Les Républicains et les Démocrates s’opposent radicalement
Les démocrates et les indépendants alimentent la conviction que Trump a dépassé les bornes. Environ 9 démocrates sur 10 et environ 6 indépendants sur 10 disent que Trump est allé trop loin en matière d’intervention militaire, comparé à environ 2 républicains sur 10. La vaste majorité des républicains, 71%, disent que les actions de Trump ont été à peu près justes, et seulement environ 1 sur 10 veut le voir aller plus loin, soulignant les risques d’un maintien de l’attention à l’étranger. Cette division politique profonde ne surprend personne, mais elle met en lumière la complexité de gouverner un pays profondément divisé en matière de politique étrangère.
Environ 6 Américains sur 10, soit 57%, désapprouvent la manière dont Trump gère la situation au Venezuela, ce qui est légèrement inférieur aux 61% qui désapprouvent son approche de la politique étrangère. Ces deux mesures sont en ligne avec son approbation globale de l’emploi, qui est restée largement stable tout au long de son second mandat. Les chiffres sont implacables, mais ils racontent une histoire plus nuancée que les simples pourcentages ne le laissent paraître. Il y a un fossé entre la base fidèle du Parti républicain et le reste du pays qui s’élargit chaque jour.
Ce qui me préoccupe le plus, c’est cette polarisation extrême qui semble définir chaque aspect de la vie politique américaine aujourd’hui. Comment un pays peut-il fonctionner efficacement quand près de neuf démocrates sur dix pensent que leur président va trop loin dans ses interventions militaires, alors que plus de sept républicains sur dix estiment que ses actions sont parfaitement appropriées? Nous ne sommes pas juste en désaccord sur la politique étrangère; nous vivons dans deux réalités parallèles, chacune avec sa propre vérité, sa propre version des faits, sa propre compréhension de ce qui est juste et nécessaire. Cette fracture ne se produira pas par magie. Elle ne disparaîtra pas parce que nous l’ignorons. Elle ne s’améliorera pas tant que nous ne reconnaîtrons pas que l’autre camp n’est pas seulement mal informé, mais qu’il regarde le monde à travers une lentille fondamentalement différente.
Section 2 : Le cas du Venezuela et ses implications
La capture de Maduro divise l’opinion publique américaine
Alors que les États-Unis ont utilisé leur puissance militaire au Venezuela pour capturer Maduro, Trump a également fait des commentaires récents sur la saisie du Groenland de force si les dirigeants danois n’acceptent pas un accord pour que les États-Unis en prennent le contrôle, et il a averti l’Iran que les États-Unis viendraient à la rescousse des manifestants pacifiques. Ces actions simultanées sur plusieurs fronts ont créé une perception d’une administration américaine prête à étendre son influence par tous les moyens nécessaires. La capture spectaculaire de Nicolás Maduro a certes impressionné certains observateurs internationaux, mais elle a également suscité des questions profondes sur la légalité et la moralité de telles opérations.
Plusieurs Américains voient certains avantages de l’intervention des États-Unis au Venezuela. Environ la moitié des Américains pensent que l’intervention des États-Unis au Venezuela sera principalement une bonne chose pour stopper le flux de drogues illicites dans le pays. Près de 4 sur 10, soit 44%, pensent que les actions des États-Unis feront plus de bien que de mal au peuple vénézuélien, qui a vécu sous la dictature de Maduro pendant plus d’une décennie. Mais les adultes américains sont divisés sur la question de savoir si l’intervention sera bonne ou mauvaise pour les intérêts économiques et de sécurité nationale des États-Unis, ou si elle n’aura simplement aucun impact.
Les motivations derrière l’intervention sont questionnées
Les républicains sont plus susceptibles que les démocrates et les indépendants de voir des avantages à l’action des États-Unis, en particulier ses effets sur le trafic de drogue. Environ 8 républicains sur 10 disent que l’intervention de l’Amérique sera principalement une bonne chose pour stopper le flux de drogues illicites dans le pays, mais moins de républicains, environ 6 sur 10, pensent qu’elle bénéficiera à l’économie américaine. Cette divergence suggère que même parmi les partisans de Trump, il y a des doutes sur les réels bénéfices économiques d’une telle intervention militaire coûteuse.
Les critiques s’interrogent sur les véritables motivations derrière cette opération au Venezuela. Est-ce vraiment une mission humanitaire pour libérer un peuple opprimé? Ou s’agit-il plutôt d’une manœuvre géopolitique visant à sécuriser les ressources pétrolières abondantes du Venezuela? La coincidence temporelle entre l’opération militaire et les déclarations de Trump sur le pétrole vénézuélien n’a pas échappé aux observateurs les plus sceptiques. Ces questions légitimes méritent des réponses claires et transparentes de la part de l’administration.
Personnellement, je reste profondément sceptique face à cette intervention au Venezuela. Ne nous y trompons pas: Nicolás Maduro était un dictateur brutal qui a opprimé son peuple pendant des années, et personne ne devrait pleurer sa chute. Mais les États-Unis n’ont pas l’histoire la plus reluisante quand il s’agit d’interventions humanitaires motivées par des raisons purement altruistes. L’Irak, la Libye, l’Afghanistan… la liste est longue des pays où les bonnes intentions se sont soldées par des catastrophes humanitaires et des chaos durables. Et maintenant voilà le Venezuela, avec ses plus grandes réserves de pétrole prouvées au monde. Est-ce vraiment une coincidence que Trump ait passé des années à parler de la nécessité de prendre le contrôle du pétrole vénézuélien, juste avant d’ordonner une opération militaire pour capturer son président? Je ne suis pas nécessairement en train de dire qu’il s’agit du seul facteur, mais serait-il vraiment naïf de penser qu’il ne joue aucun rôle dans la décision de Trump?
Section 3 : Le fossé entre les promesses et la réalité
La promesse America First semble être abandonnée
Les républicains suivent largement la direction de Trump, malgré le contraste brutal avec la plate-forme America First sur laquelle il s’était présenté. Mais peu de républicains veulent que Trump aille plus loin, soulignant les risques d’un maintien de l’attention à l’étranger. Cette tension entre la base électorale et le président devient de plus en plus évidente au fil des jours. Les électeurs qui ont soutenu Trump en 2024 en grande partie à cause de ses promesses de mettre fin aux engagements militaires américains à l’étranger se retrouvent maintenant confrontés à une réalité très différente.
La plupart des Américains ne veulent pas d’un engagement américain accru dans les affaires mondiales, a révélé le sondage. Près de la moitié des Américains veulent que les États-Unis jouent un rôle moins actif, et environ un tiers dit que son rôle actuel est à peu près juste. Seulement environ 2 adultes américains sur 10 disent qu’ils veulent que le pays soit plus impliqué mondialement, y compris environ 1 républicain sur 10. Ces chiffres montrent une population fatiguée par des décennies d’engagements militaires coûteux et souvent infructueux à travers le monde.
L’électorat de Trump exprime son inquiétude
La plupart des républicains sont dans une position délicate. Ils ont élu un président qui a promis de ramener les troupes à la maison, de cesser d’être le policier du monde, de se concentrer sur les problèmes intérieurs comme l’immigration et l’économie. Et maintenant, voilà que ce même président ordonne des frappes militaires dans l’hémisphère occidental, menace d’envahir le Groenland, et promet de venir en aide aux manifestants iraniens. C’est une transformation radicale qui laisse beaucoup de ses partisans perplexes et inquiets.
Le contraste avec les promesses de campagne est saisissant. Pendant des années, Trump a critiqué les interventions militaires américaines sous ses prédécesseurs, dénonçant ce qu’il appelait les guerres inutiles qui n’avaient fait qu’affaiblir l’Amérique. Il se présentait comme le président qui mettrait fin à cette ère d’interventionnisme coûteux. Pourtant, son propre record en matière de politique étrangère, avec ses actions au Venezuela, ses menaces contre le Groenland et ses avertissements à l’Iran, ressemble de plus en plus à un retour aux pires excès de l’interventionnisme américain qu’il prétendait déplorer.
Ce qui me fascine le plus dans cette histoire, c’est la facilité avec laquelle Trump semble avoir abandonné l’un des piliers centraux de son mouvement politique. L’anti-interventionnisme n’était pas simplement une position tactique pour gagner des votes; c’était un élément fondamental de l’identité Trumpiste, une critique radicale de l’establishment bipartisan américain qui avait envoyé des troupes dans des conflits injustifiés pendant des décennies. Trump ne critiquait pas seulement la guerre en Irak ou en Afghanistan; il remettait en question l’ensemble de la philosophie de politique étrangère américaine qui avait dominé depuis la fin de la Guerre froide. Et maintenant? Maintenant, il est devenu exactement ce qu’il critiquait. Il est devenu le président qui utilise la force militaire américaine pour renverser des régimes qui lui déplaisent, qui menace d’annexer des territoires étrangers, qui promet d’intervenir dans les affaires internes d’autres nations. C’est une trahison de ses propres supporters, et c’est une trahison des principes qu’il prétendait défendre.
Section 4 : Les conséquences économiques et sécuritaires
Les doutes sur les bénéfices pour l’Amérique
Les Américains restent profondément divisés sur la question de savoir si les interventions militaires de Trump apporteront des bénéfices tangibles à leur pays. L’intervention au Venezuela a certes capturé un dictateur et interrompu potentiellement des flux de drogue, mais les implications économiques et sécuritaires pour les États-Unis restent floues. Le coût financier de ces opérations militaires, sans parler des risques potentiels d’escalade avec d’autres puissances mondiales, pèse lourdement dans l’esprit de nombreux citoyens qui s’inquiètent déjà de l’état de l’économie américaine.
Les questions sur la rentabilité de telles interventions sont nombreuses. Combien ces opérations militaires coûtent-elles au contribuable américain? Combien de temps les troupes américaines resteront-elles au Venezuela ou dans d’autres régions où Trump a déployé des forces? Quels sont les risques de réactions adverses de la part d’autres puissances comme la Chine ou la Russie, qui ont toutes deux des intérêts importants en Amérique latine? Ces questions méritent des réponses claires et honnêtes de la part de l’administration.
Les risques d’une escalade internationale
Les menaces de Trump contre le Groenland et ses avertissements à l’Iran ont soulevé des inquiétudes quant à la possibilité d’une escalade internationale. Le Groenland, bien que techniquement un territoire danois, a une importance stratégique croissante dans l’Arctique, une région où les tensions géopolitiques augmentent à mesure que la fonte des glaces ouvre de nouvelles routes commerciales et d’accès aux ressources naturelles. Menacer de prendre le Groenland de force risque de provoquer une crise diplomatique majeure avec l’Europe et de pousser d’autres puissances à réagir.
De même, les avertissements de Trump à l’Iran, promettant d’aider les manifestants pacifiques, risquent d’être interprétés par Téhéran comme une ingérence inacceptable dans ses affaires internes. L’Iran a déjà réagi avec véhémence, signalant des plans pour des procès rapides et des exécutions tout en promettant des représailles contre les États-Unis et Israël. Cette escalade rhétorique et militaire dans une région déjà instable menace d’enflammer l’ensemble du Moyen-Orient, avec des conséquences potentiellement catastrophiques pour la sécurité mondiale et les marchés énergétiques.
La question de la légalité internationale
Les interventions militaires de Trump soulèvent également des questions complexes de droit international. La capture du président vénézuélien Nicolás Maduro et son transport à New York pour y faire face à des poursuites judiciaires fédérales pour trafic de drogue, bien que techniquement justifiée par ces accusations, représente une violation flagrante de la souveraineté nationale du Venezuela. De même, les menaces d’annexion du Groenland contredisent les principes fondamentaux du droit international qui protègent l’intégrité territoriale des nations.
Le précédent dangereux créé par ces actions est inquiétant pour de nombreux observateurs internationaux. Si les États-Unis, en tant que superpuissance mondiale et leader de l’ordre international d’après-guerre, commencent à ignorer les règles qui ont maintenu la paix relative depuis 1945, qui empêchera d’autres nations de faire de même? La Russie a déjà utilisé des arguments similaires pour justifier son invasion de l’Ukraine, et la Chine fait valoir des revendications territoriales controversées dans la mer de Chine méridionale. En sapant l’ordre international, Trump risque de rendre le monde plus instable et plus dangereux pour tous, y compris pour les Américains.
Il y a une profonde inquiétude qui s’installe en moi quand je vois l’administration Trump transformer l’ordre international d’après-guerre, avec toutes ses imperfections, en un champ de ruines. Ce n’est pas que cet ordre était parfait – loin de là. Il a permis de nombreuses injustices, maintenu des structures de pouvoir inéquitables, et trop souvent servi les intérêts des puissances occidentales au détriment du reste du monde. Mais c’était un ordre, avec des règles, des institutions, des mécanismes de résolution des conflits qui, bien que imparfaits, ont empêché le monde de sombrer dans le chaos total depuis 1945. Et maintenant? Maintenant, Trump semble décidé à détruire ce que des générations de leaders américains ont construit, sans offrir de vision alternative crédible pour le remplacer. C’est comme jouer au poker avec des règles que vous changez au milieu de la partie – vous risquez de faire exploser toute la table.
Section 5 : L'opinion publique évolue rapidement
Un changement significatif dans les attitudes
Les sondages récents révèlent un changement rapide dans l’opinion publique américaine envers la politique étrangère interventionniste de Trump. Au moins la moitié des démocrates et des indépendants veulent maintenant que les États-Unis fassent moins, un changement brutal par rapport à il y a quelques mois seulement. Cette évolution suggère que les actions récentes de Trump ont suscité une réaction négative même parmi ceux qui seraient normalement enclins à soutenir une politique étrangère américaine active.
Les républicains, quant à eux, sont devenus plus susceptibles d’indiquer que le niveau d’implication de Trump est juste. Environ 6 républicains sur 10, soit 64%, disent que le rôle actuel du pays dans les affaires mondiales est à peu près juste, ce qui représente une légère augmentation par rapport à 55% en septembre. Environ un quart des républicains disent que les États-Unis doivent jouer un rôle moins actif dans la résolution des problèmes autour du globe, en baisse légère par rapport à 34% il y a quelques mois. Ces chiffres montrent une consolidation du soutien républicain à Trump, mais aussi un scepticisme persistant parmi une minorité significative.
Les raisons de cette évolution rapide
Plusieurs facteurs expliquent cette évolution rapide de l’opinion publique. Tout d’abord, la réalité des coûts humains et financiers des interventions militaires commence à pénétrer la conscience collective. Les images de bombardements au Venezuela, les rapports sur les pertes civiles, les estimations des coûts pour les contribuables américains – tout cela contribue à une prise de conscience croissante que les interventions militaires ne sont pas des opérations chirurgicales propres et sans douleur, mais des événements brutaux avec des conséquences dévastatrices.
Deuxièmement, il y a la déception croissante face aux résultats décevants des interventions passées. Les Américains se souviennent des promesses de succès rapide en Irak, en Afghanistan, en Libye – toutes promises comme des opérations courtes et décisives qui se sont transformées en engagements de longue durée avec des résultats mitigés au mieux. La répétition de ce schéma au Venezuela éveille la méfiance et le scepticisme. Les Américains commencent à se demander si leurs dirigeants leur disent toute la vérité sur les objectifs réels et les coûts réels de ces interventions militaires.
La fatigue des conflits s’installe
La fatigue des conflits est devenue un sentiment dominant dans l’opinion publique américaine. Après plus de deux décennies de guerres continues – Afghanistan, Irak, Syrie, et maintenant Venezuela – les Américains sont épuisés par un cycle sans fin d’engagements militaires qui semblent produire peu de résultats tangibles tout en drainant les ressources nationales. Cette fatigue se manifeste non seulement dans les sondages, mais aussi dans la difficulté croissante de recruter pour l’armée et le déclin du soutien public aux budgets militaires massifs.
Cette fatigue des conflits ne se limite pas à une tranche démographique ou à un parti politique spécifique. Elle traverse les lignes idéologiques et générationnelles. Les jeunes Américains qui n’ont connu que des guerres continues depuis leur enfance, les vétérans qui ont servi dans plusieurs conflits successifs, les parents qui s’inquiètent de voir leurs enfants envoyés au combat – tous expriment une lassitude profonde face à cette ère d’engagements militaires perpétuels.
Ce qui me touche le plus personnellement dans cette évolution, c’est la résilience du peuple américain face à l’adversité, mais aussi sa capacité à apprendre et à s’adapter malgré les efforts constants des dirigeants politiques pour manipuler l’opinion publique. Après les attaques du 11 septembre, la peur et la colère ont conduit à un soutien massif pour les guerres en Afghanistan et en Irak. Mais au fil des années, à mesure que les coûts humains et financiers de ces conflits devenaient évidents, l’opinion publique a commencé à changer. Les Américains ont commencé à poser des questions difficiles. Ils ont commencé à exiger des réponses. Ils ont commencé à douter des narratifs simplistes qui avaient justifié ces guerres. Et maintenant, malgré les efforts de Trump pour vendre ses interventions comme nécessaires et justes, le peuple américain montre une fois de plus qu’il n’est pas dupe. Il y a une sagesse collective qui émerge de cette expérience commune des conflits, une sagesse qui résiste aux propagandes les plus sophistiquées et aux leaders les plus charismatiques.
Section 6 : Les perspectives pour l'avenir
Les risques d’une continuation de la politique actuelle
Si Trump continue sur sa trajectoire actuelle d’interventionnisme agressif, les risques pour les États-Unis et le monde sont considérables. Sur le plan international, cette politique risque d’aliéner encore davantage les alliés traditionnels de l’Amérique en Europe et en Asie, qui regardent avec inquiétude les actions unilatérales de Trump et ses menaces contre des nations souveraines comme le Danemark. Cette alienation pourrait affaiblir les alliances qui ont sous-tendu la sécurité mondiale depuis des décennies et ouvrir la voie à un monde multipolaire plus instable.
Sur le plan national, une continuation de cette politique interventionniste risque d’exacerber les divisions politiques déjà profondes aux États-Unis. Les sondages montrent déjà un fossé massif entre les républicains et les démocrates sur la question de la politique étrangère. Ce fossé ne fera que s’élargir si Trump continue à ordonner des opérations militaires controversées sans consulter le Congrès ni obtenir le soutien du public. Cette polarisation pourrait rendre impossible toute politique étrangère cohérente à long terme, laissant les États-Unis incapables de répondre efficacement aux défis mondiaux.
La possibilité d’un changement de cap
Cependant, il existe également la possibilité que Trump reconnaisse les limites de son approche et modère sa politique étrangère. Les sondages récents montrent que même parmi ses propres partisans, il y a une résistance significative à une escalade des engagements militaires à l’étranger. Seulement environ 10% des républicains veulent que Trump aille plus loin dans ses interventions, ce qui suggère qu’une politique plus modérée pourrait trouver un soutien bipartisan substantiel.
Un tel changement de cap nécessiterait que Trump reconnaisse que son approche actuelle ne produit pas les résultats escomptés et risque d’affaiblir sa position politique à long terme. Cela nécessiterait également qu’il engage un dialogue sérieux avec les leaders du Congrès et avec les alliés internationaux pour développer une stratégie de politique étrangère plus cohérente et durable. La question est de savoir si Trump, un dirigeant connu pour sa personnalité forte et son aversion pour la critique, est capable d’une telle introspection et d’un tel compromis.
Le rôle du Congrès et des institutions
Les institutions démocratiques américaines ont un rôle crucial à jouer dans la détermination de l’avenir de la politique étrangère américaine. Le Congrès a le pouvoir constitutionnel de déclarer la guerre et de contrôler les fonds pour les opérations militaires. Dans le passé, ce pouvoir a souvent été délégué à la présidence, mais les actions controversées de Trump pourraient inciter le Congrès à réaffirmer son rôle constitutionnel.
Les tribunaux auront également leur mot à dire sur la légalité des actions de Trump, particulièrement en ce qui concerne l’utilisation de la force militaire sans autorisation du Congrès. Les médias et la société civile continueront à jouer leur rôle de gardien, en demandant des comptes à l’administration et en informant le public sur les implications réelles des politiques étrangères de Trump. C’est à travers ces mécanismes de contrôle et d’équilibre que la démocratie américaine pourra naviguer à travers cette période d’incertitude politique.
Je reste fondamentalement optimiste quant à la capacité des institutions démocratiques américaines à résister à la tentation de l’autoritarisme, même dans ce climat politique polarisé. Nous avons vu le Congrès, les tribunaux, les médias, et le public exercer des pressions sur les présidents passés qui tentaient de dépasser les limites constitutionnelles, et je m’attends à ce que la même chose se produise avec Trump si ses politiques étrangères continuent dans cette direction interventionniste agressive. Ce qui me donne espoir, c’est que malgré toutes les divisions et tous les problèmes auxquels l’Amérique est confrontée, il y a encore une profonde croyance en la démocratie et l’État de droit qui transcende les lignes partisanes. Les Américains peuvent désapprouver les politiques de Trump, mais ils désapprouvent encore plus l’idée d’un président qui agit sans contraintes ni contrôles. Cette croyance fondamentale dans la démocratie constitutionnelle sera peut-être le rempart ultime contre les excès potentiels de l’administration Trump.
Conclusion : Un moment critique pour la démocratie américaine
Les leçons à tirer de cette période
La période actuelle représente un moment critique pour la démocratie américaine et pour son rôle dans le monde. Les actions de Donald Trump en matière de politique étrangère ont mis en lumière les tensions profondes qui existent entre les impératifs de la sécurité nationale, les valeurs démocratiques, et les réalités politiques intérieures. Ces tensions ne sont pas nouvelles, mais l’approche agressive et parfois imprévisible de Trump les a mises en évidence d’une manière sans précédent.
La leçon la plus importante à tirer de cette période est peut-être la nécessité de rétablir un consensus national sur les principes fondamentaux de la politique étrangère américaine. Ce consensus, qui existait pendant la Guerre froide et qui a survécu, bien que fragilisé, à la période d’après-guerre froide, est maintenant brisé. Sans un nouveau consensus, les États-Unis risquent de basculer d’une politique étrangère à une autre avec chaque changement d’administration, rendant impossible une stratégie cohérente et sapant la crédibilité américaine sur la scène internationale.
La responsabilité des citoyens
La responsabilité de naviguer à travers cette période d’incertitude ne repose pas uniquement sur les épaules des dirigeants politiques. Les citoyens américains ont également un rôle crucial à jouer. En restant informés, en participant au débat public, et en exerçant leur droit de vote, les citoyens peuvent s’assurer que la politique étrangère américaine reflète les valeurs et les intérêts du peuple américain, pas seulement ceux de l’élite politique ou militaire.
Les sondages récents montrent que les Américains sont sceptiques face aux interventions militaires agressives et préfèrent que leur gouvernement se concentre sur les problèmes intérieurs. Cette préférence doit être entendue et respectée par les dirigeants politiques. La démocratie fonctionne mieux quand les dirigeants écoutent le peuple qu’ils sont censés servir, et non quand ils ignorent les préoccupations légitimes des citoyens.
L’avenir de l’Amérique dans le monde
L’avenir de l’Amérique dans le monde dépendra largement de la manière dont le pays naviguera à travers cette période de turbulence. Si les États-Unis parviennent à rétablir un consensus national sur une politique étrangère qui soit à la fois principée et pragmatique, ils pourront continuer à jouer un rôle de leadership dans les affaires mondiales. Si, en revanche, ils restent divisés et incapables de développer une stratégie cohérente, leur influence internationale continuera à décliner, laissant un vide que d’autres puissances seront heureuses de remplir.
Les défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés – le changement climatique, les pandémies, les inégalités économiques, le terrorisme – nécessitent une coopération internationale renforcée, pas un retrait isolé. Les États-Unis ont un rôle unique à jouer dans cette coopération, mais ce rôle doit être basé sur le leadership par l’exemple, pas sur la domination par la force. C’est cette vision d’une Amérique qui travaille avec le monde, pas contre le monde, qui devra guider la politique étrangère américaine dans les années à venir.
Ce qui me reste en conclusion, c’est un sentiment à la fois d’inquiétude profonde et d’espoir persévérant. L’inquiétude vient de voir les États-Unis, la nation que j’ai tant admirée pour ses idéaux démocratiques et son engagement envers la liberté, s’éloigner de ces mêmes idéaux et s’engager dans une voie d’interventionnisme agressif qui contredit tout ce que l’Amérique est censée représenter. Mais l’espoir vient de voir le peuple américain résister, poser des questions, exiger des réponses, et refuser d’accepter sans critique les narratifs des dirigeants politiques. C’est cette tension entre la puissance du président et la vigilance du peuple qui fait la grandeur de la démocratie américaine. Et c’est cette même tension qui, je l’espère, permettra à l’Amérique de trouver son chemin à travers cette période sombre et d’émerger avec une vision renouvelée de son rôle dans le monde – une vision qui privilégie le coopération sur la confrontation, les principes sur le pouvoir, et l’espoir sur la peur.
Sources
Sources primaires
Sondage AP-NORC Center for Public Affairs Research, mené du 8 au 11 janvier 2026, The Associated Press-NORC Center for Public Affairs Research
Sondage AP-NORC sur les priorités publiques et les attentes pour 2026, AP-NORC Center for Public Affairs Research
Sondage Washington Post-SSRS sur l’intervention au Venezuela, mené le week-end suivant la capture de Nicolás Maduro, The Washington Post et SSRS
Sondage Quinnipiac University sur l’action militaire au Venezuela, décembre 2025, Quinnipiac University Poll
Sondage AP-NORC sur le rôle des États-Unis dans les affaires mondiales, septembre 2025, AP-NORC Center for Public Affairs Research
Sondage Fox News sur la promesse America First de Trump, décembre 2025, Fox News
Sondage AP VoteCast sur les préférences des électeurs pour le rôle des États-Unis dans le monde, 2024, AP VoteCast
Sources secondaires
Times of Israel, Poll: Most Americans think Trump has gone too far with foreign interventions, 14 janvier 2026
Associated Press via PBS NewsHour, New poll shows most Americans think Trump has gone too far with military actions abroad, 14 janvier 2026
Associated Press, What Americans think about the situation in Venezuela, according to recent polls, janvier 2026
Brookings Institution, Making sense of the US military operation in Venezuela, janvier 2026
Lawfare Media, Trump Administration Releases Legal Opinion on Maduro Capture and Attacks on Venezuela, janvier 2026
The New York Times, Fact-Checking Trump’s Justifications for the Venezuela Operation, 8 janvier 2026
PBS NewsHour, Fact-checking Trump’s claims after U.S. strike on Venezuela and capture of Maduro, janvier 2026
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