Un monstre technologique né de la Guerre froide
Pour comprendre ce qui s’est passé cette nuit, il faut d’abord comprendre ce qu’est l’Orechnik — ce « noisetier » en russe qui n’a rien de bucolique. Ce missile balistique à portée intermédiaire est l’héritier direct du RS-26 Roubej, lui-même dérivé du RS-24 Iars, un missile intercontinental russe. Le programme du RS-26 avait été gelé en 2018 par manque de moyens, sacrifié au profit des systèmes hypersoniques de nouvelle génération comme l’Avangard. Mais Moscou n’a jamais abandonné l’idée. Et l’Orechnik est né de ces cendres.
Sa première apparition remonte au 21 novembre 2024, quand il a frappé une usine militaire à Dnipro, dans le centre de l’Ukraine. À l’époque, Poutine avait présenté cette frappe comme une réponse aux attaques ukrainiennes menées avec des missiles américains ATACMS et britanniques Storm Shadow. Le monde avait découvert avec stupeur les images de six flashs successifs tombant du ciel comme des météorites. Les dégâts matériels avaient été limités — probablement parce que le missile était dépourvu de charge explosive, utilisé comme démonstration. Mais le message était passé.
Des caractéristiques qui donnent le vertige
Les chiffres de l’Orechnik donnent le tournis. Selon Vladimir Poutine lui-même, ce missile peut atteindre la vitesse de Mach 10, soit environ 12 350 km/h. Le renseignement militaire ukrainien a même mesuré une vitesse supérieure à Mach 11 lors du tir de novembre 2024, soit plus de 13 600 km/h. Pour vous donner une idée, c’est 2,5 à 3 kilomètres par seconde. Le temps que vous lisiez cette phrase, l’Orechnik aurait parcouru 15 kilomètres.
Sa portée est comprise entre 3 000 et 5 500 kilomètres, ce qui en fait un missile à portée intermédiaire — juste en dessous du seuil des missiles intercontinentaux. Mais ne vous y trompez pas : tiré depuis l’Extrême-Orient russe, il pourrait théoriquement atteindre la côte ouest des États-Unis. Et comme l’a relevé Pavel Podvig, chercheur à l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement, « l’Orechnik peut menacer la quasi-totalité de l’Europe ». Paris, Londres, Berlin — toutes à portée.
Quand je lis ces chiffres, j’ai du mal à réaliser. 13 000 km/h. Trois kilomètres par seconde. C’est tellement rapide que c’est presque abstrait. Mais imaginez : vous êtes à Kiev, vous entendez les sirènes, et vous avez quelques minutes — peut-être moins — pour vous mettre à l’abri. Sauf que contre un missile hypersonique, il n’y a pas d’abri. Les systèmes de défense antiaérienne actuels ne peuvent rien faire. C’est ça qui me terrifie. On parle d’une arme contre laquelle on est impuissants. Et Poutine le sait.
Une nuit de terreur pour l'Ukraine
Le déluge de feu sur Kiev
La nuit du 8 au 9 janvier 2026 restera gravée dans les mémoires ukrainiennes. 36 missiles et 242 drones ont été lancés sur le pays dans ce que l’armée de l’air ukrainienne a qualifié d’attaque massive. Le système de défense ukrainien a réussi à abattre 226 drones et 18 missiles — un exploit remarquable. Mais ça n’a pas suffi. À Kiev, le bilan est lourd : quatre morts, 20 immeubles résidentiels endommagés, et même l’ambassade du Qatar touchée.
Le maire de la capitale, Vitali Klitschko, a lancé un appel désespéré aux habitants : « La moitié des immeubles d’habitation à Kiev — près de 6 000 — sont actuellement privés de chauffage. Ceux qui en ont la possibilité, partez temporairement là où il existe des sources d’alimentation et de chaleur. » En plein hiver ukrainien, c’est une condamnation à mort pour les plus vulnérables. Les températures sont glaciales, et sans chauffage, les appartements deviennent des pièges mortels.
Lviv dans la ligne de mire
Mais Kiev n’était pas la seule cible. Plus à l’ouest, dans la région de Lviv, frontalière de la Pologne — membre de l’Union européenne et de l’OTAN — un site d’infrastructures a été visé. Le maire de Lviv, Andriï Sadovy, a révélé sur Telegram que le missile « volait à une vitesse de près de 13 000 km par heure ». Les médias russes ont affirmé que l’attaque avait touché un gros dépôt gazier. Le système de sécurité automatique a interrompu l’approvisionnement en gaz pour plusieurs centaines d’habitants du village de Roudné.
Cette frappe sur Lviv n’est pas anodine. La ville se trouve à quelques dizaines de kilomètres seulement de la frontière polonaise. C’est un message direct à l’OTAN : je peux frapper aux portes de votre territoire. Et vous ne pouvez rien faire pour m’arrêter. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, l’a d’ailleurs souligné : « Une telle attaque à proximité de la frontière de l’Union européenne et de l’OTAN représente une menace grave pour la sécurité du continent européen et un test pour l’alliance transatlantique. »
Lviv. Cette ville qui était censée être un refuge, loin du front. Cette ville où les Ukrainiens de l’est se sont réfugiés au début de la guerre, pensant y trouver la sécurité. Et maintenant, même Lviv n’est plus à l’abri. Poutine vient de leur dire : nulle part n’est sûr. Même aux portes de l’OTAN. Même à quelques kilomètres de la Pologne. Je peux vous atteindre partout. Et franchement, ça me fout une trouille bleue. Parce que si Lviv n’est plus sûre, qu’est-ce qui l’est encore ?
La justification russe : un prétexte qui ne trompe personne
L’attaque fantôme contre Poutine
Moscou a présenté ces frappes comme une « réponse » à une attaque présumée de drones ukrainiens contre une résidence de Vladimir Poutine dans la région de Novgorod, dans la nuit du 29 décembre 2025. Le ministère russe de la Défense a parlé d’un « attentat terroriste perpétré par le régime de Kiev ». Problème : Kiev dément catégoriquement. Le président Volodymyr Zelensky a qualifié cette accusation de « mensonge », accusant le Kremlin de chercher un prétexte pour justifier de nouvelles frappes et saper les pourparlers diplomatiques en vue d’un cessez-le-feu.
Et franchement, qui peut croire à cette histoire ? Une attaque de 91 drones contre une résidence présidentielle qui ne fait aucun mort, aucun blessé, et dont personne n’a vu la moindre preuve ? Même Donald Trump a exprimé ses doutes : « Je ne pense pas que cette frappe a eu lieu », a-t-il déclaré. Quand même Trump doute de la version russe, c’est qu’il y a un problème. Non, cette histoire de résidence attaquée, c’est du pur théâtre. Un prétexte fabriqué de toutes pièces pour justifier l’injustifiable.
Une escalade calculée
Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a été clair : ces frappes massives et l’utilisation de l’Orechnik sont destinées à « tester » les alliés de Kiev. C’est une escalade calculée, méthodique, destinée à mesurer la réaction de l’Occident. Jusqu’où peut-on aller avant que l’Europe et les États-Unis ne réagissent vraiment ? Poutine joue avec les lignes rouges, les franchit une à une, et observe. Pour l’instant, il n’a vu que des condamnations verbales. Aucune action concrète. Aucune conséquence réelle.
Et c’est exactement ce qu’il voulait savoir. Peut-il utiliser des missiles hypersoniques capables de porter des têtes nucléaires sans que l’OTAN ne bouge ? Apparemment, oui. Peut-il frapper aux portes de la Pologne sans déclencher de réaction militaire ? Apparemment, oui. Chaque test réussi le rapproche un peu plus de la ligne suivante. Et moi, je me demande où est cette ligne qu’il ne franchira pas. Existe-t-elle seulement ?
Cette histoire de résidence attaquée, c’est tellement grossier que ça en devient insultant. Poutine nous prend vraiment pour des imbéciles. Il invente une attaque fantôme pour justifier de massacrer des civils ukrainiens, et il s’attend à ce qu’on gobe ça ? Le pire, c’est qu’il s’en fout qu’on y croie ou pas. Il sait qu’on sait que c’est faux. Mais il le fait quand même. Parce qu’il peut. Parce que personne ne l’arrête. Et ça, c’est ce qui me révolte le plus. On le laisse faire.
L'Europe condamne, mais ne fait rien
Des mots, toujours des mots
Les réactions européennes n’ont pas tardé. Lors d’un appel téléphonique ce vendredi 9 janvier, le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le chancelier allemand Friedrich Merz ont dénoncé « une escalade » qui est « inacceptable ». Une porte-parole de Downing Street a précisé que les trois dirigeants européens ont convenu que les attaques « continues » de la Russie, « y compris l’utilisation d’un missile balistique de portée intermédiaire Orechnik dans l’ouest de l’Ukraine », représentent « une escalade et sont inacceptables ».
L’Allemagne a été la première grande puissance à s’exprimer publiquement. Un porte-parole du gouvernement, Steffen Meyer, a regretté que « la Russie poursuit ici une escalade » qui n’a pas été « provoquée » par Kiev, ajoutant que Berlin restait « résolument aux côtés de l’Ukraine ». De son côté, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a été plus directe : le tir de l’Orechnik est le signe « clair » d’une « escalade » de la part de Moscou et un « avertissement » lancé à l’Europe et aux États-Unis. « Vladimir Poutine ne veut pas la paix ; la réponse de la Russie à la diplomatie, c’est davantage de missiles et de destruction », a-t-elle déclaré sur X.
L’impuissance occidentale
Mais au-delà des déclarations indignées, qu’est-ce qui change concrètement ? Rien. Absolument rien. Pas de nouvelles sanctions. Pas de livraisons d’armes supplémentaires. Pas de mesures concrètes. Juste des mots. Des condamnations. De l’indignation. Et pendant ce temps, l’Ukraine continue de brûler. Les civils continuent de mourir. Et Poutine continue de tester les limites de ce qu’il peut faire sans conséquences.
Le président ukrainien Zelensky a demandé une « réaction claire » de la communauté internationale. Mais qu’est-ce qu’une réaction claire face à un missile hypersonique ? Qu’est-ce qu’une réaction claire face à un homme qui menace ouvertement l’Europe avec des armes nucléaires ? L’Occident semble paralysé, incapable de trouver une réponse proportionnée qui ne risque pas de déclencher une escalade encore plus dangereuse. Mais cette paralysie, c’est exactement ce que Poutine recherche. Il sait qu’on a peur. Et il en profite.
Je suis fatigué de ces condamnations qui ne servent à rien. Fatigué de ces appels téléphoniques entre dirigeants européens qui se disent « résolument aux côtés de l’Ukraine » mais ne font rien de concret. Fatigué de voir Poutine franchir ligne rouge après ligne rouge sans jamais payer le prix. On condamne, on s’indigne, on déplore. Et puis quoi ? Rien. On attend la prochaine frappe. Le prochain massacre. La prochaine escalade. Et on recommence. Condamner, s’indigner, déplorer. C’est un cycle infernal. Et pendant ce temps, des gens meurent.
Un missile qui menace toute l'Europe
La portée de la menace
Avec une portée comprise entre 3 000 et 5 500 kilomètres, l’Orechnik peut atteindre pratiquement n’importe quelle capitale européenne depuis le territoire russe. Paris, Londres, Berlin, Rome, Madrid — toutes sont à portée. Et contrairement aux missiles intercontinentaux, les missiles à portée intermédiaire comme l’Orechnik n’étaient plus censés exister en Europe. Le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), signé en 1987 pendant la Guerre froide, interdisait leur développement et leur déploiement.
Mais en 2019, le président américain Donald Trump avait retiré Washington de ce traité, accusant Moscou de le violer. Cette décision a ouvert la voie à une nouvelle course aux armements. Et aujourd’hui, on en voit les conséquences. La Russie a non seulement développé l’Orechnik, mais elle l’a également déployé au Bélarus en décembre 2025, selon le président bélarusse Alexandre Loukachenko. Le Bélarus, c’est aux portes de l’Union européenne. C’est à la frontière de la Pologne, de la Lituanie, de la Lettonie.
Une arme quasi-inarrêtable
Ce qui rend l’Orechnik particulièrement terrifiant, c’est qu’il est pratiquement impossible à intercepter. Sa vitesse hypersonique — plus de Mach 10 — le rend extrêmement difficile à détecter et à suivre. Mais ce n’est pas tout. Le missile est équipé de têtes multiples qui suivent chacune une trajectoire indépendante lors de leur entrée dans l’atmosphère. Les vidéos des frappes montrent six flashs successifs tombant du ciel — six ogives qui frappent simultanément. Chacune doit être interceptée séparément. Et à cette vitesse, c’est mission impossible.
Selon l’analyste militaire polonais Marcin Andrzej Piotrowski, les ogives de l’Orechnik « pénètrent dans l’atmosphère et atteignent leurs cibles à des vitesses hypersoniques » mais contrairement à d’autres missiles hypersoniques, elles « n’effectuent aucune manœuvre à des vitesses hypersoniques ». Cela signifie que leur trajectoire est prévisible — en théorie. Mais en pratique, à 13 000 km/h, même une trajectoire prévisible ne laisse aucune chance aux systèmes de défense actuels. Le temps de réaction est tout simplement trop court.
Vous savez ce qui me terrifie le plus avec l’Orechnik ? Ce n’est pas sa vitesse. Ce n’est pas sa portée. Ce n’est même pas sa capacité à porter des têtes nucléaires. Non, ce qui me terrifie, c’est qu’on ne peut rien faire contre. Nos systèmes de défense les plus sophistiqués sont impuissants. Nos radars le détectent trop tard. Nos missiles intercepteurs sont trop lents. On est nus. Vulnérables. Et Poutine le sait. Il nous le montre. Il nous le prouve. Et on ne peut que regarder, impuissants.
La température du soleil dans un missile
Une puissance destructrice inouïe
Vladimir Poutine aime se vanter des capacités de ses armes. Et avec l’Orechnik, il a de quoi. Lors d’une réunion télévisée avec des responsables militaires fin 2024, il avait décrit le missile comme une « météorite ». « La température des éléments percutants atteint 4 000°C », s’était-il vanté, soit « presque autant qu’à la surface du soleil », entre « 5 500 et 6 000 degrés ». C’est une exagération — la surface du soleil est bien plus chaude — mais l’image est frappante. 4 000 degrés Celsius, c’est suffisant pour faire fondre n’importe quel matériau connu.
Cette température extrême est le résultat de la vitesse hypersonique du missile. À Mach 10, la friction avec l’atmosphère génère une chaleur colossale. Les ogives de l’Orechnik sont conçues pour résister à ces températures et les utiliser comme arme. Quand elles frappent leur cible, elles ne se contentent pas d’exploser — elles incinèrent tout sur leur passage. Les témoins de la première frappe à Dnipro en novembre 2024 avaient rapporté un « bruit infernal » et de fortes lumières. Certains avaient parlé de flashs aveuglants, comme des éclairs tombant du ciel.
Des dégâts limités, pour l’instant
Paradoxalement, les dégâts causés par les deux frappes d’Orechnik ont été relativement limités. À Dnipro en novembre 2024, une équipe de l’AFP avait constaté des dégâts « très limités » malgré le bruit et les lumières spectaculaires. Cette nuit à Kiev et Lviv, le bilan est plus lourd — quatre morts, vingt immeubles endommagés — mais reste en deçà de ce qu’on pourrait attendre d’une arme aussi puissante. Pourquoi ? Parce que, selon les experts militaires, les deux tirs ont probablement été effectués sans charge explosive, ou avec des charges réduites.
Ce sont des démonstrations. Des tests. Poutine montre ce qu’il peut faire, mais sans déployer toute la puissance de l’arme. C’est comme s’il disait : regardez, je peux frapper n’importe où, n’importe quand, avec une arme que vous ne pouvez pas arrêter. Et je ne l’utilise même pas à pleine puissance. Imaginez ce que je pourrais faire si je le voulais vraiment. C’est une guerre psychologique autant que militaire. Et ça marche. Parce qu’on a tous compris le message.
Il y a quelque chose de profondément pervers dans cette stratégie. Poutine utilise une arme capable de raser des villes entières, mais il la sous-utilise volontairement. Juste assez pour tuer quelques personnes. Juste assez pour terroriser. Juste assez pour montrer ce qu’il pourrait faire. C’est du sadisme pur. Il nous torture avec la menace plus qu’avec l’acte lui-même. Et le pire, c’est que ça marche. On a tous peur. On se demande tous : et s’il décidait vraiment de l’utiliser à pleine puissance ? Et s’il mettait une charge nucléaire dessus ? On ne peut pas s’empêcher d’y penser. Et c’est exactement ce qu’il veut.
Le Bélarus, base avancée de la menace
Un déploiement aux portes de l’Europe
Mi-décembre 2025, le président bélarusse Alexandre Loukachenko avait annoncé le déploiement de missiles Orechnik sur le territoire de son pays. Le Bélarus, c’est à la frontière de la Pologne, de la Lituanie et de la Lettonie — trois pays membres de l’OTAN. C’est à quelques centaines de kilomètres de Varsovie, Vilnius et Riga. Et maintenant, des missiles hypersoniques capables de porter des têtes nucléaires y sont stationnés. La menace n’est plus théorique. Elle est là, concrète, à nos portes.
Ce déploiement change radicalement la donne stratégique en Europe. Avec des Orechnik au Bélarus, Moscou peut frapper n’importe quelle capitale européenne en quelques minutes. Le temps de réaction est réduit à presque rien. Les systèmes d’alerte précoce deviennent inutiles. Les plans d’évacuation n’ont plus de sens. À 13 000 km/h, un missile lancé depuis le Bélarus atteindrait Berlin en moins de dix minutes. Paris en quinze. Londres en vingt. Et on ne pourrait rien faire pour l’arrêter.
La production en série a commencé
Pire encore : Moscou a annoncé le début de la production en série de l’Orechnik. Ce n’est plus un prototype. Ce n’est plus une arme expérimentale. C’est un système d’arme opérationnel, produit en quantité, déployé sur le terrain. Vladimir Poutine avait déclaré fin 2024 que la Russie disposait d’une « réserve » de ces missiles « prêts à l’emploi ». Combien exactement ? On ne sait pas. Mais suffisamment pour que Moscou se sente en confiance pour les utiliser.
Cette production en série signifie que l’Orechnik n’est pas une menace ponctuelle. C’est une menace permanente. Chaque jour, de nouveaux missiles sortent des usines russes. Chaque jour, l’arsenal de Poutine grossit. Et chaque jour, l’Europe devient un peu plus vulnérable. Parce qu’on n’a aucune défense contre ces armes. Aucune parade. Aucune riposte efficace. On est à la merci d’un homme qui a déjà prouvé qu’il n’hésitait pas à s’en servir.
Le Bélarus. Ce petit pays coincé entre la Russie et l’Europe, dirigé par un dictateur qui lèche les bottes de Poutine. Et maintenant, c’est devenu une base de missiles nucléaires. Des missiles qui peuvent nous atteindre en quelques minutes. Je me souviens de la Guerre froide, des missiles soviétiques pointés sur l’Europe, de la terreur nucléaire. On pensait que c’était fini. Que cette époque était révolue. Mais non. On y est revenus. Sauf que cette fois, les missiles sont plus rapides, plus précis, plus mortels. Et on est encore moins préparés qu’avant.
Une guerre qui s'éternise, une Europe qui s'enlise
Bientôt trois ans de conflit
Cette frappe intervient alors que la guerre en Ukraine approche de son troisième anniversaire. Trois ans de combats. Trois ans de morts. Trois ans de destructions. Et aucune fin en vue. Au contraire, chaque mois qui passe voit une nouvelle escalade. D’abord, c’étaient des chars. Puis des missiles. Puis des drones. Maintenant, des missiles hypersoniques. Quelle sera la prochaine étape ? Des armes chimiques ? Des armes biologiques ? Le nucléaire ?
L’Ukraine tient bon, mais à quel prix ? Le pays est exsangue. Son économie est en ruines. Ses infrastructures sont détruites. Sa population est épuisée. Et l’aide occidentale, si cruciale au début du conflit, commence à s’essouffler. Les États-Unis sont divisés sur la question. L’Europe est paralysée par ses propres divisions. Et pendant ce temps, la Russie continue de frapper, encore et encore, testant les limites de ce qu’elle peut faire sans déclencher une réaction militaire de l’OTAN.
Les pourparlers de paix dans l’impasse
Des pourparlers de paix sont évoqués depuis des mois. Donald Trump, qui s’apprête à reprendre la présidence américaine, a promis de mettre fin à la guerre « en 24 heures ». Mais comment ? En forçant l’Ukraine à céder des territoires ? En abandonnant Kiev à son sort ? Les détails restent flous. Et pendant ce temps, Poutine continue de frapper, sapant toute possibilité de négociation sérieuse. Comment négocier avec un homme qui répond à la diplomatie par des missiles ?
Le président ukrainien Zelensky a déclaré que le document sur les garanties de sécurité américaines était « pratiquement prêt » à être soumis à Trump. Mais qu’est-ce que ça vaut, des garanties de sécurité, face à un missile hypersonique ? Qu’est-ce que ça vaut, des promesses, face à un homme qui a déjà violé tous les traités internationaux ? L’Ukraine a besoin de plus que des mots. Elle a besoin d’armes. De systèmes de défense. De soutien concret. Mais l’Occident hésite, paralysé par la peur d’une escalade.
Trois ans. Trois ans que cette guerre dure. Trois ans que je regarde les images de destruction, les corps dans les rues, les immeubles éventrés. Trois ans que j’espère voir la fin. Mais elle ne vient pas. Au contraire, ça empire. Chaque mois apporte une nouvelle horreur. Et maintenant, des missiles hypersoniques. Je ne sais plus quoi penser. Je ne sais plus quoi espérer. Je suis juste fatigué. Fatigué de cette guerre. Fatigué de cette violence. Fatigué de voir l’Europe regarder ailleurs pendant qu’un pays se fait massacrer à ses portes.
Conclusion
Le monde retient son souffle
Cette nuit du 8 au 9 janvier 2026 marque un tournant. Pas parce que c’est la première fois que la Russie utilise l’Orechnik — c’est la deuxième. Pas parce que le bilan humain est particulièrement élevé — quatre morts, c’est tragique, mais on a vu pire dans cette guerre. Non, ce qui rend cette nuit différente, c’est ce qu’elle révèle : la Russie est prête à utiliser ses armes les plus avancées, les plus terrifiantes, sans se soucier des conséquences. Et l’Occident ne sait pas comment répondre.
L’Europe condamne. Les États-Unis s’inquiètent. L’OTAN observe. Mais personne n’agit. Personne ne fait rien de concret pour arrêter cette escalade. Et pendant ce temps, Poutine continue de tester les limites. Il franchit une ligne rouge. Attend la réaction. Ne voit rien venir. Franchit la ligne suivante. C’est un jeu dangereux, mortel, qui pourrait nous mener droit vers une catastrophe. Mais il continue de jouer. Parce qu’il peut. Parce qu’on le laisse faire.
Je regarde ces images de Kiev en flammes, ces immeubles éventrés, ces gens qui fuient dans le froid glacial. Et je me demande : jusqu’où ira-t-on ? Jusqu’où laissera-t-on Poutine aller avant de dire stop ? Il a utilisé un missile hypersonique capable de porter des têtes nucléaires. Il l’a fait deux fois. Il en a déployé au Bélarus, aux portes de l’Europe. Il en produit en série. Et nous ? On condamne. On s’indigne. On déplore. Mais on ne fait rien. Rien de concret. Rien qui pourrait vraiment l’arrêter. Et un jour — peut-être bientôt, peut-être dans longtemps — on se réveillera et on réalisera qu’on est allés trop loin. Qu’on a laissé faire trop longtemps. Qu’on aurait dû agir quand il était encore temps. Mais il sera trop tard. Cette nuit-là, j’ai eu peur. Vraiment peur. Pas pour l’Ukraine seulement. Pour nous tous.
Sources
Sources primaires
BFM TV – « Tir d’un missile russe Orechnik en Ukraine: la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne dénoncent ‘une escalade’ qui est ‘inacceptable' » – 9 janvier 2026
Le Figaro – « Guerre en Ukraine: la Russie affirme avoir frappé des ‘cibles stratégiques’ au moyen du missile hypersonique Orechnik » – 9 janvier 2026
Le Parisien – « Guerre en Ukraine : le puissant missile Orechnik utilisé par la Russie, quatre morts et des dégâts considérables » – 9 janvier 2026
Sources secondaires
BFM Business – « Quelles sont les capacités du missile russe Orechnik qui a frappé l’Ukraine cette nuit? » – 9 janvier 2026
Ministère russe de la Défense – Communiqué officiel – 9 janvier 2026
Ministère ukrainien des Affaires étrangères – Déclarations d’Andrii Sybiha – 9 janvier 2026
Union européenne – Déclarations de Kaja Kallas – 9 janvier 2026
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