Vous le connaissez peut-être comme l’un des piliers de la philosophie occidentale, mais ses théories physiques étaient pour la plupart un ensemble d’hypothèses qui ne tenaient pas la route. Il affirmait que les objets plus lourds tombaient plus vite que les objets plus légers, un « fait » que les gens ont accepté pendant près de deux millénaires sans le vérifier. Ce n’est que bien plus tard que nous avons compris que la gravité ne tenait pas compte du poids d’un objet lorsqu’il s’agissait de sa vitesse de chute libre.
2. Galien et les quatre humeurs
Ce médecin romain a convaincu le monde pendant des siècles que la santé dépendait entièrement de l’équilibre entre le sang, le flegme, la bile noire et la bile jaune. Si vous ne vous sentiez pas bien, il vous suggérait simplement une bonne saignée pour rétablir cet équilibre. Nous savons aujourd’hui que les germes et la génétique jouent un rôle beaucoup plus important que vos « humeurs ».
3. L'ego centré de Ptolémée
Ptolémée était un génie mathématique, mais il plaçait la Terre au centre de l’univers, tandis que tout le reste tournait autour de nous. Son système complexe d’« épicycles » était conçu pour expliquer pourquoi les planètes se déplaçaient de manière étrange, donnant au cosmos l’apparence d’une horloge compliquée. Finalement, nous avons compris que c’est en réalité nous qui tournons autour du soleil.
4. Le refroidissement de la Terre par Lord Kelvin
Géant de la thermodynamique, Kelvin a calculé l’âge de notre planète en mesurant le temps nécessaire à une boule en fusion pour refroidir. Il en a conclu que la Terre n’avait que 20 à 100 millions d’années, ce qui est une sous-estimation considérable. Il ignorait tout de la radioactivité, qui fournit la chaleur interne qui maintient notre monde bien plus ancien qu’il ne l’imaginait.
5. Le programme d'entraînement de Jean-Baptiste Lamarck
Lamarck pensait que si un animal travaillait dur pour modifier son corps au cours de sa vie, ces changements physiques seraient directement transmis à ses enfants. Il a notamment suggéré que les girafes avaient un long cou parce que leurs ancêtres s’étiraient sans cesse pour atteindre les feuilles situées en hauteur. La génétique a finalement prouvé qu’il n’était pas possible de transmettre à sa progéniture les « gains » obtenus à la salle de sport.
6. Paracelse et l'homunculus
Ce célèbre alchimiste croyait pouvoir faire grandir un petit être humain entièrement formé dans un bocal à l’aide d’ingrédients plutôt répugnants, tels que des déchets biologiques. Il était convaincu que la vie pouvait naître spontanément grâce à ces étranges recettes chimiques. Heureusement, la biologie moderne a remplacé ses « bébés en bocal » par la réalité de la reproduction cellulaire et de l’ADN.
7. Le poulet congelé de Francis Bacon
Bacon est le père de la méthode scientifique, mais ses expériences pouvaient parfois être quelque peu malavisées, voire fatales. Il est mort après avoir tenté de prouver que farcir un poulet de neige permettrait de conserver sa viande, attrapant un mauvais rhume au cours du processus. S’il avait raison au sujet de la réfrigération en général, sa théorie spécifique sur la manière dont le froid interagit avec la chair était assez primitive.
8. L'univers géométrique de Johannes Kepler
Avant de définir les lois du mouvement planétaire, Kepler était obsédé par l’idée que l’univers était constitué de formes 3D parfaites. Il a essayé d’intégrer les orbites des planètes dans une série imbriquée de solides platoniciens tels que des cubes et des pyramides. C’était une belle idée, mais l’univers s’est avéré beaucoup plus désordonné et elliptique que ne le suggéraient ses jolies formes.
9. René Descartes et la machine animale
Descartes était un mathématicien brillant, mais il avait la curieuse conviction que les animaux n’étaient que des automates mécaniques dépourvus d’esprit. Il affirmait qu’ils ne pouvaient ni ressentir la douleur ni penser, car ils n’avaient pas d’âme rationnelle, ce qui a conduit à des traitements assez cruels au nom de la science. Aujourd’hui, nous reconnaissons que nos amis à fourrure ont des émotions complexes et un système nerveux bien réel.
10. Gottfried Leibniz et le meilleur des mondes
Leibniz affirmait que, puisque Dieu est parfait, nous devons vivre dans le meilleur des mondes possibles. Il pensait que chaque tragédie ou imperfection était en réalité nécessaire à une plus grande harmonie que nous ne pouvions tout simplement pas percevoir. Aujourd’hui, la plupart des gens ont du mal à accepter cette idée, surtout quand on considère l’ampleur du chaos qui a marqué l’histoire.
11. Thomas Hobbes et la quadrature du cercle
Hobbes était un poids lourd de la politique, mais il n’aurait pas dû s’essayer à la géométrie, car il affirmait avoir résolu le problème impossible de « la quadrature du cercle ». Il a passé des années à débattre avec de véritables mathématiciens, insistant sur le fait que ses preuves erronées étaient révolutionnaires. L’histoire se souvient de son contrat social, mais ses mathématiques restent un exemple édifiant de confiance excessive.
12. Les bêtes mythiques de Carl Linnaeus
L’homme qui nous a donné le système de classification des espèces a également inclus une section pour les humains « monstrueux » et les créatures mythiques comme les hydres. Il croyait sincèrement que ces êtres existaient dans des régions reculées du monde et leur a donné des classifications scientifiques officielles. Nous avons finalement réalisé que ces histoires n’étaient que des légendes maritimes et non une réalité biologique.
13. La vie spontanée de Francesco Redi
Pendant longtemps, Redi a lutté contre la croyance populaire selon laquelle les asticots apparaissaient comme par enchantement sur la viande en décomposition. Même après qu’il eut prouvé que les mouches pondaient des œufs, beaucoup continuaient à croire que de minuscules « microbes » pouvaient surgir de nulle part. Il a fallu du temps pour que le monde accepte l’idée que la vie ne peut provenir que d’une autre forme de vie.
14. William Harvey et la chaleur du cœur
Harvey a correctement compris comment le sang circule, mais il s’est complètement trompé sur la raison pour laquelle le cœur bat. Il pensait que le cœur agissait comme une fournaise pour réchauffer le sang, plutôt que comme une simple pompe musculaire. Il considérait le corps comme une sorte de machine à vapeur, ignorant la nature purement mécanique de notre système cardiovasculaire.
15. La théorie de la séduction de Sigmund Freud
Freud est une figure emblématique de la psychologie, mais sa première « théorie de la séduction » attribuait presque tous les troubles mentaux à des traumatismes spécifiques subis pendant l’enfance, qui souvent n’avaient jamais eu lieu. Il a par la suite abandonné cette idée, mais son obsession pour les pulsions inconscientes l’empêchait encore de comprendre le fonctionnement de la chimie du cerveau. La plupart de ses théories sont aujourd’hui davantage considérées comme de la littérature que comme de la science médicale.
16. Pythagore et l'interdiction des haricots
Vous connaissez son théorème, mais vous ignorez probablement que Pythagore avait une phobie spirituelle mortelle des fèves. Il croyait qu’elles contenaient les âmes des morts et interdisait à ses disciples de les toucher. La légende raconte qu’il préférait se laisser capturer par ses ennemis plutôt que de traverser un champ de fèves pour s’échapper.
17. Les rêves alchimiques de Robert Boyle
Le « père de la chimie » a passé une grande partie de sa vie à essayer de transformer le plomb en or à l’aide de potions secrètes. Il croyait qu’il existait un solvant universel capable de décomposer n’importe quel métal et de le transformer en un métal précieux. Bien qu’il ait contribué à jeter les bases de la chimie, son cœur était toujours attaché au monde magique de l’alchimie.
18. Empédocle et la force de l'amour
Ce penseur grec a proposé que tout dans le monde était maintenu ensemble ou séparé par deux forces littérales appelées « Amour » et « Conflit ». Il ne les considérait pas comme des métaphores, mais comme des éléments physiques réels qui régissaient le mouvement des atomes. La science a finalement remplacé ces notions romantiques par des concepts ennuyeux tels que l’électromagnétisme et les forces nucléaires.
19. Le fluide électrique de Benjamin Franklin
Franklin a accompli un travail remarquable dans le domaine de la foudre, mais il pensait que l’électricité était un « fluide » qui circulait d’un objet à un autre comme de l’eau. Il croyait qu’un excès de ce fluide provoquait une charge positive et qu’un manque provoquait une charge négative. Bien que ses calculs soient corrects, l’électricité est en réalité le mouvement des électrons, et non un liquide mystérieux.
20. Lucrèce et les mondes infinis
Lucrèce était un poète antique qui avait correctement deviné l’existence des atomes, mais il pensait également qu’ils avaient un « libre arbitre » et pouvaient dévier quand bon leur semblait. Il utilisait cette « déviation » pour expliquer pourquoi les humains ont le choix, ce qui n’est pas exactement ainsi que fonctionne la physique. C’était un visionnaire, mais sa compréhension de la mécanique atomique était plus poétique que pratique.