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La Pologne, sentinelle de l’alliance en danger

Donald Tusk n’est pas n’importe qui. C’est l’ancien président du Conseil européen, un poids lourd de la politique européenne, un homme qui a navigué dans les eaux troubles de la diplomatie internationale pendant des décennies. Et surtout, c’est le dirigeant d’un pays qui sait ce que signifie être pris en étau entre grandes puissances. La Pologne a été envahie, déchirée, occupée à répétition au cours de son histoire. Pour Varsovie, l’OTAN n’est pas une abstraction diplomatique. C’est une question de survie nationale. Face à une Russie de plus en plus agressive, face à un Kremlin qui n’a jamais caché ses ambitions impériales, l’alliance atlantique est le seul rempart qui tient.

Alors quand Tusk parle, l’Europe écoute. « Je suis très inquiet au sujet du Groenland », a-t-il déclaré dès le 9 janvier. « Et je suis aussi très inquiet des événements aux États-Unis, de tout ce qui crée des tensions idéologiques et politiques au sein de l’OTAN. » Tusk se décrit comme « probablement le politicien le plus pro-américain d’Europe ». Difficile d’imaginer plus pro-américain, dit-il. La Pologne est un allié exceptionnel des États-Unis. Mais justement. Parce qu’elle est dans cette position, parce qu’elle est loyale, Varsovie refuse de se taire. « Quand on est dans une telle position, on ne discute pas à genoux. On dit ce qu’on pense. Entre amis, il faut être honnête sur ce qu’on aime et ce qu’on n’aime pas. »

Un désastre qui détruirait tout

Ce 15 janvier, devant la presse mondiale, Tusk va plus loin. Beaucoup plus loin. « Une tentative de prise de contrôle d’une partie d’un État membre de l’OTAN par un autre État membre de l’OTAN serait un désastre politique. » Il marque une pause. Cherche ses mots. Puis lâche la bombe : « Ce serait la fin du monde tel qu’on le connaît. » Le monde qui garantissait un ordre basé sur la solidarité OTAN. Le monde qui retenait les « forces du mal » — le terrorisme communiste, d’autres formes d’agression. Ce monde-là, construit pierre par pierre depuis 1949, pourrait s’effondrer sur le Groenland.

Tusk ne dramatise pas. Il constate. L’OTAN perdrait son sens, son essence, sa raison d’être si un conflit ou des conflits mutuels éclataient au sein de l’alliance. Comment défendre la solidarité collective quand le plus puissant des membres menace d’envahir l’un des plus petits ? Comment invoquer l’Article 5 contre la Russie ou la Chine si cet article devient une arme retournée contre les alliés eux-mêmes ? Tusk promet de tout faire pour que l’Europe reste unie sur cette question. Le Danemark peut compter sur la « solidarité de toute l’Europe », affirme-t-il. Mais il ajoute, lucide, qu’il faut s’assurer que « les liens transatlantiques, qui sont le fondement de l’OTAN et de notre sécurité, ne souffrent pas dans les jours et les mois à venir ».

Et moi, je me pose la question : est-ce qu’on se rend compte de ce qui se joue ? Tusk ne parle pas d’une crise passagère. Il parle de l’effondrement. De la fin. Pas d’un ajustement, pas d’une réforme. De la destruction pure et simple de l’architecture de sécurité qui a maintenu la paix en Europe depuis 75 ans. Vous imaginez ? 75 ans de paix relative. Deux générations qui n’ont pas connu de guerre majeure sur le sol européen. Et tout ça pourrait exploser sur une île de glace à cause d’un président américain qui veut « posséder » le Groenland parce que, selon ses mots, « psychologiquement, la propriété est importante pour le succès ». Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer.

Sources

Sources primaires

blank »>Newsweek – Greenland Clash Live: Denmark Deploys Advance Troops as Trump Threatens Takeover (15 janvier 2026)

blank »>CNN – NATO nations sending troops to Greenland as US annexation threats escalate (15 janvier 2026)

blank »>Reuters via Internazionale – Poland will not send soldiers to Greenland, Polish PM says (15 janvier 2026)

blank »>The Intercept – Danish Forces Are Mandated to Fire Back if U.S. Attacks Greenland (14 janvier 2026)

blank »>Military.com – Denmark Bled Alongside American Troops in Iraq and Afghanistan. Now Trump Won’t Rule Out Taking Greenland From Them (10 janvier 2026)

Sources secondaires

blank »>Newsweek – Germany, Other NATO Allies Sending Troops to Greenland Amid Trump Threats (14 janvier 2026)

blank »>CNBC – Trump is desperate to take Greenland. Can NATO defend itself — and is it willing to? (9 janvier 2026)

blank »>Atlantic Council – Trump’s quest for Greenland could be NATO’s darkest hour (8 janvier 2026)

blank »>Notes From Poland – Poland joins UK, France, Germany, Italy and Spain in calling for US to respect Greenland’s sovereignty (6 janvier 2026)

blank »>Euronews – Fact check: Can the EU defend Greenland in a US attack? (14 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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