Endangerment Finding » n’est pas une simple décision administrative. C’est un symbole. Le symbole d’un monde qui choisit le court terme contre le long terme, l’égoïsme contre la solidarité, la destruction contre la préservation. Mais les symboles, ça se combat. Ça se renverse. Ça se transforme. Aujourd’hui, Trump et ses alliés croient avoir gagné. Ils croient que leur vision du monde triomphera. Mais ils se trompent. Parce que l’histoire n’est pas écrite d’avance. Parce que le futur se construit, chaque jour, par nos choix, par nos combats, par notre refus de nous résigner. Alors oui, la tâche est immense. Oui, les obstacles sont nombreux. Mais nous n’avons pas le choix. Nous devons nous battre. Pour nos enfants. Pour la planète. Pour nous-mêmes.
Je ne sais pas ce que sera demain. Je ne sais pas si nous parviendrons à inverser la tendance, à sauver ce qui peut encore l’être. Mais une chose est sûre : nous ne pouvons pas nous taire. Nous ne pouvons pas regarder ailleurs. Nous ne pouvons pas laisser une poignée d’hommes, aveuglés par leur idéologie et leur soif de pouvoir, décider de notre avenir. Alors oui, j’ai peur. Oui, je suis en colère. Mais je suis aussi déterminé. Parce que tant qu’il reste une chance, tant qu’il reste une voix pour dire non, la partie n’est pas perdue. Et cette voix, ce sera la nôtre.
Signé Jacques Provost
Sources
– CNEWS, « États-Unis : l’administration Trump va abroger le texte fondateur de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre », 10 février 2026.
– AFP, « Trump s’apprête à abroger le fondement des réglementations climatiques américaines », 10 février 2026.
– Boursorama, « Trump va abroger le fondement des règlementations climatiques américaines », 10 février 2026.
– 20 Minutes, « Donald Trump abroge la législation sur le climat d’Obama et menace l’avenir écologique », 10 février 2026.
– Huffington Post, « Trump va abroger un texte fondateur des réglementations climatiques américaines datant d’Obama », 10 février 2026.
– Associated Press, « Trump set to repeal scientific finding that serves as basis for US climate change policy », 10 février 2026.
– Copernicus, bilan climatique de janvier 2026, 9 février 2026.
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