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Une frappe chirurgicale aux allures de film d’action

L’opération était, selon Trump, « extrêmement complexe » — si complexe qu’il a admis l’avoir regardée se dérouler « comme si c’était une émission de télévision ». Les forces spéciales — probablement la Delta Force et les Navy SEALs, bien que le Pentagone n’ait pas confirmé — ont frappé plusieurs cibles simultanément : la base aérienne de La Carlota, Fort Tiuna (le plus grand complexe militaire du pays), le bâtiment de l’Assemblée législative, et des installations côtières dans d’autres États. L’objectif principal : neutraliser les défenses, semer la confusion, et extraire Maduro de sa résidence avant que quiconque ne puisse réagir. L’attaque n’a duré que trente minutes. Trente minutes pour renverser un régime en place depuis vingt-cinq ans. La vice-présidente Delcy Rodríguez a confirmé des morts civils et militaires, sans donner de chiffre précis. Trump a affirmé que des soldats américains avaient été blessés mais qu’aucun n’avait perdu la vie.

Des vidéos vérifiées par l’Associated Press montrent des voitures circulant sur une autoroute tandis que des explosions illuminent les collines en arrière-plan. D’autres images captent des hélicoptères survolant la ville, des panaches de fumée obscurcissant le paysage nocturne. Dans certains quartiers de Caracas, l’électricité a été coupée pendant des heures. « Comment je me sens? Effrayé, comme tout le monde », a confié un résident, Noris Prada, assis sur une avenue déserte. « Les Vénézuéliens se sont réveillés terrifiés. Beaucoup de familles n’ont pas pu dormir. » Pendant ce temps, à Doral, en Floride — où vit la plus grande communauté vénézuélienne des États-Unis — des exilés enveloppés dans des drapeaux vénézuéliens célébraient au son de la musique, mangeant des empanadas et applaudissant devant les écrans de télévision.

En fin de journée, un avion transportant Maduro a atterri à la base aérienne Stewart, dans l’État de New York, sous haute sécurité. Une silhouette — celle de Maduro, selon les autorités — a été aperçue descendant prudemment l’escalier de l’appareil avant d’être escortée par des agents fédéraux filmant la scène avec leurs téléphones. Le département de la Justice a rapidement dévoilé un nouvel acte d’accusation : conspiration narcoterroriste, importation de cocaïne, possession d’armes automatiques et conspiration de possession d’armes. Le département d’État estimait en 2020 que 200 à 250 tonnes de cocaïne transitaient annuellement par le Venezuela. Si reconnu coupable de l’ensemble des charges, Maduro risque la prison à vie — une fin de parcours dramatique pour celui qui se présentait comme l’héritier de la révolution bolivarienne de Hugo Chávez.

Les charges contre le couple Maduro

L’acte d’accusation original datait de mars 2020, sous le premier mandat de Trump. Le nouvel acte va plus loin : il inclut l’épouse Cilia Flores, le fils de Maduro surnommé « Nicolasito », et le chef présumé du gang Tren de Aragua. Selon le document, depuis plus de vingt-cinq ans, les dirigeants vénézuéliens ont « abusé de leurs positions de confiance publique pour corrompre les institutions légitimes ». L’acte d’accusation détaille des collaborations présumées avec le cartel de Sinaloa, les Zetas, les FARC, l’ELN et le gang Tren de Aragua pour inonder les États-Unis de cocaïne. Il allègue aussi que Maduro, lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères entre 2006 et 2008, a fourni des passeports diplomatiques à des trafiquants connus et facilité des vols sous couverture diplomatique pour rapatrier des fonds blanchis depuis le Mexique.

Une ironie saute aux yeux : le mois dernier, Trump a gracié l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernández, qui avait été condamné aux États-Unis pour avoir aidé à faire passer plus de 400 tonnes de cocaïne vers l’Amérique. Un trafiquant libéré d’un côté, un autre capturé par une invasion militaire de l’autre. La procureure générale Pam Bondi a annoncé sur X que le couple Maduro ferait face à « toute la fureur de la justice américaine sur le sol américain, dans les tribunaux américains ».

Un trafiquant libéré d’un côté, un autre capturé par une invasion de l’autre. Quelle logique? La réponse tient en un mot : pétrole. Maduro n’avait pas les bonnes connexions. Il n’a pas joué le bon jeu. Et maintenant, il paie.

Sources

Sources primaires

PBS News – Maduro’s capture and Trump’s claim that U.S. will run Venezuela raise new legal questions, 3 janvier 2026. UN News – US actions in Venezuela ‘constitute a dangerous precedent’: Guterres, 3 janvier 2026. NPR – Regional tensions rise after U.S. military action and removal of Maduro, 3 janvier 2026. CNN – Trump’s legal authority in Venezuela, explained, 3 janvier 2026. NBC News – Maduro arrives in New York after capture in Venezuela, 3 janvier 2026.

Sources secondaires

WOLA – Unilateral U.S. military intervention violates international law, 3 janvier 2026. Al Jazeera – US lawmakers react to attack on Venezuela, 3 janvier 2026. CNBC – Trump’s removal of Maduro prompts questions from Congress, 3 janvier 2026. Reason – Trump should have gotten congressional authorization, 3 janvier 2026. The Hill – Pam Bondi says Maduro indicted on narco-terrorism charges, 3 janvier 2026. ABC News – Republicans largely back Trump on Venezuela, Democrats decry it, 3 janvier 2026.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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