Skip to content

La fin des illusions sur l’ordre international

Le premier ministre canadien Mark Carney a prononcé mardi à Davos ce qui restera probablement comme l’un des discours les plus importants de cette décennie. Son message était brutal mais nécessaire : le monde vit une rupture, pas une transition. Carney a balayé d’un revers de main la nostalgie de l’ancien ordre mondial, affirmant qu’elle ne constitue pas une stratégie viable. Sa déclaration a résonné comme un coup de tonnerre dans la salle des conférences de Davos, où l’élite mondiale a dû accepter une vérité inconfortable.

Le dirigeant canadien est allé plus loin en dénonçant ce qu’il a appelé la fiction utile de l’hégémonie américaine et de l’ordre international fondé sur des règles. Il a expliqué que les grandes puissances, y compris les États-Unis, avaient souvent appliqué une version sélective de ces règles, s’exemptant quand cela leur convenait. Cette franchise rare a choqué certains, mais elle a également libéré les autres nations de la nécessité de maintenir cette fiction. Carney a averti que les grandes puissances utilisent désormais l’intégration économique comme arme, les tarifs comme levier, les infrastructures financières comme coercition.

Les puissances moyennes face à leur nouvelle réalité

Dans son allocution, Mark Carney a lancé un appel vibrant aux puissances moyennes du monde entier. Il leur a dit avec une clarté déconcertante : si vous n’êtes pas à la table, vous êtes sur le menu. Cette métaphore culinaire brutale résume parfaitement la nouvelle dynamique géopolitique qui s’installe. Le Canada, comme d’autres pays de taille moyenne, ne peut plus compter sur la protection automatique que leur garantissaient leur géographie et leurs alliances historiques.

Carney a exhorté ces nations à s’unir pour résister à la coercition des superpuissances agressives. Il a souligné que les gains du transactionnalisme deviendront plus difficiles à reproduire si les grandes puissances abandonnent même la prétention aux règles et aux valeurs au profit de la poursuite effrénée de leur pouvoir et de leurs intérêts. Ce message a trouvé un écho particulier auprès des représentants des pays européens présents à Davos, qui commencent à réaliser que leur position traditionnelle de partenaires privilégiés des États-Unis n’est plus garantie.

Quand j’entends Carney dire que la nostalgie n’est pas une stratégie, je sens une bouffée d’air frais, mais aussi une pointe d’amertume. L’amertume vient de la réalisation que tout ce en quoi nous croyions, cet ordre international qui nous semblait naturel et éternel, n’était peut-être qu’un château de cartes construit sur des fondations fragiles. L’air frais, c’est cette libération soudaine de devoir croire en un mensonge collectif. C’est paradoxal, je le sais, mais il y a quelque chose de terrifiant et en même temps de libérateur dans cette acceptation brutale de la réalité. Nous ne pouvons plus nous cacher derrière des illusions.

Sources

Sources primaires

NBC News, Trump’s threats force U.S. allies to grapple with a global ‘rupture’, 21 janvier 2026. Al Jazeera, ‘Rupture in the world order’: What Carney, world leaders said in Davos, 21 janvier 2026. Reuters, Trump tells Davos the US will not use force to gain Greenland, 21 janvier 2026.

Sources secondaires

Discours de Mark Carney au Forum économique mondial de Davos, 20 janvier 2026. Discours d’Ursula von der Leyen au Parlement européen à Strasbourg, 21 janvier 2026. Déclarations d’Emmanuel Macron au Forum économique mondial de Davos, 21 janvier 2026.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!

Commentaires

0 0 votes
Évaluation de l'article
Subscribe
Notify of
guest
0 Commentaires
Newest
Oldest Most Voted
Inline Feedbacks
View all comments
Plus de contenu