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Une procédure hors norme

Katherine Jacobsen, coordonnatrice pour l’Amérique du Nord au Comité pour la protection des journalistes, n’y est pas allée par quatre chemins. Elle a qualifié cette perquisition de profondément préoccupante. De violation flagrante des protections journalistiques. Les mots ont du poids quand ils viennent de quelqu’un qui voit ça tous les jours. Qui connaît les méthodes des régimes qui répriment la presse. Ce qui s’est passé chez Hannah Natanson, ça n’arrive pas aux États-Unis. En tout cas, ça n’arrivait pas. C’était interdit par des règles que le ministère de la Justice s’était lui-même imposées. Des règles conçues pour protéger les journalistes. Pour éviter exactement ce genre de situation.

L’année dernière, Pam Bondi a supprimé ces règles. Elle les a annulées. Aucune explication détaillée. Juste une décision administrative prise dans l’ombre. Les protections qui existaient sous l’administration précédente ? Pouf. Disparues. Le mécanisme de protection s’est effondré. Comme un château de cartes. Maintenant, le FBI peut perquisitionner un journaliste. Saisir son matériel. Accéder à ses communications. Les sources ? Elles ne sont plus protégées. La confidentialité ? Elle n’existe plus. C’est un trou noir juridique qui avale tout sur son passage. Et les autres journalistes ? Ils regardent ça et ils comprennent. Ils comprennent que ça pourrait être eux. Demain. Après-demain.

Ce qui m’effraie le plus, c’est la facilité avec laquelle ça s’est passé. C’est la banalité du mal administratif. Un directeur du FBI qui signe un mandat. Un juge qui l’approuve. Des agents qui l’exécutent. Chacun fait son travail. Mais au bout du compte, c’est la liberté de la presse qui prend en pleine gueule. Kash Patel, le directeur du FBI, a parlé de mise en danger de nos combattants. De compromission de la sécurité nationale. Des mots graves. Des mots qui justifieraient n’importe quoi. Mais c’est le même argument qu’utilisent tous les dictateurs. La sécurité nationale. C’est le cimetière où on enterre les libertés civiles.

Un message clair aux sources

Les organisations de défense de la presse sont unanimes. La Society of Professional Journalists a publié un communiqué cinglant. Une grave menace pour la liberté de la presse. C’est le moins qu’on puisse dire. Le message envoyé aux lanceurs d’alerte est terrifiant. Si vous parlez à un journaliste, vous risquez d’être découvert. Le FBI va venir. Il va perquisitionner. Il va saisir les ordinateurs. Il va accéder aux communications. L’anonymat ? C’est fini. La protection ? C’est un souvenir. Les sources potentielles vont se taire. Elles doivent se taire. Pour leur propre sécurité. Pour leur carrière. Pour leur famille.

Diana Fuentes, directrice exécutive de l’IRE, a parlé d’attaque inconscionable contre une presse libre. Elle a raison. Il n’y a rien de plus intimidant que d’entrer dans le domicile de quelqu’un. De violer l’intimité. De menacer la confidentialité des sources essentielles pour tenir les fonctionnaires gouvernementaux responsables. C’est exactement ça. Une attaque contre les fondements mêmes de la démocratie. Une attaque contre le droit du public à savoir. Ce qui s’est passé le 14 janvier 2026, ce n’est pas juste une perquisition. C’est un avertissement. Un avertissement lancé à tous ceux qui voudraient informer le public.

Je repense à ces 1200 fonctionnaires qui ont contacté Hannah Natanson cette dernière année. 1200 personnes qui lui ont fait confiance. Qui lui ont confié des informations. Des informations que le public avait le droit de connaître. Qu’est-ce qu’ils pensent aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’ils ressentent ? La peur. Sans doute. L’angoisse. Probablement. Ils vont se dire que ça ne vaut pas le coup. Que le risque est trop grand. Et c’est ça le plus tragique. C’est que l’information va se tarir. Le fleuve va s’assécher. Et nous, le public, on va rester dans l’ignorance. Dans le noir. C’est exactement ce qu’ils veulent.

Sources

Sources primaires

The Age, January 15, 2026 – Extraordinary, aggressive: FBI raids journalist’s home, seizes devices

Washington Post, January 14, 2026 – FBI executes search warrant at Washington Post reporter’s home

Committee to Protect Journalists, January 14, 2026 – In highly unusual move, FBI searches Washington Post reporter Hannah Natanson’s home, seizes devices

Sources secondaires

Al Jazeera, January 15, 2026 – FBI conducts raid on Washington Post reporter’s home, seizes electronics

NBC News, January 14, 2026 – FBI searches Washington Post reporter’s home as part of an investigation into government contractor

Freedom of the Press Foundation, January 14, 2026 – FBI ignores federal law to raid journalist’s home

Investigative Reporters and Editors, January 14, 2026 – IRE statement on FBI raid of Hannah Natanson’s home

Society of Professional Journalists, January 14, 2026 – SPJ condemns FBI search of Washington Post reporter’s home as a grave threat to press freedom

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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