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Un monstre technologique hérité de la Guerre froide

L’Oreshnik — qui signifie « noisetier » en russe, un nom presque poétique pour une arme aussi monstrueuse — n’est pas un missile ordinaire. C’est un missile balistique à moyenne portée, probablement une évolution du RS-26 Roubej, un système développé en 2008 dans le plus grand secret. Sa portée estimée : entre 1 000 et 5 500 kilomètres, selon les sources. Les experts américains le classent comme IRBM — missile balistique à portée intermédiaire — ce qui signifie qu’il peut théoriquement atteindre n’importe quelle capitale européenne depuis le territoire russe. Paris, Berlin, Londres, Rome — toutes à portée. Toutes vulnérables.

Ce qui rend l’Oreshnik particulièrement terrifiant, c’est sa capacité à déployer des MIRV — des véhicules de rentrée multiples à ciblage indépendant. Concrètement, un seul missile peut libérer jusqu’à six ogives principales, chacune contenant elle-même quatre à six sous-munitions. Imaginez : un missile se transforme en essaim de projectiles hypersoniques, chacun programmé pour frapper une cible différente. Une ville, une base militaire, une centrale électrique — tout peut être visé simultanément. Et à la vitesse où ces engins voyagent — 13 000 km/h, soit plus de Mach 10 — les systèmes de défense antiaérienne actuels sont totalement impuissants. Le Patriot ? Inutile. Le SAMP/T ? Dépassé. L’Oreshnik arrive trop vite, trop haut, trop fort.

Une arme nucléaire déguisée en frappe conventionnelle

Jusqu’à présent, la Russie n’a utilisé l’Oreshnik que deux fois. La première, le 21 novembre 2024, contre une usine apparemment désaffectée à Dnipro. La seconde, cette nuit du 8 janvier 2026, contre la région de Lviv. Dans les deux cas, le missile transportait des charges conventionnelles — pas d’ogives nucléaires. Mais c’est justement là que réside toute la perversité de cette stratégie. Poutine envoie un missile conçu pour porter des têtes nucléaires, mais avec des explosifs classiques. Le message est limpide : « Regardez ce que je peux faire. Imaginez maintenant si j’avais mis du nucléaire dedans. »

Les analystes militaires sont formels : l’Oreshnik appartient à une classe d’armes pensées pour la guerre nucléaire. Son coût de production est astronomique. Sa complexité technique est extrême. Utiliser un tel engin pour une frappe conventionnelle, c’est comme utiliser un porte-avions pour livrer du courrier — techniquement possible, mais complètement démesuré. Sauf que là, le but n’est pas l’efficacité militaire. Le but, c’est la terreur psychologique. C’est de rappeler à l’Occident que la Russie possède un arsenal nucléaire massif et qu’elle n’hésite pas à le brandir. Les experts ukrainiens du Laboratoire de recherche militaire de l’Institut scientifique de Kiev qui ont examiné les débris du premier tir en novembre 2024 ont confirmé que le missile n’utilisait pas de technologie révolutionnaire — juste des composants éprouvés, assemblés avec une efficacité brutale.

Et là, je me pose la question : c’est quoi le plan, exactement ? Poutine tire un missile nucléaire vide pour « envoyer un message ». OK. Message reçu. On a compris que t’as des armes nucléaires. Félicitations. Maintenant quoi ? On est censés avoir peur ? Plier ? Abandonner l’Ukraine pour éviter l’escalade ? Parce que c’est exactement ce qu’il veut. Il joue sur nos nerfs. Il teste nos limites. Il regarde jusqu’où il peut aller avant qu’on réagisse vraiment. Et pendant ce temps, les Ukrainiens ramassent les morceaux de son jouet de mort dans leurs champs.

Sources

Sources primaires

Militarnyi – « SSU Finds Fragments of Oreshnik Ballistic Missile that Russia Fired at Lviv Region » – 9 janvier 2026

Service de sécurité d’Ukraine (SSU) – Communiqué officiel et photographies des fragments – 9 janvier 2026

Forces aériennes ukrainiennes – Données de détection et trajectoire du missile – 8-9 janvier 2026

Ministère russe de la Défense – Confirmation de l’utilisation de l’Oreshnik – 9 janvier 2026

Sources secondaires

The Washington Post – « Russia unleashes nuclear-capable missile in latest Ukraine attack » – 9 janvier 2026

CNN – « What is the Oreshnik ballistic missile fired by Russia into Ukraine? » – 9 janvier 2026

Reuters – « Russia fires hypersonic missile at target in Ukraine near NATO border » – 9 janvier 2026

The New York Times – « Russia Says It Used Nuclear-Capable Missile to Strike Western Ukraine » – 8 janvier 2026

NBC News – « Russia attacks Ukraine with new Oreshnik ballistic missile » – 9 janvier 2026

Al Jazeera – « Ukraine calls on allies to raise pressure as Russia fires Oreshnik missile » – 9 janvier 2026

Institute for the Study of War (ISW) – « Russian Offensive Campaign Assessment » – 8 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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