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Zaporizhzhia plongée dans les ténèbres

À 22 heures, heure locale, mercredi soir, Zaporizhzhia s’est éteinte. Complètement. Le gouverneur régional Ivan Fedorov l’a confirmé : c’était le premier blackout total de toute la région depuis des années. Les rues plongées dans le noir. Les feux de circulation éteints. Les immeubles transformés en silhouettes fantomatiques. Les drones russes avaient frappé les infrastructures énergétiques avec une précision chirurgicale, visant exactement ce qu’il fallait pour tout faire tomber.

Les équipes d’urgence se sont déployées immédiatement. Dans le froid mordant, sous la menace permanente d’une nouvelle vague d’attaques, les techniciens ont travaillé toute la nuit. L’électricité a commencé à revenir progressivement après 3 heures du matin jeudi. Mais le chauffage, lui, a mis plus de temps. Et dans ces quelques heures d’obscurité glaciale, combien de personnes ont souffert ? Combien d’enfants ont pleuré de froid ? Combien de personnes âgées ont cru qu’elles n’allaient pas passer la nuit ?

Dnipro : l’urgence nationale

Si Zaporizhzhia a pu rétablir l’électricité en quelques heures, Dnipro n’a pas eu cette chance. Jeudi après-midi, alors que je rédige ces lignes, près d’un million de personnes dans la région de Dnipropetrovsk sont toujours privées d’eau et de chauffage. Le maire de Dnipro, Boris Filatov, ne mâche pas ses mots : c’est « le blackout le plus difficile » parmi toutes les villes ukrainiennes. Une « urgence de niveau national », selon le ministre du Développement des communautés et des territoires, Oleksii Kuleba.

Les hôpitaux de la ville fonctionnent partiellement sur générateurs. Partiellement. Imaginez ça. Des blocs opératoires qui tournent au ralenti. Des services d’urgence qui doivent rationner l’électricité. Des patients qui attendent dans le froid que leur tour arrive. Le métro ne circule plus. Les transports publics sont paralysés. Les vacances scolaires ont été prolongées — non pas pour le plaisir des enfants, mais parce qu’il fait trop froid dans les écoles pour y enseigner quoi que ce soit.

Et vous savez ce qui me tue dans tout ça ? C’est le timing. Un jour. Un seul jour après que Zelensky ait rencontré ses alliés à Paris pour discuter de paix. Un jour après que la France et le Royaume-Uni aient promis d’envoyer des troupes en Ukraine si un accord était trouvé. Un jour après que tout le monde se soit congratulé sur les « progrès significatifs » des négociations. Moscou a envoyé son message. Clair. Brutal. Glacial. « Vous voulez la paix ? Voilà notre réponse. » Et pendant ce temps, un million de personnes grelottent dans le noir.

Sources

Sources primaires

Euromaidan Press – « Russo-Ukrainian war, day 1415: Russian attacks leave Ukrainians without power, heat, or water » – 9 janvier 2026

Euronews – « Russian attacks leave 1 million people in Ukraine without electricity and water » – 8 janvier 2026

BBC News – « One million without heat and water after Russian strikes, Ukraine says » – 8 janvier 2026

Reuters – « Russian strikes plunge Ukraine’s industrial southeast into blackouts » – 8 janvier 2026

Sources secondaires

Al Jazeera – « ‘Deliberate torment’: Ukrainians left without heating after Russian strikes » – 8 janvier 2026

France 24 – « Russian strikes on Ukraine’s Dnipropetrovsk leave one million without water and heat » – 8 janvier 2026

Radio Free Europe/Radio Liberty – « Russian Strikes Leave Around 1 Million Ukrainians Without Power In Dnipro, Zaporizhzhia » – 8 janvier 2026

The New York Times – « Russian Strikes Knock Out Power in Dnipro Region of Ukraine » – 8 janvier 2026

Deutsche Welle – « Ukraine: 1 million without water, heat after Russian strike » – 8 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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