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Quand la justice devient vengeance

La peine de mort, aux États-Unis, est un sujet clivant. Mais ici, elle devient autre chose : un instrument. Un moyen de montrer qui commande, qui décide, qui punit. Trump le sait : en brandissant cette menace, il ne s’adresse pas aux ravisseurs. Il s’adresse à l’Amérique. À ceux qui, dans le silence de leurs salons, acquiescent en pensant « enfin, quelqu’un qui agit ». À ceux qui, las des procédures interminables, rêvent d’une justice expéditive. Il joue sur la peur, sur la colère, sur ce désir viscéral de voir le mal puni, immédiatement, sans détour.

Mais à quel prix ? Celui d’une vie ? Celui d’un système judiciaire qui, peu à peu, se transforme en machine à broyer les nuances ? Quand un président promet la mort avant même qu’un procès n’ait lieu, il ne fait pas régner l’ordre. Il instaure la terreur. Une terreur à double tranchant : celle des criminels, mais aussi celle des citoyens, qui voient leur justice devenir une loterie, dépendante des humeurs du pouvoir.

Je me souviens d’un procès, il y a des années. Un accusé, un jury, des heures de délibération. La justice, alors, était lente, imparfaite, mais elle était là. Aujourd’hui, elle semble s’être évaporée, remplacée par des déclarations en 280 caractères. Et je me demande : si Nancy Guthrie meurt, sera-ce à cause de ses ravisseurs… ou à cause de ceux qui, en voulant la sauver, ont peut-être précipité sa fin ?

Le piège de l’émotion

L’émotion, c’est le carburant de Trump. Et dans cette affaire, il en a à revendre. Une mère disparue, une fille célèbre, une nation en état de choc. Tout est réuni pour un mélodrame parfait. Sauf que dans la vraie vie, les mélodrames finissent mal. Très mal. Et pourtant, personne ne semble vouloir freiner cette machine infernale. Pas même Savannah Guthrie, qui, sur les réseaux, supplie les ravisseurs de « faire ce qui est juste ». Comme si, dans l’ombre, quelqu’un écoutait encore la voix de la raison.

Mais raison et Trump font rarement bon ménage. Alors on en arrive là : un président qui menace, des ravisseurs qui, peut-être, n’ont plus rien à perdre, et une famille qui, chaque jour, voit s’éloigner l’espoir. Le pire ? Personne ne sait vraiment ce qui se passe. Personne, sauf ceux qui détiennent Nancy. Et eux, que font-ils en entendant ces déclarations ? Ils tremblent ? Ou bien, au contraire, se préparent-ils au pire ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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