Un procès en sorcellerie moderne
Pam Bondi n’est pas une novice en matière de controverses. Ancienne procureure générale de Floride, elle a été critiquée pour sa gestion du dossier Epstein, notamment pour avoir révélé l’identité des victimes tout en protégeant les noms des puissants impliqués. Face aux questions pressantes de Balint, elle a préféré retourner l’accusation : plutôt que de parler des liens entre Trump, Lutnick et Epstein, elle a sorti l’arme de l’antisémitisme. Une tactique classique, mais qui, dans ce contexte, a eu l’effet d’une bombe.
Balint, qui se décrit comme « Jew-ish » et a souvent évoqué la mémoire de son grand-père pendant sa campagne, a vécu cette attaque comme une insulte personnelle. « Vous voulez vraiment aller là, Procureure générale ? » a-t-elle lancé, avant de quitter la salle. La scène, filmée et partagée des milliers de fois, est devenue virale, cristallisant la colère de ceux qui estiment que les victimes d’Epstein sont une fois de plus sacrifiées sur l’autel de la politique.
Les victimes d’Epstein, grandes absentes du débat
Pendant ce temps, dans le public, une dizaine de survivantes d’Epstein assistaient à la séance, vêtues de t-shirts exigeant justice. Aucune n’a été entendue. Aucune n’a obtenu de réponse. Bondi, elle, a passé son temps à esquiver, à interrompre, à contre-attaquer. Et pourtant, les questions restent : pourquoi les noms des complices d’Epstein sont-ils toujours redactés ? Pourquoi les victimes n’ont-elles jamais été reçues par le Département de la Justice ?
Quand on utilise l’antisémitisme comme un bouclier pour éviter de répondre, on trahit deux fois : on salit la mémoire des victimes de la Shoah, et on abandonne celles d’Epstein. La politique ne devrait jamais servir à étouffer la vérité.
LE RÔLE DE L’ANTISÉMITISME DANS LE DÉBAT POLITIQUE AMÉRICAIN
Un mot, une arme
L’accusation d’antisémitisme est devenue, aux États-Unis, une arme politique à double tranchant. D’un côté, elle permet de discréditer ses adversaires ; de l’autre, elle risque de banaliser la lutte contre la haine. Balint, qui a voté contre une résolution condamnant le slogan « de la rivière à la mer » — jugé antisémite par certains, expression de résistance par d’autres —, se retrouve aujourd’hui pointée du doigt. Pourtant, son engagement pour la justice sociale est connu. Mais dans l’Amérique de 2026, nuance et contexte semblent avoir disparu.
« Si Pam Bondi se souciait vraiment des victimes de haine, elle commencerait par écouter celles d’Epstein », a écrit Balint sur X après la séance. Un message qui résonne comme un rappel : l’antisémitisme ne doit pas servir de paravent pour cacher d’autres injustices.
La réaction des autres élus : entre soutien et silence
Les démocrates, comme Jamie Raskin, ont dénoncé une « tactique honteuse ». Les républicains, eux, ont salué la fermeté de Bondi. Personne, cependant, n’a parlé des victimes. Personne n’a exigé que Lutnick, ou d’autres, soient enfin interrogés. Et pourtant, les preuves s’accumulent : Epstein n’a pas agi seul. Ses complices, ses clients, ses protecteurs sont toujours là. Et ils restent intouchables.
À quel moment avons-nous accepté que la souffrance des uns serve à étouffer celle des autres ? Quand la mémoire de la Shoah devient un argument de débat, quelque chose de fondamental se brise.
LES DOCUMENTS QUI ACCABLENT : CE QUE L’ON SAIT (ET CE QUE L’ON TAIT)
Les visites de Lutnick sur l’île d’Epstein
Les derniers documents déclassés montrent que Lutnick a continué à voir Epstein jusqu’en 2012, soit quatre ans après sa condamnation. Des dîners, des voyages, des échanges. Pourtant, en 2024, Trump l’a nommé à un poste clé. Pourquoi ? Qui a validé cette nomination en connaissance de cause ? Bondi, interrogée sur le sujet, a refusé de répondre. Balint, elle, a tiré une conclusion : « Je vais en déduire que le président savait. »
Mais au-delà de Trump et Lutnick, c’est tout un système qui est en cause. Un système où les puissants se protègent, où les victimes sont sacrifiées, et où la vérité est une monnaie d’échange.
Les redactions qui protègent les coupables
Les milliers de pages rendues publiques ces derniers mois sont truffées de noms caviardés. Des noms de personnalités, de hommes d’affaires, de politiques. Pourquoi ? Qui décide de ce qui doit rester secret ? Bondi, qui a supervisé la publication de ces documents, n’a pas voulu répondre. Et pourtant, chaque redaction est une insulte de plus aux survivantes.
Quand on cache les noms des coupables, on dit aux victimes : votre douleur ne compte pas. Votre vérité ne mérite pas d’être connue. Votre justice peut attendre.
LA RÉACTION DES SURVIVANTES : « ON NOUS A ENCORE ABANDONNÉES »
Le cri du cœur des victimes
Après la séance, plusieurs survivantes ont exprimé leur colère. « On nous a promises la transparence. On nous a menti », a déclaré l’une d’elles, sous couvert d’anonymat. Une autre a ajouté : « Ils préfèrent se battre entre eux plutôt que de nous écouter. » Des mots qui résument l’absurdité de la situation : une audience censée faire la lumière sur l’affaire Epstein a tourné à la foire d’empoigne politique.
Balint, de son côté, a promis de continuer à se battre. « Je ne laisserai pas Pam Bondi utiliser ma famille, ma mémoire, pour protéger les puissants », a-t-elle déclaré. Mais dans l’immédiat, le mal est fait : une fois de plus, les victimes sont les grandes oubliées.
Il y a des jours où la politique montre son visage le plus laid. Des jours où les mots deviennent des armes, où les souvenirs sont piétinés, où la justice est un leurre. Mercredi 11 février en était un.
CE QUE RÉVÈLE CET ÉPISODE SUR L’AMÉRIQUE DE 2026
Une polarisation toujours plus violente
L’échange entre Balint et Bondi est le symptôme d’une Amérique déchirée. D’un côté, ceux qui brandissent l’antisémitisme comme un étendard ; de l’autre, ceux qui dénoncent l’instrumentalisation de la mémoire. Au milieu, des victimes qui attendent toujours justice. Et des élites qui, decade après decade, échappent à leurs responsabilités.
Dans ce contexte, la sortie de Balint n’est pas qu’un coup d’éclat. C’est le signe d’un ras-le-bol. Un ras-le-bol face à l’impunité, face à l’hypocrisie, face à un système qui protège les siens.
L’héritage d’Epstein : une affaire sans fin
Plus de cinq ans après la mort d’Epstein, l’affaire est toujours là. Toujours aussi explosive. Toujours aussi révélatrice des dysfonctionnements d’un pays où l’argent et le pouvoir priment sur la vérité. Les documents continuent de sortir. Les noms continuent d’être caviardés. Les victimes continuent d’attendre.
Epstein est mort. Mais son ombre plane toujours. Et tant que les complices ne seront pas jugés, cette ombre ne disparaîtra pas.
LA QUESTION QUI RESTE : QUI PROTÈGE-ON, VRAIMENT ?
Les puissants contre les victimes : un combat inégal
Quand on regarde l’affaire Epstein, une question s’impose : qui, dans cette histoire, a été protégé ? Les victimes ? Non. Les complices ? Oui. Les politiques ? Sans doute. Les milliardaires ? Assurément.
Balint, en quittant la salle, a envoyé un message clair : elle ne participera pas à ce jeu. Mais le jeu, lui, continue. Avec ou sans elle.
Il y a des combats qu’on ne peut pas gagner seul. Mais il y a des silences qu’on ne peut plus supporter.
LE DÉTAIL QUI TUE : LA TASSE DE CAFÉ FROID
Dans les coulisses du Capitole, après la séance, un détail a marqué les esprits. Sur la table de la salle de pause, une tasse de café, à moitié pleine, était restée là. Une tasse avec les initiales de Becca Balint. Le café avait refroidi depuis longtemps. Comme si le temps s’était arrêté. Comme si, une fois de plus, tout était figé. Sauf la colère.
Parfois, ce sont les petits riens qui disent tout. Une tasse abandonnée. Un regard qui fuit. Une porte qui claque. Et derrière, des vies brisées.
ET MAINTENANT ? QUELLES SUITES POUR L’ENQUÊTE ?
Les promesses non tenues
Bondi a promis une « transparence totale ». Les victimes, elles, attendent toujours. Les documents continuent de sortir, mais les noms des complices restent cachés. Les auditions se multiplient, mais les réponses se font rares. Et chaque jour qui passe est un jour de plus sans justice.
Balint, de son côté, a annoncé qu’elle déposerait une résolution exigeant la publication intégrale des documents. Une initiative symbolique, peut-être. Mais dans un système où le symbole compte souvent plus que l’acte, c’est déjà une victoire.
La justice n’est pas une question de temps. C’est une question de volonté. Et pour l’instant, la volonté manque cruellement.
LA RÉACTION DES MÉDIAS : ENTRE INDIGNATION ET INDIFFÉRENCE
La scène a fait la une de nombreux médias. Certains ont salué le courage de Balint. D’autres ont critiqué son « manque de professionnalisme ». Peu ont parlé des victimes. Peu ont posé les vraies questions.
Pourtant, c’est là que réside le vrai scandale : dans ce silence assourdissant qui entoure les survivantes. Dans cette indifférence qui permet aux coupables de dormir tranquilles.
Quand les médias préfèrent le clash à la vérité, ils deviennent complices. Complices d’un système qui étouffe les voix qui dérangent.
CONCLUSION : LE POIDS DES MOTS, LE POIDS DES SILENCES
Ce que la sortie de Balint nous dit de notre époque
La sortie de Becca Balint restera comme un moment fort de l’année 2026. Non pas parce qu’elle a claquée la porte, mais parce qu’elle a osé dire ce que beaucoup pensent : assez. Assez de mensonges. Assez de diversions. Assez d’impunité.
Mais une porte qui claque ne suffit pas. Il faut des actes. Il faut des noms. Il faut de la justice. Sinon, tout cela ne sera qu’un spectacle de plus. Un spectacle où les victimes, une fois de plus, paieront le prix fort.
Et nous, dans tout ça ?
Nous, spectateurs de cette mascarade, que faisons-nous ? Nous partageons la vidéo. Nous commentons. Nous passons à autre chose. Et pourtant, chaque clic, chaque like, chaque partage est un choix. Le choix de regarder ailleurs. Ou le choix de demander des comptes.
L’histoire ne retient pas les portes qui claquent. Elle retient ceux qui les ont ouvertes. Et ceux qui les ont fermées. À nous de décider de quel côté nous voulons être.
Signé Maxime Marquette
ENCADRÉ DE TRANSPARENCE DU CHRONIQUEUR
Positionnement éditorial
Ce billet s’inscrit dans une démarche de dénonciation des instrumentalisations politiques et de défense des victimes de violences sexuelles. L’auteur assume un parti pris : celui de la vérité et de la justice, contre l’impunité et le deux poids deux mesures.
Méthodologie et sources
Cet article s’appuie sur les comptes-rendus de l’audience du 11 février 2026, les déclarations des élus concernés, et les témoignages de survivantes d’Epstein. Les sources primaires et secondaires ont été croisées pour garantir l’exactitude des faits.
Nature de l’analyse
Il s’agit d’un billet d’humeur, mêlant faits vérifiés et prise de position personnelle. L’objectif est de provoquer une réflexion sur l’utilisation de l’antisémitisme comme arme politique et sur l’impunité des puissants dans l’affaire Epstein.
SOURCES
Sources primaires
The Times of Israel — Vermont lawmaker storms out of Epstein hearing after US AG raises her record on antisemitism
Jewish Telegraphic Agency — Rep. Becca Balint storms out of Epstein hearing after Pam Bondi raises her record on antisemitism
BBC News — Democrat storms out as Pam Bondi faces questions in fiery hearing
Sources secondaires
The Forward — Jewish congresswoman storms out of Epstein hearing after Pam Bondi raises her record on antisemitism
The Advocate — Pam Bondi suggests Jewish lesbian lawmaker is anti-Semitic in explosive hearing
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