Des accusations sans précédent
L’administration Trump a récemment ouvert une enquête criminelle contre Jerome Powell concernant des dépassements de coûts pour un projet de rénovation de 2,5 milliards de dollars de deux bâtiments historiques du complexe du siège de la Fed. Powell, qui a révélé l’existence de cette enquête dimanche, nie fermement tout acte répréhensible et affirme que ces actions inédites constituent un prétexte pour faire pression sur lui parce qu’il ne satisfait pas aux exigences de Trump d’une baisse rapide et drastique des taux d’intérêt directeurs. Cette affaire marque une étape dangereuse dans l’attaque du président contre l’indépendance de la banque centrale américaine.
Dimanche, Powell a abandonné l’approche retenue qu’il avait adoptée face aux critiques et insultes personnelles de Trump cette année, qu’il avait pour la plupart ignorées. Au lieu de cela, le président de la Fed a publié une déclaration vidéo dans laquelle il a carrément qualifié la menace de poursuites pénales de simples prétextes pour saper l’indépendance de la Fed en matière de fixation des taux d’intérêt. La menace de poursuites pénales est une conséquence du fait que la Réserve fédérale fixe les taux d’intérêt sur la base de notre meilleure évaluation de ce qui servira le public, plutôt que de suivre les préférences du président, a déclaré Powell. Une sortie rarement véhémente pour un président de Fed.
Quelle audace, quelle force, ce Powell ! Il faut du cran pour se tenir debout face à la machine Trump et dire clairement que c’est un harcèlement politique. C’est comme voir un boxeur léger qui refuse de tomber face à un poids lourd qui utilise des coups interdits. La vidéo de Powell… c’est le moment où l’employé dit à son patron : « Arrête, je sais exactement ce que tu fais ». Et Trump ne supporte pas ça. Il déteste quand quelqu’un ne plie pas. Cette enquête sur des rénovations de bâtiments, c’est ridicule. On dirait un prétexte d’écolier pour punir quelqu’un qu’on n’aime pas. Comme si la Fed n’avait pas mieux à faire que de s’inquiéter de marbre et d’ascenseurs personnalisés pendant que l’économie mondiale vacille.
Un projet de rénovation sous le microscope
Lors de l’audition devant la commission bancaire du Sénat en juin, le président républicain Tim Scott, de Caroline du Sud, avait affirmé que la rénovation du bâtiment de la Fed comprenait des terrasses sur le toit, des ascenseurs sur mesure qui s’ouvrent sur des salles à manger VIP, des finitions en marbre blanc et même une collection d’art privée. Powell avait contesté ces détails lors de son témoignage, affirmant qu’il n’y avait pas de nouveau marbre… il n’y a pas d’ascenseurs spéciaux et ajoutant que certains des éléments controversés ne sont pas dans le plan actuel. En juillet, Russell Vought, directeur du Bureau de la gestion et du budget, avait écrit dans une lettre à Powell que son témoignage sur les modifications apportées aux plans du bâtiment soulève de sérieuses questions sur la conformité du projet avec les plans précédents approuvés par une commission de planification.
Pourtant, plus tard le même mois, Trump avait visité le chantier du bâtiment et, debout à côté de Powell, avait surestimé le coût de la rénovation. Plus tard dans la journée, Trump, s’adressant aux journalistes, avait minimisé toute préoccupation concernant la rénovation. Il avait dit ils doivent le finir et ajouté : Regardez, il y a toujours des critiques de la semaine. Je ne veux pas être ça. Je veux les aider à le finir. Lorsqu’on lui a demandé si c’était un motif de licenciement, Trump avait répondu : Je ne veux pas mettre ça dans cette catégorie. Ces contradictions dans la position de Trump soulèvent des questions sur la véritable motivation de l’enquête soudaine.
C’est là qu’on voit vraiment le double jeu de Trump. En public, il joue le mec sympa qui veut juste aider à finir le chantier. Mais en coulisses, il orchestre une enquête criminelle contre le même type qu’il vient de soutenir. C’est du pur Jekyll and Hyde. Et ces détails sur les terrasses sur le toit et les ascenseurs VIP… ça sent la campagne de dénigrement orchestrée. Powell a raison de dire que ce n’est pas dans le plan. On dirait que quelqu’un a inventé ces histoires pour faire Powell passer pour un grand gaspilleur pendant que les Américains peinent à payer leurs factures. C’est brillant politiquement, mais c’est dévastateur pour les institutions démocratiques.
Section 2 : Les prétendants à la succession
Les deux Kevins en pole position
Trump a suggéré qu’il était enclin à nommer soit l’ancien gouverneur de la Fed Kevin Warsh, soit le directeur du Conseil économique national Kevin Hassett pour remplacer Powell. Il a également déclaré qu’il avait écarté le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent pour ce poste, parce qu’il veut rester où il est. Les deux Kevins sont très bons, a déclaré Trump. Vous avez d’autres bonnes personnes aussi, mais j’annoncerai quelque chose au cours des prochaines semaines. Ces commentaires indiquent que le président réfléchit déjà à la succession de Powell, bien que son terme officiel n’expire que dans plusieurs mois.
Kevin Warsh, ancien membre du Conseil des gouverneurs de la Fed de 2006 à 2011, est considéré comme un faucon en matière de politique monétaire et a été critique des politiques accommodantes de la Fed dans le passé. Kevin Hassett, pour sa part, a servi comme président du Conseil des conseillers économiques sous Trump lors de son premier mandat et est connu pour ses positions conservatrices en matière économique. Les deux hommes sont considérés comme plus dociles aux préférences de Trump en matière de taux d’intérêt que Powell, ce qui pourrait expliquer l’intérêt du président pour eux.
Les « deux Kevins »… ça sonne comme le titre d’un mauvais film de comédie, mais en réalité, c’est ce qui pourrait déterminer l’avenir de l’économie mondiale pendant des années. Trump cherche essentiellement des figurants qui diront oui à tout ce qu’il propose. Ce n’est pas une critique, c’est un constat. Il veut des gens qui comprendront que leur rôle est de faire ce qu’il veut, pas ce que l’économie dicte. C’est comme un patron d’entreprise qui remplace tous ses cadres supérieurs par des parents loyaux mais incompétents. Ça peut sembler drôle vu de l’extérieur, mais quand on parle de la Réserve fédérale américaine, c’est plutôt terrifiant. Et ces nominations « dans les prochaines semaines », c’est une pression énorme sur Powell.
L’importance cruciale de la confirmation
Certains membres clés du parti républicain de Trump au Sénat, qui doit confirmer son choix pour succéder à Powell, ont rejoint des responsables économiques étrangers, des investisseurs et d’anciens fonctionnaires américains des deux partis pour critiquer cette démarche comme une politisation de l’élaboration des politiques sensibles. L’administration Trump a affirmé qu’elle avait le devoir d’enquêter sur tout acte répréhensible potentiel. Cependant, cette position est de plus en plus contestée, même au sein du propre parti du président.
Le sénateur Thom Tillis, de Caroline du Nord, qui siège à la commission bancaire, qui supervise les nominations à la Fed, a déclaré qu’il s’opposerait à toute future nomination à la banque centrale, y compris tout remplaçant de Powell, jusqu’à ce que cette affaire juridique soit pleinement résolue. S’il restait le moindre doute quant à savoir si les conseillers au sein de l’administration Trump cherchent activement à mettre fin à l’indépendance de la Réserve fédérale, il ne devrait plus y en avoir maintenant, a déclaré Tillis. C’est maintenant l’indépendance et la crédibilité du ministère de la Justice qui sont en question. Ces critiques bipartites pourraient compliquer considérablement les projets de Trump de nommer un successeur docile.
Quand même les républicains commencent à dire « stop, ça suffit là », tu sais que tu es allé trop loin. Tillis n’est pas exactement un progressiste militant, c’est un sénateur conservateur. Et même lui trouve que c’est exagéré. C’est révélateur, non ? Trump a réussi l’exploit rare de réunir démocrates et républicains contre lui sur cette question. L’indépendance de la Fed, c’est sacré, même pour beaucoup de conservateurs qui détestent normalement la régulation. C’est comme s’il essayait de gratter le vernis d’une antiquité précieuse. Les gens peuvent ne pas aimer l’antiquité, mais ils savent qu’elle a de la valeur. Et Tillis a raison : c’est la crédibilité du département de la Justice qui est en jeu ici, pas seulement celle de la Fed.
Section 3 : La pression sur les taux d'intérêt
Les exigences répétées de Trump
Trump a exercé une pression publique intense sur Powell, qu’il a nommé président de la Fed lors de son premier mandat, pour ne pas baisser les taux d’intérêt directeurs aussi rapidement ou aussi profondément que le président républicain le préférerait. À l’approche des élections de mi-mandat de novembre, les électeurs déclarent que les questions du coût de la vie sont un problème clé, et ils évaluent mal la gestion de ce dossier par Trump. Cette dynamique politique explique en partie pourquoi le président est si désireux de voir la Fed baisser les taux, malgré les risques inflationnistes que cela pourrait comporter.
Trump a rejeté les critiques, y compris celles de législateurs dont il aura besoin pour confirmer son choix pour succéder à Powell. Je m’en fiche, a-t-il déclaré. Ils devraient être loyaux. C’est ce que je dis. Il a également rejeté l’opinion largement répandue parmi les analystes, les investisseurs et les responsables économiques du monde entier selon laquelle l’érosion de l’indépendance des banques centrales pourrait saper la valeur du dollar américain et déclencher l’inflation. Je m’en fiche, a-t-il répété. Cette répétition du même mépris pour les avertissements des experts est caractéristique de l’approche trumpienne de la gouvernance économique.
« Ils devraient être loyaux »… cette phrase me glisse le sang. Trump ne comprend pas la différence entre la loyauté envers un individu et la loyauté envers les institutions et la Constitution. Pour lui, tout est personnel. Tout est une question de « avec moi ou contre moi ». C’est une vision mafieuse de la gouvernance. Powell n’est pas là pour être loyal à Trump, il est là pour être loyal à l’économie américaine et aux citoyens qui en dépendent. Et ce « je m’en fiche » répété deux fois… c’est comme un gosse qui bouche ses oreilles en chantant « la la la » pour ne pas entendre les adultes lui dire qu’il ne doit pas toucher au feu. Sauf que ce feu, c’est l’inflation et l’instabilité économique mondiale.
Les conséquences sur les marchés financiers
Les attaques renouvelées contre l’indépendance de la Fed, et la défense sans équivoque de Powell, ont rallumé ce qui semblait être une bataille endormie entre Trump et le président qu’il avait nommé en 2017. Les assignations à comparaître renouvellent les craintes que l’indépendance de la Fed vis-à-vis de la politique quotidienne soit compromise, ce qui pourrait saper la confiance des investisseurs mondiaux dans les titres du Trésor américain. Nous nous attendons à ce que le dollar, les obligations et les actions chutent tous dans les transactions de lundi, a écrit Krishna Guha, analyste chez Evercore ISI, une banque d’investissement, dans une note aux clients.
La réaction initiale des marchés a toutefois été modeste, les contrats à terme sur le S&P 500 baissant de moins de 1% après l’ouverture des transactions pré-boursières. Nous sommes stupéfaits par ce développement profondément troublant qui est sorti de nulle part après une période pendant laquelle les tensions entre Trump et la Fed semblaient être contenues, a ajouté Guha. Cette relative stabilité des marchés pourrait s’expliquer par le scepticisme des investisseurs quant à la capacité réelle de Trump à limoger Powell avant l’expiration de son terme en mai, ou par l’espoir que les garde-fous institutionnels finiront par prévaloir.
C’est fascinant de voir comment les marchés réagissent. Ils sont comme un animal sauvage qui sent le danger mais ne sait pas encore s’il doit fuir ou se battre. Les investisseurs parient sur le fait que Trump ne peut pas vraiment détruire la Fed, qu’il y a trop de protections institutionnelles. C’est un pari risqué. C’est comme parier sur le fait qu’un ouragan va changer de direction au dernier moment. Et Guha qui est « stupéfait »… ça me fait rire. Comment peut-on être stupéfait après des années de Trump ? Il fait exactement ce qu’il a toujours fait : tester les limites, briser les normes, voir ce qu’il peut obtenir sans conséquences. Et jusqu’à présent, ça a plutôt bien marché pour lui. Pourquoi arrêterait-il maintenant ?
Section 4 : Un test des limites du pouvoir présidentiel
L’affaire Lisa Cook
Au cours de son année au pouvoir, Trump a testé les limites du pouvoir présidentiel. Trump a tenté de virer un autre responsable de la Fed, la gouverneure Lisa Cook, qui a contesté son licenciement dans une affaire judiciaire qui sera plaidée devant la Cour suprême la semaine prochaine. Cette affaire parallèle montre que l’attaque contre Powell ne se produit pas dans le vide, mais s’inscrit dans un effort plus large de l’administration Trump pour affirmer son contrôle sur la Réserve fédérale et d’autres institutions indépendantes.
L’affaire Cook est particulièrement significative car elle représente un test direct de l’autorité présidentielle sur les membres de la Fed, dont les mandats sont conçus pour les protéger des pressions politiques exactement de ce type. Si la Cour suprême devait se prononcer en faveur de Trump dans cette affaire, cela pourrait ouvrir la voie à des licenciements similaires d’autres membres de la Fed, y compris Powell lui-même. L’issue de cette affaire aura donc des implications majeures pour l’indépendance future de la banque centrale américaine.
L’affaire Cook, c’est le canari dans la mine de charbon. Si Trump arrive à la faire virer sans conséquences, alors Powell est vraiment en danger. C’est comme une pièce d’échecs où Trump sacrifie des pions pour atteindre le roi. Et le fait que la Cour suprême doive entendre cette affaire montre à quel point les normes sont brisées. Normalement, les présidents ne tentent même pas de virer des membres de la Fed. C’est juste pas fait. C’est comme essayer de virer un juge fédéral parce qu’on n’aime pas ses décisions. C’est un test énorme pour la séparation des pouvoirs, et je suis sincèrement inquiet pour l’issue.
La conception trumpienne de l’économie
Un président devrait avoir son mot à dire sur la politique de la Fed, a déclaré Trump à Reuters. J’ai fait beaucoup d’argent dans les affaires, donc je pense que j’ai une meilleure compréhension de ça que « trop tard » Jerome Powell. Cette réflexion révèle la vision fondamentalement erronée que Trump a du rôle de la Fed et de l’économie en général. Il voit la politique monétaire comme une extension de sa propre expertise commerciale, plutôt que comme une discipline complexe nécessitant une expertise technique et une indépendance politique.
Cette conception de l’économie comme une entreprise que le président peut gérer à sa guise est profondément inquiétante pour les experts économiques. La Fed n’est pas une entreprise immobilière que Trump peut diriger par décret. Ses décisions ont des répercussions sur des milliards de personnes à travers le monde, et l’indépendance de la Fed a été conçue précisément pour empêcher les politiciens de manipuler la politique monétaire à des fins de gain politique à court terme, comme le suggèrent clairement les commentaires de Trump sur les élections de mi-mandat.
« Trop tard » Jerome Powell… ce surnom ridicule en dit long sur Trump. Il voit tout en termes de timing commercial, comme si la politique monétaire était une question de livrer un projet avant une date limite. Il ne comprend pas que « trop tard » en termes économiques signifie déclencher une inflation qui détruit les économies des gens ordinaires. Et ce « j’ai fait beaucoup d’argent dans les affaires »… c’est l’argument de l’homme riche qui pense que son argent le rend intelligent sur tout. Mais l’économie n’est pas l’immobilier. Tu peux pas simplement construire une tour et la vendre quand tu bosses avec les taux d’intérêt. C’est terrifiant de voir un président avec cette vision simpliste d’un système aussi complexe.
Section 5 : La riposte sans précédent de Powell
Une sortie de sa réserve
Dimanche, Powell a rompu avec ce qui a été jusqu’à présent une approche retenue face aux critiques et insultes personnelles de Trump, qu’il a pour la plupart ignorées. Au lieu de cela, le président de la Fed a publié une déclaration vidéo dans laquelle il a caractérisé sans équivoque la menace de poursuites pénales comme des prétextes simples pour saper l’indépendance de la Fed en matière de fixation des taux d’intérêt. C’est une question de savoir si la Fed pourra continuer à fixer les taux d’intérêt sur la base de preuves et de conditions économiques — ou si au contraire la politique monétaire sera dirigée par la pression politique ou l’intimidation, a déclaré Powell.
Cette sortie est un changement radical par rapport à la réponse sous-jacente de la Fed face à Trump cette année. La banque centrale a tenté d’apaiser l’administration en réduisant certaines politiques, telles que les efforts pour tenir compte de l’impact du changement climatique sur le système bancaire, que l’administration clairement opposée. Powell a décidé que l’apaisement ne fonctionnait plus et que le moment était venu de prendre une position publique ferme pour défendre l’indépendance de l’institution qu’il dirige.
Je ne peux m’empêcher d’admirer le courage de Powell ici. Pendant des mois, il a joué le jeu diplomatique, essayant de ne pas énerver Trump. Mais il a réalisé que ça ne servait à rien. Trump ne respecte pas l’apaisement, il y voit de la faiblesse. La vidéo de Powell… c’est le moment où il arrête de se faire marcher dessus. Il dit essentiellement : « Je sais ce que tu fais, je vais pas le tolérer. » C’est un moment de vérité. Et le fait qu’il mentionne spécifiquement « l’intimidation »… c’est fort. Il appelle un chat un chat. Trump doit détester ça. Il déteste quand quelqu’un refuse d’être intimidé.
Les implications institutionnelles
La décision de Powell de s’exprimer publiquement de manière aussi directe a des implications qui vont bien au-delà de son conflit personnel avec Trump. Elle établit un précédent potentiellement important pour la façon dont les futurs présidents de la Fed et d’autres institutions indépendantes pourraient répondre aux tentatives d’ingérence politique. En prenant position aussi clairement, Powell envoie le message que l’indépendance institutionnelle vaut la peine d’être défendue publiquement, même au prix d’un conflit ouvert avec le pouvoir exécutif.
Cependant, cette stratégie comporte des risques. Si Trump décide de ne pas tenir compte de cet avertissement et poursuit ses attaques, la Fed pourrait se trouver dans une position encore plus vulnérable. Powell mise sur le fait que les pressions publiques et les réactions des marchés finiront par contraindre Trump à reculer. C’est un pari audacieux qui pourrait soit renforcer considérablement l’indépendance de la Fed, soit la laisser plus affaiblie que jamais.
C’est le dilemme classique de l’opprimé : rester silencieux et espérer que ça passe, ou parler et risquer de pire. Powell a choisi de parler. Je respecte ça. Mais c’est un pari énorme. Si Trump décide de l’écraser, il n’y a pas beaucoup de recours. La Fed est censée être indépendante, mais si le président décide de l’attaquer de toutes les manières possibles, que peuvent-ils faire ? Powell mise sur le fait que les marchés feront pression sur Trump. Et peut-être que c’est son seul espoir. Parce qu’évidemment, le Congrès ne semble pas disposé à intervenir de manière significative. C’est une épreuve de force, et je crains que Powell n’ait pas autant de munitions qu’il le croit.
Section 6 : La réaction de la communauté internationale
Des préoccupations mondiales
Des responsables économiques étrangers ont rejoint la critique de la démarche de l’administration Trump comme une politisation de l’élaboration des politiques sensibles. Cette préoccupation internationale est compréhensible étant donné le rôle central que joue le dollar américain et la politique monétaire américaine dans l’économie mondiale. Si l’indépendance de la Fed est compromise, cela pourrait avoir des répercussions sur les économies de tous les pays, et pas seulement sur l’économie américaine.
Les banques centrales du monde entier suivent de près les développements à Washington, car la Fed sert souvent de modèle et de leader en matière de politique monétaire. Une érosion de son indépendance pourrait encourager d’autres gouvernements à exercer une pression similaire sur leurs propres banques centrales, ce qui pourrait déstabiliser le système financier international. C’est pourquoi tant de voix internationales s’élèvent pour défendre l’indépendance de la Fed, même si elles hésitent généralement à critiquer directement les États-Unis.
Le monde entier retient son souffle. C’est comme si on assistait à un slow-motion catastrophe dont on sait qu’elle va nous toucher tous mais qu’on ne peut pas arrêter. Les responsables économiques étrangers sont trop polis pour dire « arrêtez de détruire l’économie mondiale, » mais on sent l’inquiétude dans leurs déclarations. Le dollar américain, c’est le cœur du système financier mondial. Si Trump commence à jouer avec la Fed pour des raisons politiques, c’est comme injecter du poison dans le système sanguin de l’économie mondiale. Et le pire, c’est qu’il ne s’en rend probablement même pas compte. Il pense que c’est juste son affaire, quelque chose entre lui et Powell. Il ne comprend pas que chaque décision de la Fed a des répercussions à Tokyo, à Londres, à Paris, partout.
La confiance dans le dollar américain
L’indépendance de la Fed est un élément crucial de la confiance que les investisseurs internationaux ont dans le dollar américain. Si cette indépendance est perçue comme compromise, les investisseurs pourraient commencer à chercher des alternatives, ce qui pourrait saper la valeur du dollar et augmenter les coûts d’emprunt pour le gouvernement américain. Cela pourrait avoir des conséquences sérieuses pour l’économie américaine, qui dépend fortement de la capacité du gouvernement à emprunter à des taux bas pour financer ses activités.
La possibilité d’une perte de confiance dans le dollar est particulièrement préoccupante étant donné l’importance des déficits budgétaires américains actuels et futurs. Si les investisseurs internationaux commencent à douter de la capacité des États-Unis à maintenir une politique monétaire cohérente et indépendante, ils pourraient exiger des rendements plus élevés pour détenir des titres du Trésor américain, ce qui augmenterait considérablement les coûts de financement du gouvernement américain.
Le dollar américain, c’est la monnaie de réserve mondiale pour une raison : la confiance. Cette confiance a été construite sur des décennies de politique monétaire responsable et indépendante. Et Trump est en train de saper tout ça avec ses caprices politiques. C’est comme il prenait un marteau et commençait à frapper sur les fondations d’un gratte-ciel parce qu’il n’aime pas la couleur du balcon. Les investisseurs internationaux ne sont pas stupides. Ils voient ce qui se passe. Et s’ils commencent à perdre confiance dans le dollar, ce sera un désastre pour les États-Unis. Pas juste pour Wall Street, mais pour les Américains ordinaires dont les prêts, leurs épargnes, leurs emplois dépendent de cette confiance.
Section 7 : Les leçons de l'histoire
Les précédents historiques
Il y a des précédents historiques de présidents américains qui ont tenté d’influencer la Fed, mais jamais avec cette intensité et ces méthodes. Le président Richard Nixon avait exercé une pression sur le président de la Fed Arthur Burns pour qu’il maintienne les taux bas avant sa réélection de 1972, une décision qui a contribué à l’inflation galopante des années 1970. Plus récemment, le président Barack Obama avait nommé Janet Yellen à la tête de la Fed, mais il avait respecté l’indépendance de l’institution et ne l’avait jamais publiquement critiquée.
La différence entre les approches de ces présidents et celle de Trump est frappante. Là où d’autres présidents ont compris l’importance de maintenir au moins l’apparence d’indépendance de la Fed, Trump semble déterminé à briser cette norme. Cette différence pourrait avoir des conséquences historiques importantes, car l’indépendance des banques centrales est devenue une norme internationale largement acceptée comme essentielle à la stabilité économique.
Trump ne s’intéresse pas à l’histoire. Il ne s’intéresse pas aux leçons du passé. Il ne voit que ce qu’il veut maintenant, dans l’instant présent. Nixon avec Burns… on sait comment ça a fini. L’inflation, le chaos économique. Mais Trump ne se soucie pas des conséquences à long terme. Il se soucie de gagner maintenant, d’obtenir ce qu’il veut maintenant. Et cette différence avec Obama… c’est le jour et la nuit. Obama pouvait ne pas être d’accord avec Yellen, mais il ne l’aurait jamais humiliée publiquement, il n’aurait jamais ouvert d’enquête criminelle contre elle. C’est une question de respect pour les institutions, et Trump n’a aucun respect pour quoi que ce soit qui limite son pouvoir.
Les risques de l’ingérence politique
L’ingérence politique dans la politique monétaire a conduit à des désastres économiques dans de nombreux pays à travers le monde. Des exemples comme le Venezuela, le Zimbabwe et la Turquie montrent ce qui peut arriver lorsque les politiciens prennent le contrôle des banques centrales et les forcent à suivre des politiques inflationnistes pour des raisons politiques. Ces pays ont tous souffert d’hyperinflation, de crises monétaires et d’effondrements économiques graves.
Bien sûr, les États-Unis ont des institutions plus solides et une économie plus diversifiée que ces pays, mais les principes économiques de base restent les mêmes. Si la Fed perd son indépendance et devient un instrument de politique politique, les conséquences pourraient être graves, même si elles ne seraient peut-être pas aussi extrêmes que dans les cas les plus catastrophiques observés dans d’autres pays. C’est pourquoi tant d’économistes de tous bords politiques s’inquiètent des actions de Trump.
Les gens pensent que « ça ne peut pas arriver ici, » aux États-Unis. Que l’économie américaine est trop forte, trop solide pour être ruinée par la stupidité politique. Mais regardez l’histoire. Les grandes économies ne s’effondrent pas d’un coup, elles s’érodent lentement. C’est comme de l’érosion côtière. Une vague à la fois. Et Trump, c’est une tempête constante. Il frappe encore et encore sur les mêmes défenses. Le Venezuela, la Turquie… ces gens pensaient aussi que ça n’arriverait pas chez eux. Mais quand tu commences à utiliser la banque centrale comme un outil politique, tu es sur une pente glissante. Et une fois que tu commences à glisser, c’est difficile de s’arrêter.
Conclusion : L'avenir incertain de la Fed
Un moment de vérité
Les prochaines semaines seront cruciales pour l’avenir de l’indépendance de la Réserve fédérale américaine. Trump a dit qu’il annoncerait son choix pour remplacer Powell dans les prochaines semaines, et l’affaire Cook sera plaidée devant la Cour suprême la semaine prochaine. Ces événements détermineront si les garde-fous institutionnels qui ont protégé la Fed pendant des décennies tiendront bon ou s’ils céderont sous la pression d’un président déterminé à étendre son pouvoir.
Powell se tient actuellement dans une position précaire, soutenu par les marchés financiers, les économistes internationaux et même certains membres de son propre parti, mais face à un président qui a montré une volonté de briser les normes institutionnelles. Son sort, et celui de l’indépendance de la Fed, reste incertain. Les Américains et le monde entier regardent avec anxiété comment cette bataille se déroulera.
Je suis vraiment inquiet. Pas juste pour Powell, mais pour ce que cela représente. On assiste à un moment charnière dans l’histoire économique américaine, peut-être même mondiale. Trump teste chaque limite, chaque garde-fou, chaque norme qui a été construit pendant des décennies pour protéger l’économie des caprices politiques. Et jusqu’à présent, il a plutôt gagné. Powell se tient debout, pour l’instant. Mais pour combien de temps ? Et s’il tombe, qu’est-ce qui tombera avec lui ? L’indépendance de la Fed n’est pas juste une question technique économique. C’est une question de démocratie, de limites au pouvoir, de protection des citoyens ordinaires contre les décisions impulsives de leurs dirigeants. Si ça tombe, ça va être douloureux.
Sources
Sources primaires
Reuters, « Trump says he has no plan to fire Fed’s Powell despite investigation », 15 janvier 2026 – https://www.reuters.com/world/us/trump-says-he-has-no-plan-fire-feds-powell-despite-investigation-2026-01-15/
Global News, « Trump says no plan to fire Jerome Powell as U.S. Fed chair despite pressure », 15 janvier 2026 – https://globalnews.ca/news/11615021/trump-jerome-powell-us-fed-future/
Yahoo Finance, « US opens criminal investigation into Fed Chair Jerome Powell », 11 janvier 2026 – https://finance.yahoo.com/news/us-opens-criminal-investigation-fed-071754401.html
Sources secondaires
The New York Times, « Federal Prosecutors Open Investigation Into Fed Chair Powell », 11 janvier 2026 – https://www.nytimes.com/2026/01/11/us/politics/jerome-powell-fed-inquiry-trump.html
CNN, « Federal prosecutors open criminal investigation into Federal Reserve chair Jerome Powell », 11 janvier 2026 – https://www.cnn.com/2026/01/11/business/federal-prosecutors-criminal-investigation-federal-reserve-chair-jerome-powell
CNBC, « Fed Chair Powell under criminal investigation, blames Trump », 12 janvier 2026 – https://www.cnbc.com/2026/01/12/fed-jerome-powell-criminal-probe-nyt.html
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