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L’institution qui refuse

L’Institut norvégien du Nobel n’a pas tardé à réagir. Vendredi 11 janvier, une déclaration brève mais sans appel a été publiée : le prix Nobel de la paix, une fois attribué, ne peut être révoqué, transféré ou partagé. « La décision est finale et vaut pour l’éternité« , a précisé l’institution. C’est un rappel brutal des règles du jeu. Maria Corina Machado peut le vouloir, peut le dire, peut le promettre, mais elle ne peut pas le faire. La médaille lui appartient, à elle seule, pour toujours. Il n’y a aucune clause de partage, aucune procédure de transfert. C’est son prix. Point final.

Pourtant cette réalité légale ne change rien à la tragédie humaine qui se joue. C’est comme si quelqu’un vous offrait son cœur sur un plateau, et que le destinataire répondait : « Impossible, les règles médicales interdisent les transplantations cardiaques improvisées. » La règle est là, froide, technique, implacable. Mais cela n’empêche pas l’offrant de se sentir rejeté. Machado sait pertinemment qu’elle ne peut pas physiquement donner sa médaille. Elle l’a dit elle-même aux journalistes : c’est « le prix du peuple vénézuélien« , pas le sien propre. Ce qui ne rend la situation que plus ironique. Elle offre ce qui n’est pas à elle, à quelqu’un qui ne le veut pas, pour une victoire qui n’est pas vraiment la sienne.

Et là, je m’arrête et je me dis : à quoi bon ? À quoi bon toutes ces déclarations, tous ces gestes symboliques, quand la réalité est que personne ne peut rien changer ? L’Institut Nobel dit « non ». Trump dit « non ». Le Venezuela dit… quoi au juste ? Le peuple vénézuélien, ce peuple que Machado dit représenter, a-t-il son mot à dire dans toute cette histoire ? On parle de lui, on parle pour lui, mais qui l’a vraiment écouté ? J’ai l’impression d’être face à une pièce de théâtre où les acteurs déclament leurs lignes, mais où le public n’existe pas. Et ça me donne envie de crier : EST-CE QUE QUELQU’UN A DEMANDÉ AUX VÉNÉZUÉLIENS CE QU’ILS VEULENT ?

L’homme qui a tout mais veut plus

Donald Trump a toujours désiré le prix Nobel de la paix. Il l’a dit maintes fois. Il l’a réclamé. Il l’a cherché. Quand Maria Corina Machado a été annoncée comme lauréate en octobre 2025, il y a eu, selon les médias américains, un certain dépit. Pourquoi elle ? Pourquoi pas lui ? N’est-ce pas son administration qui a capturé Maduro ? N’est-ce pas sa politique qui a « résolu » le problème vénézuélien ? Selon sa logique, le prix aurait dû lui revenir. Mais les règles ne fonctionnent pas comme ça. Le comité Nobel a choisi Machado. Et elle a accepté.

C’est là que réside la véritable tragédie. Trump ne veut pas de ce prix maintenant parce qu’il vient de Machado. Il aurait voulu le gagner à sa place. C’est cette différence subtile mais dévastatrice. Il ne méprise pas le prix en soi. Il méprise le fait de l’avoir reçu par l’intermédiaire de quelqu’un d’autre, quelqu’un qu’il ne considère pas comme son égal. Quand Machado lui offre sa médaille, ce n’est pas un cadeau dans ses yeux. C’est une insulte. C’est comme lui dire : « Voici ce que tu aurais dû gagner si tu avais été choisi. » Et personne n’aime recevoir ce genre de message.

Sources

Sources primaires

blank »>Le Figaro – L’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado a proposé à Donald Trump sa médaille de prix Nobel de la paix (15 janvier 2026)

blank »>CBS News – Trump to meet with Venezuelan opposition leader María Corina Machado at the White House (12 janvier 2026)

Sources secondaires

blank »>Euronews – Venezuela’s Machado says she wants to share Nobel Peace Prize with Trump (6 janvier 2026)

blank »>6abc/AP – Nobel Institute says Venezuelan leader Machado can’t give her Peace Prize to Trump (11 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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