Des messages qui en disent long
« Je serai à New York pour quatre jours à partir du 22 avril… pouvons-nous réserver ce massage maintenant ? » Cette phrase, écrite par Wasserman à Ghislaine Maxwell en 2003, résume l’ambiguïté de leur relation. Des échanges « intimes », selon les médias, qui remontent à une époque où Epstein n’était pas encore un paria. Mais qui, aujourd’hui, jettent une ombre sur sa crédibilité. Peut-on diriger les JO quand on a frôlé l’un des plus grands scandales de pédophilie de l’histoire ?
Wasserman a présenté ses excuses, parlant de « profond regret ». Il affirme n’avoir jamais eu de relation personnelle ou professionnelle avec Epstein. Mais les mots ont un poids. Et les silences aussi. Pourquoi avoir attendu que les « Epstein files » soient rendus publics pour s’excuser ? Pourquoi ne pas avoir rompu tout lien plus tôt ? La transparence, c’est aussi une question de timing.
Le réseau Epstein : une toile d’araignée
Epstein ne travaillait pas seul. Autour de lui gravitaient des complices, des facilitateurs, des amis influents. Wasserman fait partie de cette nébuleuse. Pas comme coupable, mais comme acteur d’un système où les puissants se protègent entre eux. Bill Clinton, Donald Trump, des princes, des PDG… Tous ont croisé sa route. Tous ont, à un moment, fermé les yeux. Et le sport, dans tout ça ? N’est-il qu’un autre rouage de cette machine ?
LA RÉACTION DU CIO : UNE STRATÉGIE DE L’AUTRUCHE ?
Le soutien ambigu du Comité Olympique
Face aux révélations, le CIO a réagi avec prudence. Trop de prudence. Gene Sykes, patron du comité olympique américain, a minimisé l’affaire : « Casey a exprimé son point de vue. » Comme si des excuses suffisaient à effacer les doutes. Comme si la réputation des JO n’était pas en jeu. Quand le sport se tait, il devient complice.
Pire : des rumeurs circulent sur un possible remplacement de Wasserman par Kevin McCarthy, ancien speaker de la Chambre des représentants. Remplacer un homme lié à Epstein par un politicien controversé ? Voilà qui en dit long sur les priorités du CIO. La crédibilité des Jeux ne se mesure pas en médailles, mais en intégrité. Et l’intégrité, aujourd’hui, est en lambeaux.
Les artistes fuient, le public s’interroge
Chappell Roan, Abby Wambach, Billie Eilish… Plusieurs stars ont quitté l’agence Wasserman depuis les révélations. Leur message est clair : on ne veut pas être associé à ce scandale. Mais le CIO, lui, tergiverse. Il parle de « leadership fort », de « Jeux réussis ». Comme si l’excellence sportive pouvait justifier le silence moral.
LES JO DE LOS ANGELES : UN RENDEZ-VOUS AVEC L’HYPOCRISIE ?
Un héritage empoisonné
Los Angeles 2028 se veut une célébration du sport, de la diversité, de l’inclusion. Mais comment y croire quand le patron des Jeux est lié à un réseau de pédophilie ? Les athlètes, eux, n’ont pas le choix. Ils doivent se taire, performer, sourire. Mais le public, lui, a le droit de poser des questions. Quelle image renvoyons-nous au monde si nous fermons les yeux sur de telles associations ?
Wasserman a bâti sa carrière sur des valeurs de famille, de respect, d’engagement. Ces valeurs sont-elles compatibles avec son passé ? Le CIO semble le penser. Mais à quel prix ? Celui de la crédibilité des Jeux ? Celui de la confiance du public ?
LE SPORT, DERNIER REMPART CONTRE L’IMPUNITÉ ?
Un appel à la responsabilité
Le sport a le pouvoir de changer les choses. De briser les tabous. De dénoncer les injustices. Mais pour cela, il faut du courage. Or, aujourd’hui, le CIO et le comité olympique américain manquent cruellement de courage. Ils préfèrent la stabilité à la vérité, l’image à l’éthique. Et si les JO de 2028 devenaient ceux de la honte ?
Des voix s’élèvent pour demander la démission de Wasserman. Des pétitions circulent. Des athlètes murmurent leur malaise. Mais dans les coulisses, on négocie. On temporise. On attend que l’orage passe. Comme si Epstein n’était qu’un mauvais rêve, une parenthèse à oublier. Mais les victimes, elles, n’oublient pas.
Le rôle des sponsors : complices ou leviers de changement ?
Nike, Coca-Cola, Visa… Les géants du sponsoring olympique ont le pouvoir de faire bouger les lignes. Pourquoi se taisent-ils ? Par peur de perdre un contrat ? Par lâcheté ? Leur silence est assourdissant. Et complice.
LA QUESTION QUI FAIT MAL : ET SI CELA RECOMMENÇAIT ?
L’effet domino des scandales
Epstein est mort. Maxwell est en prison. Mais leur réseau, lui, est toujours actif. Wasserman n’est qu’un maillon de la chaîne. Combien d’autres noms apparaîtront dans les « Epstein files » ? Combien d’autres puissants seront éclaboussés ? Le sport peut-il encore se permettre de fermer les yeux ?
Les Jeux Olympiques sont un symbole. Si nous acceptons que leur président soit lié à un tel scandale, quel message envoyons-nous ? Celui que tout est permis, tant qu’on a du pouvoir ? Celui que la morale est négociable ? Non. Le sport mérite mieux.
LES ALTERNATIVES : QUI POUR REMPLACER WASSERMAN ?
Un choix cornélien
Remplacer Wasserman n’est pas simple. Le CIO a besoin de stabilité, de visibilité. Mais à quel prix ? Faut-il sacrifier l’éthique sur l’autel de l’organisation ? Des noms circulent : Kevin McCarthy, mais aussi des figures moins politiques, comme des anciens athlètes ou des dirigeants respectés. Pourquoi ne pas choisir la voie de la transparence ?
Le problème, c’est que le CIO a toujours privilégié les réseaux de pouvoir aux compétences. Et dans ce jeu, Wasserman reste un atout. Même sali. Même discrédité. Parce que dans le monde du sport, comme ailleurs, les règles sont différentes pour les puissants.
L’OPINION PUBLIQUE : UNE FORCE À NE PAS SOUS-ESTIMER
Le pouvoir des réseaux sociaux
Les scandales, aujourd’hui, ne meurent plus. Ils resurgissent, s’amplifient, deviennent viraux. Les JO de Los Angeles seront sous surveillance. Chaque décision, chaque silence, chaque compromission sera scruté, commenté, jugé. Le CIO peut-il se permettre de défier l’opinion publique ?
Les jeunes générations, en particulier, n’acceptent plus les compromis moraux. Elles veulent des héros, pas des hypocrites. Elles veulent des Jeux propres, pas des Jeux salis par les scandales. Le CIO a le choix : écouter, ou subir.
LE RÔLE DES MÉDIAS : DÉNONCER OU MINIMISER ?
Un traitement médiatique à géométrie variable
Certains médias ont couvert l’affaire en profondeur. D’autres l’ont reléguée aux oubliettes. Pourquoi un tel deux poids, deux mesures ? Parce que Wasserman est un homme puissant ? Parce que les JO sont une machine à cash ? Le journalisme sportif a une responsabilité : dire la vérité, même quand elle dérange.
Quand des chaînes préfèrent parler des préparatifs des Jeux plutôt que des liens de leur président avec Epstein, elles deviennent complices. La vérité n’est pas une option. C’est une obligation.
ET MAINTENANT ? LE TEMPS DES CHOIX
Agir avant qu’il ne soit trop tard
Le compte à rebours est lancé. 2028 approche. Et avec lui, la nécessité de trancher. Garder Wasserman, c’est prendre le risque d’un boycott, d’un scandale, d’une crise de confiance. Le remplacer, c’est admettre une erreur, mais c’est aussi envoyer un signal fort : le sport a des valeurs. Et ces valeurs ne sont pas négociables. Le choix est entre nos mains.
Les Jeux Olympiques ne sont pas qu’un événement sportif. Ce sont un héritage. Une promesse. Un idéal. Nous ne pouvons pas les laisser devenir le symbole de l’impunité.
CONCLUSION : LE SPORT MÉRITE MIEUX
Un appel à la dignité
Casey Wasserman a le droit à la présomption d’innocence. Mais il n’a pas le droit de diriger les JO sans répondre aux questions. Le sport n’est pas une machine à cash. C’est un idéal. Un idéal de fair-play, de respect, d’excellence. Nous devons exiger mieux. Pour les athlètes. Pour les spectateurs. Pour les victimes.
Les Jeux de Los Angeles peuvent être ceux de la rédemption. Ceux où le sport montre qu’il est plus fort que les scandales. Ou ils peuvent être ceux de la honte. Ceux où l’on a préféré le silence à la vérité. Le choix nous appartient. Mais il faut agir. Maintenant.
Signé Maxime Marquette
ENCADRÉ DE TRANSPARENCE DU CHRONIQUEUR
Positionnement éditorial
Cet article est une opinion. Il ne prétend pas à la neutralité, mais à la clarté. Le sport doit être un exemple. Pas une exception. Mon rôle est de questionner, de provoquer, de pousser à la réflexion. Les faits sont là. Les questions aussi. Les réponses dépendent de nous.
Méthodologie et sources
Cet article s’appuie sur les révélations des « Epstein files », les déclarations de Casey Wasserman, les réactions du CIO et des médias spécialisés. Chaque information a été vérifiée et recoupée. Les sources sont disponibles ci-dessous.
Nature de l’analyse
Il s’agit d’une opinion : une prise de position argumentée sur un enjeu qui dépasse le sport. Parce que certaines questions ne peuvent pas rester sans réponse.
SOURCES
Sources primaires
Los Angeles Times – Wasserman’s Epstein ties cause chaos at his music agency (11 février 2026)
Los Angeles Times – How Casey Wasserman entered Epstein’s orbit (9 février 2026)
Deadline – L.A. Olympics Boss Casey Wasserman Returns To Town Amid Epstein Files Fallout (10 février 2026)
NPR – Behind the glitz in Milan, the Epstein scandal casts its shadow over the Olympic movement (6 février 2026)
Sources secondaires
Winnipeg Free Press – LA28 board backs Casey Wasserman after Epstein files stir scrutiny (11 février 2026)
Yahoo Sports – Abby Wambach leaves Casey Wasserman’s agency amid Jeffrey Epstein ties (11 février 2026)
The Daily Beast – Olympics Chief Casey Wasserman Faces Artist Revolt Over Epstein Link (10 février 2026)
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