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Une bouffée d’air frais dans les classes

C’est une réalité que l’on oublie parfois : débuter dans l’enseignement, c’est vertigineux. Pour éviter que les nouvelles recrues ne rendent leur tablier trop vite, le gouvernement du Québec vient de confirmer une enveloppe de 11 millions de dollars. Cette somme, qui s’ajoute aux 540 millions déjà réinvestis cet été, sera distribuée aux centres de services scolaires d’ici la fin de l’année scolaire.

Le but ? Offrir concrètement du mentorat et de la formation. L’argent servira notamment à payer des professeurs expérimentés ou même des retraités pour accompagner leurs jeunes collègues. Une nouvelle qui a été confirmée la semaine dernière, selon nos informations, et qui tombe à point nommé.

Pourquoi il y avait urgence d’agir

credit : saviezvousque.net (image IA)

Pourquoi débloquer ces fonds maintenant ? Parce que les chiffres sont inquiétants. Richard Bergevin, le président de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), rappelle une statistique frappante : environ 25 % des jeunes diplômés quittent la profession dans les cinq premières années suivant leur sortie de l’université. C’est un sur quatre.

« Il faut s’assurer de soutenir nos jeunes enseignantes et enseignants qui ont investi quatre ans de leur vie pour suivre un cours à l’université », insiste-t-il. Cette aide à l’insertion professionnelle ne vise d’ailleurs pas que les universitaires. Elle concerne aussi les professionnels qui se réorientent vers l’éducation sur le tard. Pour ceux qui ignorent ce qu’est une planification ou la gestion d’une classe, ce coup de pouce pour s’intégrer dans une école est vital.

Des négociations réussies malgré l’austérité

Dans le contexte actuel de restrictions budgétaires, obtenir ce financement relève presque de l’exploit. Richard Bergevin n’hésite d’ailleurs pas à « lancer des fleurs » à la ministre de l’Éducation, Sonia LeBel. Selon lui, elle a su négocier efficacement avec le Conseil du Trésor malgré les difficultés financières du gouvernement. Le cabinet de la ministre est resté discret, refusant de commenter le dossier, mais le ministère a confirmé la mise à disposition des sommes.

Ces discussions intensives entre le syndicat et le cabinet de la ministre ont eu un autre effet bénéfique : protéger, au moins pour cette année, l’entente avec les retraités. Cela permet de maintenir les primes incitatives pour ceux qui reviennent faire de la suppléance.

Et pour la suite ?

C’est un système gagnant-gagnant : les enseignants chevronnés, parfois à temps partiel, trouvent un intérêt renouvelé à faire du mentorat, ce qui aide les plus jeunes tout en incitant les anciens à rester un peu plus longtemps. Mais attention, rien n’est acquis pour l’année scolaire 2026-2027.

Richard Bergevin prévient déjà : il faut anticiper. Le syndicat a demandé au cabinet de lancer les discussions dès le mois de février cette année. L’objectif est clair : conclure des ententes dans des délais raisonnables pour permettre aux centres de services scolaires de s’organiser. Car comme le souligne le président de la FSE-CSQ, arriver avec de l’argent en plein mois de janvier, « ce n’est pas la situation idéale ».

Selon la source : ici.radio-canada.ca

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Nouveaux profs : pourquoi Québec débloque 11 millions $ pour les retenir

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