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Un accueil chinois de haut vol pour Carney

credit : saviezvousque.net (image IA)

Ça fait longtemps qu’on n’avait pas vu ça. Un premier ministre canadien, Mark Carney, serrant la main au Grand Hall du Peuple à Pékin, et parlant d’une « nouvelle ère de relations » avec la Chine. C’est du sérieux, vous pensez bien. Après près de dix ans où nos rapports avec Pékin oscillaient entre le glacial et le franchement tendu, le jeudi 15 janvier 2026 pourrait bien marquer un tournant. Et ce n’est pas moi qui le dis, mais Carney lui-même.

Ce qui frappe, c’est la manière dont Pékin l’a accueilli. Pas par n’importe qui, notez bien. Il a été reçu par le premier ministre Li Qiang, la deuxième personnalité la plus puissante du régime, et par Wang Yi, le ministre des Affaires étrangères, qui occupe la troisième place. Un accueil en grande pompe, quoi. Le message est clair : la Chine aussi veut redonner un élan à cette relation, un « revirement », comme l’a si joliment dit Li Qiang. Ils attendent même la rencontre de Carney avec le président Xi Jinping ce vendredi comme un catalyseur pour une « croissance ascendante ».

Mais au-delà des jolies poignées de main et des discours protocolaires, tout ça s’inscrit dans un contexte mondial compliqué, je suppose. Une sorte de réchauffement après un long hiver diplomatique. On verra bien ce qui se cache vraiment derrière ce nouveau sourire chinois.

De quoi a-t-on parlé ? Commerce, pétrole, batteries… et une liste d’invités prestigieux

credit : saviezvousque.net (image IA)

Alors, Mark Carney n’est pas allé là-bas pour prendre le thé. Toute la journée du jeudi 15 janvier, il a enchaîné les réunions à huis clos avec les grands pontes de l’économie chinoise. C’est un vrai tour de table des géants locaux. Je vous cite les noms, parce que c’est révélateur : Alibaba, le géant du commerce en ligne, bien sûr. Ensuite China National Petroleum, pour le pétrole, un secteur toujours ultra-stratégique. Et puis Contemporary Amperex Technology, le monstre mondial des batteries pour véhicules électriques – un domaine où le Canada a des ambitions, c’est sûr. Sans oublier la Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), la plus grande banque commerciale publique du pays.

Ça, c’est une feuille de route pour les discussions à venir. Ça parle d’argent, d’investissements, de partenariats technologiques. Après une décennie de frictions sur le commerce, la sécurité et la diplomatie, ces rencontres laissent entrevoir que de nouvelles perspectives économiques pourraient enfin s’ouvrir. On ne met pas tous ces PDG autour d’une table pour parler de la pluie et du beau temps.

Et ce n’est pas seulement Carney. Plus tôt dans la journée, notre ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a rencontré son homologue chinois, Wang Yi. Et là aussi, l’ambiance était au dégel. Wang Yi a déclaré, en substance, que les progrès accomplis ouvraient la voie à de nouvelles perspectives pour nos relations, et ce « dans un contexte de changements sans précédent et complexes à l’échelle mondiale ». C’est un langage diplomatique, bien sûr, mais le ton est résolument positif. On sent qu’ils cherchent à poser des bases solides pour l’après.

Mais au Canada, on attend des résultats concrets… et ça va être délicat

credit : saviezvousque.net (image IA)

C’est bien beau de parler de nouvelle ère, mais ici, chez nous, les agriculteurs et certains premiers ministres provinciaux attendent des actes. Parce qu’il y a une sacrée patate chaude sur la table. Les libéraux d’Ottawa sont sous pression pour convaincre Pékin d’abroger ou de réduire ses droits de douane sur les produits agricoles canadiens. Ces tarifs, ils font mal, surtout dans les provinces de l’Atlantique et de l’Ouest. C’est un vrai point de crispation.

Le hic, c’est que pour obtenir ça, Ottawa va probablement devoir lâcher du lest sur autre chose. Et cet « autre chose », c’est les droits de douane que le Canada impose, lui, sur les véhicules électriques chinois. Un dossier que le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, considère comme essentiel pour protéger les emplois dans l’industrie automobile locale. Il ne veut pas entendre parler d’un assouplissement, lui. C’est un sacré casse-tête pour Carney : contenter les agriculteurs de l’Ouest sans fâcher les ouvriers de l’Ontario.

D’ailleurs, Anita Anand, la ministre des Affaires étrangères, a bien précisé que l’objectif était de promouvoir les avantages économiques pour toutes les régions du Canada. Elle a aussi ajouté, et c’est intéressant, que même si ce voyage est « fortement axé sur le commerce », d’autres questions, « qui vont au-delà des préoccupations économiques », seront abordées. Sans les nommer, évidemment. On peut penser aux droits de l’homme, à la sécurité régionale… des sujets où le dialogue a été pour le moins tendu ces dernières années.

Conclusion : Un pari diplomatique aux enjeux multiples

credit : saviezvousque.net (image IA)

Alors, que faut-il en retenir ? Cette visite historique de Mark Carney à Pékin est un pari. Un pari sur l’avenir économique, mais aussi un test diplomatique délicat. D’un côté, il y a l’espoir d’une relance des é commerciaux avec un partenaire colossal, après presque dix ans de méfiance. Les rencontres avec les géants chinois comme Alibaba, China National Petroleum et Contemporary Amperex Technology en sont la preuve tangible. De l’autre, il y a les attentes très concrètes des Canadiens, notamment sur les droits de douane agricoles, et l’équilibre fragile à trouver avec les intérêts des provinces.

La Chine, par la voix de ses plus hauts responsables, qualifie cette visite de « tournant ». C’est la première fois depuis huit ans qu’un premier ministre canadien se rend là-bas. L’accueil réservé à Carney montre que Pékin est, pour l’instant, dans une logique d’ouverture. Mais entre le discours et la réalité des compromis à trouver, surtout sur des dossiers aussi sensibles que les véhicules électriques, le chemin risque d’être encore long.

Une chose est sûre : le Canada a choisi de rouvrir le dialogue à haut niveau. La « nouvelle ère » annoncée par Carney commence par une poignée de main au Grand Hall du Peuple. Maintenant, il faudra voir ce qu’il adviendra de cette nouvelle dynamique, dans un monde qui reste, comme l’a rappelé Wang Yi, en proie à des changements « sans précédent et complexes ».

Selon la source : ici.radio-canada.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

Carney à Pékin : le Canada et la Chine tournent la page après une décennie de tensions

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