Un projet vital, transformé en monnaie d’échange
Le Gateway Tunnel n’est pas un simple chantier. C’est une artère vitale pour l’économie de la côte Est, un projet attendu depuis des décennies, censé désengorger un réseau ferroviaire à bout de souffle. Sans lui, les retards se comptent en heures, les pertes économiques en milliards. Mais pour Trump, c’est une carte à jouer. “Il veut mettre son nom partout”, dénonce le sénateur Cory Booker. “He seems to want to put his name on everything.” (CNBC, 7 février 2026).
Derrière cette exigence grotesque se cache une logique implacable : diviser pour mieux régner. En bloquant les fonds, Trump force les gouverneurs démocrates à négocier, à supplier, à céder du terrain. C’est une tactique vieille comme le monde, mais qui prend une dimension nouvelle à l’ère des réseaux sociaux, où chaque concession peut être vendue comme une victoire.
Imaginez un instant que Barack Obama ou Joe Biden aient osé une telle manœuvre. Les cris d’orfraie auraient été planétaires. Mais avec Trump, on en est réduits à espérer que la justice fasse son travail. Parce que le Congrès, lui, est paralysé par la peur ou la complicité. C’est ça, l’Amérique en 2026 : un pays où la loi ne s’applique plus de la même façon selon qui la transgresse.
L’hypocrisie d’un système à bout de souffle
Le plus ironique ? Trump accuse ses adversaires de “weaponiser” la justice contre lui. Pourtant, c’est bien lui qui utilise l’argent public comme arme de pression. 16 milliards de dollars — c’est le coût de deux porte-avions. Ou de 300 écoles. Ou de soins pour des millions d’Américains sans assurance. Mais non, cet argent dort dans les caisses fédérales, en attendant que New York et le New Jersey acceptent de vendre leur âme pour un bout de béton à son effigie.
Et pendant ce temps, les travailleurs du tunnel, comme Tracy Porter, continuent de creuser. Sans savoir si leur salaire sera versé le mois prochain. Sans savoir si leur projet verra le jour. Dans quel monde vit-on, quand le sort de milliers de familles dépend du caprice d’un homme ?
Alex Pretti, ou la colère qui monte
Quand la répression rencontre la résistance
Mais l’Amérique de Trump, ce n’est pas que des tunnels bloqués. C’est aussi des manifestants armés dans les rues d’Indianapolis, scandant leur colère après la mort d’Alex Pretti. Tué par des agents fédéraux lors d’une manifestation contre les opérations de l’ICE à Minneapolis, Pretti est devenu un symbole — celui d’un gouvernement qui criminalise la dissent.
Le récit officiel ? Pretti était un “domestic terrorist”, armé jusqu’aux dents, prêt à massacrer des policiers. Sauf que les vidéos contredisent cette version. On y voit un homme licencié pour porter une arme, un téléphone à la main, abattu sans sommation. “He wasn’t there to peacefully protest, he was there to perpetuate violence,” a osé déclarer la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem blank »>(USA Today, 30 janvier 2026). Mensonge éhonté ou erreur tragique ? Peu importe : pour des milliers d’Américains, c’est la goutte d’eau.
Quand un gouvernement ment aussi effrontément sur les circonstances de la mort d’un citoyen, il ne s’agit plus d’erreur. Il s’agit de propagande. Et quand des manifestants répondent en défilant armes au poing, ce n’est pas un appel à la violence — c’est un cri de désespoir. Celui d’un peuple qui ne croit plus en ses institutions.
Le Second Amendement, nouveau champ de bataille
Les groupes pro-armes, comme la NRA ou Strong Neighbor, ont réagi avec une fermeté rare. “That’s why we came armed today,” déclare Ethan Gick, l’un des organisateurs des protestations. “We see these statements as a direct attack on our Second Amendment rights.” (Townhall, 16 février 2026).
Trump, lui, a tenté de se distancier. Trop tard. Les images de Pretti, désarmé, à terre, ont fait le tour du pays. Et avec elles, une question lancinante : jusqu’où ira-t-on ?
La stratégie du chaos
Diviser pour mieux régner
Entre le tunnel et Pretti, un fil rouge : la stratégie du chaos. Trump sait que plus l’Amérique est divisée, plus son pouvoir est absolu. Alors il attise les tensions, il exacerbe les peurs, il transforme chaque crise en guerre culturelle. Les démocrates sont des “ennemis du peuple”, les manifestants des “terroristes”, et les gouverneurs qui résistent des “traitres”.
Mais à force de jouer avec le feu, on finit par se brûler. Les manifestants armés d’Indianapolis ne sont pas des extrémistes. Ce sont des citoyens ordinaires, poussés à bout par un système qui ne les écoute plus. Et quand la colère monte, même les plus modérés finissent par sortir leurs fusils.
C’est ça, le vrai danger. Pas les armes, pas les manifestations — mais l’effondrement de la confiance. Quand les gens ne croient plus en la justice, en la police, en leurs élus, ils se font justice eux-mêmes. Et ça, aucune loi ne peut l’arrêter.
L’Amérique au bord du précipice
On en est là : un président qui bloque des fonds vitaux pour satisfaire son ego, une opposition impuissante, une population exaspérée. Et pourtant, rien ne change. Les sondages restent stables, les républicains restent silencieux, et Trump, lui, sourit.
Combien de tunnels faudra-t-il bloquer ? Combien de manifestants faudra-t-il abattre ? À quel moment l’Amérique se réveillera-t-elle ?
Le piège se referme
L’illusion du contrôle
Trump croit tenir les rênes. Mais l’histoire nous enseigne une chose : les dictateurs tombent toujours. Parfois par les urnes, parfois par la rue. Mais ils tombent.
Le problème, c’est le prix à payer. Combien de vies brisées, combien de projets sabotés, combien de familles ruinées avant que le pays ne se ressaisisse ?
Je ne sais pas quand ça arrivera. Mais je sais une chose : quand un homme pousse un peuple dans ses derniers retranchements, il finit toujours par perdre. La question, c’est de savoir ce qu’il restera de l’Amérique quand ce jour viendra.
Le choix qui nous attend
Nous sommes à la croisée des chemins. Soit nous acceptons de vivre dans un pays où un seul homme décide du sort de millions de gens. Soit nous nous levons.
Le tunnel de New York, c’est plus qu’un chantier. C’est un symbole. Celui d’une Amérique qui refuse de plier. Celui d’un peuple qui, malgré tout, continue de creuser.
Conclusion : L’heure des choix
La résistance s’organise
Les juges ont parlé. Les manifestants ont marché. Les ouvriers continuent de travailler. Face à la tyrannie de l’ego, il reste une chose : la résistance.
Elle prendra du temps. Elle coûtera cher. Mais elle est déjà en marche. Dans les rues d’Indianapolis, dans les tribunaux de New York, sur les chantiers du New Jersey. Partout où des hommes et des femmes refusent de se soumettre.
L’Amérique n’a jamais été parfaite. Mais elle a toujours su se relever. Aujourd’hui, c’est à nous de choisir : sommes-nous encore le pays des lumières et de la liberté, ou celui d’un homme qui veut tout posséder, même nos noms ?
Le dernier mot
Un jour, peut-être, Penn Station portera le nom de Trump. Mais les tunnels, eux, seront toujours là. Et les gens aussi. Et ça, aucune loi ne pourra jamais le changer.
Signé Jacques Pj Provost
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Cet article est un billet engagé, reflétant une analyse critique des dérives autoritaires du pouvoir exécutif américain. Il ne prétend pas à la neutralité, mais à la vérité : celle d’un système à bout de souffle, où l’intérêt général est sacrifié sur l’autel de l’ego présidentiel.
Méthodologie et sources
Les informations présentées ici sont issues de sources primaires (dépêches judiciaires, déclarations officielles, témoignages) et secondaires (analyses de presse). Chaque fait a été recoupé pour garantir son exactitude.
Nature de l’analyse
Il s’agit d’une analyse contextuelle, mêlant faits vérifiés et interprétation éditoriale. L’objectif n’est pas seulement d’informer, mais de provoquer une prise de conscience.
Sources
Sources primaires
CNBC — U.S. judge unfreezes funding for $16 billion New York City tunnel project (7 février 2026)
NJ.com — After court tells Trump administration to release funds, the massive new N.Y.-N.J. tunnel project gets $30 million (15 février 2026)
NBC News — Judge says Trump must release funds for $16B New York-New Jersey tunnel (7 février 2026)
Townhall — Armed Protesters Take Issue With Trump’s Post-Alex Pretti Comments (16 février 2026)
USA Today — Alex Pretti shooting: Timeline shows Trump officials’ comments changing (30 janvier 2026)
Sources secondaires
Los Angeles Times — After a reported Trump threat over naming sites after him, judge orders rail tunnel funding restored (7 février 2026)
PBS News — Killing of Alex Pretti scrambles Second Amendment politics for Trump (27 janvier 2026)
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