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La version fédérale : légitime défense et intervention nécessaire

L’administration Trump et ses responsables du maintien de l’ordre ont immédiatement présenté une version des faits qui exonère les agents impliqués. Homeland Security Secretary Kristi Noem a affirmé qu’Alex Pretti s’était « approché des agents de la patrouille frontalière avec un pistolet semi-automatique de 9 mm » et avait « résisté violemment » lorsque les officiers avaient tenté de le désarmer. Lors d’une conférence de presse, Noem a insisté sur le fait que les agents avaient « clairement peur pour leur vie » et qu’ils avaient utilisé leur formation et suivi leurs protocoles. Le chef des opérations, Greg Bovino, a été encore plus direct, accusant Pretti de s’être « injecté » dans une opération de police et affirmant que « les victimes sont les agents de la patrouille frontalière ».

Ce récit a été repris par d’autres hauts responsables, notamment le procureur général adjoint Todd Blanche, qui a défendu les actions des agents sur NBC, affirmant qu’il s’agissait d’une « décision fraction de seconde » prise dans une « situation très compliquée et violente ». Blanche a également rejeté la responsabilité de l’incident sur les autorités locales et étatiques, déclarant que « c’était entièrement évitable » et critiquant le manque de leadership du gouverneur Walz et du maire Frey. Cette ligne de défense fédérale présente les agents comme des professionnels courageux face à une menace légitime, et suggère que les problèmes proviennent plutôt de l’interférence politique locale.

Franchement, c’est à n’y rien comprendre. D’un côté, vous avez des vidéos qui montrent un homme tenant un téléphone et aidant une femme à se relever. De l’autre, vous avez des responsables du gouvernement qui nous disent, en face, que c’était un terroriste armé qui allait massacrer tout le monde. Le décalage est tellement brutal qu’on a l’impression d’être dans deux réalités parallèles. C’est comme si les faits n’importaient plus, comme si la vérité était devenue une construction politique qu’on pouvait modeler à volonté. Ça me rappelle ces dictatures où la propagande officielle raconte une histoire totalement déconnectée de la réalité vécue par les gens. Et le plus effrayant, c’est qu’une partie importante de la population va croire cette version fédérale, simplement parce qu’elle vient d’autorités qu’ils considèrent comme légitimes. C’est la fin du consensus sur la réalité objective, et quand ça arrive, la démocratie est en grand danger.

La version locale et vidéo : citoyen respectueux abattu alors qu’il filmait

Pourtant, des vidéos multiples et des témoignages d’yeux témoins contredisent radicalement ce récit fédéral. Plusieurs enregistrements amateurs analysés par des médias comme le New York Times et le Washington Post montrent clairement qu’Alex Pretti tenait un téléphone portable dans sa main au moment où il a été abordé par les agents. On le voit filmer la scène avec son téléphone, puis tenter d’aider une femme qui avait été poussée au sol par les agents fédéraux. C’est à ce moment-là qu’il est plaqué au sol par au moins six officiers, maintenu face contre terre, et abattu dans le dos par plusieurs coups de feu.

Chef de la police de Minneapolis Brian O’Hara a publiquement contesté la version fédérale, soulignant que Pretti était un citoyen américain respectueux de la loi, titulaire d’un permis de port d’arme valide, et qu’il exerçait simplement ses droits constitutionnels. « Vous avez le droit du deuxième amendement aux États-Unis de posséder une arme à feu », a déclaré O’Hara lors d’une interview sur CBS Face the Nation, « et tout ce que nous voyons montre qu’il n’a violé aucune de ces restrictions ». La sénatrice Amy Klobuchar est allée plus loin, affirmant sur NBC Meet the Press que la vidéo montre Pretti « tenant un téléphone et aidant une femme, n’agissant pas de manière agressive envers les agents ». Des témoins ont également confirmé qu’ils n’ont jamais vu Pretti brandir son arme ou menacer les agents.

Ce qui me révolte le plus dans cette histoire, c’est l’indifférence totale à la vérité. On a des preuves vidéo, on a des témoins, on a des analyses indépendantes qui montrent ce qui s’est réellement passé, et pourtant les responsables du gouvernement continuent à raconter une fiction qui justifie l’injustifiable. C’est comme si nous étions entrés dans une ère post-vérité où la réalité ne compte plus, où seule compte la narration politique qui sert les intérêts du moment. Alex Pretti était un infirmier qui soignait les gens dans les unités de soins intensifs, c’était un professionnel dévoué qui aidait une femme à se relever. Et maintenant on essaie de le faire passer pour un terroriste armé. C’est non seulement faux, c’est obscène. Ça révèle un mépris profond pour la vérité et pour la dignité humaine qui devrait nous faire trembler tous.

Les preuves vidéo : une version des faits irréfutable?

L’analyse des vidéos disponibles semble confirmer que la version fédérale des événements est au minimum incomplète, sinon délibérément fausse. Plusieurs séquences montrent clairement l’objet que Pretti tenait dans sa main : c’est un téléphone portable, pas une arme. Une vidéo particulièrement incriminante, analysée par le Washington Post, montre que l’arme de Pretti a été saisie par un agent quelques instants seulement avant qu’un autre agent ne lui tire dessus. Cela contredit directement l’affirmation de Noem selon laquelle Pretti s’était approché des agents avec une arme à la main.

De plus, la séquence d’events montrée dans les vidéos révèle que Pretti ne résistait pas activement. On le voit d’abord filmer à distance avec son téléphone, puis s’approcher pour aider une femme tombée. C’est à ce moment que les agents l’encerclent et le plaquent au sol. Il n’y a aucune trace de l’agression que les responsables fédéraux ont décrite. Même un ancien avocat général du DHS sous la première administration Trump, John Mitnick, a qualifié les actions de l’agence de « hors la loi, fasciste et cruelle » et a appelé à la destitution du président sur X. Cette critique venant de l’intérieur même de l’administration précédente ajoute un poids considérable aux doutes sur la justesse de la version officielle.

Sources

Sources primaires

Fox News, « Barack and Michelle Obama slam ICE after Minneapolis shooting, urge accountability », 25 janvier 2026

NPR, « Videos and eyewitnesses refute federal account of Minneapolis shooting », 25 janvier 2026

Politico, « A battle over the truth erupts after deadly Minneapolis shooting », 25 janvier 2026

Sources secondaires

New York Times, « Video contradicts federal account of fatal Minneapolis shooting », 24 janvier 2026

Washington Post, « Federal agents appear to have secured Pretti’s gun just moments before shooting », 25 janvier 2026

CBS News, « Minneapolis police chief says people have had enough after Border Patrol shooting », 25 janvier 2026

NBC News, « Amy Klobuchar says ICE is making us less safe after another fatal Minnesota shooting », 25 janvier 2026

CNN, « Pretti’s family accuses White House of spreading sickening lies », 24 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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