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Un discours chaotique sur la scène internationale

Lors de son allocution à Davos, Trump a commencé par affirmer que l’Amérique devait posséder le Groenland pour assurer sa sécurité nationale. « Aucune nation ou groupe de nations n’est en mesure de sécuriser le Groenland autrement que les États-Unis », a-t-il insisté devant un public de leaders mondiaux. Mais c’est lorsqu’il a tenté d’illustrer son propos que la confusion a éclaté au grand jour. « Notre marché boursier a subi sa première baisse hier à cause de l’Islande, donc l’Islande nous a déjà coûté beaucoup d’argent », a déclaré Trump, mélangeant explicitement les deux territoires. Plus tard dans son discours, il a repris cette référence en expliquant que « jusqu’aux derniers jours, quand je leur ai parlé de l’Islande, ils m’aimaient bien ». Cette répétition d’un terme géographique erroné dans un discours aussi important a immédiatement attiré l’attention des observateurs internationaux.

Le président a également tenté de minimiser l’importance de sa demande en décrivant le Groenland comme un simple « morceau de glace ». « Ce que je demande, c’est un morceau de glace, froid et mal situé, qui peut jouer un rôle vital dans la paix mondiale et la protection du monde », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il s’agissait d' »une très petite demande par rapport à ce que nous leur avons donné pendant de nombreuses, nombreuses décennies ». Cette description réductrice d’un territoire de plus de deux millions de kilomètres carrés et abritant plus de 56 000 habitants a choqué de nombreux diplomates présents à Davos. Le Groenland, bien que largement recouvert de glace, est un territoire riche en ressources naturelles, en minerais rares et stratégiquement situé entre l’Amérique du Nord et l’Europe, dont l’importance géopolitique ne cesse de croître avec l’ouverture des routes arctiques due au réchauffement climatique.

Quand j’entends un homme de 79 ans décrire un territoire aussi vaste et important comme un simple « morceau de glace », je me demande vraiment s’il comprend les conséquences de ses mots. Ce n’est pas juste une question de géographie. C’est une question de respect envers des populations entières. Les Groenlandais ne sont pas des glaçons qui attendent d’être ramassés. Ce sont des gens avec une histoire, une culture, une identité. Les traiter comme s’ils n’existaient pas, comme si leur terre n’était qu’un objet transactionnel, c’est non seulement insultant mais aussi dangereux. Ça montre à quel point la vision de Trump du monde est réduite à des transactions commerciales, à des acquisitions, à des deals immobiliers. Il voit le monde comme une collection de propriétés à acheter ou à vendre, sans tenir compte des humains qui y vivent. C’est une vision à la fois cynique et terrifiante de la géopolitique.

La Maison Blanche tente de minimiser l’incident

Faisant face à une avalanche de critiques suite à cette confusion géographique, la Maison Blanche a rapidement tenté de minimiser l’incident. La porte-parole Karoline Leavitt a réagi sur les réseaux sociaux en contestant les rapports des médias qui soulignaient l’erreur de Trump. « Non, ce n’est pas le cas, Libby », a écrit Leavitt en réponse à une journaliste qui avait signalé les mentions de l’Islande par le président. « Son discours écrit faisait référence au Groenland comme à un ‘morceau de glace’ parce que c’est ce que c’est. Vous êtes la seule à mélanger les choses ici. » Cette tentative de détourner l’attention des multiples mentions explicites de l’Islande par le président a semblé particulièrement maladroite aux yeux de nombreux observateurs, qui ont noté que Trump avait bien prononcé « Iceland » à plusieurs reprises, et non « morceau de glace », pendant son allocution.

Cette réaction défensive de la Maison Blanche illustre une stratégie désormais familière de l’administration Trump : nier l’évidence même lorsque les faits sont indiscutables. Plutôt que d’admettre une simple erreur ou un lapsus, l’équipe présidentielle préfère attaquer les médias et prétendre que la confusion vient des journalistes eux-mêmes. Cette approche a pour effet d’aliéner davantage les alliés traditionnels des États-Unis, qui voient dans ces négations répétées un refus de responsabilité qui mine la crédibilité de la présidence américaine sur la scène internationale. Les diplomates européens présents à Davos, qui avaient assisté en direct à la confusion, n’ont pas été dupes de cette tentative de minimisation et ont continué à exprimer leurs préoccupations quant à la fiabilité des engagements américains.

Sources

Sources primaires

Trump appears to confuse Iceland and Greenland during speech in Davos, USA Today, 21 janvier 2026

Trump appears to confuse Greenland with Iceland during speech on taking territory, The Independent, 21 janvier 2026

Trump’s Greenland speech leaves Europe worried (and confused), Politico, 21 janvier 2026

Sources secondaires

Confused Trump, 79, Threatens to Grab the Wrong Country, The Daily Beast, 21 janvier 2026

Trump rules out using force to acquire Greenland, Politico, 21 janvier 2026

Greenland crisis – Wikipedia (consulté le 21 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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