Un modèle d’adhésion controversé
Le système de membership proposé par le Board of Peace repose sur une distinction entre membres temporaires et permanents. Selon les documents, chaque État membre siégerait au conseil pour une durée maximale de trois ans, sous réserve de l’approbation du président. Cependant, cette limitation ne s’applique pas aux pays qui contribuent plus d’un milliard de dollars en espèces au conseil de paix au cours de la première année suivant l’entrée en vigueur de l’accord. Ce mécanisme crée effectivement un système à deux vitesses, où la permanence devient un privilège lié à la capacité financière des États.
La Maison Blanche a tenté de minimiser l’aspect transactionnel de cette approche, qualifiant le rapport de Bloomberg de trompeur. Les autorités américaines précisent qu’il n’y a pas de frais d’adhésion minimum pour rejoindre le conseil, mais confirment l’existence du seuil d’un milliard de dollars pour la adhésion permanente. « Ceci offre simplement une adhésion permanente aux pays partenaires qui démontrent un engagement profond envers la paix, la sécurité et la prospérité », a déclaré la Maison Blanche sur les réseaux sociaux. Cette justification n’a pas suffi à apaiser les critiques, qui voient dans ce système une forme de vente d’influence politique.
Ce qui me terrifie dans cette histoire, c’est la normalisation de la transaction comme unique langage des relations internationales. Trump ne fait pas que proposer un nouveau modèle de diplomatie, il valide l’idée que la paix peut s’acheter, que les alliances se monnayent, que l’influence se loue. C’est le triomphe du néolibéralisme appliqué aux relations humaines les plus fondamentales. Et le pire, c’est que ce n’est même pas nouveau : les grandes puissances ont toujours utilisé leur poids économique pour influencer la diplomatie mondiale. Mais là, Trump le dit, l’affiche, le revendique. Il transforme ce qui était l’implicite en explicite, ce qui était l’arrangement politique en contrat commercial.
Les pays sollicités et leurs réactions
Les invitations ont été adressées à environ soixante pays, selon les informations diffusées par plusieurs médias. Les confirmations de réception d’invitations concernent des dirigeants comme le président argentin Javier Milei, le président paraguayen Santiago Pena, le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Quatre sources ont également indiqué à Reuters que les dirigeants de la France, de l’Allemagne, de l’Australie et du Canada avaient été invités, bien que cela n’ait pas été officiellement confirmé.
Les réponses aux invitations ont été prudentes, comme l’a rapporté le Wall Street Journal. La majorité des pays invités ont réagi avec caution, conscients des risques géopolitiques potentiels liés à cette adhésion. Participer au Board of Peace pourrait en effet être perçu comme un alignement avec les États-Unis de Trump et pourrait fragiliser les relations avec d’autres partenaires internationaux, notamment avec l’ONU et les pays critiques de cette initiative. La prudence des réponses suggère que les gouvernements mesurent soigneusement les bénéfices potentiels d’une adhésion contre les coûts diplomatiques qu’elle pourrait entraîner.
Section 3 : Des ambitions qui dépassent Gaza
Une mission élargie aux conflits mondiaux
Si le Board of Peace a été initialement présenté dans le cadre de la phase deux de l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, son ambition dépasse largement le conflit israélo-palestinien. Dans sa lettre au président argentin Javier Milei, Donald Trump a indiqué que le conseil chercherait à « consolider la paix au Moyen-Orient », tout en ajoutant qu’il entreprendrait une « nouvelle approche audacieuse pour résoudre les conflits mondiaux ». Cette formulation a immédiatement signalé que l’initiative n’était pas limitée à Gaza, mais visait à établir une structure plus permanente pour la résolution des conflits internationaux.
La charte projetée, citée par le Financial Times, définit le Board of Peace comme une organisation internationale qui cherche à promouvoir la stabilité, rétablir une gouvernance digne de confiance et respectueuse de l’état de droit, et sécuriser une paix durable dans les zones affectées ou menacées par des conflits. La charte ajoute que « une paix durable nécessite un jugement pragmatique, des solutions de bon sens et le courage de s’éloigner des approches et institutions qui ont trop souvent échoué ». Cette dernière phrase est particulièrement significative, car elle suggère une critique implicite des institutions existantes, notamment de l’ONU, souvent accusée d’inefficacité dans la résolution des conflits majeurs.
Cette critique de l’ONU par Trump me fascine. C’est à la fois justifiée et profondément hypocrite. Justifiée, parce que l’ONU a échoué à prévenir et à résoudre de nombreux conflits, paralysée par son propre mécanisme de veto et ses compromis constants. Hypocrite, parce que c’est Trump qui dit ça, lui qui a retiré son pays de multiples accords internationaux et qui a systématiquement affaibli les institutions multilatérales pendant son premier mandat. C’est comme si l’incendiaire venait critiquer les pompiers pour ne pas avoir éteint le feu qu’il a lui-même attisé. Et ce qui me fait peur, c’est qu’il propose sa propre solution, une solution qui centralise le pouvoir entre ses propres mains plutôt que de chercher à améliorer les institutions existantes.
L’opposition d’Israël et la composition du conseil
La composition du conseil exécutif pour Gaza, annoncée le vendredi 17 janvier, a suscité des réactions immédiates, notamment de la part du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Ce dernier a déclaré que la composition du conseil « n’avait pas été coordonnée avec Israël et allait à l’encontre de sa politique ». L’absence de précisions sur les aspects exacts qui ont déplu au gouvernement israélien a laissé place aux spéculations, mais cette opposition souligne les difficultés inhérentes à la constitution d’une structure de gouvernance pour Gaza qui satisfasse toutes les parties prenantes.
Le conseil exécutif de onze membres comprend des figures comme Tony Blair, Jared Kushner et Steve Witkoff, mais aussi des représentants d’autres pays comme le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, le diplomate qatari Ali Al Thawadi, la coordinatrice de l’ONU pour la paix au Moyen-Orient Sigrid Kaag, la ministre émiratie de la Coopération internationale Reem Al-Hashimy, et l’homme d’affaires israélo-chypriote Yakir Gabay. Cette composition reflète un équilibre entre des proches de Trump et des représentants de puissances régionales, mais elle a été perçue comme insuffisamment représentative des intérêts palestiniens, ce qui a alimenté les critiques sur l’impartialité du conseil.
Section 4 : Les réactions internationales et les divisions
L’Europe face au choix stratégique
Les réactions européennes ont été particulièrement marquées par la prudence et la réserve. Plusieurs dirigeants européens ont reçu des invitations, mais les réponses ont été modérées, reflétant les divisions au sein de l’Union européenne sur la meilleure approche à adopter face à cette initiative trumpienne. L’absence de réponse officielle de la part de pays comme la France et l’Allemagne suggère que ces derniers évaluent soigneusement les implications d’une adhésion potentielle, conscient qu’elle pourrait affecter leurs relations avec d’autres partenaires internationaux et leur position au sein des institutions multilatérales existantes.
Un responsable américain a déclaré à l’Associated Press que le rôle élargi pour le conseil de paix restait « aspirational ». Ce responsable a ajouté que Trump et ses conseillers croyaient qu’un tel rôle était possible, particulièrement alors que Washington et d’autres membres de l’ONU avaient exprimé à plusieurs reprises leur frustration envers l’organisation internationale. Cette déclaration suggère que l’administration américaine est consciente des obstacles à la mise en place d’une telle structure, mais qu’elle continue de croire en sa viabilité. Le fait que la Maison Blanche précise que le conseil n’est pas destiné à remplacer l’ONU indique une tentative de rassurer les partenaires internationaux sur les intentions de cette initiative.
Ce qui me frappe dans la position européenne, c’est cette paralysie face à l’audace trumpienne. L’Europe est coincée entre sa dépendance historique aux États-Unis et sa volonté de préserver un ordre international basé sur des institutions multilatérales. Participer au Board of Peace reviendrait à cautionner une remise en cause de cet ordre. Refuser reviendrait à s’exposer aux foudres de Washington. Et pendant ce temps, Trump continue d’avancer, de proposer, d’imposer son agenda. C’est comme si l’Europe était devenue spectatrice de sa propre histoire, incapable de proposer une alternative crédible à la vision américaine, qu’elle soit trumpienne ou traditionnelle.
La Russie et la Chine : des invitations stratégiques
Les invitations adressées à des puissances comme la Russie et la Chine ont également suscité des interrogations. Selon TASS, le président russe Vladimir Putin a reçu une invitation à rejoindre le conseil, et le Kremlin a indiqué qu’il étudiait tous les détails de cette proposition. L’invitation de la Russie est particulièrement significative dans le contexte des tensions actuelles entre Moscou et l’Occident, notamment suite à l’invasion de l’Ukraine. Elle pourrait être interprétée comme une tentative de Trump de rétablir un dialogue direct avec Moscou, en contournant les structures multilatérales existantes.
L’invitation de la Chine, si elle a été confirmée, aurait des implications similaires dans le contexte de la rivalité sino-américaine. Pékin pourrait percevoir cette invitation comme une reconnaissance de son rôle croissant dans les affaires mondiales, mais pourrait aussi la rejeter pour éviter d’être perçu comme s’alignant avec une initiative américaine. Les réponses de ces deux puissances seront cruciales pour déterminer la viabilité du Board of Peace comme plateforme de dialogue international. Si elles rejettent l’invitation, le risque d’être perçu comme une structure dominée par les alliés des États-Unis augmentera considérablement.
Section 5 : Les implications pour Gaza et les Palestiniens
Une gouvernance sans représentation palestinienne
L’un des aspects les plus controversés du Board of Peace concerne son application à Gaza. Le conseil est censé superviser la « construction de capacités de gouvernance, les relations régionales, la reconstruction, l’attraction d’investissements, le financement à grande échelle et la mobilisation de capital » dans l’enclave. Cependant, l’absence de Palestiniens dans les premiers groupes annoncés a été perçue comme un signe préoccupant quant à la nature de cette gouvernance. Plusieurs observateurs ont souligné qu’il était impossible de mettre en place une gouvernance efficace pour Gaza sans la participation directe des Palestiniens.
La mise en place du Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), un comité technocratique de Palestiniens censé gérer l’administration quotidienne de Gaza en l’absence du Hamas, a été annoncée en parallèle. Ce comité serait supervisé par le conseil exécutif de onze membres, ce qui crée une structure complexe où les Palestiniens sont censés gérer au quotidien mais sous supervision internationale. Ce modèle a été comparé à d’autres expériences de gouvernance internationale, souvent critiquées pour leur manque d’efficacité et de légitimité locale.
Ce qui me révolte dans cette approche, c’est cette idée que les Palestiniens ne sont pas considérés comme des acteurs légitimes de leur propre avenir. On leur propose un comité technocratique, supervisé par des étrangers, avec un mécanisme de gouvernance qui leur est imposé. C’est la continuation d’une histoire coloniale où les peuples locaux sont supposés être incapables de s’autogouverner et ont besoin de tuteurs internationaux. Et Trump, avec son sens habituel de la dramatisation, présente cela comme une solution audacieuse, une nouvelle approche pragmatique, alors que c’est en réalité la reproduction des mêmes schémas de domination qui ont échoué par le passé.
Les défis de la reconstruction et de la stabilisation
La reconstruction de Gaza représente un défi colossal, tant sur le plan humain qu’économique. Les années de conflit ont laissé l’enclave dans un état de destruction massive, avec des infrastructures détruites, une économie effondrée et une population traumatisée. Le Board of Peace, s’il voit le jour, aura la tâche immense de coordonner les efforts de reconstruction, d’attirer les investissements nécessaires et de mettre en place des structures de gouvernance stables. L’ampleur de cette tâche soulève des questions sur la capacité réelle d’une nouvelle structure internationale à gérer un chantier d’une telle complexité.
Le financement de la reconstruction représente un autre défi majeur. Même avec des contributions d’un milliard de dollars de la part de certains membres permanents, les besoins de Gaza dépassent largement ce montant. Les estimations des coûts de reconstruction varient considérablement, mais elles se chiffrent en dizaines de milliards de dollars. La capacité du Board of Peace à mobiliser ces ressources dépendra de sa crédibilité auprès de la communauté internationale et de sa capacité à rassurer les donateurs potentiels sur l’utilisation efficace et transparente des fonds. La corruption et la mauvaise gestion ont historiquement été des obstacles majeurs dans les projets de reconstruction dans la région.
Section 6 : Les parallèles avec l'histoire et les précédents
Une tradition de forums parallèles
L’idée de créer des forums parallèles aux institutions internationales existantes n’est pas nouvelle dans l’histoire diplomatique. Plusieurs initiatives similaires ont vu le jour au fil des décennies, avec des fortunes diverses. Certains forums ont réussi à compléter ou à influencer les institutions multilatérales, tandis que d’autres sont restés marginaux ou ont rapidement disparu. Le succès de telles initiatives dépend généralement de leur capacité à mobiliser des ressources significatives, à gagner la crédibilité des acteurs majeurs et à proposer une valeur ajoutée réelle par rapport aux structures existantes.
L’expérience du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) ou celle du Groupe des vingt (G20) montre que des forums informels peuvent jouer un rôle important dans la gouvernance mondiale, particulièrement dans des domaines comme l’économie ou le commerce. Cependant, ces forums ont généralement fonctionné en complément des institutions multilatérales plutôt qu’en leur concurrence directe. Le Board of Peace se distingue par son ambition de s’attaquer à des questions de sécurité et de conflit, domaines traditionnellement réservés aux institutions comme l’ONU ou l’OTAN.
Quand je regarde l’histoire de ces forums parallèles, je vois une constante : ils finissent soit par être absorbés par les institutions existantes, soit par s’atrophier faute de légitimité. Trump, avec son sens du spectacle et sa capacité à créer des structures qui tournent autour de sa personne, peut peut-être donner à son Board of Peace une visibilité médiatique considérable. Mais la visibilité ne crée pas la légitimité, et encore moins l’efficacité. Et ce qui m’inquiète, c’est que cette initiative puisse diviser encore davantage la communauté internationale à un moment où les défis mondiaux nécessitent plus de coopération, pas moins.
Les leçons des échecs passés
Plusieurs initiatives similaires ont échoué dans le passé, souvent pour des raisons liées à la légitimité, à la représentation et à la durabilité. Les tentatives de créer des structures de gouvernance parallèles dans des zones de conflit ont souvent souffert du manque d’acceptation par les populations locales et des acteurs régionaux. L’exemple de l’administration provisoire des territoires sous contrôle international a montré les difficultés inhérentes à la mise en place de gouvernances externes sans soutien local significatif.
Les défis auxquels le Board of Peace fera face sont particulièrement aigus dans le cas de Gaza. L’histoire de la bande a été marquée par des expériences de gouvernance internationale qui ont souvent échoué à créer des structures stables et acceptées. L’expérience de l’Autorité palestinienne, qui a vu son autorité contestée à Gaza, montre les difficultés de mettre en place une gouvernance représentative dans un contexte de division politique profonde. Le Board of Peace devra naviguer entre ces obstacles historiques tout en essayant de se construire une légitimité qui lui est propre.
Section 7 : L'avenir de la diplomatie multilatérale
Une remise en question des institutions existantes
L’initiative de Trump s’inscrit dans un contexte plus large de remise en question des institutions multilatérales existantes. Les critiques de l’efficacité de l’ONU et d’autres organisations internationales se sont multipliées ces dernières années, alimentées par des crises majeures qui ont exposé les limites de ces structures. La guerre en Ukraine, le conflit israélo-palestinien, la crise climatique et la pandémie de COVID-19 ont tous souligné les difficultés des institutions internationales à répondre efficacement aux défis mondiaux contemporains.
Cependant, les propositions de réforme alternatives comme le Board of Peace posent la question de la nature de la réforme souhaitée. Est-ce que l’objectif est de créer des structures plus efficaces et plus représentatives, ou est-ce de contourner les mécanismes existants pour privilégier une approche plus transactionnelle des relations internationales ? La réponse à cette question déterminera si des initiatives comme celle de Trump contribueront à rénover le système multilatéral ou si elles participeront à son délitement progressif.
Ce qui me fait peur dans cette remise en question, c’est qu’elle risque de déboucher sur un vide institutionnel plutôt que sur une rénovation. Les institutions internationales sont certes imparfaites, souvent inefficaces, parfois injustes. Mais elles fournissent un cadre, des mécanismes, des règles qui, même imparfaits, structurent les relations internationales. Les remplacer par des structures informelles, personnalisées et transactionnelles, c’est prendre le risque d’un retour à une diplomatie du XIXe siècle, basée sur les rapports de force entre grandes puissances. Et ce sont les plus faibles qui paieront le prix de ce retour en arrière.
La nécessité d’une réforme institutionnelle
Les défis auxquels fait face le système multilatéral contemporain sont réels et nécessitent des réponses innovantes. La crise de légitimité des institutions internationales appelle des réformes qui les rendent plus représentatives des réalités du XXIe siècle, plus efficaces dans leur capacité à répondre aux crises et plus équitables dans leur distribution des responsabilités. Cependant, ces réformes doivent être menées de manière collective et inclusive, plutôt que par des initiatives unilatérales qui risquent de diviser davantage la communauté internationale.
Les propositions de réforme de l’ONU ont circulé pendant des années, mais ont souvent été bloquées par les intérêts divergents des États membres. Le mécanisme de veto au Conseil de sécurité, la représentation inadéquate au sein de l’Assemblée générale, et l’inefficacité des mécanismes de décision ont tous été identifiés comme des obstacles à une gouvernance mondiale plus efficace. Le défi pour la communauté internationale est de trouver le bon équilibre entre la préservation des principes fondateurs du multilatéralisme et l’adaptation nécessaire aux réalités contemporaines.
Conclusion : L'incertitude au cœur de l'initiative trumpienne
Une expérience diplomatique à hauts risques
L’initiative du Board of Peace de Donald Trump représente une expérience diplomatique audacieuse, mais aussi risquée. Elle propose un modèle de gouvernance international basé sur une centralisation du pouvoir autour d’une figure charismatique et sur une approche transactionnelle des relations internationales. Ce modèle contraste fortement avec les principes du multilatéralisme traditionnel, basés sur des règles communes, des institutions représentatives et un processus décisionnel collectif. Le succès ou l’échec de cette initiative aura des implications significatives pour l’avenir de la diplomatie mondiale.
Les mois à venir seront cruciaux pour déterminer si le Board of Peace parviendra à attirer suffisamment de membres pour être viable, à mobiliser les ressources nécessaires pour ses opérations, et à gagner une légitimité suffisante pour avoir un impact réel sur les conflits qu’il cherche à résoudre. Les réactions des grandes puissances, en particulier la Chine, la Russie et les pays européens, seront particulièrement déterminantes. Sans leur participation, le risque est grand que le conseil soit perçu comme une structure dominée par les alliés des États-Unis et par conséquent incapable de jouer un rôle significatif dans la résolution des conflits mondiaux.
Quand je regarde cette initiative de Trump, je ressens ce mélange d’inquiétude et de fascination qui m’habite souvent face à ses projets. D’un côté, c’est terrifiant : il propose de transformer la paix en marché, les alliances en transactions, la diplomatie en affaires. D’un autre côté, il a le mérite de remettre en question des structures qui ont manifestement échoué à prévenir les conflits. La question n’est pas de savoir si Trump a raison ou tort sur le fond, mais de savoir si son initiative va accélérer la transformation nécessaire du système international ou précipiter son effondrement. Et c’est peut-être là la vraie nature de son audace : il force le monde à choisir entre le statu quo intenable et le changement incertain.
Sources
Sources primaires
Bild.de, article sur l’initiative de Donald Trump, 19 janvier 2026. Bloomberg, reportage sur le Board of Peace, 17 janvier 2026. Al Jazeera, couverture de l’élargissement du mandat du conseil, 18 janvier 2026. AP News, analyse de la formation du conseil et de ses ambitions, 18 janvier 2026. TASS, rapport sur les demandes de financement, 18 janvier 2026.
Sources secondaires
Financial Times, analyse de la charte du Board of Peace, janvier 2026. Reuters, enquête sur les réactions diplomatiques, janvier 2026. Wall Street Journal, rapport sur les réponses des pays invités, janvier 2026. Associated Press, entretien avec un responsable américain, janvier 2026. Maison Blanche, déclarations officielles sur les réseaux sociaux, janvier 2026.
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