Le pétrole, nerf de la guerre
Jusqu’en 2025, le Venezuela était le principal fournisseur de pétrole de Cuba. Mais depuis que Donald Trump a placé le secteur pétrolier vénézuélien sous contrôle américain, l’île se retrouve isolée. Le Mexique, qui exportait encore 17 200 barils par jour en 2025, a cessé ses livraisons sous la pression des menaces de droits de douane. Aucun pétrolier n’a accosté à Cuba depuis des semaines. Les réserves s’épuisent, les files d’attente s’allongent, et le gouvernement cubain impose des mesures drastiques : semaine de quatre jours, télétravail obligatoire, restrictions sur les ventes de carburant. Le blocus ne vise pas seulement le régime. Il vise le peuple.
Les États-Unis justifient ces sanctions par la nécessité de « faire plier la dictature ». Pourtant, comme le souligne le professeur Jean-François Mayer, « ce sont les gens des classes les plus modestes qui souffrent le plus des effets délétères d’un blocus ». Les hôpitaux manquent de générateurs, les écoles ferment faute d’électricité, et les denrées alimentaires deviennent une denrée rare. La punition collective est une arme de guerre.
La Chine et la Russie, derniers remparts
Face à cette agressivité américaine, deux alliés se dressent : la Chine et la Russie. Pékin a promis un « soutien et une aide sans limite » à Cuba, tandis que Moscou évoque la possibilité d’une aide humanitaire sous forme de livraisons de pétrole. Mais ces promesses suffiront-elles à briser l’étau ? Que reste-t-il à un pays quand ses derniers partenaires commerciaux sont menacés de représailles ?
L’IMPACT HUMAIN : QUAND LA CRISÉ DEVIENT QUOTIDIENNE
Des vies brisées par les pénuries
À Santa Cruz del Norte, les habitants racontent leur quotidien : des coupures d’électricité de 12 heures, des frigos vides, des enfants qui étudient à la bougie. Les plus vulnérables — personnes âgées, malades chroniques — paient le prix fort. Les médicaments manquent, les soins se raréfient, et la mortalité infantile, en hausse, rappelle les heures les plus sombres des années 1990. « Nous sommes revenus trente ans en arrière », confie une infirmière havanaise. Comment survivre dans un pays où même l’eau potable devient un luxe ?
Les Cubains, connus pour leur résilience, organisent des systèmes D : troc, marché noir, solidarité de quartier. Mais jusqu’à quand ? Le blocus ne tue pas seulement l’économie. Il tue l’espoir.
Le tourisme, victime collatérale
Le secteur touristique, qui représentait 10 % du PIB cubain, est en chute libre. Les compagnies aériennes annulent leurs vols, les croisières évitent l’île, et les investisseurs étrangers fuient. En 2026, Cuba pourrait perdre jusqu’à 50 % de ses revenus touristiques, plongeant des milliers de familles dans la précarité. Qui paiera le prix de cette guerre économique ? Pas les dirigeants. Les Cubains.
LA RÉSISTANCE CUBaine : ENTRE FIERTÉ ET DÉSESPOIR
Un régime qui tient, mais jusqu’à quand ?
Le gouvernement cubain, accusé de répression, utilise la crise pour resserrer son emprise. Les manifestations sont étouffées, les dissidents emprisonnés, et la propagande d’État martèle un seul message : « Résistons, l’impérialisme reculera ». Pourtant, dans les rues, le mécontentement gronde. La colère est là, palpable, prête à exploser. Mais face à la répression et à l’isolement, que peuvent faire les Cubains ? Résister, encore et toujours, ou céder à l’exil ?
Les États-Unis misent sur un soulèvement populaire. Mais comment se révolter quand on n’a plus la force de marcher ?
L’hypocrisie internationale
Alors que Cuba crie à l’aide, la communauté internationale reste silencieuse. L’Union européenne, préoccupée par ses propres crises, tourne le dos. L’ONU, qui condamne chaque année l’embargo, ne passe pas aux actes. Le monde regarde, mais ne voit pas. Combien de vies faudra-t-il pour que la « communauté internationale » agisse ?
LES DERNIERS RECOURS : ENTRE AIDE HUMANITAIRE ET SOUMISSION
L’aide humanitaire, une bouffée d’oxygène ?
La Chine et la Russie pourraient sauver Cuba. Mais à quel prix ? Une dépendance accrue, une perte de souveraineté, ou pire : une guerre par procuration sur le sol cubain. L’aide humanitaire est-elle une solution, ou un piège ? Et si le vrai but des États-Unis était justement de pousser Cuba dans les bras de Moscou et Pékin, pour justifier une intervention militaire ?
Les Cubains, eux, n’ont plus le choix. Ils doivent accepter l’aide, quelle qu’elle soit, pour survivre. Mais à quel point cette aide les sauvera-t-elle vraiment ?
L’option militaire, un scénario catastrophe
Certains, à Washington, évoquent une « solution finale » : une intervention militaire pour « libérer » Cuba. Mais qui croira à une libération par les bombes ? L’histoire a montré que les guerres « humanitaires » ne font que des victimes. Cuba mérite-t-elle de devenir un nouveau Vietnam, un nouvel Irak ?
LA QUESTION QUI DÉRANGE : POURQUOI CUBA ?
Un symbole à abattre
Cuba dérange. Parce qu’elle résiste. Parce qu’elle refuse de se soumettre. Parce qu’elle incarne, malgré tout, un modèle alternatif au capitalisme triomphant. Le blocus n’est pas une question de démocratie. C’est une question d’orgueil. Les États-Unis ne supportent pas qu’à 150 km de leurs côtes, un pays ose défier leur hégémonie. La liberté de Cuba, c’est la honte de l’Amérique.
Mais à quel prix ? Celui de la souffrance d’un peuple entier ? Celui d’une crise humanitaire fabriquée de toutes pièces ? Quand la punition collective devient-elle un crime ?
LE RÔLE DE LA DIASPORA : ENTRE SOUTIEN ET ABANDON
Les Cubains de l’extérieur, entre solidarité et indifférence
La diaspora cubaine, surtout aux États-Unis, est divisée. Certains envoient des colis, organisent des collectes, tentent de briser l’isolement. D’autres, souvent les plus riches, soutiennent le blocus, espérant la chute du régime. La famille cubaine est déchirée, comme l’île elle-même. Comment reconstruire un pays quand ses propres enfants se battent entre eux ?
Pourtant, dans les rues de Miami, des voix s’élèvent. Des exils de première génération, ceux qui ont fui la révolution, mais qui refusent de voir leur patrie mourir. La mémoire de Cuba est plus forte que la haine.
L’AVENIR DE CUBA : ENTRE EFFONDREMENT ET RÉSURRECTION
Un pays à la croisée des chemins
Cuba peut-elle survivre à cette tempête ? Les scénarios sont sombres : effondrement économique, guerre civile, intervention étrangère. Mais il en existe un autre : celui d’une Cuba libre, non pas libérée par les chars américains, mais par son propre peuple. Une Cuba où la dignité l’emporterait sur la soumission. Mais pour cela, il faudrait que le monde ouvre les yeux.
Pour l’instant, l’île résiste. Mais jusqu’à quand ?
LA RÉPONSE DU MONDE : LE SILENCE COMPLIC
L’ONU, l’UE, et les autres : où sont-ils ?
Chaque année, l’Assemblée générale de l’ONU vote massivement contre l’embargo. Chaque année, les États-Unis ignorent cette condamnation. Le droit international est bafoué, et personne ne réagit. Que vaut une résolution de l’ONU si elle reste lettre morte ?
L’Europe, elle, préfère regarder ailleurs. Trop occupée par ses propres crises, elle laisse Cuba se noyer. La realpolitik a remplacé la morale. Et les Cubains paient le prix.
CONCLUSION : CUBA, MIROIR DE NOS LÂCHETÉS
Le blocus, c’est nous
Nous sommes tous complices. Par notre silence, par notre indifférence, par notre refus de voir. Cuba n’est pas seulement victime des États-Unis. Elle est victime de notre lâcheté collective. Un jour, l’histoire nous jugera. Et elle ne sera pas tendre.
Il est temps d’agir. De briser le silence. De dire non à la punition collective. De rappeler que les droits de l’homme ne sont pas une arme de guerre, mais un droit inaliénable. Cuba ne demande pas la charité. Elle demande la justice.
Signé Maxime Marquette
ENCADRÉ DE TRANSPARENCE DU CHRONIQUEUR
Positionnement éditorial
Cet éditorial dénonce sans ambiguïté le blocus américain contre Cuba, considéré comme une violation flagrante du droit international et une punition collective inacceptable. Il plaide pour une levée immédiate des sanctions et pour une solidarité internationale envers le peuple cubain.
Méthodologie et sources
Cet article s’appuie sur des sources primaires (déclarations officielles, rapports d’ONG, articles de presse internationale) et secondaires (analyses d’experts, témoignages de terrain). Les données économiques et humanitaires proviennent d’organismes reconnus (ONU, AFP, Le Devoir, Radio-Canada).
Nature de l’analyse
Il s’agit d’un éditorial engagé, mêlant faits vérifiés et prise de position claire contre les politiques américaines à l’égard de Cuba. L’objectif est de sensibiliser l’opinion publique et d’appeler à une mobilisation internationale.
SOURCES
Sources primaires
La Presse — Cuba dénonce les menaces américaines contre ses fournisseurs de pétrole (29/01/2026)
La Presse — Pénurie énergétique : « C’est la crise humanitaire qui guette Cuba » (10/02/2026)
Le Devoir — Le régime de Cuba résistera-t-il à la pression économique maximale mise par les États-Unis de Trump ? (30/01/2026)
France Info — « Ces mesures vont asphyxier les habitants » : Cuba confrontée à une pénurie de pétrole (11/02/2026)
Radio-Canada — Cuba : l’économie frappée par la fuite des touristes (11/02/2026)
Sources secondaires
Le Devoir — Analyse sur la résilience du régime cubain (30/01/2026)
Radio-Canada — Menaces américaines sur les ventes de pétrole : « acte brutal d’agression », selon Cuba (30/01/2026)
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.