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La version du Département de la Sécurité intérieure

Selon le Department of Homeland Security, tout commence par un « arrêt de circulation ciblé ». Un homme vénézuélien — que le DHS dit être en situation irrégulière aux États-Unis — tente de fuir. Il conduit, s’écrase contre une voiture garée, sort en courant. Un agent le rattrape. Ils se battent au sol. C’est là que deux personnes sortent d’un appartement voisin. Avec une pelle à neige. Et un manche à balai. Et ils se mettent à frapper l’agent. L’homme vénézuélien se libère et se joint à eux, selon le DHS. Trois personnes contre un agent. La pelle. Le balai. Les coups. « Craignant pour sa vie alors qu’il était pris en embuscade par trois individus, l’agent a tiré un coup défensif pour défendre sa vie », écrit le DHS dans un communiqué. L’homme vénézuélien reçoit la balle dans la jambe. Les trois personnes courent se barricader dans l’appartement. L’agent blessé et l’homme blessé finissent tous deux à l’hôpital. Les deux autres personnes sont arrêtées.

Voilà la version officielle. Propre. Clinique. Un agent qui défend sa vie. Des assaillants violents. Un tir justifié. Le DHS ajoute même que « cette attaque contre un autre brave membre des forces de l’ordre s’est produite alors que les plus hauts dirigeants du Minnesota, le gouverneur Walz et le maire Frey, encouragent activement une résistance organisée contre ICE et les agents fédéraux ». Autrement dit : c’est la faute des politiciens démocrates. C’est leur « rhétorique haineuse » qui a poussé ces gens à attaquer l’agent. Fin de l’histoire. Sauf que non. Parce qu’il y a l’autre version.

Vous remarquez comment c’est raconté ? « Arrêt ciblé ». « Coup défensif ». « Embuscade ». Les mots sont choisis. Calculés. Ils construisent un récit où l’agent est la victime. Où les résidents de Minneapolis sont les agresseurs. Où la résistance à une opération militaire dans sa propre ville est présentée comme du terrorisme domestique. Et moi, ça me met en colère. Parce qu’on connaît cette chanson. On l’a déjà entendue. Après la mort de Renee Good, le DHS avait aussi sa version. Des médias indépendants ont examiné les vidéos. Leur version ne collait pas. Alors pardonnez-moi si je ne prends pas le communiqué du DHS pour parole d’évangile.

Ce que les autorités locales disent

Le chef de la police de Minneapolis Brian O’Hara confirme les grandes lignes mais reste prudent. L’incident a commencé sur l’autoroute I-94. L’homme a conduit vers une maison sur le 600 block de la 24th Avenue North dans le nord de Minneapolis — à exactement 4,5 miles de l’endroit où Renee Good a été tuée une semaine plus tôt. Crash. Fuite à pied. Lutte. Coup de feu. L’homme se réfugie dans la maison, refuse de sortir. Les agents fédéraux forcent l’entrée. L’homme est emmené en ambulance. Blessures non mortelles. O’Hara confirme tout ça. Mais il ne confirme pas la version de l’embuscade. Il ne dit rien sur qui a attaqué qui. Il dit juste qu’il y a eu « une lutte » et qu’une personne a été touchée. Point final.

Le maire Jacob Frey organise une conférence de presse quelques heures après la fusillade. La scène est surréaliste. Derrière lui, on entend les explosions de flashbangs. Les cris des manifestants. L’odeur du gaz lacrymogène qui entre par les fenêtres. Frey a l’air épuisé. Vidé. « Ce n’est pas durable », dit-il. « Pour ceux qui ont manifesté pacifiquement, je vous applaudis. Pour ceux qui tombent dans le piège, vous n’aidez pas. Vous n’aidez pas les immigrants sans papiers de notre ville. Vous n’aidez pas les gens qui appellent cet endroit leur maison. » Il supplie les gens de rentrer chez eux. De ne pas « répondre au chaos de Donald Trump par notre propre chaos ». Puis il se retourne vers les caméras et lance un appel direct au président : « Mettez fin à cette occupation. » Le mot résonne. Occupation.

Imaginez être le maire d’une grande ville américaine et devoir supplier votre propre gouvernement fédéral de cesser d’occuper votre ville. Imaginez devoir dire à vos citoyens de rester calmes pendant que des agents en tenue militaire tirent sur des gens dans les rues. Imaginez devoir organiser une conférence de presse pendant que des flashbangs explosent dehors. C’est la réalité de Minneapolis en ce moment. Et quand Frey utilise le mot « occupation », ce n’est pas de la rhétorique. C’est une description factuelle. Minneapolis est occupée. Point.

Sources

Sources primaires

blank »>NBC News – Trump meets with Venezuelan opposition leader and tension in Minnesota after another shooting: Morning Rundown (15 janvier 2026)

blank »>CNN – Federal officer shoots man officials say assaulted officer in Minneapolis, prompting protests (14 janvier 2026)

blank »>FOX 9 Minneapolis-St. Paul – Minneapolis ICE shooting: Agent shoots immigrant, officer also hurt (14 janvier 2026)

blank »>NPR – DHS: ICE officers in Minneapolis shoot Venezuelan man in the leg (15 janvier 2026)

Sources secondaires

blank »>Minnesota Public Radio – DHS: Federal agent shot man in leg during struggle in north Minneapolis (14 janvier 2026)

blank »>Minnesota Reformer – Second person in a week shot by federal immigration agent in Minneapolis (14 janvier 2026)

blank »>Washington Times – Another immigration-enforcement shooting occurs in Minneapolis as group attacks agent (14 janvier 2026)

blank »>MS Now – Shooting involving federal law enforcement reported in Minneapolis (14 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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