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Un trésor révélé par le réchauffement

Le Groenland recèle entre 36 et 42 millions de tonnes d’oxydes de terres rares. Deuxième réserve mondiale après la Chine. Une étude de 2023 a identifié 25 des 34 minerais considérés comme critiques par la Commission européenne. Lithium, nickel, cobalt, manganèse, graphite. Des noms qui sonnent comme une litanie technologique. Ces éléments sont cruciaux pour les batteries, les éoliennes, les véhicules électriques. L’avenir énergétique repose sur eux.

Le marché mondial des terres rares explose. Il devrait dépasser 6,5 milliards d’euros cette année. La demande grimpe avec le boom des énergies vertes. Et voilà le nœud du problème : le réchauffement climatique facilite l’extraction de ces minerais. La calotte glaciaire du Groenland a perdu 1,2 mètre d’épaisseur en moyenne depuis 2010. Assez d’eau pour remplir le lac Victoria en Afrique. Cette fonte rend l’exploitation minière plus viable économiquement. Les obstacles physiques diminuent. L’accès s’améliore.

La dépendance américaine à la Chine

Les États-Unis dépendent à 100% des importations pour 12 minerais jugés critiques. La Chine traite plus de 90% des terres rares mondiales. Cette dépendance étouffe Washington. Le Center for Strategic and International Studies est catégorique : les États-Unis ne peuvent préserver leur leadership en sécurité nationale, compétitivité économique ou résilience énergétique tout en restant dépendants d’adversaires étrangers.

Trump a tenté de résoudre ce problème dès son premier mandat. En mars 2025, il a signé un décret présidentiel pour augmenter la production minérale américaine « autant que possible ». Il a utilisé le Defense Production Act pour accorder des prêts à l’industrie minière nationale. Il a réduit la bureaucratie qui bloque les projets. Il a même signé un décret pour intensifier l’exploitation minière en haute mer. Le mois dernier, un accord avec la République démocratique du Congo a été conclu. Objectif : accroître l’investissement américain dans le secteur minier congolais.

Cette course aux minerais me donne le vertige. Nous détruisons la planète pour extraire les matériaux censés la sauver. C’est un cercle vicieux dont personne ne semble vouloir sortir. Et Trump, lui, nie même l’existence du problème tout en cherchant à en tirer profit.

Sources

Sources primaires

The Sydney Morning Herald, « Trump calls climate change a ‘con job’ but it could drive his bid to seize Greenland », David Crowe, 13 janvier 2026. Euronews, « Mines, climat et écrans de fumée : pourquoi Trump s’intéresse au Groenland », Liam Gilliver, 9 janvier 2026. Time Magazine, « Why Climate Change is Making Greenland Desirable to Trump », janvier 2026. Le Monde, « Groenland : pourquoi Trump s’intéresse à cette île », 5 janvier 2026.

Sources secondaires

NASA et Agence spatiale européenne, données sur la fonte de la calotte glaciaire du Groenland, 2026. Agence internationale de l’énergie, rapports sur les minerais critiques et la transition énergétique, 2025-2026. Center for Strategic and International Studies, analyses sur la sécurité nationale et les minerais critiques, 2025. Environmental Justice Foundation, rapport sur l’exploitation minière des fonds marins, 2024. Département de la Défense américain, analyse sur le changement climatique et l’Arctique, 2020.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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