Des mémorandums pour réduire au silence
En septembre 2025, un mémorandum présidentiel a ordonné des enquêtes fédérales contre des fondations et des ONG accusées de « fomenter la violence politique ». Sous couvert de lutte contre le « terrorisme intérieur », la directive vise en réalité toute opinion critique jugée « anti-américaine », « anticapitaliste » ou « hostile aux valeurs chrétiennes traditionnelles ». Résultat : des organisations comme Amnesty International ou Greenpeace voient leurs financements gelés, leurs membres surveillés, leurs actions entrravées. Pire, en janvier 2026, le sénateur démocrate Mark Kelly, ancien astronaute et pilote de la Navy, a été menacé de rétrogradation et de perte de sa pension pour avoir rappelé, dans une vidéo, que les militaires avaient le droit de refuser des ordres illégaux. Réaction de Trump ? Il l’a accusé de « comportement séditieux, passible de la peine de mort ». Une rhétorique qui rappelle les heures les plus sombres de l’histoire, et qui envoie un message clair : dans l’Amérique de Trump, la loyauté prime sur la loi.
Il y a quelque chose de profondément glaçant à voir un président utiliser le poids de l’État pour écraser ses détracteurs. Quand un ancien astronaute, un héros national, se retrouve dans le collimateur simplement parce qu’il a osé rappeler que la Constitution existe, on comprend que plus rien ne protège personne. Trump ne joue pas selon les règles, il les réécrit à sa convenance. Et le pire, c’est que ses partisans, ivres de rhétorique nationaliste, applaudissent. Ils voient des « traîtres » partout, des « ennemis de l’Amérique » à chaque coin de rue. Mais qui décide ce qui est « anti-américain » ? Qui définit les limites de la critique légitime ? Quand un gouvernement se met à criminaliser la dissidence, il ne protège plus la démocratie, il la enterre. Et ça, c’est une pente savonneuse dont l’histoire nous a montré qu’elle ne mène jamais nulle part de bon.
Section 3 : Les tribunaux, dernier rempart contre l’arbitraire
La résistance s’organise, mais jusqu’à quand ?
Face à cette offensive sans précédent, un seul bastion semble tenir : les tribunaux. L’ACLU, forte de ses 1,7 million de membres, a déjà annoncé qu’elle bloquerait plusieurs de ces décrets, arguant qu’ils violent les droits constitutionnels. Des États comme la Californie refusent d’appliquer certaines directives fédérales, et des dizaines de poursuites judiciaires ont été lancées contre l’administration. Mais la Cour suprême, désormais majoritairement conservatrice – avec trois juges nommés par Trump lui-même –, sera-t-elle un rempart ou un facilitateur ? Les observateurs s’inquiètent : si les recours juridiques échouent, rien n’empêchera plus Trump de poursuivre sa croisade contre les opposants. D’autant que son administration a déjà prouvé qu’elle n’hésitait pas à utiliser l’appareil fédéral pour intimider, comme en témoignent les sanctions contre des fonctionnaires fédéraux licenciés pour avoir critiqué sa politique migratoire.
Les tribunaux sont notre dernier espoir. Mais quand la justice elle-même est politisée, quand les juges sont nommés pour leur allégeance plutôt que pour leur intégrité, comment croire en une issue favorable ? On nous dit d’avoir confiance dans les institutions, mais ces institutions sont en train d’être démantelées de l’intérieur. Trump et ses alliés ne reculent devant rien : ils nomment des loyalistes à des postes clés, ils affaiblissent les contre-pouvoirs, ils transforment l’administration en machine de guerre contre leurs adversaires. Et pendant ce temps, des millions d’Américains ferment les yeux, parce que ça les arrange, parce que ça correspond à leur vision du monde. Mais à quel moment comprendront-ils que, quand on sacrifie la liberté des autres, on finit par perdre la sienne ?
Section 4 : La société civile sous étau – quand protester devient un acte de résistance
Manifestants, médias, universitaires : tous dans la ligne de mire
Les cibles sont multiples. Les manifestants pro-palestiniens sont réprimés avec une violence inédite, leurs rassemblements interdits sous prétexte de « trouble à l’ordre public ». Les médias indépendants voient leur accès aux briefings présidentiels restreint, leurs journalistes harcelés, leurs rédactions menacées de sanctions. Les universitaires qui osent critiquer la politique migratoire ou climatique de Trump se retrouvent privés de financements, voire licenciés. Même les anciens militaires ne sont plus à l’abri : en février 2026, le ministère de la Défense a lancé des procédures disciplinaires contre des vétérans ayant signé une tribune dénonçant les « ordres illégaux » de la Maison Blanche. Le message est clair : dans cette Amérique-là, il n’y a plus de place pour la contestation. Seule compte l’obéissance.
Je me demande parfois ce qu’il reste de l’Amérique que j’ai connue, celle qui se voulait terre d’asile pour les idées, les débats, les combats. Aujourd’hui, on assisté à une chasse aux sorcières moderne, où le simple fait de penser différemment devient un acte de rébellion. Les universitaires se taisent, les journalistes s’autocensurent, les manifestants ont peur. Et pendant ce temps, Trump et ses sbires célèbrent leur « victoire » contre les « élites », les « gauchistes », les « ennemis du peuple ». Mais qui sont les vrais ennemis de l’Amérique ? Ceux qui défendent les droits, la justice, la vérité ? Ou ceux qui, depuis le Bureau ovale, orchestrent une purge idéologique sans précédent ? La réponse devrait être évidente. Pourtant, le doute s’installe. La peur aussi. Et c’est exactement ce qu’ils veulent.
Section 5 : L’internationalisation de la répression – quand l’Amérique exporte son autoritarisme
Un modèle qui inspire les régimes oppressifs
Le pire, c’est que ce modèle répressif ne reste pas confiné aux frontières américaines. Selon Human Rights Watch, les politiques de Trump en Amérique latine – comme les frappes extrajudiciaires contre des embarcations suspectées de trafic de drogue, qui ont fait 120 morts en 2025 – ont servi de prétexte à des régimes déjà répressifs pour durcir leur propre répression. « Les actions et la rhétorique de l’administration Trump ont aggravé la situation des droits humains et contribué à l’érosion démocratique en Amérique latine », souligne Juanita Goebertus, directrice de HRW pour les Amériques. En d’autres termes, l’Amérique n’est plus seulement un mauvais élève en matière de droits humains : elle devient un mauvais exemple, une caution pour les dictateurs du monde entier.
Il fut un temps où les États-Unis se présentaient comme les gardiens de la démocratie, les défenseurs des opprimés, les champions des droits humains. Aujourd’hui, ils sont devenus le laboratoire des autocrates, la vitrine des régimes qui rêvent de museler leur population. Quand Trump ordonne des frappes extrajudiciaires, quand il criminalise la dissidence, quand il utilise l’appareil d’État pour punir ses adversaires, il ne fait pas que trahir les valeurs américaines – il donne une légitimité internationale à la répression. Et ça, c’est peut-être le plus grave. Parce que quand l’Amérique tombe, le monde tremble. Parce que quand le phare s’éteint, c’est toute la planète qui plonge dans l’obscurité.
Section 6 : La stratégie du chaos – inonder la zone pour mieux régner
Quand la surcharge administrative devient une arme politique
La méthode est rodée : submerger l’opposition, les médias, les tribunaux sous une avalanche de décrets, de mémorandums, de directives. L’objectif ? Les empêcher de réagir, de s’organiser, de contre-attaquer. En 65 jours, Trump a signé plus de décrets que n’importe quel autre président en cent jours. Certains sont symboliques, d’autres profondément destructeurs. Mais tous participent à une même logique : créer un climat d’incertitude, de peur, de confusion. « Inonder la zone de merde », comme le disait Bannon. Résultat : les démocrates, minoritaires au Congrès, peinent à suivre. Les médias ont du mal à tout couvrir. Les citoyens, noyés sous l’information, finissent par baisser les bras. Et Trump, lui, avance, imperturbable, vers son objectif : un pouvoir sans limites, sans contre-pouvoirs, sans opposition.
C’est une stratégie aussi simple qu’efficace. Quand tout va trop vite, quand les coups pleuvent de tous côtés, les gens finissent par se résigner. Ils se disent que c’est trop compliqué, trop confus, trop décourageant. Et c’est exactement ce que veut Trump : qu’on abandonne, qu’on se taise, qu’on accepte. Mais la résignation, c’est la pire des défaites. Parce que chaque fois qu’on ferme les yeux, chaque fois qu’on détourne le regard, on lui donne un peu plus de pouvoir. On lui permet de continuer. Alors non, on ne peut pas se taire. Non, on ne peut pas laisser faire. Même si c’est épuisant. Même si c’est décourageant. Parce que le jour où on arrête de se battre, c’est lui qui aura gagné. Et ça, je ne peux pas l’accepter.
Section 7 : Le rôle des citoyens – entre peur et résistance
Quand la dissidence devient un devoir
Face à cette machine répressive, que peuvent faire les citoyens ? Beaucoup. Les manifestations se multiplient, malgré les risques. Les ONG résistent, malgré les pressions. Les lanceurs d’alerte parlent, malgré les menaces. Des États comme la Californie ou New York refusent d’appliquer les décrets les plus liberticides. Des juges bloquent certaines mesures. Des médias indépendants continuent d’enquêter. Et puis, il y a les élections de mi-mandat, en 2026. Une échéance cruciale, où les Américains auront l’occasion de dire stop. Ou de valider, une fois de plus, la dérive autoritaire de leur pays. Le choix leur appartient. Mais une chose est sûre : si personne ne résiste, personne ne viendra les sauver.
Je crois profondément que le pouvoir, même le plus absolu, a toujours une faille : la détermination des gens ordinaires. Ceux qui refusent de se taire. Ceux qui continuent à manifester, à écrire, à dénoncer, même quand tout semble perdu. Parce que c’est dans ces moments-là que l’histoire se fait. Pas dans les palais, pas dans les bureaux climatisés, mais dans la rue, dans les tribunaux, dans les rédactions, dans les universités. Trump peut signer tous les décrets qu’il veut, il ne pourra jamais éteindre cette étincelle de révolte. Mais pour qu’elle devienne un brasier, il faut que chacun fasse sa part. Qu’on arrête de se dire que « de toute façon, ça ne changera rien ». Qu’on comprenne que, si on ne fait rien, alors oui, rien ne changera. Et ça, ce serait la vraie défaite.
Section 8 : Les médias face au défi – informer sans se soumettre
Le quatrième pouvoir en danger
Les médias ont un rôle crucial à jouer dans cette bataille. Mais beaucoup, sous la pression, s’autocensurent. D’autres, comme Fox News ou Breitbart, deviennent des caisses de résonance de la propagande trumpiste. Seuls quelques-uns résistent, enquêtent, dénoncent. Pourtant, c’est plus que jamais nécessaire. Parce que sans une presse libre, sans des journalistes intègres, sans des informations vérifiées, la démocratie n’est plus qu’une coquille vide. Les attaques contre les médias indépendants, les restrictions d’accès aux briefings, les menaces contre les reporters : tout cela fait partie d’une même stratégie. Une stratégie qui vise à contrôler l’information, à imposer une seule version de la réalité. Celle de Trump.
Je me souviens d’une époque où les journalistes étaient des chiens de garde, où les rédactions étaient des forteresses de la vérité. Aujourd’hui, trop d’entre eux sont devenus des courtisans, des relais dociles du pouvoir. Mais il reste des résistants. Des hommes et des femmes qui, malgré les pressions, continuent à creuser, à révéler, à dire ce que les autres taisent. Et c’est à eux qu’il faut faire confiance. Parce que dans une démocratie, la presse n’est pas un pouvoir parmi d’autres : c’est le contre-pouvoir ultime. Celui qui peut, s’il le veut, empêcher les abus, dénoncer les mensonges, protéger les citoyens. Mais pour ça, il faut qu’elle ose. Qu’elle résiste. Qu’elle refuse de plier. Parce que le jour où les médias baissent les bras, c’est la démocratie tout entière qui s’effondre.
Section 9 : L’Europe et le monde – que faire face à l’ogre américain ?
Quand les alliés deviennent complices par silence
Pendant que l’Amérique s’enfonce dans l’autoritarisme, le reste du monde regarde, souvent impuissant. L’Europe, notamment, hésite. Certains dirigeants, comme le gouverneur de Californie Gavin Newsom, dénoncent haut et fort la « destruction des alliances » et appellent à « riposter coup par coup ». D’autres, plus prudents, préfèrent ne pas froisser Washington. Pourtant, le silence est une forme de complicité. Parce que quand les États-Unis, première puissance mondiale, bafouent les droits humains, c’est toute la communauté internationale qui est affaiblie. Alors oui, c’est difficile. Oui, ça coûte. Mais il y a des moments où le devoir l’emporte sur la prudence. Et ce moment, c’est maintenant.
L’Europe a un choix à faire. Soit elle continue à fermer les yeux, à négocier, à temporiser, en espérant que ça ne durera pas. Soit elle se réveille, elle dit stop, elle impose des sanctions, elle montre que certaines lignes ne se franchissent pas. Parce que si même les démocraties européennes laissent faire, alors qui reste-t-il pour dire non ? Trump ne respecte que la force. Alors il faut lui opposer une force plus grande : celle des valeurs, celle de la solidarité, celle de la dignité. Parce que si on ne le fait pas, si on laisse l’Amérique sombrer sans rien dire, alors on sera tous complices. Et ça, l’histoire ne nous le pardonnera pas.
Conclusion : L’Amérique au bord du précipice – et nous avec
Le moment de choisir
L’Amérique de Trump n’est plus celle des Lumières, des droits inaliénables, de la liberté d’expression. C’est une Amérique où l’on gouverne par la peur, où l’on muscle la dissidence, où l’on transforme la critique en crime. Mais une chose est sûre : les régimes autoritaires ne tombent jamais d’eux-mêmes. Ils tombent parce que des hommes et des femmes, malgré tout, refusent de se soumettre. Alors oui, la tâche est immense. Oui, les obstacles sont nombreux. Mais nous n’avons pas le choix. Parce que si nous laissons faire, si nous baissons les bras, alors nous aurons perdu bien plus qu’une élection ou qu’un débat politique. Nous aurons perdu ce qui fait de nous des êtres libres. Et ça, aucun décret, aucune loi, aucun président ne pourra jamais nous le rendre.
Je ne sais pas ce que sera demain. Je ne sais pas si les tribunaux résisteront, si les citoyens se réveilleront, si le monde réagira à temps. Mais une chose est sûre : nous ne pouvons pas nous taire. Nous ne pouvons pas regarder ailleurs. Nous ne pouvons pas laisser une poignée d’hommes, ivres de pouvoir, décider de notre avenir. Alors oui, j’ai peur. Oui, je suis en colère. Mais je suis aussi déterminé. Parce que tant qu’il reste une voix pour dire non, tant qu’il reste une étincelle de révolte, la partie n’est pas perdue. Et cette voix, ce sera la nôtre. Cette étincelle, ce sera nous. Alors oui, le combat sera long. Oui, il sera difficile. Mais il en vaut la peine. Parce que la liberté, ça n’a pas de prix.
Signé Jacques Provost
Sources
– Amnesty International, « Censure, criminalisation, asphyxie budgétaire… Dix mois après l’investiture de Trump, la société civile est mise sous haute tension », 2025.
– Human Rights Watch, « États-Unis : Un glissement vers l’autoritarisme ? », 21 janvier 2026.
– AFP, « Trump s’apprête à abroger le fondement des réglementations climatiques américaines », 10 février 2026.
– AFP, « Visé par l’administration Trump, un sénateur démocrate porte plainte contre le ministre de la Défense », 12 janvier 2026.
– Civicus, « Les droits civiques déclinent rapidement aux États-Unis depuis le retour de Trump », 10 mars 2025.
– BBC Afrique, « Décrets de Donald Trump : Qu’est-ce qui pourrait limiter le pouvoir du président américain ? », 24 janvier 2025.
– Le Devoir, « Quels décrets Donald Trump a-t-il signés dans les quatre premiers jours de son mandat ? », 5 février 2025.
– Wikipédia, « Liste des décrets présidentiels durant le second mandat de Donald Trump », 9 février 2026.
– Radio-Canada, « Une résistance anti-Trump anesthésiée », 26 février 2025.
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