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La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques abandonnée

La victime la plus symbolique de cette purge massive est sans conteste la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Fondée en 1992 et ratifiée par le Sénat américain sous George H.W. Bush, cette traité représentait le socle de toute la coopération climatique internationale. C’est sous son égide que le protocole de Kyoto avait été négocié en 1995, puis l’Accord de Paris en 2015. En se retirant de la CCNUCC, Trump ne quitte pas seulement une organisation : il sabote les fondations mêmes de la diplomatie climatique mondiale. Cette décision fait des États-Unis le premier et seul pays au monde à se retirer de ce traité fondamental, un isolement volontaire qui défie l’entendement.

L’impact de ce retrait dépasse largement le cadre symbolique. La CCNUCC sert non seulement de cadre aux négociations climatiques annuelles (les fameuses COP), mais elle exige également la soumission d’inventaires annuels des émissions de gaz à effet de serre. Trump avait déjà omis de soumettre celui de 2025, marquant ainsi sa désobéissance croissante aux règles internationales. Sans participation à la CCNUCC, les États-Unis perdront leur voix dans les négociations climatiques futures, ne pourront plus influencer les décisions mondiales sur le climat, et se retrouveront exclus des discussions qui détermineront l’avenir énergétique de la planète. C’est un suicide diplomatique aux conséquences incalculables.

Le GIEC sacrifié sur l’autel de l’idéologie

Autre cible majeure de cette révolution anti-scientifique : le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Cette organisation Nobelisée, qui rassemble des milliers de scientifiques du monde entier pour produire les rapports faisant autorité sur le changement climatique, est maintenant abandonnée par Washington. Bien que le retrait n’empêche pas individuellement les scientifiques américains de contribuer aux travaux du GIEC, il prive les États-Unis de toute capacité à influencer les évaluations scientifiques qui guident les politiques climatiques mondiales.

Delta Merner, de l’Union of Concerned Scientists, résume parfaitement la portée de cette décision : « S’éloigner ne fait pas disparaître la science, cela laisse seulement les gens à travers les États-Unis, les décideurs politiques et les entreprises, naviguer dans le noir au moment même où les informations climatiques crédibles sont le plus urgentement nécessaires. » Ce retrait est plus qu’une simple mesure administrative : c’est une attaque directe contre la science, contre la vérité factuelle, et contre les garde-fous qui protègent le public de la désinformation et des décisions irresponsables. En privant le pays de sa participation au GIEC, Trump facilite la propagation du climatoscepticisme et ouvre la voie aux intérêts des combustibles fossiles.

Chaque fois que je lis ces décisions, mon sang ne fait qu’un tour. Attaquer le GIEC, c’est comme tirer sur le messager parce qu’on n’aime pas le message. C’est la preuve ultime que cette administration préfère l’ignorance à la connaissance, l’idéologie à la science. Et le plus triste dans cette histoire ? C’est que des générations futures paieront le prix de cette folie climatique, de ce refus obstiné de voir la réalité en face. Nous sommes en train de leur léguer une planète plus dangereuse, et tout ça pour servir des intérêts à court terme.

Sources

Sources primaires

Presidential Memorandum: « Withdrawing the United States from International Organizations, Conventions, and Treaties that Are Contrary to the Interests of the United States », Maison Blanche, 7 janvier 2026. Statement by Secretary of State Marco Rubio on U.S. Withdrawal from International Organizations, Département d’État américain, 7 janvier 2026. White House Fact Sheet on International Organizations Withdrawals, 7 janvier 2026.

Sources secondaires

Hayley Smith, « Trump withdraws U.S. from 66 international organizations and treaties, including major climate groups », Los Angeles Times, 7 janvier 2026. Andrew Freedman, Ella Nilsen, Samantha Waldenberg, « Trump moves to pull US out of bedrock global climate treaty, becoming first country to do so », CNN, 7 janvier 2026. Jasper Ward, « Trump withdraws US from dozens of international organizations, White House says », Reuters, 7 janvier 2026. Statements from World Resources Institute, Union of Concerned Scientists, Natural Resources Defense Council, janvier 2026. International reactions from European Union, G77 plus China, janvier 2026.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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