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Une victime qui refuse de se taire

E. Jean Carroll, journaliste et chroniqueuse américaine, a accusé Donald Trump de l’avoir agressée sexuellement dans les années 1990 dans un grand magasin de Manhattan. Au lieu de répondre par des poursuites judiciaires classiques, Trump a choisi de multiplier les attaques publiques contre elle, la qualifiant de menteuse, affirmant qu’elle n’était « pas son type » et suggérant qu’elle inventait cette histoire pour vendre des livres. Ces déclarations répétées, diffusées largement dans les médias traditionnels et sur les réseaux sociaux, ont constitué une campagne de diffamation systématique contre Carroll.

La réponse d’E. Jean Carroll a été implacable : elle a porté plainte pour diffamation, transformant les attaques de Trump en preuves judiciaires contre lui. Le procès qui s’est ensuivi a révélé l’étendue des dégâts causés par la campagne de diffamation de l’ancien président. Carroll a témoigné avoir reçu des centaines de menaces de mort, perdu son emploi de plusieurs décennies chez Elle magazine et été exclue des plateformes médiatiques qui l’employaient auparavant. Les jurés ont été particulièrement sensibles à cette démonstration concrète des dommages réels causés par les mots de Trump.

Il y a quelque chose de profondément juste dans cette victoire d’E. Jean Carroll. Pendant trop longtemps, les femmes qui osaient dénoncer les agressions de puissants se retrouvaient elles-mêmes harcelées et discréditées par des systèmes conçus pour protéger les abuseurs. Carroll a non seulement trouvé le courage de parler, mais elle a aussi eu la force de se battre pendant des années contre un adversaire infiniment plus puissant qu’elle. Son procès n’est pas seulement une victoire personnelle, c’est un message envoyé à tous ceux qui pensent pouvoir intimider les victimes en leur faisant taire. Les mots ont des conséquences, et Trump apprend cette leçon à ses dépens.

Un verdict sans précédent

En janvier 2024, un jury de New York a condamné Donald Trump à verser 83,3 millions de dollars à E. Jean Carroll pour diffamation. Ce montant exceptionnel comprenait 65 millions de dollars de dommages-intérêts punitifs, une somme destinée non seulement à compenser Carroll mais surtout à punir Trump et à l’empêcher de recommencer. Les juges ont souligné le caractère « extraordinaire et sans précédent » de la campagne de diffamation menée par l’ancien président, qui a continué ses attaques même pendant le procès, allant jusqu’à déclarer qu’il continuerait à diffamer Carroll « mille fois ».

En septembre 2025, la Cour d’appel des États-Unis pour le deuxième circuit a confirmé ce verdict, rejetant l’appel de Trump et soulignant que le degré de répréhensibilité de sa conduite était « remarquablement élevé, peut-être sans précédent ». La décision des juges a été particulièrement sévère : « Carroll a été soumise à un harcèlement continu et prolifique à la suite de ces déclarations, y compris une multitude de menaces de mort et d’autres menaces de blessures physiques. » Cette confirmation en appel signifie que Trump a désormais épuisé ses recours ordinaires et doit faire face à la réalité financière de sa condamnation.

83 millions de dollars. C’est le prix à payer pour des années d’insultes et de mensonges. Certains diront que c’est beaucoup d’argent, d’autres pas assez. Mais ce qui compte vraiment, c’est le symbolique de cette condamnation. Elle dit clairement que personne, même pas l’ancien président des États-Unis, n’a le droit de détruire la réputation et la vie d’une personne sans conséquences. C’est une victoire pour la décence et le respect mutuel. Trump a peut-être pensé que l’argent le protégerait, mais il découvre aujourd’hui que même sa fortune colossale a des limites.

Sources

Sources primaires

BBC News – « Defamation defeat a double-edged sword for Trump » – 27 janvier 2024

PBS NewsHour – « Appeals court upholds E. Jean Carroll’s $83.3 million defamation judgment against Trump » – 8 septembre 2025

NPR – « Trump files $15 billion defamation lawsuit against ‘New York Times' » – 16 septembre 2025

Sources secondaires

The Conversation – « Trump lawsuits seek to muzzle media, posing serious threat to free press » – 2025

Al Jazeera – « Trump loses defamation liability appeal in E Jean Carroll case » – 30 décembre 2024

NPR – « Trump’s BBC lawsuit: A botched report, BritBox, and porn » – 17 décembre 2025

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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