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L’arrêt des livraisons de pétrole vénézuélien

La crise cubaine s’est considérablement aggravée début janvier 2026 suite à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines et l’imposition d’un strict blocus pétrolier contre le Venezuela. Depuis cet événement, aucun cargo n’a quitté les ports vénézuéliens à destination de Cuba, coupant l’île de son principal fournisseur d’énergie. Le Venezuela, qui fournissait environ 26 500 barils par jour de brut et de carburant à Cuba l’année dernière, représentait près de 50% du déficit pétrolier de l’île, selon les données de suivi des navires et les documents internes de la compagnie pétrolière d’État PDVSA.

Les derniers navires vénézuéliens ont quitté le pays à la mi-décembre 2025, et l’un d’eux aurait même désactivé son transpondeur alors qu’il transportait environ 600 000 barils de brut vénézuélien, une manœuvre probablement destinée à éviter la détection par les autorités américaines. L’impact sur Cuba a été immédiat et dévastateur. L’île dépendait du pétrole vénézuélien non seulement pour son énergie, mais aussi pour l’électricité, le transport et de nombreuses activités économiques essentielles. L’arrêt de ces livraisons a plongé Cuba dans une crise énergétique sans précédent, avec des coupures d’électricité généralisées et des pénuries de carburant qui paralysent l’économie.

Là encore, la colère me monte. Ce que les États-Unis font à Cuba n’a rien d’une politique étrangère rationnelle ou constructive. C’est de la punition collective pure et simple. Étrangler l’économie cubaine, couper ses approvisionnements en pétrole, laisser les gens dans le noir, sans électricité, sans moyen de se déplacer, sans possibilité de travailler, de produire, de vivre normalement. Et pourquoi ? Parce que Washington ne supporte pas qu’un petit pays de 11 millions d’habitants ose avoir un système politique différent. C’est de l’orgueil, de l’arrogance, du mépris pur et simple pour la souveraineté d’une autre nation. Le président Trump a écrit sur son réseau social : « IL N’Y AURA PLUS DE PÉTROLE OU D’ARGENT ALLANT À CUBA – ZÉRO ! » comme s’il parlait de punir un enfant désobéissant. Mais Cuba n’est pas un enfant, Cuba est un pays avec une histoire, une culture, un peuple qui a le droit de choisir son propre chemin.

Les déclarations menaçantes de Trump

Le 11 janvier 2026, le président américain Donald Trump a intensifié la pression sur Cuba en déclarant qu’aucun pétrole ou argent vénézuélien n’irait plus vers l’île et en suggérant que La Havane devrait conclure un accord avec Washington. « JE SUGGÈRE FORTEMENT QU’ILS CONCLUENT UN ACCORD, AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD », a-t-il ajouté sur sa plateforme Truth Social. Cette déclaration représente l’escalade la plus récente dans la campagne de l’administration Trump pour aligner les puissances régionales sur les États-Unis et illustre la sérieux de l’ambition de domination de l’hémisphère occidental par Washington.

Le président cubain Miguel Diaz-Canel a rejeté avec fermeté la menace américaine, affirmant que Cuba est « une nation libre, indépendante et souveraine. Personne ne nous dicte ce que nous devons faire ». Sur le réseau social X, il a ajouté : « Cuba n’attaque pas, elle a été attaquée par les États-Unis pendant 66 ans, et elle ne menace pas, elle se prépare, prête à défendre la patrie jusqu’à la dernière goutte de sang ». Le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez a également souligné que Cuba avait le droit d’importer du carburant de tout fournisseur disposé à l’exporter, niant que Cuba avait reçu une compensation financière ou autre « matérielle » en échange de services de sécurité fournis à un quelconque pays.

J’admire la résilience du peuple cubain face à cette pression écrasante. Quand j’entends le président Diaz-Canel parler de défendre la patrie « jusqu’à la dernière goutte de sang », je sens la force de cette détermination, ce refus de s’incliner malgré des difficultés immenses. Ce n’est pas de la bravade, c’est la réalité d’un peuple qui a survécu à six décennies d’hostilité américaine, de tentatives de déstabilisation, d’assassinats, d’invasions. Cuba tient debout, têtu, orgueilleux, et ça rend l’attitude de Washington encore plus insupportable. Les États-Unis sont la plus grande puissance du monde, avec une économie et une armée incomparables. Et pourtant ils n’arrivent pas à briser cet îlot de résistance dans les Caraïbes. C’est une leçon d’humilité que Washington ne semble jamais vouloir apprendre.

Les conséquences humaines de l’embargo

L’impact des sanctions américaines sur la population cubaine est dévastateur et se mesure en souffrances humaines concrètes. La majorité des Cubains vivent sans électricité pendant une grande partie de la journée, et même la capitale La Havane subit des délestages tournants de plusieurs heures qui paralysent l’économie. Les pénuries de nourriture, de carburant et de médicaments mettent les nerfs des Cubans à vif et ont provoqué une exodus sans précédent, principalement vers les États-Unis, au cours des cinq dernières années. Selon les rapports, des centaines de milliers de Cubains ont quitté leur pays, fuyant des conditions de vie devenues insupportables.

Maria Elena Sabina, une habitante de La Havane âgée de 58 ans, née peu après la prise de pouvoir de Fidel Castro, a résumé la situation avec désespoir : « Il n’y a pas d’électricité ici, pas d’essence, pas même de gaz liquide. Il n’y a rien ici. Donc oui, un changement est nécessaire, un changement est nécessaire, et vite. » Alberto Jimenez, un vendeur de produits agricoles de 45 ans, a quant à lui affirmé que la menace de Trump ne l’effrayait pas : « Ça ne me fait pas peur. Pas du tout. Le peuple cubain est prêt à tout. » Ces témoignages illustrent la complexité de la situation cubaine, entre résilience, espoir de changement et désespoir face à des difficultés qui semblent insurmontables.

Ces mots me brisent le cœur. Quand j’entends Maria Elena dire qu’il n’y a « rien » à Cuba, que le changement est nécessaire « et vite », je sens toute la douleur d’une population qui a atteint ses limites. Ce n’est pas de la politique, ce sont des vies brisées, des familles séparées, des rêves anéantis. Des gens qui ont travaillé toute leur vie, qui ont construit, qui ont espéré, et qui se retrouvent aujourd’hui à devoir tout quitter, risquer leur vie sur des bateaux de fortune, traverser des mers dangereuses pour atteindre une terre d’accueil. Et tout ça à cause de décisions politiques prises à des milliers de kilomètres, par des gens qui n’ont jamais mis les pieds à Cuba, qui ne connaissent rien à la réalité du peuple cubain. C’est une injustice criante qui me révolte au plus profond de moi.

Sources

Sources primaires

South China Morning Post, « China sends emergency food aid to Cuba as US sanctions worsen shortages », 20 janvier 2026. Global Times, « China delivers first batch of emergency rice aid to Cuba », 20 janvier 2026. Xinhua News Agency, rapport sur la cérémonie de remise de l’aide alimentaire chinoise à Cuba, janvier 2026. Reuters, « Cuba defiant after Trump says island to receive no more Venezuelan oil or money », 11 janvier 2026. CiberCuba, « Another shipment of rice donated by China has arrived in Cuba », 19 janvier 2026.

Sources secondaires

Reuters, analysis sur les livraisons de pétrole vénézuélien à Cuba, janvier 2026. Associated Press, rapports sur la crise économique cubaine, 2025-2026. BBC News, couverture des relations Cuba-États-Unis, 2025-2026. Financial Times, analyse de la stratégie américaine envers Cuba et le Venezuela, janvier 2026. The New York Times, reportages sur l’exodus des Cubans, 2025-2026.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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