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Une structure unique mal comprise

La Suisse fonctionne selon un système politique fondamentalement différent de celui des grandes puissances mondiales. Contrairement à la plupart des pays, la Confédération helvétique ne possède pas de chef d’État unique disposant d’un pouvoir exécutif fort. Le rôle de président de la Confédération suisse est rotatif, changeant chaque année parmi les sept membres du Conseil fédéral. En 2026, c’est Guy Parmelin, issu du parti agrarien, qui occupe cette fonction principalement protocolaire. Il n’y a donc aucune fonction de « première ministre » dans le système suisse, une institution que Trump semble avoir purement et simplement inventée lors de son discours de Davos.

Cette méconnaissance flagrante des institutions politiques étrangères est particulièrement préoccupante venant d’un président qui prétend négocier des accords commerciaux et stratégiques avec ces mêmes pays. La Suisse, avec sa tradition de neutralité et son système de démocratie directe, représente pourtant un partenaire économique majeur pour les États-Unis, notamment dans les domaines de la finance, de l’industrie pharmaceutique et de la technologie. Ignorer les réalités institutionnelles d’un tel partenaire ne peut que compliquer, voire compromettre, les relations diplomatiques et commerciales entre les deux nations.

Ce qui m’échappe complètement, c’est cette arrogance intellectuelle qui permet à quelqu’un de parler d’un pays sans en connaître les rudiments les plus élémentaires. Comment peut-on prétendre négocier, traiter, commander, quand on ignore tout de la structure de son interlocuteur ? C’est comme entrer dans une partie d’échecs sans connaître les règles, et s’étonner ensuite de perdre. Cette ignorance assumée me met hors de moi, car elle trahit un mépris profond pour la complexité du monde et pour les gens qui ont bâti ces institutions.

L’impact sur les relations bilatérales

Les relations entre les États-Unis et la Suisse reposent sur des décennies de coopération économique et politique. Les entreprises suisses investissent massivement sur le sol américain, créant des milliers d’emplois et participant activement à l’innovation technologique. De même, la Suisse sert souvent de médiateur neutre dans les conflits internationaux, une fonction que les administrations précédentes ont su valoriser. Les déclarations erronées de Trump risquent de fragiliser ce partenariat stratégique, en envoyant le message que l’administration américaine ne prend pas au sérieux ses partenaires européens.

Les diplomates suisses, habitués à naviguer avec finesse dans les eaux troubles de la diplomatie internationale, ont réagi avec leur habituelle retenue face à ces déclarations. Cependant, en coulisses, cette confusion ne peut que renforcer les interrogations sur la fiabilité de l’administration américaine comme partenaire stratégique. Dans un contexte où l’Europe cherche à définir sa propre voie indépendamment des États-Unis, de tels épisodes fournissent des arguments supplémentaires à ceux qui prônent une autonomie stratégique accrue vis-à-vis de Washington.

Je ne peux m’empêcher de penser à tous ces diplomates et fonctionnaires qui travaillent avec sérieux et dévouement pour maintenir ces relations internationales, et qui se voient ainsi réduits à néant par quelques phrases improvisées. C’est une violence symbolique terrible que d’invalider des années de travail diplomatico par ignorance ou négligence. Cette injustice me pèse, car elle sacrifie l’expertise sur l’autel de l’improvisation médiatique.

Sources

Sources primaires

Daily Mail, « Oddest moments from Trump’s speech – from ‘windmills cause birth rates to drop’ to calling Greenland ‘Iceland’ and mocking Macron’s sunglasses », publié le 21 janvier 2026. USA Today, « Trump appears to confuse Iceland and Greenland during speech in Davos », mis à jour le 21 janvier 2026 à 15h46 ET. Politico, « Live fact-checking Donald Trump’s Davos speech », publié le 21 janvier 2026.

Sources secondaires

Site officiel de l’administration fédérale suisse, « Guy Parmelin, President of the Swiss Confederation 2026 », consulté en janvier 2026. Swissinfo, « Why Switzerland has no head of state », consulté en janvier 2026. Nouvelles de Chine, « Guy Parmelin elected Swiss president for 2026 », publié le 11 décembre 2025.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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