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Un siècle de protectionnisme maritime

Le Merchant Marine Act de 1920 — communément appelé Jones Act, du nom du sénateur Wesley Jones — a été conçu dans un monde où la marine marchande américaine était un pilier de la sécurité nationale. L’idée était simple : maintenir une flotte commerciale domestique capable de se transformer en flotte auxiliaire militaire en temps de guerre.

Un siècle plus tard, cette logique tient-elle encore ? Les chiffres suggèrent le contraire. La flotte marchande américaine éligible au Jones Act ne compte plus qu’environ 90 navires, contre des milliers dans les années 1950. Les chantiers navals américains construisent des bâtiments qui coûtent quatre à cinq fois plus cher que leurs équivalents sud-coréens ou chinois.

Le coût invisible pour les consommateurs

Ce que la plupart des Américains ignorent, c’est que cette loi augmente silencieusement le prix de presque tout ce qu’ils achètent. Le transport maritime entre ports américains coûte significativement plus cher que le transport international équivalent, précisément parce que la concurrence étrangère est interdite.

Pour le pétrole, l’effet est particulièrement pervers. Il est souvent moins cher d’envoyer du brut du Golfe du Mexique vers l’Europe, puis de le réimporter, que de l’expédier directement vers la côte Est des États-Unis sur un navire conforme au Jones Act. Et pourtant, c’est exactement ce que font certains opérateurs.

Les économistes le répètent depuis des décennies. Le Congressional Research Service, le Cato Institute, la Heritage Foundation — des institutions de sensibilités très différentes — convergent sur un même diagnostic : le Jones Act est un transfert de richesse massif des consommateurs vers une poignée d’armateurs et de chantiers navals.

Encadré de transparence

Méthodologie

Cet article est une analyse éditoriale fondée sur des sources ouvertes, des données publiques et des rapports institutionnels. Il ne constitue ni un conseil financier ni une prise de position partisane. Les estimations de coûts citées proviennent de multiples sources indépendantes et gouvernementales dont les fourchettes varient significativement.

Déclaration d’intérêt

L’auteur n’a aucun lien financier avec l’industrie maritime, pétrolière ou les organisations syndicales mentionnées dans cet article. Aucun contenu sponsorisé. Aucun partenariat commercial.

Contexte éditorial

Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.

Sources

Sources primaires

The Epoch Times — White House Issues 60-Day Jones Act Waiver to Mitigate Rising Fuel Prices — Mars 2026

The Epoch Times — What to Know About Trump’s Waiver of Shipping Rules to Ease Gas Price Pressures — 27 mars 2026

The Epoch Times — Trump Says Iran Allowed 10 Tankers Through Hormuz Strait — 26 mars 2026

Sources secondaires

Congressional Research Service — The Jones Act: An Overview — Rapport actualisé

Cato Institute — The Jones Act: A Burden America Can No Longer Bear

Government Accountability Office — Maritime Security: DOT Needs to Expeditiously Finalize the Required National Maritime Strategy — GAO-13-260

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