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Une ambassadrice désignée puis désavouée

L’année 2025 commence pourtant sous les meilleurs auspices pour Elise Stefanik. En janvier, Trump annonce sa nomination comme ambassadrice des États-Unis aux Nations Unies. C’est un poste prestigieux, une reconnaissance de sa loyauté, une promotion qui semble valider toutes ses années de dévouement au mouvement MAGA. Stefanik rayonne. Les médias conservateurs la célèbrent. Elle se prépare aux auditions de confirmation au Sénat, confiante, presque triomphante. Mais voilà, la politique trumpienne ne connaît pas la stabilité. En mars 2025, coup de théâtre : la Maison-Blanche retire sa nomination. Officiellement, c’est à cause de la majorité ultra-serrée des républicains à la Chambre des représentants. Perdre Stefanik créerait un vide difficile à combler, risquant de fragiliser encore davantage le contrôle républicain. Une explication technique, presque bureaucratique. Mais dans les couloirs du pouvoir, tout le monde comprend le message réel : Stefanik est plus utile là où elle est qu’à l’ONU.

Le choc est brutal pour la représentante de New York. Elle qui croyait avoir gagné son ticket pour la scène internationale se retrouve coincée dans un rôle qu’elle pensait avoir dépassé. Les commentateurs politiques notent son embarras lors des interviews qui suivent. Elle tente de minimiser, de présenter cela comme un sacrifice patriotique pour le bien du parti. Mais personne n’est dupe. C’est la première fissure dans sa relation avec Trump. La première fois où elle réalise peut-être que sa loyauté n’est pas nécessairement réciproque. Qu’elle n’est qu’un pion sur l’échiquier trumpien, déplacé ou sacrifié selon les besoins du moment. Stefanik encaisse, sourit devant les caméras, et décide de se tourner vers un nouveau projet : devenir gouverneure de New York. Si elle ne peut pas briller sur la scène internationale, elle brillera sur la scène étatique. C’est du moins ce qu’elle croit.

Les tensions avec le speaker Mike Johnson

Mais les problèmes s’accumulent. En décembre 2025, quelques jours seulement avant son retrait de la course, Stefanik entre en conflit ouvert avec le speaker de la Chambre Mike Johnson. L’affrontement est public, brutal, révélateur des tensions qui minent le leadership républicain. Stefanik accuse Johnson de mentir, de l’avoir trahie sur une disposition qu’elle défendait dans un projet de loi sur la défense. Elle ne se contente pas de critiques privées. Non, elle part en guerre médiatique, accordant une série d’interviews dévastatrices. Dans le Wall Street Journal, elle qualifie Johnson de « novice politique » et affirme qu’il ne serait pas réélu speaker si le vote avait lieu immédiatement. C’est une déclaration explosive, un affront public à la hiérarchie du parti. Johnson tente d’apaiser les tensions, affirmant avoir eu une « excellente conversation » avec Stefanik. Mais le mal est fait. Sur les réseaux sociaux, un message de Stefanik reste en ligne, accusant Johnson de « mensonges supplémentaires ».

Cette guerre intestine révèle quelque chose de plus profond : Stefanik est en train de perdre pied. Elle qui avait construit sa carrière sur la discipline partisane, sur la capacité à rester dans le rang tout en se faisant remarquer, commence à montrer des signes de frustration, voire de désespoir. Les observateurs politiques notent ce changement de ton. Stefanik n’est plus la loyaliste disciplinée. Elle devient erratique, imprévisible, presque autodestructrice. Comme si elle sentait déjà que tout s’effondrait autour d’elle. Le conflit avec Johnson n’est pas la cause de son retrait, mais il en est un symptôme. Un signe que quelque chose s’est brisé dans la machine bien huilée de sa carrière politique. Et Trump, lui, observe tout cela de loin, sans intervenir, sans la défendre. Le silence du président est assourdissant.

Il y a quelque chose de pathétique dans cette séquence. Stefanik qui s’en prend à Johnson, qui multiplie les interviews assassines, qui perd son sang-froid… C’est l’image d’une femme qui sent le sol se dérober sous ses pieds. Elle frappe dans toutes les directions, cherchant désespérément un coupable, un responsable de son naufrage. Mais le vrai responsable, elle ne peut pas l’attaquer. Parce que c’est Trump. Et attaquer Trump dans le GOP de 2025, c’est un suicide politique. Alors elle se rabat sur Johnson, sur des cibles secondaires, espérant peut-être que Trump remarquera sa combativité, qu’il viendra à son secours. Mais Trump ne vient jamais au secours de personne. Il regarde, il évalue, et quand vous ne servez plus ses intérêts, il vous laisse couler. C’est aussi simple et aussi cruel que ça.

Sources

Sources primaires

Alternet – « Trump drove GOP rep into retirement after ‘series of public humiliations’: NYT » par Adam Lynch, publié le 19 décembre 2025. Article analysant le retrait de Stefanik et citant le rapport du New York Times sur les humiliations publiques infligées par Trump.

PBS NewsHour – « Rep. Stefanik ends her campaign for New York governor, won’t seek reelection to House » par Anthony Izaguirre, Associated Press, publié le 19 décembre 2025. Couverture factuelle de l’annonce de Stefanik et du contexte politique.

Politico – « Trump’s Mamdani embrace complicates Elise Stefanik’s path to governor » par Nick Reisman, publié le 25 novembre 2025. Analyse détaillée de la rencontre Trump-Mamdani et de ses implications pour la campagne de Stefanik.

Sources secondaires

The Hill – « Stefanik drops New York governor bid, will leave Congress » publié le 19 décembre 2025. Couverture de l’annonce du retrait de Stefanik.

Roll Call – « Stefanik ends campaign for New York governor, will retire » publié le 19 décembre 2025. Analyse des implications du retrait pour le Congrès et la course au poste de gouverneur.

Raw Story – « ‘Brutal’: Internet lights up after Elise Stefanik’s ‘humiliating’ exit » publié le 19 décembre 2025. Couverture des réactions sur les réseaux sociaux.

New York Post – « Trump says Zohran Mamdani is not a ‘jihadist’ in warm exchange » publié le 21 novembre 2025. Couverture de la rencontre Trump-Mamdani à la Maison-Blanche.

NBC News – « Trump meets with New York mayor-elect Mamdani » publié le 21 novembre 2025. Couverture en direct de la rencontre Trump-Mamdani.

Siena College Research Institute – Sondages sur la course au poste de gouverneur de New York, novembre 2025. Données sur les intentions de vote et les taux d’approbation.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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