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L’argument de la sécurité russe et chinoise

Trump affirme que le contrôle du Groenland est essentiel pour empêcher la Russie et la Chine de gagner plus de terrain dans l’Arctique. Dans sa lettre au Premier ministre norvégien, il écrit que « Le monde n’est pas en sécurité à moins que nous n’ayons un contrôle complet et total du Groenland« . L’administration Trump a également suggéré que les États-Unis ont besoin du Groenland pour leur bouclier de défense antimissile Golden Dome, leur « sécurité économique » et l’accès aux minéraux, des domaines où le Danemark a signalé son ouverture à une collaboration renforcée. Ces arguments ont été repris dans diverses déclarations officielles, présentant le Groenland comme un actif stratégique critique pour les États-Unis.

Cependant, de nombreux experts et responsables européens contestent ces justifications. Jeremy Shapiro, ancien responsable du département d’État sous l’administration Obama et maintenant directeur de recherche au Conseil européen des relations étrangères à Washington, affirme que « Les arguments du président sur le Groenland sont manifestement absurdes de bout en bout« . Les critiques soulignent que les États-Unis ont déjà des bases militaires sur l’île et ont traditionnellement travaillé en étroite collaboration avec le Danemark sur la sécurité. Un accord de défense de 1951 accorde d’ailleurs à l’armée américaine l’accès au Groenland. Les responsables danois ont à plusieurs reprises exprimé leur volonté de travailler avec Washington pour renforcer la présence américaine et de l’OTAN dans la région.

Ce qui me fascine vraiment, c’est cette capacité de Trump à inventer des menaces là où il n’y en a pas pour justifier ses ambitions expansionnistes. Les navires de guerre chinois qui encercleraient le Groenland ? Le ministre des Affaires étrangères danois a dû rappeler qu’il n’y a pas eu de navire de guerre chinois au Groenland depuis environ dix ans. C’est ce genre de désinformation qui me fait peur : quand le leader de la superpuissance mondiale raconte des histoires pour justifier de prendre un territoire souverain, on est entré dans un territoire très, très dangereux. Et le pire, c’est que des gens y croient.

Les réponses danoises et groenlandaises

Le Danemark et le Groenland n’ont pas tardé à répondre fermement aux revendications américaines. Lars Løkke Rasmussen, ministre des Affaires étrangères du Danemark, a déclaré lors d’une visite à Londres lundi : « Nous vivons en 2026, vous pouvez commercer avec les gens, mais vous ne négociez pas les gens« . Cette déclaration résume la position danoise : le Groenland n’est pas une marchandise à acheter ou à vendre. Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, a été tout aussi ferme dans un message sur Facebook, affirmant que le territoire devrait être autorisé à décider de son propre sort : « Nous ne nous laisserons pas faire pression. Nous restons fermes sur le dialogue, le respect et le droit international« .

Copenhague a également pris des mesures concrètes pour renforcer la défense du Groenland. L’année dernière, le gouvernement danois a annoncé un package de défense arctique de 6,5 milliards de dollars en réponse aux critiques américaines selon lesquelles il n’avait pas adéquatement protégé le Groenland. De plus, des soldats danois ont été déployés sur l’île pour participer à des exercices militaires. Ces efforts n’ont toutefois pas semblé apaiser Trump, qui a déclaré qu’il envisagerait de prendre le Groenland par la force si d’autres moyens pour acquérir les terres échouaient. Cette menace potentielle d’une action militaire contre un allié de l’OTAN a choqué de nombreux observateurs et législateurs américains.

Sources

Sources primaires

ABC News, « Europe mobilizes as Trump again demands ‘complete and total control’ of Greenland », 19 janvier 2026, https://abcnews.go.com/International/trumps-greenland-threats-prompt-extraordinary-meeting-european-leaders/story?id=129340526

Politico, « Trump’s stated reasons for taking Greenland are being picked apart », 16 janvier 2026, https://www.politico.com/news/2026/01/16/europeans-befuddled-by-trumps-russian-rationale-for-greenland-00734955

Reuters, « Trump links Greenland threat to Nobel Peace Prize snub, EU prepares to retaliate », 19 janvier 2026, https://www.reuters.com/world/europe/trump-tells-norway-he-no-longer-feels-obligation-think-only-peace-2026-01-19/

Sources secondaires

Atlantic Council, « The US and NATO can avoid catastrophe over Greenland and emerge stronger. Here’s how », consulté le 19 janvier 2026

Center for European Policy Studies, « Grabbing Greenland – and how it would impact NATO and the EU », consulté le 19 janvier 2026

Council on Foreign Relations, « Everything but Territory: Europe’s Response to Trump’s Greenland Threats », consulté le 19 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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