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La capture de Maduro : une opération d’envergure

L’opération militaire qui a conduit à la capture de Nicolás Maduro représente un moment décisif dans l’histoire récente du Venezuela et des relations interaméricaines. Selon les informations disponibles, des forces spéciales américaines ont mené un raid complexe et soigneusement coordonné dans la capitale Caracas, aboutissant à l’arrestation du président vénézuélien et de son épouse Cilia Flores. Les détails précis de l’opération restent flous, mais les images diffusées par Trump lui-même sur sa plateforme Truth Social, le montrant aux côtés du directeur de la CIA John Ratcliffe et du secrétaire d’État Marco Rubio en train d’observer les événements en temps réel, suggèrent une opération de grande envergure planifiée depuis longtemps. La rapidité avec laquelle l’opération s’est déroulée et le fait qu’elle ait été menée avec succès indiquent un niveau de préparation et de renseignement considérable de la part des services américains.

La réaction internationale à cette opération a été pour le moins mitigée. Si les communautés vénézuéliennes exilées aux États-Unis, en particulier à Miami, ont célébré la nouvelle avec ferveur, voyant peut-être enfin la fin d’un régime qu’elles considèrent comme tyrannique, d’autres voix se sont élevées pour dénoncer ce qui est perçu comme une violation flagrante de la souveraineté nationale. Le Venezuela a accusé les États-Unis d’une «agression militaire sérieuse» et a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies pour dénoncer ce qu’il qualifie d’acte d’impérialisme moderne. En Amérique latine, les réactions ont partagé entre condamnation ferme de la part des gouvernements progressistes et silence prudent de la part de ceux qui ne souhaitent pas s’aliéner Washington. L’Union européenne, pour sa part, a adopté une position plus nuancée, appelant au respect du droit international tout en soulignant la nécessité d’une solution politique à la crise vénézuélienne.

Il y a quelque chose de profoundly dérangeant dans cette normalisation du renversement de régimes par la force. Nous sommes en 2026, pas en 1960, et pourtant les méthodes n’ont pas changé. La même arrogance, la même certitude que les États-Unis savent ce qui est bon pour les autres pays, la même volonté d’imposer leur vision de la démocratie et de l’économie par la puissance militaire si nécessaire. Je ne peux m’empêcher de penser aux précédents historiques, à tous ces gouvernements renversés par la CIA et les forces américaines au nom de la «liberté» et de la «démocratie», pour finalement laisser derrière eux des décennies d’instabilité, de violence et de souffrance pour les populations locales. Le Venezuela va-t-il connaître le même destin? Ou cette fois sera-t-elle différente? Ces questions me tournent en tête alors que je regarde les images de célébration à Miami, et je me demande combien de ces personnes qui chantent et dansent dans les rues aujourd’hui seront encore là pour pleurer demain quand la réalité de l’occupation et de l’exploitation économique s’installera.

Une puissance militaire sans précédent

L’ampleur des forces militaires déployées par les États-Unis dans cette opération est sans précédent dans l’histoire moderne des relations interaméricaines. Trump a déclaré que «l’armada américaine restait en position» et que «les États-Unis conservaient toutes les options militaires jusqu’à ce que les exigences américaines soient entièrement satisfaites», une formulation qui laisse peu de doute sur la volonté de Washington d’utiliser la force militaire comme levier principal dans ses négociations avec les autorités vénézuéliennes restantes. Cette démonstration de puissance militaire massive dans l’hémisphère sud-est constitue un avertissement clair non seulement pour le Venezuela, mais aussi pour tous les gouvernements de la région qui pourraient être tentés de s’opposer aux intérêts américains.

Les analystes militaires notent que l’opération a impliqué des ressources considérables, incluant probablement des forces spéciales, des drones de surveillance, des avions de reconnaissance et des navires de guerre positionnés dans les eaux caraïbes. Le niveau de coordination entre les différentes branches des forces armées américaines suggère une opération planifiée sur plusieurs mois, voire plusieurs années, avec une collecte de renseignements approfondie et une préparation méticulatoire. Cette opération intervient dans un contexte plus large de renforcement de la présence militaire américaine en Amérique latine, qui s’est intensifiée au cours des dernières années sous la justification de la lutte contre le narcotrafic et le terrorisme, mais qui, selon de nombreux observateurs, vise en réalité à protéger les intérêts économiques et stratégiques des États-Unis dans la région.

Cette militarisation croissante de la politique étrangère américaine en Amérique latine me glace le sang. J’ai l’impression d’assister à un retour à la Guerre froide, à cette époque où les coups d’État militaires soutenus par Washington étaient monnaie courante dans la région, où des gouvernements démocratiquement élus étaient renversés parce qu’ils osaient défendre des politiques qui ne plaisaient pas aux intérêts américains. Et aujourd’hui, nous voici de nouveau, avec cette différence terrifiante que cette fois, l’intervention militaire est ouverte, assumée, même revendiquée comme un acte de libération. Il y a une hypocrisie profondément dérangeante dans cette rhétorique de la «liberté» et de la «démocratie» utilisée pour justifier une occupation militaire qui, dans les faits, sert des intérêts économiques bien précis. Les Vénézuéliens vont-ils vraiment être libres, ou vont-ils simplement échanger un tyran local contre une domination étrangère plus insidieuse?

Sources

Sources primaires

NBC News, «Trump on Venezuela’s future: ‘We’re going to run the country’», 3 janvier 2026, https://www.nbcnews.com/video/trump-says-u-s-is-going-to-run-venezuela-after-capturing-maduro-255339077518

Reuters, «Trump says US oil companies will spend billions in Venezuela», 3 janvier 2026, https://www.reuters.com/business/energy/trump-says-us-oil-companies-will-spend-billions-venezuela-2026-01-03/

Axios, «U.S. will be ‘very strongly involved’ in Venezuela’s oil industry, Trump says», 3 janvier 2026, https://www.axios.com/2026/01/03/venezuela-oil-maduro-trump-involvement

Sources secondaires

Fox Business, «Trump pledges US return to Venezuela oil industry after capturing Maduro», 3 janvier 2026, https://www.foxbusiness.com/politics/we-built-venezuelas-oil-industry-trump-vows-us-energy-return-after-maduro-capture

CNBC, «Trump says U.S. oil companies will invest billions in Venezuela», 3 janvier 2026, https://www.cnbc.com/2026/01/03/trump-venezuela-oil.html

CNN, «Trump says US is taking control of Venezuela’s oil reserves», 3 janvier 2026, https://www.cnn.com/2026/01/03/business/oil-gas-venezuela-maduro

Al Jazeera, «Trump says US will ‘run’ Venezuela after Nicolas Maduro seized», 3 janvier 2026, https://www.aljazeera.com/news/2026/1/3/trump-says-us-will-run-venezuela-after-nicolas-maduro-seized

Politico, «Trump administration asked US oil companies about returning to Venezuela», 17 décembre 2025, https://www.politico.com/news/2025/12/17/trump-oil-venezuela-return-00695292

The New York Times, «Oil nationalization in Venezuela: Quiet companies taken over», 29 janvier 1977, https://www.nytimes.com/1977/01/29/archives/oil-nationalization-in-venezuela-quiet-companies-taken-over.html

The Washington Post, «Venezuela oil nationalization expropriation», 20 décembre 2025, https://www.washingtonpost.com/world/2025/12/20/venezuela-oil-nationalization-expropriation/

Third Bridge, analyse sur l’industrie pétrolière vénézuélienne, citée dans Reuters, 3 janvier 2026

Eurasia Group, analyse sur les marchés pétroliers, citée dans Axios, 3 janvier 2026

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