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Le Board of Peace et ses exigences

L’invitation initiale du Canada à rejoindre le Board of Peace semblait être une reconnaissance de la place importante qu’occupe Ottawa sur la scène internationale. Ce Conseil, présidé à vie par Donald Trump, était initialement présenté comme un organe chargé de superviser la démilitarisation et la reconstruction de la bande de Gaza après deux ans de guerre avec Israël. Cependant, Trump a rapidement clarifié qu’il voyait ce Conseil prendre une portée beaucoup plus large, susceptible de rivaliser ultimately avec l’Organisation des Nations Unies, une ambition qui a immédiatement suscité la préoccupation de plusieurs alliés américains. Pour obtenir un siège permanent, les pays étaient invités à payer une cotisation de 1 milliard de dollars, une somme considérable que le Canada avait indiqué qu’il ne paierait pas.

La structure même de ce Conseil pose problème aux démocraties traditionnelles. Trump y exercerait un pouvoir décisionnel étendu en tant que président, et sa charte proposée ne mentionne même pas le territoire palestinien tout en semblant conçue pour remplacer certaines fonctions de l’ONU. Parmi les soixante nations invitées, environ trente-cinq ont déjà accepté de rejoindre ce Conseil, dont des pays comme l’Argentine, la Biélorussie, le Maroc, le Vietnam, le Pakistan, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Kosovo, la Hongrie, l’Égypte, la Turquie, le Qatar, la Jordanie, l’Indonésie et l’Arabie saoudite. Cependant, aucun des autres membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU — la Chine, la France, la Russie et le Royaume-Uni — ne s’est pour l’instant engagé à participer.

Il y a quelque chose de profondément troublant dans cette façon de créer une organisation internationale parallèle avec soi-même comme président à vie. C’est comme si Trump cherchait à construire son propre empire diplomatique, loin des contraintes et des équilibres qui ont structuré les relations internationales depuis 1945. Je suis effrayé par cette vision du monde où un homme seul pourrait décider du sort des nations, où les règles démocratiques sont balayées d’un geste de la main. C’est une dérive autoritaire qui sent le mauvais temps, et je crains que nous ne soyons qu’au début d’une période de turbulences qui pourrait durer des années.

Les réserves européennes

Les réticences européennes face au Board of Peace sont nombreuses et bien fondées. Le Royaume-Uni a exprimé des préoccupations concernant l’inclusion du président russe Vladimir Poutine, dont les forces combattent en Ukraine après l’invasion de 2022. La France a déclaré que la charte du Conseil, telle qu’elle se présente actuellement, est « incompatible » avec ses engagements internationaux, en particulier son appartenance à l’ONU. Le président du Conseil européen Antonio Costa a affirmé que les dirigeants européens ont de « sérieux doutes » sur plusieurs éléments de la charte du Board of Peace, notamment son champ d’application, sa gouvernance et sa compatibilité avec la Charte des Nations Unies.

Cependant, l’Union européenne a indiqué qu’elle était « prête à travailler avec les États-Unis » sur la mise en œuvre du plan de paix complet pour Gaza, un Conseil de Peace assurant sa mission en tant qu’administration de transition. Cette position nuancée reflète le dilemme dans lequel se trouvent de nombreux alliés traditionnels de l’Amérique : ils veulent maintenir une relation constructive avec Washington tout en refusant de cautionner une initiative qui pourrait saper le système multilatéral existant. L’Espagne, pour sa part, a déclaré qu’elle avait « décliné » l’invitation à participer à ce Conseil, une décision courageuse qui montre que certains pays européens sont prêts à dire non aux pressions américaines.

Sources

Sources primaires

CBS News, « Are Trump and Canada’s Mark Carney feuding? », publié le 23 janvier 2026

CNBC, « Trump withdraws ‘Board of Peace’ invitation to Carney in widening rift with Canada », publié le 23 janvier 2026

BBC News, « Trump withdraws Canada’s invite to join Board of Peace », publié le 23 janvier 2026

CBC News, « Read Mark Carney’s full speech on middle powers navigating a rapidly changing world », publié le 20 janvier 2026

PM.gc.ca, « Principled and pragmatic: Canada’s path » Prime Minister Carney addresses World Economic Forum », publié le 20 janvier 2026

Sources secondaires

Reuters, « Trump chides Carney in Davos, says Canada should be grateful », publié le 21 janvier 2026

Politico, « Carney’s viral Davos speech complicates stalled US-Canada trade talks », publié le 23 janvier 2026

Al Jazeera, « ‘Rupture in the world order’: What Carney, world leaders said in Davos », publié le 21 janvier 2026

PBS NewsHour, « Carney fires back at Trump after Davos speech », publié le 23 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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