Une critique virulente de l’hégémonie américaine
Dans son allocution de Davos, Mark Carney a lancé un avertissement sévère aux « puissances moyennes » du monde entier, les exhortant à s’unir face à la coercition exercée par les grandes puissances. Ancien banquier central devenu Premier ministre, Carney a affirmé avec une franchise inhabituelle que « l’ancien ordre mondial ne reviendra pas » et que les pays intermédiaires devaient cesser de croire que leur géographie et leurs alliances historiques leur garantiraient automatiquement sécurité et prospérité. Son message était clair : l’époque où les petites et moyennes nations pouvaient compter sur la bienveillance des superpuissances était révolue.
Carney a particulièrement souligné que les puissances dominantes commençaient à utiliser l’intégration économique comme arme, les tarifs douaniers comme levier de pression, et les infrastructures financières comme moyen de coercition. Il a dénoncé ce qu’il a appelé « le mensonge du bénéfice mutuel » dans le multilatéralisme traditionnel, suggérant que les institutions internationales sur lesquelles les puissances moyennes s’appuyaient — l’Organisation mondiale du commerce, l’Organisation des Nations unies, les accords climatiques — étaient désormais menacées. Son discours a été accueilli par une standing ovation, témoignant de la résonance de son message auprès de nombreux dirigeants présents.
Il y a quelque chose de profondément courageux dans la prise de position de Carney. Face à la superpuissance américaine et à son président imprévisible, le Premier ministre canadien a choisi de dire ce que beaucoup de dirigeants pensent mais n’osent pas exprimer. Sa dénonciation de l’utilisation de l’interdépendance économique comme arme de coercition touche au cœur même de ce qui ne va pas dans les relations internationales actuelles. Carney a eu le courage de nommer la réalité : le multilatéralisme traditionnel est mort et les puissances moyennes doivent désormais se battre pour ne pas être traitées comme des pions dans le jeu des grandes puissances. C’est un message qui mérite d’être entendu et soutenu.
La mise en garde sur les conséquences de l’inaction
L’un des passages les plus frappants du discours de Carney a été sa mise en garde directe : « Si nous ne sommes pas à table, nous sommes au menu ». Cette formule, aussi puissante qu’inquiétante, résume parfaitement la vision du Premier ministre canadien sur la nouvelle géopolitique mondiale. Selon lui, les puissances moyennes qui ne s’engagent pas activement dans la formation des coalitions et des alliances finiront inévitablement par être dominées et exploitées par les grandes puissances qui détermineront les règles du jeu à leur avantage.
Carney a appelé à la création d’un « réseau dense de connexions » entre les puissances moyennes pour se protéger des intérêts hégémoniques. Il a souligné que lorsqu’un pays de taille moyenne négocie uniquement de manière bilatérale avec une superpuissance, il négocie depuis une position de faiblesse et doit accepter ce qui lui est offert. En revanche, en formant des alliances entre nations de taille comparable, ces pays peuvent créer un rapport de force plus équilibré et défendre leurs intérêts collectifs. Cette stratégie de diversification des alliances et des partenariats commerciaux constitue le cœur de la nouvelle politique étrangère canadienne sous la direction de Carney.
La métaphore de Carney sur le menu et la table est à la fois brillante et terrifiante. Elle capture parfaitement l’essence de la nouvelle géopolitique mondiale où les petits pays sont en danger d’être dévorés par les appétits des grandes puissances. Ce qui est remarquable, c’est que Carney ne se contente pas de décrire le problème, il propose une solution concrète : l’unité des puissances moyennes. C’est un changement radical dans la diplomatie internationale qui pourrait bien façonner l’avenir des relations entre nations. Les dirigeants qui ne comprennent pas cette nouvelle réalité risquent de voir leurs pays marginalisés, exploités et finalement subordonnés aux intérêts de puissances qui ne se soucient guère de leur souveraineté.
Section 3 : la réponse de Trump et ses implications
Une réaction directe et personnelle
La réponse de Trump au discours de Carney a été immédiate et visiblement personnelle. Lors de son propre discours à Davos, le président américain a non seulement critiqué les propos du Premier ministre canadien mais l’a interpellé directement par son prénom, créant une scène rarement vue dans la diplomatie internationale. Trump a affirmé avoir regardé le discours de Carney et déclaré que ce dernier « n’était pas si reconnaissant » avant d’ajouter que les Canadiens devraient l’être envers les États-Unis pour les « cadeaux » qu’ils reçoivent.
Le président américain a particulièrement insisté sur le fait que « le Canada vit grâce aux États-Unis », une phrase qui résume sa vision de la relation entre les deux nations. Il a conclu son intervention par un avertissement direct : « Souviens-toi de ça, Mark, la prochaine fois que tu feras tes déclarations. » Ce ton menaçant et condescendant marque une escalade significative dans les tensions entre Washington et Ottawa. L’utilisation du prénom de Carney dans cet avertissement public ajoute une dimension personnelle à ce qui aurait pu rester un désaccord politique sur la politique commerciale et stratégique.
Il y a quelque chose d’à la fois grotesque et inquiétant dans la façon dont Trump s’adresse à Carney. Le ton paternaliste, l’utilisation du prénom comme s’il s’adressait à un enfant désobéissant, la menace implicite dans sa mise en garde — tout cela révèle un manque de respect fondamental pour la souveraineté canadienne et la dignité de son Premier ministre. Trump ne semble pas comprendre qu’être le président de la superpuissance mondiale ne lui donne pas le droit de traiter les autres dirigeants comme des subordonnés. Cette arrogance publique non seulement endommage les relations bilatérales mais envoie aussi un message dangereux au reste du monde : sous Trump, les alliés peuvent être humiliés publiquement sans conséquences.
Les conséquences sur les relations commerciales
Les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis, qui représentent le plus important partenariat bilatéral au monde avec près de deux milliards de dollars d’échanges quotidiens, sont désormais gravement menacées par cette escalade verbale. Trump a déjà imposé des tarifs douaniers punitifs qui ont paralysé l’industrie automobile canadienne, avec plusieurs usines mises à l’arrêt et des constructeurs comme General Motors et Stellantis annonçant de nouveaux investissements aux États-Unis pour éviter ces tarifs. Les véhicules constituent le deuxième exportation canadienne en valeur, avec quarante-six milliards et demi de dollars en 2024, dont quatre-vingt-douze pour cent destinés au marché américain.
La rhétorique de Trump sur le rapatriement des usines automobiles depuis le Canada vers les États-Unis s’est intensifiée dans son discours de Davos. Il a affirmé que ses tarifs faisaient revenir « des centaines de grandes usines et d’usines automobiles » des États-Unis, citant spécifiquement le Canada, le Mexique et le Japon. Cependant, les données préliminaires du Bureau américain des statistiques du travail montrent qu’il y a en réalité eu une contraction des emplois dans l’industrie automobile aux États-Unis au cours de la dernière année, contredisant les affirmations optimistes du président américain.
C’est ironique de voir Trump revendiquer des succès économiques qui n’existent pas vraiment. Il prétend que ses tarifs douaniers rapatrient des usines automobiles, alors que les chiffres officiels montrent le contraire. Mais ce qui est plus préoccupant, c’est que cette rhétorique populiste résonne auprès d’une partie de son électorat qui ne vérifie pas les faits. Les conséquences réelles de ces politiques sont des travailleurs canadiens qui perdent leur emploi, des communautés qui souffrent et un partenariat économique qui se dégrade. Trump sacrifie la prospérité mutuelle au profit de slogans électoraux vides de sens, et c’est le peuple ordinaire qui en paie le prix.
Section 4 : la question du Groenland et de la sécurité arctique
Les revendications territoriales américaines
Un aspect central de ce conflit concerne le Groenland, territoire autonome du Danemark que Trump a déclaré vouloir acquérir pour les États-Unis. Le président américain a justifié cette ambition par la nécessité de contrôler ce territoire pour déployer son système de défense antimissile, le fameux « dôme doré » qui couvrirait l’ensemble de l’Amérique du Nord. Le Canada partage sa plus grande frontière maritime avec le Groenland, ce qui en fait un acteur direct dans cette dispute territoriale. Les tensions dans l’Arctique se sont considérablement intensifiées alors que Trump a multiplié les déclarations sur son intention de prendre le contrôle de ce territoire stratégique.
La posture du Canada face à cette question a été claire et ferme. Mark Carney a affirmé lors de son discours de Davos que le Canada « se tenait fermement avec le Groenland et le Danemark » et soutenait pleinement leur droit unique à déterminer l’avenir du Groenland. Il a également souligné que l’engagement du Canada envers l’article 5 de l’OTAN, qui stipule qu’une attaque contre un membre est considérée comme une attaque contre tous, restait inébranlable. Cette position met le Canada en conflit direct avec les ambitions territoriales de Trump et pourrait avoir des conséquences importantes pour la sécurité dans l’Arctique.
Les revendications de Trump sur le Groenland sont tout simplement ahurissantes au XXIe siècle. Le fait qu’un président américain puisse envisager d’acquérir un territoire étranger par la force ou la coercition économique montre à quel point la vision du monde de Trump est anachronique et dangereuse. Le Groenland n’est pas une propriété immobilière à acheter, c’est un territoire avec sa propre population, sa culture et son droit à l’autodétermination. Le fait que le Canada se positionne fermement contre ces ambitions impérialistes montre que certains pays refusent de retourner à l’époque du colonialisme et de l’expansionnisme territorial par la force.
Les implications pour la sécurité arctique
La sécurisation de l’Arctique est devenue une préoccupation majeure pour de nombreuses nations alors que le changement climatique rend cette région plus accessible et stratégiquement importante. Les ressources naturelles abondantes de l’Arctique, en particulier le pétrole, le gaz et les minéraux rares, ainsi que les nouvelles routes maritimes qui s’ouvrent à mesure que la glace fond, ont accru l’intérêt des grandes puissances pour cette région. Le Canada, en tant que nation arctique, joue un rôle crucial dans la stabilité de cette zone, et les tensions avec les États-Unis compliquent considérablement sa capacité à agir.
Les médias canadiens ont rapporté que le Canada envisageait d’envoyer un petit contingent de troupes au Groenland pour rejoindre les forces danoises et européennes lors d’exercices militaires dans la région. Anita Anand, la ministre canadienne des Affaires étrangères, a confirmé que le Canada participait régulièrement à des exercices de l’OTAN et menait ses propres opérations militaires dans l’Arctique. Cependant, la présence accrue d’intérêts militaires dans cette région soulève des inquiétudes quant à une éventuelle escalade des tensions entre l’OTAN et d’autres puissances comme la Russie et la Chine, qui ont également des intérêts stratégiques dans l’Arctique.
L’Arctique devient le nouveau champ de bataille de la géopolitique mondiale, et c’est terrifiant. Au lieu de coopérer pour protéger cet environnement fragile et ses habitants, les grandes puissances s’affrontent pour le contrôle de ses ressources et de ses routes. La militarisation croissante de cette région ne peut qu’aggraver les tensions internationales à un moment où le monde a désespérément besoin de coopération pour faire face au changement climatique. Le fait que le Canada soit entraîné dans cette course aux armements dans l’Arctique montre à quel point les relations internationales se détériorent sous l’influence de leaders qui privilégient la confrontation sur la collaboration.
Section 5 : la diversification des alliances canadiennes
Le virage vers de nouveaux partenaires
Faisant face à l’hostilité croissante de Washington, le Canada a entrepris une stratégie audacieuse de diversification de ses alliances commerciales et stratégiques. Carney a déclaré que son pays se concentrait désormais sur l’engagement avec d’autres nations et la construction de « différentes coalitions pour différents problèmes basés sur des valeurs et des intérêts communs ». Cette nouvelle approche marque un changement significatif par rapport à la traditionnelle dépendance du Canada envers son partenariat avec les États-Unis, qui a dominé sa politique étrangère pendant des décennies.
Le Premier ministre canadien a mis en avant des accords commerciaux et d’investissement récents conclus avec la Chine et le Qatar, ainsi qu’un pacte d’approvisionnement en défense signé avec l’Union européenne l’année dernière. Ces nouveaux partenariats visent à réduire la dépendance du Canada envers les États-Unis et à créer des alternatives en cas d’escalade des tensions commerciales ou diplomatiques. Carney a présenté le Canada comme un « partenaire stable et fiable » capable de travailler avec divers pays sur la base du respect mutuel et d’intérêts partagés.
Il y a quelque chose de profondément réconfortant dans la résilience dont fait preuve le Canada face à l’hostilité américaine. Au lieu de céder à l’intimidation et de se soumettre aux demandes de Trump, le pays cherche activement de nouveaux partenaires et de nouvelles alliances. C’est une démonstration de maturité politique et de vision stratégique que le Canada développe ces relations alternatives. Le message est clair : le Canada ne sera pas traité comme un satellite des États-Unis et a les moyens de construire sa propre voie dans le monde. Cette détermination à préserver sa souveraineté et sa dignité mérite d’être saluée et soutenue.
Les défis de cette nouvelle orientation
Cependant, cette stratégie de diversification n’est pas sans défis. La Chine, en particulier, présente à la fois des opportunités économiques importantes et des risques géopolitiques significatifs. Alors que les relations entre la Chine et les États-Unis continuent de se détériorer, le Canada se trouve dans une position délicate, cherchant à développer ses relations avec Pékin sans s’aliéner davantage Washington. L’équilibre entre ces deux grandes puissances exigera une diplomatie finesse et une capacité de navigation entre des intérêts contradictoires.
De plus, la dépendance économique traditionnelle du Canada envers les États-Unis ne peut être réduite du jour au lendemain. Avec plus de soixante-dix pour cent des exportations canadiennes allant vers le marché américain, toute rupture commerciale aurait des conséquences économiques dévastatrices pour le Canada. La stratégie de Carney vise à réduire progressivement cette dépendance tout en maintenant des relations fonctionnelles avec Washington, un équilibre qui sera difficile à maintenir si Trump continue son escalade agressive.
Le Canada marche sur une corde raide avec cette stratégie de diversification. D’un côté, il est essentiel de ne pas dépendre uniquement des États-Unis qui se sont montrés hostiles et imprévisibles. De l’autre, se tourner vers la Chine comporte ses propres risques et pourrait aggraver encore les tensions avec Washington. C’est un dilemme classique des puissances moyennes confrontées à la rivalité entre superpuissances. Ce qui est admirable, c’est que le Canada a choisi de ne pas rester passif face à ce dilemme, mais d’agir proactivement pour préserver ses options. C’est cette capacité à penser et à agir par soi-même qui distingue les nations souveraines des satellites.
Section 6 : les implications pour l'ordre mondial
La fin de l’ordre multilatéral traditionnel
Le conflit entre Trump et Carney met en lumière une transformation plus large de l’ordre international. Comme Carney l’a affirmé dans son discours, « l’ancien ordre mondial ne reviendra pas » et les nations doivent cesser de se fier aux structures et institutions qui ont dominé les relations internationales depuis la Seconde Guerre mondiale. L’Organisation mondiale du commerce, l’Organisation des Nations unies, les accords climatiques — toutes ces institutions multilatérales sont désormais menacées par l’ascension du nationalisme et de l’unilatéralisme.
Carney a décrit cette nouvelle ère comme une « géopolitique transactionnelle » où les alliances et les partenariats sont dictés par des intérêts immédiats plutôt que par des valeurs ou des engagements à long terme. Cette transformation a des conséquences profondes pour les nations de taille moyenne qui ne peuvent pas compter sur la protection des grandes puissances comme elles l’ont fait par le passé. L’ancien système de sécurité collective, fondé sur des alliances militaires comme l’OTAN et des accords économiques multilatéraux, est en train de se désagréger sous l’assaut des revendications nationalistes et des politiques protectionnistes.
C’est un moment sombre pour l’ordre international que j’ai connu toute ma vie. Les institutions et les alliances qui ont maintenu la paix et la prospérité depuis des décennies sont systématiquement démantelées par des leaders qui ne comprennent pas leur valeur historique. Le discours de Carney sur la fin de l’ancien ordre mondial résonne comme un avertissement sévère : le monde que nous avons construit ensemble, avec ses défauts et ses limites, s’effondre sous nos yeux. Ce qui le remplace est un monde de forteresses, d’intérêts nationaux contradictoires et d’escalade des tensions. C’est une perspective effrayante, mais c’est la réalité à laquelle nous devons faire face.
Le rôle des puissances moyennes
Dans ce nouveau contexte, les puissances moyennes comme le Canada, l’Australie, l’Argentine, la Corée du Sud et le Brésil doivent redéfinir leur rôle sur la scène internationale. Comme Carney l’a souligné, ces pays ne peuvent plus se permettre de compter sur la protection automatique des grandes puissances ou sur les institutions multilatérales pour défendre leurs intérêts. Au lieu de cela, ils doivent former des alliances stratégiques entre eux et développer leurs propres capacités de négociation et de défense.
La stratégie de Carney pour le Canada — diversifier les alliances, développer des partenariats économiques alternatifs, et former des coalitions basées sur des valeurs communes — pourrait servir de modèle pour d’autres puissances moyennes confrontées à des défis similaires. L’idée centrale est que ces pays doivent être « à table » plutôt que « sur le menu » dans les négociations internationales. Cela exige une diplomatie active, une vision stratégique claire et la volonté de prendre des risques calculés pour défendre les intérêts nationaux.
Il y a une certaine poésie dans cette vision des puissances moyennes qui s’unissent pour défendre leurs intérêts face aux superpuissances arrogantes. C’est comme si les nations qui ont longtemps été traitées comme des seconds rôles sur la scène internationale prenaient enfin conscience de leur pouvoir collectif. Le message de Carney est inspirant : vous n’avez pas besoin d’être une superpuissance pour avoir de la dignité et respect dans les relations internationales. Vous avez besoin d’alliances solides, d’une vision claire et du courage de défendre vos intérêts. C’est une leçon que beaucoup de nations auraient intérêt à apprendre.
Section 7 : les perspectives d'avenir
Les scénarios possibles pour les relations Canada-USA
Plusieurs scénarios sont envisageables pour l’avenir des relations entre le Canada et les États-Unis dans ce contexte tendu. Le scénario le plus optimiste verrait Trump adoucir sa rhétorique et chercher une réconciliation avec le Canada, peut-être en réponse à la pression de ses propres alliés internationaux ou à la réalisation que ses politiques agressives contre Ottawa ont des conséquences économiques négatives pour les États-Unis également. Cependant, compte tenu de la personnalité de Trump et de son engagement idéologique dans une vision américaine du monde, ce scénario semble peu probable.
Le scénario le plus probable est une continuation de la tension actuelle, avec des épisodes d’escalade périodique suivis de périodes de calme relatif. Trump pourrait continuer à menacer le Canada avec des tarifs et des revendications territoriales, tout en évitant une rupture complète qui pourrait avoir des conséquences économiques désastreuses pour les deux pays. Le Canada, de son côté, poursuivrait sa stratégie de diversification des alliances et de renforcement de sa position internationale, cherchant à réduire progressivement sa dépendance envers son puissant voisin du sud.
Je suis profondément pessimiste quant à l’avenir des relations entre le Canada et les États-Unis sous Trump. La personnalité du président américain, son arrogance, son manque de respect pour les alliés et sa vision impérialiste du monde suggèrent que les tensions ne feront qu’augmenter. Le Canada a raison de se préparer au pire et de diversifier ses alliances, car on ne peut pas compter sur la bienveillance d’un leader qui ne comprend pas le concept de partenariat égal. Ce qui me frustre le plus, c’est que cette détérimination des relations est évitable : elle résulte des choix délibérés d’un leader qui privilégie son ego sur les intérêts communs.
Les leçons pour la communauté internationale
Le conflit entre Trump et Carney offre des leçons importantes pour la communauté internationale. Premièrement, il montre que même les alliances les plus anciennes et les plus solides peuvent être fragilisées par des leaders qui ne respectent pas les normes diplomatiques traditionnelles. Les nations ne peuvent pas compter sur l’historique de leurs relations pour garantir la continuité de leur coopération ; elles doivent constamment travailler à maintenir et renforcer leurs partenariats.
Deuxièmement, ce conflit démontre l’importance de la diversification des alliances. Aucun pays, quelle que soit sa taille, ne devrait dépendre excessivement d’un seul partenaire, aussi puissant soit-il. La diversification des relations économiques, politiques et stratégiques offre une protection contre la coercition et les pressions unilatérales. Enfin, le courage de Carney à s’exprimer contre la superpuissance américaine montre que les nations de taille moyenne peuvent et doivent faire entendre leur voix sur la scène internationale.
Ce qui me frappe le plus dans cette affaire, c’est le courage de Carney. Il aurait été si facile pour le Premier ministre canadien de rester silencieux, d’éviter la confrontation avec Trump et d’accepter l’humiliation plutôt que de risquer l’escalade. Mais il a choisi de parler, de défendre la dignité de son pays et de dénoncer l’injustice des relations de pouvoir actuelles. Ce courage devrait inspirer d’autres dirigeants qui hésitent à s’exprimer face à l’arrogance des grandes puissances. Le message est clair : même les petits pays ont une voix et ils ne devraient jamais avoir peur de l’utiliser.
Conclusion : un appel à la dignité et au respect mutuel
La nécessité d’un nouveau modèle de relations internationales
La confrontation entre Trump et Carney à Davos représente plus qu’un simple désaccord diplomatique entre deux dirigeants ; elle symbolise la crise plus large de l’ordre international actuel. Les anciennes règles, les anciennes institutions et les anciennes alliances ne suffisent plus à maintenir la paix et la prospérité dans un monde où les grandes puissances utilisent leur influence de manière coercitive et où les puissances moyennes luttent pour préserver leur souveraineté et leur dignité.
Cependant, cette crise offre également une opportunité de repenser les relations internationales sur la base du respect mutuel et de l’égalité entre nations, quelle que soit leur taille ou leur puissance économique. Le discours de Carney a lancé un appel à l’action pour les puissances moyennes du monde entier, les exhortant à s’unir pour défendre leurs intérêts communs et construire un système international plus juste et plus équilibré. Cet appel résonne particulièrement à un moment où les institutions traditionnelles montrent leurs limites.
Quand je regarde ce qui se passe entre Trump et Carney, je vois une lutte entre deux visions du monde très différentes. D’un côté, il y a la vision impériale de Trump, où les grandes puissances dominent et les petits pays doivent être reconnaissants pour chaque faveur. De l’autre, il y a la vision de Carney, fondée sur la dignité, le respect mutuel et le droit de chaque nation à déterminer son propre destin. Je soutiens sans réserve la vision de Carney parce qu’elle représente l’avenir que je veux pour le monde, pas un retour à l’impérialisme et à la domination. Le courage dont il a fait preuve devrait inspirer tous ceux qui croient en un monde plus juste.
L’importance du courage et de la détermination
Le conflit entre Trump et Carney nous rappelle également l’importance du courage et de la détermination dans les relations internationales. Face à l’arrogance et à la coercition, les nations doivent avoir le courage de défendre leurs intérêts et leurs valeurs, même lorsque cela signifie s’opposer à des puissances plus fortes. Carney a montré que la diplomatie n’est pas seulement about à éviter les conflits, mais aussi à affirmer des principes et à défendre la dignité nationale.
L’avenir des relations internationales dépendra en grande partie de la capacité des nations de taille moyenne à former des alliances stratégiques et à faire entendre leur voix sur la scène mondiale. Le Canada, sous la direction de Carney, a montré la voie avec sa stratégie de diversification des alliances et de renforcement de la coopération entre puissances moyennes. D’autres nations suivront probablement cet exemple, créant un nouveau paysage géopolitique plus équilibré et plus respectueux de la souveraineté de toutes les nations.
En fin de compte, ce qui se passe entre Trump et Carney n’est pas juste une querelle diplomatique, c’est une bataille pour l’âme des relations internationales. D’un côté, il y a l’arrogance, la condescendance et la volonté de domination. De l’autre, il y a la dignité, le respect et la détermination à défendre ce qui est juste. Carney a montré que même face à la superpuissance la plus puissante du monde, un dirigeant peut et doit avoir le courage de dire la vérité et de défendre la dignité de son peuple. C’est ce courage qui donne de l’espoir pour l’avenir, même quand tout semble aller dans la mauvaise direction.
Sources
Sources primaires
India Today – « Remember that, Mark…: Trump’s message to Canada PM on fiery Davos speech » – 21 janvier 2026
CBC News – « ‘Canada lives because of the U.S.,’ Trump says while jabbing Carney » – 21 janvier 2026
BBC News – « Carney says the old world order ‘is not coming back’ in Davos speech » – 20 janvier 2026
Axios – « Trump responds to Carney: ‘Canada lives because of the United States’ » – 21 janvier 2026
Sources secondaires
The Globe and Mail – « Trump calls out Carney, says Canada ‘lives because of …’ » – 21 janvier 2026
National Post – « ‘Canada lives because of the U.S.,’ Trump says while … » – 21 janvier 2026
The New York Times – « Carney Speech on U.S. ‘Rupture’ and Canada’s Survival » – 20 janvier 2026
Rolling Stone – « Canadian PM Rips Trump’s Greenland Push » – 21 janvier 2026
The Independent – « Canada PM Mark Carney gets standing ovation at Davos » – 21 janvier 2026
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