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Une annexion qui défie toutes les règles

La tentative d’annexion du Groenland représente sans doute l’illustration la plus flagrante de cette vision impérialiste. Trump n’a pas seulement proposé d’acheter l’île arctique au Danemark, il a imposé des droits de douane de 10% sur plusieurs pays européens jusqu’à ce qu’ils acceptent de transférer la souveraineté du Groenland aux États-Unis. Cette mesure coercitive sans précédent a provoqué une crise diplomatique majeure, avec des réactions indignées de l’ensemble des dirigeants européens. Huit pays européens, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France, ont publié une déclaration commune affirmant que les menaces tarifaires sapent les relations transatlantiques et risquent une spirale dangereuse vers le bas.

L’argument avancé par Washington pour justifier cette annexion repose sur la nécessité de contrer les menaces chinoises et russes dans l’Arctique et de développer ce que Trump appelle le Dôme doré pour protéger l’Amérique du Nord des missiles balistiques. Pourtant, les experts soulignent que les États-Unis disposent déjà, grâce à un accord de 1951, du droit de construire des installations de défense sur l’île. La base spatiale de Pituffik, visitée par le vice-président JD Vance en mars 2025, assure déjà les missions d’alerte antimissile, de surveillance spatiale et de commande et contrôle des satellites. L’annexion n’est donc pas une nécessité militaire, mais une décision purement politique et symbolique.

Ce qui me révolte dans cette affaire du Groenland, c’est le mépris pur et simple pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Trump traite un territoire entier et ses 56 000 habitants comme s’il s’agissait d’une propriété immobilière à acquérir. Un quart de la population de Nuuk est descendu dans la rue pour protester contre cette annexion, et ça ne change rien à la détermination américaine. C’est cette arrogance qui me coupe le souffle, cette conviction que l’argent et la force peuvent tout acheter, même la souveraineté d’une nation. Et le plus triste, c’est que certains dirigeants européens hésitent encore sur la réponse à apporter, comme si le respect du droit international pouvait être négocié.

L’OTAN menacée par son propre fondateur

Les conséquences de cette crise du Groenland sur l’OTAN sont potentiellement catastrophiques. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a mis en garde contre toute action militaire américaine contre l’île arctique danoise, avertissant que cela causerait la mort de l’OTAN et ferait de Vladimir Poutine l’homme le plus heureux du monde. Cette crise intervient à un moment où l’alliance transatlantique est déjà fragilisée par les rhétoriques agressives de l’administration Trump. Le sous-chef de cabinet adjoint Stephen Miller a déclaré que le monde réel est gouverné par la force, justifiant l’annexion par la nécessité de sécuriser la région arctique.

La stratégie de sécurité nationale de Trump, publiée en novembre 2025, va encore plus loin dans cette remise en cause des alliances traditionnelles. Le document se moque de ce qu’il appelle la perspective accablante d’effacement civilisationnel en Europe, citant la censure de la liberté d’expression, la répression de l’opposition politique, l’effondrement des taux de natalité et la perte des identités nationales. Ce mépris affiché pour les partenaires européens représente une rupture radicale avec sept décennies de politique étrangère américaine fondée sur le multilatéralisme et la coopération. L’OTAN, conçue comme une alliance de défense collective, risque de devenir l’otage des ambitions personnelles de son membre le plus puissant.

Quand je vois Trump traiter ses alliés européens avec un tel mépris, je ressens une profonde tristesse. L’OTAN a été la pierre angulaire de la paix et de la prospérité en Europe pendant des décennies, et aujourd’hui elle est sacrifiée sur l’autel de l’ego d’un seul homme. C’est comme si le président américain ne comprenait pas que la force de son pays reposait précisément sur ces alliances qu’il détruit méthodiquement. Cette solitude au sommet du pouvoir, cette conviction que l’Amérique peut tout faire seule, me fait peur pour l’avenir du monde. On dirait qu’il n’a rien appris de l’histoire, rien compris à la valeur de la coopération internationale.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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