Les origines de l’affaire
L’enquête criminelle concerne les témoignages de Powell devant le comité bancaire du Sénat en juin dernier au sujet d’un projet de rénovation de 2,5 milliards de dollars des bâtiments historiques de la Fed. Les procureurs fédéraux enquêtent sur la question de savoir si Powell a menti au Congrès sur l’ampleur et les coûts de ce projet. Trump a nié toute implication dans cette enquête, affirmant qu’il ne connaissait rien à cette affaire. Mais le timing et la nature de cette investigation soulèvent de sérieuses questions quant aux motivations réelles derrière cette procédure.
Dans sa déclaration de dimanche, Powell a été particulièrement virulent. Il a affirmé que les références aux travaux de construction n’étaient qu’un « prétexte » et que « la véritable question était de savoir si la Fed pourra continuer à fixer les taux d’intérêt sur la base de preuves et de conditions économiques, ou si la politique monétaire sera dirigée par une pression politique ou une intimidation ». Cette déclaration marque un tournant dans la stratégie de Powell, qui jusqu’à maintenant tentait d’ignorer les critiques de Trump.
Quand j’ai lu cette déclaration de Powell, j’ai eu un frisson. Là, on sent vraiment que l’homme a atteint sa limite. Il ne cherche plus à être diplomate, il dit carrément ce qu’il pense. Et ce qu’il pense, c’est que Trump utilise tous les moyens possibles pour prendre le contrôle de la Fed, y compris des méthodes juridiques douteuses. C’est assez terrifiant quand on y pense, car ça montre à quel point Trump est prêt à aller loin pour obtenir ce qu’il veut.
Les précédents historiques
Cette situation n’est pas sans rappeler d’autres moments difficiles dans l’histoire des relations entre la présidence américaine et la Fed. Dans les années 1970, le président Richard Nixon aurait exercé des pressions sur la Fed pour qu’elle baisse les taux avant l’élection présidentielle de 1972. Beaucoup de commentateurs attribuent ce relâchement de la politique monétaire à la forte inflation du milieu des années 1970. Un exemple historique qui sert aujourd’hui d’avertissement aux économistes et aux décideurs politiques.
Plus récemment, la Turquie a fourni un exemple contemporain des dangers de l’ingérence politique dans les décisions des banques centrales. Au début des années 2020, le président Recep Tayyip Erdoğan a fait pression sur la banque centrale du pays pour qu’elle baisse les taux d’intérêt contre l’avis des économistes. Le résultat a été une inflation très élevée, suivie par des taux d’intérêt très élevés pour tenter de ramener l’inflation sous contrôle. Une expérience douloureuse qui a servi de leçon à de nombreux pays sur l’importance de préserver l’indépendance des banques centrales.
Ces exemples historiques me font froid dans le dos. On dirait que Trump n’a rien appris de l’histoire, ou alors il s’en fiche complètement. Nixon, Erdoğan… ce ne sont pas exactement des modèles de bonne gouvernance économique. Et pourtant, c’est exactement le chemin que Trump semble vouloir suivre. C’est comme s’il voulait réinventer la roue, mais en version catastrophique. J’ai vraiment peur que les Américains, et le reste du monde avec eux, ne paient un prix très cher pour cette obstination.
Section 3 : les implications économiques mondiales
Le rôle du dollar américain
Les décisions de la Fed ont des impacts autour du monde en raison du rôle du dollar américain en tant que devise de référence pour les transactions commerciales et les réserves des banques centrales. Les modifications des taux d’intérêt de la Fed peuvent affecter le taux de change du dollar par rapport aux autres devises et la valeur des actifs américains des investisseurs étrangers. C’est cette interdépendance qui explique pourquoi les banquiers centraux du monde entier sont si préoccupés par cette crise.
Les banques centrales indépendantes sont devenues une pierre angulaire de l’économie mondiale parce qu’elles peuvent plus facilement prendre des mesures pour lutter contre l’inflation, comme des hausses de taux, qui sont impopulaires à court terme mais préservent la stabilité des prix à plus long terme. Si la Fed perd son indépendance et devient soumise aux pressions politiques, cela pourrait déstabiliser tout le système financier international. Les investisseurs perdraient confiance dans la capacité de la Fed à maintenir la stabilité des prix, ce qui pourrait entraîner une volatilité accrue sur les marchés financiers mondiaux.
C’est là que je réalise vraiment l’ampleur du problème. Ce n’est pas juste une querelle politique interne américaine, c’est une menace pour toute l’économie mondiale. Le dollar est partout, dans tous les portefeuilles, toutes les transactions internationales. Si Trump arrive à détruire la crédibilité de la Fed, c’est tout l’édifice financier mondial qui pourrait s’écrouler comme un château de cartes. Et le pire, c’est qu’il ne semble même pas réaliser les conséquences de ses actions. C’est effrayant.
Les conséquences pour l’inflation
Trump a déclaré qu’il voulait que la Fed baisse dramatiquement les taux d’intérêt, de la fourchette cible actuelle de 3,5% à 3,75% jusqu’à 1%. La plupart des économistes pensent que cela conduirait à une forte augmentation de l’inflation. À 2,8% aux États-Unis, l’inflation est déjà au-dessus de la cible de 2% de la Fed. Normalement, le taux d’intérêt de la Fed ne descendrait à 1% que pendant une récession grave. Une telle baisse dans le contexte actuel serait considérée comme une politique monétaire extrêmement accommodante et potentiellement inflationniste.
Les économistes avertissent qu’une Fed politisée qui cède aux demandes du président endommagerait sa crédibilité en tant que combattant de l’inflation et conduirait probablement les investisseurs à exiger des taux plus élevés avant d’investir dans les obligations du Trésor américain. Ce qui se passerait si Trump parvient à nommer un président de la Fed compliant, et d’autres membres du conseil, et s’ils baissent effectivement les taux d’intérêt à court terme qu’ils contrôlent à 1% ? L’inflation attendue puis l’inflation réelle augmenteraient. Cela conduirait à des taux d’intérêt à long terme plus élevés.
Je suis abasourdi par cette obstination de Trump à vouloir baisser les coûts à tout prix. C’est comme si il n’avait aucune notion d’économie de base. Les taux à 1% ? Dans une économie qui tourne déjà à plein régime ? C’est suicidaire ! Je ne comprends pas comment quelqu’un peut être aussi aveugle face aux conséquences évidentes de telles politiques. Les Américains vont se retrouver avec une inflation galopante, et c’est eux qui vont en payer le prix pendant des années. C’est vraiment déprimant.
Section 4 : les acteurs clés
Jerome Powell, un homme sous pression
Jerome Powell, nommé par Trump lui-même en 2018, se trouve maintenant dans la position inconfortable de devoir défendre l’indépendance de l’institution qu’il dirige contre les attaques du président qui l’a nommé. Sa gestion de cette crise sera déterminante non seulement pour son propre avenir, mais aussi pour l’avenir de la Fed elle-même. Powell a servi avec intégrité, concentré sur son mandat et un engagement inébranlable pour l’intérêt public, selon les termes de la déclaration de soutien des banquiers centraux.
La législation dit que le président ne peut renvoyer le président de la Fed que « pour cause », et non sur un caprice. Cela est généralement interprété comme signifiant un acte illégal. La Cour suprême entend actuellement une affaire sur la question de savoir si le président a le pouvoir de renvoyer un autre membre du conseil de la Fed, Lisa Cook. Cette affaire pourrait avoir des implications importantes pour l’indépendance de la Fed et la capacité des présidents futurs à influencer la composition de la banque centrale.
J’ai beaucoup d’admiration pour Powell dans cette situation. Il est vraiment seul contre tous, et pourtant il ne recule pas. C’est le genre de personne qui donne du sens à la notion d’intégrité. Trump l’a nommé, et maintenant il essaie de le détruire. C’est une belle ironie, mais aussi une leçon sur la façon dont Trump traite ceux qui ne sont pas entièrement dévoués à ses intérêts personnels. Powell ne se laisse pas intimider, et ça, c’est vraiment une leçon de courage.
Les alliés internationaux
Parmi les signataires de la déclaration figuraient Erik Thedeen, gouverneur de la banque centrale de Suède, Christian Kettel Thomsen, président de la banque centrale du Danemark, le président de la Banque nationale suisse Martin Schlegel, Michele Bullock, gouverneur de la Reserve Bank of Australia, Gabriel Galipolo, gouverneur de la Banco Central do Brasil, ainsi que François Villeroy de Galhau, président du conseil de la Banque des règlements internationaux, et Pablo Hernández de Cos, directeur général du BRI. Une véritable coalition internationale en soutien à Powell.
Une banque centrale importante qui n’était pas incluse dans la déclaration était la Banque du Japon. La déclaration indiquait que d’autres signatures pourraient être ajoutées ultérieurement. Les responsables de la Banque du Japon n’ont pas pu être immédiatement joints pour commenter. Cette absence notable pourrait s’expliquer par la position particulière du Japon en matière de politique monétaire, mais aussi peut-être par des considérations diplomatiques dans un contexte déjà tendu.
Ce qui me touche dans cette réaction internationale, c’est le sentiment de solidarité qui s’en dégage. Ces banquiers centraux viennent de pays différents, avec des cultures et des approches économiques variées, mais ils sont tous unis dans cette défense de l’indépendance de la Fed. C’est comme s’ils comprenaient que ce qui arrive à Powell pourrait arriver à n’importe lequel d’entre eux. C’est une belle leçon d’unité dans un monde de plus en plus fragmenté. Ça me redonne un peu d’espoir dans l’humanité.
Section 5 : les risques politiques
Les élections de mi-mandat
Si Trump obtient gain de cause, les électeurs américains pourraient faire face à un problème d’abordabilité plus important dans la perspective des élections de mi-mandat en novembre. Cela pourrait ensuite être suivi par une récession, alors que les taux d’intérêt devront augmenter considérablement pour ramener l’inflation sous contrôle. Un scénario catastrophe qui pourrait avoir des conséquences désastreuses non seulement pour l’économie américaine, mais aussi pour la carrière politique de Trump lui-même.
Les républicains au Congrès commencent à exprimer leur inquiétude face à cette escalade. Certains sénateurs du parti majoritaire ont publiquement soutenu Powell et ont critiqué les attaques contre la Fed. Cette division au sein du parti républicain pourrait s’accentuer si la situation continue à se détériorer. Les élus savent que l’indépendance de la Fed est une valeur sacrée pour de nombreux électeurs modérés et que s’y attaquer pourrait se révéler politiquement coûteux.
C’est fascinant de voir comment cette crise commence à créer des fissures au sein même du camp républicain. On aurait pu penser que Trump aurait le soutien inconditionnel de son parti, mais non, il y a des limites. Même les plus fidèles alliés politiques de Trump semblent réaliser qu’attaquer la Fed, c’est jouer avec le feu. Peut-être qu’ils commencent à comprendre que l’économie ne peut pas être dirigée comme une campagne de communication sur Twitter. Enfin, un peu de bon sens !
La crédibilité internationale
Comme l’ont souligné plus d’une douzaine de dirigeants de banques centrales, ce qui se passe aux États-Unis a des conséquences dans le monde entier. La crédibilité de la Fed en tant qu’institution indépendante est essentielle au bon fonctionnement du système financier mondial. Si cette crédibilité est compromise, cela pourrait entraîner une réduction de la confiance des investisseurs internationaux dans les actifs américains et dans la capacité des États-Unis à maintenir la stabilité économique.
Les alliés des États-Unis observent cette situation avec une préoccupation croissante. L’indépendance des banques centrales est considérée comme l’un des piliers de la stabilité économique moderne. Voir le président américain tenter de saper ce principe envoie un message inquiétant à tous les partenaires économiques des États-Unis. Cela pourrait également affaiblir la position des États-Unis dans les négociations économiques internationales et dans les forums comme le G20.
C’est vraiment triste de voir comment l’image des États-Unis se détériore sous la présidence de Trump. Pendant des décennies, les États-Unis ont été le phare de la stabilité économique, l’exemple à suivre en matière d’institutions indépendantes et solides. Et maintenant, tout ça est en train de s’effondrer. Je pense aux générations futures qui vont devoir réparer les dégâts causés par cette présidence. C’est comme si Trump s’amusait à détruire un héritage construit avec tant de patience et de sagesse. C’est vraiment navrant.
Conclusion : un moment décisif
L’avenir de la Fed en jeu
Cette crise représente un moment décisif pour l’avenir de la Réserve fédérale et pour l’indépendance des banques centrales dans le monde. La façon dont cette situation sera résolue aura des implications qui dépassent largement le mandat de Trump ou même la carrière de Powell. Ce qui est en jeu, c’est la capacité des institutions démocratiques à résister aux pressions politiques et à maintenir leur intégrité dans un monde de plus en plus polarisé.
Les banquiers centraux du monde ont pris position de manière inhabituelle parce qu’ils comprennent que les enjeux sont trop importants pour rester silencieux. Leur message est clair : l’indépendance des banques centrales n’est pas un luxe, c’est une nécessité pour la stabilité économique mondiale. Si cette indépendance est compromise, tout le système financier mondial pourrait en pâtir.
Quand je regarde tout ce qui se passe, je suis à la fois effrayé et admiratif. Effrayé par ce que Trump est capable de faire, mais admiratif par le courage de Powell et de ses alliés internationaux. C’est un véritable moment de vérité pour nos démocraties. Est-ce que nos institutions sont assez fortes pour résister à la volonté d’un seul homme ? Je veux croire que oui. Je veux croire que la raison finira par l’emporter sur l’arrogance et l’ignorance. Mais honnêtement, je ne suis pas sûr. Et ça, c’est peut-être ce qui me fait le plus peur.
Sources
Sources primaires
Mercopress, « Trump’s obsession: why central bankers came out in support of Fed’s chair Powell », 19 janvier 2026
Associated Press, « Top central bankers express ‘full solidarity’ with Fed Chair Powell in clash with Trump », 13 janvier 2026
The New York Times, « Global Central Bankers Express Support for Fed Chair After Criminal Investigation », 13 janvier 2026
Sources secondaires
The Conversation, « Why the world’s central bankers had to speak up against Trump’s attacks on the Fed », 19 janvier 2026
PBS NewsHour, « Top central bankers back Fed chair Powell with ‘full solidarity’ in clash with Trump », 13 janvier 2026
BBC News, « World central bank chiefs ‘stand in solidarity’ with US Fed chair Powell », 13 janvier 2026
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