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La mort de Renee Good, point de bascule

Renee Good avait 37 ans. Elle était mère de trois enfants. Elle était citoyenne américaine. Et elle est morte le 7 janvier 2026 à Minneapolis, abattue par Jonathan Ross, un agent de l’ICE, dans des circonstances qui restent controversées malgré les tentatives de l’administration Trump de justifier l’intervention fatale. Selon le Department of Homeland Security, l’agent Ross aurait agi en légitime défense, affirmant que Renee Good avait « armé son véhicule » contre lui. Mais des vidéos de l’incident, devenues virales, racontent une histoire différente, montrant l’agent debout devant la voiture de la victime avant d’ouvrir le feu alors qu’elle s’apprêtait à tourner à droite. Le maire démocrate de Minneapolis, Jacob Frey, a rejeté catégoriquement la version des faits présentée par l’administration Trump, qualifiant la fusillade de « téméraire » et exigeant le départ immédiat des agents fédéraux de sa ville.

Ce qui frappe dans cette tragédie, c’est qu’elle incarne parfaitement ce que beaucoup d’observateurs appellent désormais les « deux Amériques » : celle des récits officiels, rassurants, et celle des vies brisées par des politiques brutales. D’un côté, le président Trump et ses alliés parlent de sécurité, de loi et d’ordre, de protection des frontières. De l’autre, il y a la réalité vécue par des familles comme celle de Renee Good, des familles qui paient le prix fort de politiques d’immigration de plus en plus agressives. Le contraste est saisissant entre les déclarations rassurantes de Washington et les scènes de chaos et de deuil qui se jouent dans les rues de Minneapolis. Et ce contraste, Springsteen l’a saisi avec une précision chirurgicale dans son discours, montrant que la mort de Renee Good n’est pas un accident isolé mais le symptôme d’un système déréglé.

Cette histoire de Renee Good, je ne peux pas m’en détacher. Une mère de trois enfants, abattue dans sa propre ville, par un agent fédéral censé la protéger. Ça me rend fou de rage. Ce qui me révolte le plus, c’est cette normalisation de la violence d’État, cette acceptation tacite que des vies puissent être sacrifiées au nom d’une « sécurité » qui devient de plus en plus abstraite, de plus en plus lointaine. Je regarde les photos de Renee Good, je pense à ses enfants qui grandiront sans elle, et je me demande comment nous en sommes arrivés là. Comment un pays qui se targue d’être la terre de la liberté peut-il accepter que ses propres citoyens soient traités comme des ennemis ? Springsteen a dédié « The Promised Land » à sa mémoire, et cette image me hante. La terre promise, ce rêve américain qu’il a chanté pendant des décennies, voilà qu’elle devient un cimetière de rêves brisés. Il y a quelque chose de profondément déchirant dans cette ironie cruelle. Renee Good n’est pas un nom sur un rapport officiel, c’est une vie, une histoire, une famille anéantie. Et pendant ce temps, à Washington, les discours continuent, les politiques se durcissent, et personne ne semble entendre le cri silencieux de ceux qui perdent tout.

La réponse des autorités: entre minimisation et escalade

L’administration Trump a réagi à la tragédie de manière caractéristique: en minimisant l’incident tout en renforçant la présence fédérale à Minneapolis. Le président Trump lui-même a déclaré que Renee Good avait « armé son véhicule » contre l’agent, une version des faits contestée par de nombreux témoignages et les vidéos de la scène. Mais au-delà des mots, c’est l’action qui inquiète: le déploiement massif d’agents fédéraux, les menaces d’utilisation de la loi sur l’insurrection, la mobilisation potentielle de l’armée. Cette escalade militaire dans une ville américaine pour des questions d’immigration représente un précédent dangereux, et c’est précisément ce que Springsteen a dénoncé avec tant de force.

Le maire Jacob Frey, quant à lui, a maintenu une position ferme face à cette escalade. Dans une intervention sur CNN, il a qualifié le déploiement de forces fédérales de « clairement conçu pour intimider les habitants de Minneapolis », ajoutant que sa ville ne serait pas intimidée. Il a également souligné l’absurdité de la situation: Minneapolis compte environ 600 policiers municipaux, mais fait face à environ 3 000 agents de l’ICE et du contrôle des frontières. Cette disproportion effrayante entre les forces locales et fédérales illustre parfaitement la vision de l’administration Trump: une approche militarisée de l’immigration qui transforme les villes américaines en zones de conflit.

Cette disproportion entre les forces locales et fédérales me glace le sang. 3 000 agents fédéraux contre 600 policiers municipaux. Ça ressemble à une occupation, pas à une politique de sécurité. Springsteen a utilisé le mot « Gestapo », et je comprends pourquoi. Quand vous voyez des forces fédérales massivement déployées dans une ville américaine, masquées, lourdement armées, opérant en dehors de tout contrôle local, vous ne pouvez pas vous empêcher de penser aux pages les plus sombres de l’histoire. Ce n’est pas de la paranoïa, c’est de l’histoire. L’histoire nous apprend que la normalisation de la violence d’État commence toujours par des mesures « de sécurité », des interventions « nécessaires », des ennemis « désignés ». Et puis un jour, vous vous réveillez et vous réalisez que les libertés que vous croyiez acquises se sont évaporées, une mesure après l’autre, une normalisation après l’autre. Springsteen le voit, il le comprend, et c’est pour ça qu’il parle si fort. Il ne critique pas juste une politique, il sonne l’alarme sur une dérive démocratique qui pourrait nous emporter tous.

Sources

Sources primaires

Sydney Morning Herald – « ‘Gestapo tactics’: Springsteen condemns Trump administration over ICE deployments » – 19 janvier 2026

USA Today – « Bruce Springsteen speaks out on Renee Good shooting, slams ICE » – 18 janvier 2026

Newsweek – « Bruce Springsteen Slams ‘Gestapo Tactics,’ Demands ICE Leave Minneapolis » – 18 janvier 2026

Sources secondaires

Time Magazine – Interview de Bruce Springsteen sur sa critique de l’administration Trump – septembre 2025

CNN – Intervention du maire Jacob Frey sur State of the Union – janvier 2026

The Washington Post – Rapport sur le déploiement potentiel de 1 500 soldats en Alaska – janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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