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Une promesse absurde dès le départ

Pendant toute sa campagne de 2024, Donald Trump a martelé inlassablement qu’il mettrait fin à la guerre en Ukraine en vingt-quatre heures après son retour à la Maison Blanche, une affirmation qui défiait non seulement toute logique géopolitique mais aussi la compréhension la plus élémentaire des relations internationales complexes. Cette proclamation grandiloquente résonnait comme un défi lancé à la réalité, comme si Trump croyait sincèrement que sa seule présence au pouvoir suffirait à faire reculer les armées russes et à forcer Vladimir Poutine à capituler instantanément. Les analystes politiques et experts en relations internationales ont été nombreux à souligner l’absurdité d’une telle promesse, soulignant que même les présidents les plus expérimentés et les plus diplomates n’ont jamais eu ce genre de pouvoir sur des conflits internationaux majeurs. Pourtant, Trump a persisté dans cette affirmation, l’utilisant comme un atout électoral majeur pour se différencier de l’administration Biden qu’il accusait d’incompétence et de faiblesse face à l’agression russe.

AP News a documenté dans un article détaillé publié le 18 avril 2025 comment Trump a progressivement modifié sa rhétorique sur l’Ukraine après avoir pris ses fonctions, passant de certitudes absolues à des formulations de plus en plus vagues et évasives. L’article intitulé « How Trump backed away from promising to end the Russia-Ukraine war in 24 hours » révèle comment l’administration Trump a rapidement compris que la géopolitique ne se plie pas aux souhaits présidentiels, même les plus fermement exprimés. Ce qui était présenté comme une promesse ferme et immédiate s’est transformé en un processus complexe nécessitant du temps, des négociations et des compromis qui n’étaient jamais mentionnés pendant la campagne. Cette volte-face tactique, bien que nécessaire sur le plan diplomatique, représente un aveu implicite d’échec : la promesse de paix en vingt-quatre heures ne pouvait pas être tenue, et l’administration a dû naviguer entre le déni et la reconnaissance progressive de cette réalité.

Ce qui me fascine dans cette affaire de la promesse sur l’Ukraine, c’est cette capacité de Trump à dire n’importe quoi pendant la campagne en sachant parfaitement qu’il ne pourra pas tenir sa parole une fois élu. Il y a quelque chose de cynique à un niveau que j’ai rarement vu en politique, cette conscience que l’électeur moyen ne se souviendra pas ou ne se souciera pas des promesses spécifiques faites dans le feu de la campagne une fois que le président sera installé au pouvoir. J’ai vu Trump dire avec une certitude absolue qu’il réglerait la guerre en Ukraine en vingt-quatre heures, regarder les caméras droit dans les yeux, sourire avec cette assurance inébranlable qui est sa signature, et je me demande : savait-il déjà que c’était impossible ? Ou a-t-il vraiment cru à ce moment-là que sa seule personnalité suffirait à faire plier Vladimir Poutine ? L’une ou l’autre réponse me terrifie : soit nous avons un président qui ment consciemment au peuple américain sur des questions de guerre et de paix, soit nous avons un président dont le narcissisme est si profond qu’il croit sincèrement pouvoir accomplir l’impossible par pure force de personnalité. Dans les deux cas, l’Amérique se trouve entre les mains d’un homme qui ne comprend pas ou ne se soucie pas de la différence entre la rhétorique électorale et la réalité du pouvoir.

La réalité d’un conflit qui se poursuit

Presque un an après son retour à la Maison Blanche, la guerre en Ukraine continue de faire rage, bombardements quotidiens, pertes humaines massives et déplacements de population en chaîne témoignant de l’échec évident de la promesse trumpienne de paix instantanée. Les lignes de front oscillent mais restent fondamentalement stables, les forces russes continuent d’avancer et de reculer selon des cycles militaires prévisibles, et l’administration Trump n’a présenté aucun plan crédible pour résoudre le conflit de manière durable. Au lieu de la paix promise en vingt-quatre heures, les Américains découvrent que leur nouveau président est aussi impuissant que son prédécesseur face à l’entêtement de Vladimir Poutine et à la complexité des revendications territoriales qui alimentent ce conflit depuis des années. Ce qui devait être la démonstration ultime du pouvoir trumpien s’est transformé en illustration de ses limites tragiques.

Pourtant, Trump et son équipe continuent de prétendre que des progrès significatifs sont en cours, utilisant un langage délibérément vague qui permet d’affirmer tout et son contraire sans jamais être tenus responsables de quoi que ce soit de concret. Les termes « processus en cours », « négociations complexes », « détente progressive » remplacent désormais les promesses fermes de paix immédiate, mais ne signifient rien de tangible sur le terrain militaire. Cette rhétorique de l’indéfini permet à Trump de maintenir l’illusion du succès auprès de sa base électorale tout que le sang continue de couler en Ukraine. Ce qui est particulièrement frustrant pour les observateurs attentifs, c’est cette absence totale de reconnaissance de l’échec initial : Trump n’a jamais admis que sa promesse de vingt-quatre heures était irréaliste, jamais reconnu avoir sous-estimé la complexité du conflit, jamais présenté d’excuses pour avoir donné de faux espoirs aux victimes de cette guerre interminable.

Quand je regarde les images bombardements qui continuent de détruire des villes ukrainiennes jour après jour, cette promesse brisée de paix en vingt-quatre heures pèse sur ma conscience comme une accusation silencieuse. Chaque fois qu’une bombe tombe sur Kharkiv ou Mariupol, chaque fois qu’un civil ukrainien perd la vie dans des bombardements aveugles, je pense à cette promesse grandiloquente de Trump, à ces vingt-quatre heures qui n’ont jamais existé, à cette illusion de pouvoir présidentiel qui a permis à des millions d’Américains de croire que tout pouvait être résolu instantanément. Il y a quelque chose de cruel à donner de faux espoirs à des gens qui souffrent, à leur faire croire que le salut est imminent alors que rien ne change réellement sur le terrain. J’ai vu des Ukrainiens pleurer devant les caméras après l’élection de Trump, croyant sincèrement que la guerre serait finie le jour de l’investiture, et je me demande comment ils se sentent aujourd’hui, un an plus tard, alors que les frappes aériennes continuent et que rien n’indique que la fin est proche. Cette trahison de l’espoir, cette manipulation des émotions humaines à des fins purement politiques, représente peut-être le pire des mensonges trumpiens, celui qui ne blesse pas seulement la vérité mais aussi les êtres humains qui avaient cru à la possibilité d’un monde meilleur.

Sources

Sources primaires

Raw Story, « Bevy of broken Trump promises laid bare in new analysis », 2 janvier 2026. MS NOW, « Tracking Trump’s first-year promises: What he delivered, what he didn’t », 2 janvier 2026. Politico, « Promises kept, broken and TBD: Defining Trump’s first 100 days », 29 avril 2025. AP News, « How Trump backed away from promising to end the Russia-Ukraine war in 24 hours », 18 avril 2025.

Sources secondaires

Yale Budget Lab, analyse des coûts des droits de douane pour les ménages américains, novembre 2025. Bureau of Labor Statistics, données sur l’inflation et les prix alimentaires, mars 2025. Cato Institute, données sur les expulsions de l’ICE et les condamnations criminelles des détenus, juin 2025. Resume.org, enquête sur l’élimination des programmes DEI dans les entreprises américaines, juillet 2025. USA Today, rapport sur l’élimination des programmes DEI par les géants de la technologie, 9 décembre 2025. US Department of Agriculture, données sur l’augmentation des prix alimentaires de 2020 à 2024, 2025. Advocates for Trans Equality, déclaration de Rodrigo Heng-Lehtinen sur les politiques anti-transgenres de Trump, 2025.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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