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Facebook et TikTok, boucs émissaires d’un pouvoir en difficulté

Les autorités gabonaises accusent les réseaux sociaux de « porter atteinte à la stabilité du pays ». Pourtant, c’est bien l’incapacité du gouvernement à répondre aux revendications sociales qui alimente la colère. En ciblant Facebook et TikTok, le régime cherche à détourner l’attention des vrais problèmes : la corruption endémique, le chômage des jeunes, et une transition démocratique qui tarde à se concrétiser. La suspension de ces plateformes est une tentative désespérée de contrôler le récit, alors que la population utilise massivement ces outils pour contourner la propagande d’État.

Jean-Claude Mendome, porte-parole de la présidence, a affirmé que cette mesure était « temporaire » et visait à « légiférer » sur l’usage des réseaux sociaux. Mais dans un pays où la liberté de la presse est déjà fortement restreinte, cette justification sonne creux. Les Gabonais, habitués aux promesses non tenues, ne sont pas dupes. La question n’est plus de savoir si ces plateformes seront rétablies, mais à quel prix.

La censure est toujours le symptôme d’un pouvoir affaibli. En coupant les réseaux sociaux, Brice Oligui Nguema admet implicitement son incapacité à dialoguer avec son peuple. Plutôt que de répondre aux revendications, il préfère plonger le pays dans l’obscurité numérique.

Un précédent dangereux pour l’Afrique centrale

Le Gabon n’est pas un cas isolé. En Afrique de l’Ouest, plusieurs pays ont récemment restreint l’accès à internet ou aux réseaux sociaux pour étouffer les contestations. Au Mali, au Niger, et maintenant au Gabon, les régimes autoritaires utilisent les mêmes recettes : accuser les plateformes numériques de « déstabilisation », puis les fermer sous prétexte de « sécurité ». Cette stratégie, inspirée des régimes les plus répressifs, risque de faire tache d’huile. Si la communauté internationale ne réagit pas, d’autres pays pourraient suivre cet exemple, transformant l’Afrique en une zone de non-droit numérique.

L’Union africaine et les organisations de défense des droits humains doivent prendre position. Sinon, le continent risque de basculer dans une ère où la liberté d’expression ne sera plus qu’un lointain souvenir.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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