Une page qu’on a tournée un peu trop vite ?

On a tous envie de croire que c’est de l’histoire ancienne, n’est-ce pas ? Les masques qui traînent au fond des tiroirs, les attestations de sortie oubliées… C’est humain. Depuis que l’urgence sanitaire a officiellement pris fin aux États-Unis en 2023, un sentiment de retour à la normale s’est installé. Et c’est tant mieux, d’une certaine façon.
Pourtant, la réalité est plus nuancée, voire un peu inquiétante si on gratte sous la surface. Le virus ne s’est pas volatilisé simplement parce que nous avons décidé de ne plus en parler au journal de 20 heures. Il circule. Encore. Toujours. Et malheureusement, il continue de faire des dégâts considérables sur le système de santé, bien loin de l’idée reçue d’une pandémie totalement terminée.
Un bilan annuel toujours lourd : l’état des lieux

Alors, où en sommes-nous vraiment ? Les experts utilisent désormais un mot un peu technique pour décrire la situation : la maladie est devenue endémique. En gros, cela signifie qu’elle est là en permanence, un peu comme une mauvaise grippe qui ne partirait jamais vraiment, mais en plus sévère.
Une étude très sérieuse, publiée dans le JAMA Internal Medicine, vient remettre les pendules à l’heure. Les chercheurs se sont penchés sur la période allant de 2022 à 2024. Le verdict ? Le Covid-19 est responsable d’environ 100 000 décès par an aux États-Unis. Ce n’est pas rien. On parle aussi de plusieurs dizaines de millions d’infections chaque année. Imaginez un peu l’ampleur.
Et ce n’est pas tout. Le système hospitalier doit encore gérer près d’un million d’hospitalisations annuelles liées au virus, sans compter les millions de consultations médicales qui s’ajoutent à la facture. Certes, soyons honnêtes, ces chiffres sont bien inférieurs aux pics terrifiants de 2020 et 2021. Mais — et c’est un grand mais — ils restent bien au-dessus de ceux de la plupart des autres maladies infectieuses. Le Covid-19 reste donc l’une des principales causes de mortalité virale. Pourquoi ? Probablement à cause d’une circulation qui ne s’arrête jamais et d’une immunité acquise qui, malheureusement, s’effrite avec le temps.
Nos aînés en première ligne : une inégalité flagrante

Ce qui me frappe le plus dans ces rapports, c’est l’injustice de la situation. Le virus ne frappe pas tout le monde avec la même violence. Loin de là. L’impact est terriblement concentré sur une partie spécifique de la population : nos aînés. C’est une réalité qu’il faut regarder en face.
Pour bien comprendre ce qui se joue, des chercheurs ont épluché les données de surveillance hospitalière. D’après les analyses des CDC (les centres de contrôle des maladies américains), relayées notamment par Gizmodo, le constat est sans appel. Tenez-vous bien : les personnes de plus de 65 ans représentent moins de 20 % de la population américaine. C’est une minorité, mathématiquement parlant.
Pourtant, c’est eux qui paient le prix fort. Ils concentrent près de la moitié des infections recensées. Pire encore, ils représentent environ deux tiers des hospitalisations. Et le chiffre le plus triste ? Plus de 80 % des décès leur sont attribués. C’est énorme.
Pourquoi un tel acharnement du sort ? C’est biologique, en grande partie. Avec l’âge, le système immunitaire devient un peu paresseux, moins réactif. La réponse aux vaccins diminue aussi avec le temps, c’est inévitable. Ajoutez à cela que les personnes âgées souffrent plus souvent de maladies chroniques, ce qui démultiplie les risques de formes graves. Les données montrent d’ailleurs que ce fardeau n’a quasiment pas bougé entre 2023 et 2024. Malgré une baisse globale des admissions à l’hôpital, la mortalité chez les seniors, elle, reste stable. Le virus est toujours une menace bien réelle pour eux.
Conclusion : Ne pas baisser la garde

Alors, que fait-on ? On ne va pas s’enfermer à nouveau, ce n’est pas le sujet. Mais il faut admettre que l’impact du Covid-19 reste bien réel, même si l’urgence sanitaire est techniquement terminée. La prévention reste notre meilleure arme, surtout pour les plus fragiles.
Les rappels vaccinaux, on ne le dira jamais assez, réduisent drastiquement le risque de finir aux urgences. Les antiviraux existent aussi et peuvent limiter les complications, mais le problème, c’est qu’ils doivent être pris très vite après l’infection. Trop de patients arrivent trop tard ou n’y ont pas accès, notamment dans les établissements pour personnes âgées où la couverture vaccinale est parfois… disons, incomplète.
Au final, des gestes simples comme une meilleure ventilation ou un isolement rapide en cas de doute peuvent tout changer. Ce n’est plus une crise aiguë, c’est vrai, mais c’est un combat de fond. Avec un peu de bon sens et de vigilance, on peut protéger ceux qui en ont le plus besoin.
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L’épidémie invisible : pourquoi le Covid-19 tue encore 100 000 personnes par an
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