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Une députée de l’Arizona, née à Téhéran

Yassamin Ansari, 33 ans, démocrate de l’Arizona, n’a pas attendu que les analystes terminent leurs plateaux télévisés. Lundi matin, elle a écrit sur X ce que des dizaines de parlementaires pensaient sans le dire : « Le président des États-Unis est un dérangé lunatique et une menace pour la sécurité nationale, pour notre pays et pour le reste du monde. » Puis, la phrase qui transforme l’insulte en procédure constitutionnelle : « Le 25ᵉ amendement existe pour une raison. »

Ansari est née de parents iraniens. Elle a grandi entre deux langues, deux cultures, deux loyautés que Trump vient de transformer en cible militaire d’un côté et en patrie de l’autre. Sa colère n’est pas partisane — elle est biographique. Quand un président menace de bombarder le pays de vos grands-parents un dimanche de Pâques, la distance entre politique intérieure et politique étrangère s’effondre dans votre estomac.

Je note que personne ne parle de son courage. On parle de son « excès ». On parle de sa « rhétorique ». Mais nommer un danger quand il est là, ce n’est pas de la rhétorique. C’est le minimum vital d’une démocratie qui respire encore.

Le mot « lunatique » et ce qu’il coûte de le prononcer

Dans le vocabulaire politique américain, traiter un président en exercice de « lunatique » revient à franchir une ligne invisible. Ce mot ne décrit pas une politique — il décrit une pathologie. Ansari le sait. Elle sait que ce mot fera d’elle une cible, que les comptes MAGA la harcèleront pendant des semaines, que son bureau recevra des menaces. Elle l’a quand même écrit. À 9h17 un lundi matin. Sans euphémisme. Sans conditionnel.

Le mot est là, posé sur l’écran comme un diagnostic. Et pourtant, ce qui frappe, ce n’est pas qu’une députée ait osé le prononcer — c’est que si peu l’aient fait avant elle. Trois ans de retour au pouvoir. Des centaines de posts incendiaires. Des menaces contre des alliés, des juges, des procureurs. Et il aura fallu une menace de bombardement sur un réseau social pour qu’une élue ose utiliser le mot que des millions de citoyens murmurent depuis janvier 2025.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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