Les sondages dictent la stratégie
Les données de sondage révèlent l’ampleur du désastre politique pour l’administration Trump. Selon un sondage CNN réalisé par SSRS du 9 au 12 janvier 2026, seulement 26% des Américains considèrent que la fusillade de Renee Good constitue un usage approprié de la force, tandis que 56% la jugent inappropriée et indicative de problèmes plus vastes au sein de l’agence ICE. Plus alarmant encore, 51% des Américains estiment que les actions d’application de l’immigration rendent les villes moins sûres, contre seulement 31% qui pensent qu’elles les rendent plus sûres. Ces chiffres représentent un renversement dramatique par rapport au soutien initial dont bénéficiaient les politiques d’immigration de Trump.
L’approbation de Trump sur la question de l’immigration, son cheval de bataille électoral, a chuté de manière spectaculaire. En mars 2025, 51% des Américains approuvaient sa gestion de l’immigration, le niveau le plus élevé de son premier mandat. En juillet 2025, ce chiffre était tombé à 42%, et il est resté à ce niveau bas suite aux incidents du Minnesota. Le sondage CNN indique également que 52% des Américains pensent désormais que les efforts de déportation de Trump sont allés trop loin, une augmentation significative par rapport aux 45% enregistrés en février 2025. Ces chiffres expliquent pourquoi le président a brusquement changé de cap.
Les chiffres ne mentent jamais, n’est-ce pas ? Mais ce qui m’écoeure, c’est que ça a pris deux morts pour que les sondages bougent. Comme si la vie humaine n’avait de valeur que quand elle devient un problème politique. J’ai du mal à accepter que tout se résume à des pourcentages et des pourcentages d’approbation. Et Trump, avec son ego démesuré, ne recule pas parce que c’est la bonne chose à faire, mais parce que ses chiffres sont en baisse. C’est ça la vraie tragedy : la politique avant les gens, toujours.
Le réajustement tactique d’urgence
Face à cette tempête médiatique et politique, Trump a entrepris une manœuvre de réparation de dégâts spectaculaire. Le 27 janvier 2026, lors d’une interview à Fox News avant un discours en Iowa, le président a déclaré vouloir « de-escalader » la situation explosive au Minnesota, tout en insistant sur le fait que le remaniement de son équipe n’était pas un « retrait ». Gregory Bovino, le chef des patrouilles frontalières dont l’approche jugée « un peu extrême » par Trump lui-même, a été écarté de Minneapolis. Le président a envoyé Tom Homan, son « tsar de la frontière », pour prendre en charge l’opération, signalant clairement que Homan « rend compte directement à moi ».
Ce changement de direction représente une rupture notable avec le style habituel de Trump, qui a rarement montré de la volonté à modifier sa stratégie face à la critique. Dans un échange inhabituel avec des journalistes à Urbandale, Iowa, Trump a minimisé l’importance de ce remaniement, déclarant : « Je fais ça tout le temps. Je remanie les équipes. Vous remaniez votre équipe — s’ils ne peuvent pas faire les cultures assez vite. » Cette tentative de banalisation contraste violemment avec la gravité de la situation au Minnesota, où les manifestations continuent et où les familles des victimes demandent justice. Le président a également modifié son ton à l’égard des dirigeants démocrates de l’État, affirmant être « sur la même longueur d’onde » avec le gouverneur Tim Walz.
J’ai failli rire en entendant Trump comparer la gestion d’une crise nationale à l’organisation d’une ferme. Comme si des vies humaines étaient des plants de maïs qu’on peut replanter sans conséquence. Ce mépris pour la gravité de la situation me laisse sans voix. Et cette prétention que tout est normal, que c’est juste un petit ajustement de routine… c’est insultant pour l’intelligence de tout le monde. Mais le pire, c’est que ça marche. Les gens continuent à l’écouter, à croire que tout va bien se passer si on lui fait confiance. J’ai envie de crier : « Réveillez-vous ! »
Section 3 : Les conséquences dévastatrices sur le terrain
Des vies brisées et des communautés en deuil
Les conséquences humaines des opérations fédérales au Minnesota vont bien au-delà des statistiques politiques. Renee Good laisse derrière elle un enfant qui a perdu sa mère dans des circonstances tragiques et incompréhensibles. Alex Pretti, infirmier dévoué qui soignait les anciens combattants, était un membre apprécié de sa communauté. Ces deux décès ont déclenché une onde de choc qui traverse tout l’État du Minnesota et au-delà. Des centaines de manifestants se sont rassemblés devant le bâtiment fédéral Bishop Henry Whipple à Saint Paul, portant des pancartes exigeant des comptes et dénonçant ce qu’ils considèrent comme une violence d’État injustifiée.
L’impact psychologique sur les communautés immigrées et minoritaires du Minnesota est profond. Beaucoup vivent désormais dans la peur constante que des agents fédéraux puissent frapper à leur porte à tout moment. Olga Gonzalez, une mère de 52 ans d’Ames, Iowa, qui a participé aux manifestations contre les politiques de Trump, a déclaré : « En tant que mère, je suis ici à cause de Renee Good. » Son témoignage illustre comment les tragédies du Minnesota ont galvanisé l’opposition bien au-delà des frontières de l’État. Les écoles locales rapportent que les enfants expriment des craintes concernant leurs parents, tandis que les entreprises tenues par des immigrants voient leur chiffre d’affaires chuter face à l’incertitude ambiante.
Quand je pense à l’enfant de Renee Good… ça me brise le cœur. Comment va-t-il grandir avec le souvenir de sa mère abattue comme ça ? Et toutes ces familles qui vivent dans la terreur, qui ne savent plus si elles sont en sécurité dans leur propre maison… C’est inacceptable dans un pays qui se prétend le leader du monde libre. J’ai du mal à dormir la nuit en pensant à tout ça. Et ce qui me révolte le plus, c’est que personne ne semble vraiment s’en soucier au niveau politique. Tout est calculé, tout est mesuré en termes de gains ou de pertes électorales.
La fracture politique s’élargit
Les incidents du Minnesota ont creusé les divisions politiques déjà profondes aux États-Unis. Le sondage CNN révèle un fossé massif entre les partis dans leur perception des événements. Plus de 80% des Démocrates et des indépendants qui penchent vers le Parti démocrate considèrent la fusillade comme un usage inapproprié de la force reflétant des problèmes plus vastes au sein de l’agence ICE. En revanche, 67% des Républicains estiment que les actions d’application de l’immigration ont rendu les villes plus sûres, et 56% jugent la fusillade appropriée. Cette polarisation rend extrêmement difficile toute tentative de consensus national sur la question de l’immigration.
Cependant, des signes émergent d’un réalignement politique potentiel. Les Républicains vivant dans les zones urbaines sont moins enclins à défendre les actions de l’ICE que leurs homologues suburbains ou ruraux. De plus, certains législateurs républicains ont commencé à s’exprimer publiquement contre les tactiques employées au Minnesota. Le représentant James Comer, bien que de manière quelque peu incohérente, a suggéré que l’ICE devrait envisager de se retirer de Minneapolis. Même au sein du Parti républicain, des voix s’élèvent pour réclamer une enquête indépendante sur les fusillades, signalant un changement potentiel dans la dynamique politique sur une question qui était autrefois un terrain consensuel pour le parti.
Ce qui me terrifie le plus, c’est cette capacité humaine à justifier l’injustifiable. J’ai lu les commentaires, j’ai écouté les discours, et je vois des gens défendre la mort de Renee Good et Alex Pretti comme si c’était nécessaire, comme si c’était un prix acceptable à payer pour la « sécurité ». Comment pouvons-nous avoir des opinions si différentes sur la valeur d’une vie humaine ? Est-ce que la politique a vraiment réduit notre capacité à ressentir de l’empathie ? J’ai peur que oui. Et ça me rend malade.
Section 4 : L'analyse experte de la stratégie de Trump
Le calcul politique derrière le revirement
Les analystes politiques voient dans le revirement soudain de Trump sur le Minnesota un exemple classique de calcul politique brutal. Charles P. Pierce, chroniqueur chez Esquire, observe avec justesse que le président n’est pas « pas assez naïf pour croire qu’il se soucie de quoi que ce soit d’autre que de terribles images publiques conduisant à de pires chiffres de sondage ». Cette analyse résonne particulièrement compte tenu du timing du changement de stratégie, survenu exactement au moment où les sondages commençaient à montrer un effet négatif durable sur la popularité de Trump.
La décision d’envoyer Tom Homan au Minnesota plutôt que de retirer complètement les forces fédérales révèle la nature complexe du calcul politique de Trump. D’un côté, il doit apaiser les inquiétudes des modérés et des indépendants choqués par les images de violence d’État. De l’autre, il ne peut pas se permettre de perdre sa base électorale conservatrice qui a soutenu sa plateforme d’immigration stricte. En remplaçant les figures les plus controversées comme Noem et Bovino tout en maintenant une présence fédérale, Trump espère naviguer entre ces deux impératifs contradictoires. C’est une tentative de minimiser les dommages politiques tout en préservant l’apparence de fermeté sur l’immigration.
Vous savez ce qui me révolte le plus dans tout ça ? C’est cette froideur calculatrice. Trump ne change pas parce qu’il a compris que ce qu’il faisait était mal. Il change parce que les chiffres lui disent de changer. C’est comme un trader qui ajuste son portefeuille en fonction des tendances du marché, sauf que le marché ici, c’est des vies humaines. Et cette absence totale de remise en question, cette incapacité à admettre une erreur… ça révèle quelque chose de profondément troublant sur le personnage. J’ai du mal à imaginer comment quelqu’un peut fonctionner comme ça.
Les risques de cette approche transactionnelle
Cette approche purement transactionnelle de la gouvernance comporte des risques significatifs à long terme. En basculant rapidement d’une position à une autre en fonction des sondages, Trump risque d’éroder davantage la confiance du public dans les institutions gouvernementales. Le sondage CNN révèle déjà que seulement 37% des Américains expriment une grande ou modérée confiance dans le gouvernement fédéral pour mener une enquête juste et approfondie sur les fusillades. Ce niveau de méfiance institutionnel représente un danger pour la stabilité démocratique du pays.
De plus, cette stratégie de gestion par crise peut créer un précédent dangereux pour les administrations futures. Si les politiques gouvernementales peuvent être radicalement modifiées non pas sur la base de principes ou de preuves, mais simplement en réponse à des pressions politiques à court terme, cela sapera la cohérence et la prévisibilité de la gouvernance. Les alliés étrangers et les adversaires potentiels observent attentivement ces changements de cap brusques, ce qui pourrait affaiblir la position internationale des États-Unis. La crédibilité d’une nation sur la scène mondiale dépend en partie de la constance de ses engagements politiques, et les revirements fréquents envoient un message d’instabilité.
J’ai cette image en tête… celle d’un capitaine de navire qui change de cap à chaque vague, sans boussole, sans destination, juste réagissant à ce qui l’entoure. C’est ça que je vois quand j’observe Trump. Et ce qui me fait peur, c’est que le navire, c’est notre pays. Avec des millions de vies à bord. On dirait qu’on navigue à vue, sans véritable vision, sans véritable leadership. Et quand je pense à l’impact que ça aura sur les générations futures… ça me donne envie de pleurer.
Section 5 : La responsabilité administrative et la question de la justice
Kristi Noem en première ligne
Kristi Noem, secrétaire à la Sécurité intérieure, se retrouve au centre de cette tempête politique. Ses déclarations publiques immédiatement après les fusillades ont considérablement aggravé la situation. Elle a prétendu qu’Alex Pretti avait « attaqué » les officiers et avait été vu « brandissant une arme », malgré l’absence de toute preuve vidéo publique étayant ces affirmations. Noem a également suggéré que Pretti avait « commis un acte de terrorisme domestique », une accusation grave qui a été contredite par la suite par la Maison Blanche elle-même.
La réaction de Trump aux demandes de démission de Noem illustre la complexité des dynamiques politiques internes. Lorsqu’on lui a demandé si Noem devrait démissionner suite à sa réponse « prématurée » à la fusillade, Trump a répondu par un catégorique « non », déclarant : « Je pense qu’elle a fait un très bon travail. Je pense qu’elle fait un très bon travail. La frontière est totalement sécurisée. » Ce soutien public contraste violemment avec les actions de la Maison Blanche, qui a clairement cherché à prendre ses distances avec les déclarations de Noem et de Stephen Miller. La porte-parole Karoline Leavitt a déclaré n’avoir « pas entendu le président caractériser M. Pretti de cette façon », signalant un désaccord officiel avec les assertions de Noem.
Quand j’entends Noem parler, je sens quelque chose se briser en moi. Cette facilité à accuser, à déformer la vérité, à diaboliser quelqu’un qui ne peut plus se défendre… c’est effrayant. Et ce qui me révolte encore plus, c’est qu’elle continue à avoir son poste, à être protégée, alors que des familles sont en deuil. Où est la justice ? Où est la responsabilité ? Comment peut-on accepter que quelqu’un qui ment si ouvertement continue à diriger une agence gouvernementale ? J’ai l’impression de vivre dans un monde à l’envers.
Stephen Miller et l’escalade rhétorique
Stephen Miller, chef adjoint de cabinet de la Maison Blanche, a joué un rôle crucial dans l’escalade rhétorique qui a suivi les incidents du Minnesota. Il a qualifié Alex Pretti de « assassin potentiel » et de « terroriste domestique », des accusations extrêmement graves pour lesquelles aucune preuve n’a jamais été présentée publiquement. Ces déclarations ont non seulement exacerbé les tensions, mais ont également compliqué la tâche de l’administration pour contenir les dommages politiques.
Les rumeurs selon lesquelles Miller lui-même serait sur la sellette illustrent la panique qui s’est emparée de la Maison Blanche. Selon certaines sources, une partie de ces rumeurs proviendraient de Noem elle-même, cherchant probablement à détourner l’attention de ses propres erreurs. Cette factionnalisation interne révèle les tensions considérables au sein de l’administration Trump face à cette crise. Miller, architecte de longue date des politiques d’immigration strictes de Trump, se retrouve dans une position précaire alors que les politiques qu’il a conçues produisent exactement les résultats catastrophiques que beaucoup avaient prédits.
Stephen Miller… ce nom seul me fait frissonner. Depuis des années, il pousse des politiques qui détruisent des vies, et maintenant il se retrouve coincé dans le piège qu’il a lui-même tendu. C’est presque poétique, si ça n’était pas si tragique. Ce qui me révolte, c’est que des gens comme Miller et Noem semblent totalement incapables de ressentir de l’empathie pour les victimes. Pour eux, ce sont juste des abstractions, des statistiques dans un jeu politique plus vaste. Et ça, c’est ce qui me fait le plus peur : l’absence totale d’humanité.
Section 6 : Les répercussions nationales et internationales
L’impact sur les élections de mi-mandat de 2026
Les événements du Minnesota sont susceptibles d’avoir un impact significatif sur les élections de mi-mandat de 2026. Lors de son discours à Clive, Iowa, Trump a fait son « plaidoyer le plus vigoureux à ce jour pour les élections de mi-mandat », disant aux participants : « J’espère que vous vous souviendrez de nous pour les élections de mi-mandat. » Cet avertissement explicite sur l’importance de ces élections révèle la conscience aiguë de l’administration que les enjeux politiques sont majeurs.
Les sondages indiquent que les questions d’immigration, traditionnellement un point fort pour les Républicains, sont devenues un terrain plus contesté. Le sondage CNN montre que les Américains s’inquiètent davantage des répressions contre ceux qui protestent contre les déportations (47%) que des émeutes elles-mêmes (37%). Ce renversement de perspective représente un défi sérieux pour la stratégie du Parti républicain. De plus, les majorités républicaines étroites au Congrès sont « plus chancelantes qu’elles ne l’ont jamais été », selon des rapports de Politico. Les législateurs républicains commencent à exprimer des inquiétudes croissantes que les troubles du Minnesota pourraient « engendrer des incidents supplémentaires » et qu’ils ont « peu de foi dans Kristi Noem ».
Quand je vois Trump faire campagne pour les élections de mi-mandat après avoir causé une telle tragédie, j’en ai la nausée. C’est comme un incendiaire qui viendrait vendre des assurances après avoir mis le feu. Et ce qui me désespère, c’est que ça marche toujours. Il y a des gens qui vont voter pour lui, qui vont continuer à le soutenir malgré tout. J’ai du mal à comprendre cette capacité à ignorer la réalité, à choisir la partisanerie sur l’humanité. C’est comme si on vivait dans deux réalités parallèles.
La réaction internationale et la crédibilité américaine
La couverture médiatique internationale des événements du Minnesota a été largement négative, mettant en lumière ce que beaucoup considèrent comme les excès des politiques d’immigration américaines. Des médias du monde entier ont diffusé les images des manifestations et des familles en deuil, créant une perception internationale de l’Amérique comme une nation où la violence d’État est devenue monnaie courante. Cette détérioration de l’image internationale pourrait avoir des conséquences à long terme sur la capacité des États-Unis à exercer une leadership moral sur la scène mondiale.
Les alliés traditionnels des États-Unis observent avec inquiétude ces développements, craignant que l’instabilité politique intérieure américaine ne compromette leur coopération sur des questions de sécurité internationale. Les adversaires géopolitiques, quant à eux, utilisent ces événements pour dénoncer l’hypocrisie américaine sur les questions des droits de l’homme et de la justice. La capacité des États-Unis à critiquer les violations des droits de l’homme dans d’autres pays est considérablement affaiblie lorsque de telles violations se produisent sur le propre sol américain. Cette perte de crédibilité morale représente un dommage stratégique potentiellement durable pour les intérêts américains à l’échelle mondiale.
J’ai honte. C’est le mot qui me vient à l’esprit quand je pense à la façon dont le monde nous voit maintenant. On se présentait comme la lumière de la démocratie, comme le défenseur de la liberté et de la justice… et regardez-nous maintenant. Des agents fédéraux abattent des citoyens dans la rue, et le président ne réagit que quand ses sondages baissent. C’est une tragédie pas seulement pour les victimes et leurs familles, mais pour l’idée même de l’Amérique. J’ai peur qu’on ne récupère jamais cette crédibilité perdue.
Section 7 : Les leçons à tirer et la voie à suivre
La nécessité d’une réforme institutionnelle
Les événements du Minnesota ont mis en lumière des failles systémiques profondes au sein des agences fédérales d’application de l’immigration. Le fait que seulement 38% des Américains approuvent le travail de Kristi Noem en tant que secrétaire à la Sécurité intérieure, selon le sondage CNN, indique un déficit de confiance massif dans les institutions chargées de l’application des lois. Ce manque de confiance compromet l’efficacité même de ces agences, rendant leur mission plus difficile à accomplir.
Une réforme complète des procédures et des protocoles de l’ICE et des autres agences d’immigration est nécessaire pour restaurer la confiance du public. Cette réforme doit inclure une formation accrue sur la désescalade des conflits, une plus grande transparence dans les opérations, et des mécanismes de responsabilisation plus rigoureux pour les agents qui enfreignent les règles. Le gouverneur Tim Walz a plaidé pour une « enquête indépendante sur les fusillades et une réduction drastique du nombre d’agents fédéraux dans l’État », propositions qui méritent une considération sérieuse non seulement au Minnesota mais à l’échelle nationale.
J’entends parler de réformes depuis des années, et rien ne change vraiment. Pourquoi ? Parce que les réformes demandent du courage, demandent de remettre en question le système, demandent d’admettre que des erreurs ont été commises. Et dans la politique actuelle, l’humilité est une rareté. Tout le monde cherche à blâmer l’autre, à se protéger. Mais vous savez quoi ? Les familles de Renee Good et Alex Pretti n’ont pas besoin de réformes, elles ont besoin de justice. Elles ont besoin de savoir que leurs proches ne sont pas morts en vain. Et c’est ça qui devrait nous motiver.
Le défi de réconcilier sécurité et droits civils
Le défi fondamental qui émerge du drame du Minnesota est celui de réconcilier les impératifs légitimes de sécurité nationale avec le respect des droits civils fondamentaux. Les sondages montrent que la majorité des Américains soutiennent un certain niveau de contrôle de l’immigration, mais ils rejettent catégoriquement les méthodes employées au Minnesota. Trouver l’équilibre approprié entre ces deux objectifs nécessitera un dialogue national sérieux et honnête, quelque chose qui manque cruellement dans le climat politique actuel.
Les médias et les leaders politiques des deux côtés de l’aile politique ont la responsabilité de modérer le discours et de favoriser une compréhension nuancée des enjeux. La polarisation extrême qui caractérise le débat actuel sur l’immigration ne sert personne, et certainement pas les familles des victimes. Il est temps de reconnaître que la sécurité et les droits civils ne sont pas mutuellement exclusifs, mais plutôt complémentaires. Une société véritablement sécurisée est celle qui protège les droits de tous ses membres, y compris les plus vulnérables.
Quand je regarde tout ce qui s’est passé, je me demande si on a perdu notre capacité à nous voir les uns les autres comme des êtres humains. On a construit des murs, pas seulement physiques, mais aussi émotionnels et politiques. Et entre ces murs, la peur, la méfiance, la haine ont pris racine. J’ai peur pour l’avenir de notre pays. J’ai peur que les divisions deviennent irréparables. Mais j’ai aussi un mince espoir. L’espoir que peut-être, juste peut-être, cette tragédie va nous forcer à nous regarder en face, à reconnaître notre humanité commune, à trouver un chemin vers la guérison. C’est peut-être naïf, mais c’est tout ce qu’il me reste.
Conclusion : Vers une nouvelle conscience politique
Le prix humain de la politique
Les événements tragiques du Minnesota ont révélé, une fois de plus, le prix humain exorbitant de la politique lorsqu’elle devient détachée de la morale et de l’empathie. Renee Good et Alex Pretti ne sont pas des abstractions politiques ou des points dans un sondage. Ils étaient des êtres humains avec des familles, des rêves, des contributions à leur communauté. Leurs morts ne devraient pas être réduites à des calculs stratégiques ou des manœuvres de relations publiques. Elles représentent un échec collectif de notre société à protéger ses membres les plus vulnérables.
Le revirement de Trump sur le Minnesota n’est pas une victoire pour la justice. C’est une reconnaissance forcée par la réalité politique que l’approche brutale et sans nuance de l’immigration a atteint ses limites. Mais cette reconnaissance n’apporte pas de véritable réparation aux familles endeuillées, ni ne résout les problèmes systémiques qui ont conduit à ces tragédies. La véritable justice exige une accountability complète, des changements institutionnels substantiels, et un engagement renouvelé envers les droits civils fondamentaux pour tous les résidents américains, quelle que soit leur origine ou leur statut migratoire.
Je repense souvent aux familles de Renee Good et Alex Pretti. À l’heure où j’écris ces lignes, elles sont en deuil, essayant de trouver un sens à l’insensé. Et pendant ce temps, la machine politique continue de tourner. Trump continue de faire campagne, les médias continuent de spéculer, les sondages continuent d’être analysés. Mais rien ne ramènera ces êtres chers. Rien ne réparera ces vies brisées. Et c’est ça, la véritable tragédie : que même dans la mort, ces victimes deviennent des instruments politiques. J’ai du mal à accepter ça. J’ai vraiment du mal.
L’espoir d’un changement durable
Malgré l’obscurité de cette période, il existe des signes d’un éveil de la conscience nationale. Les manifestations massives, l’indignation croissante transcendant les lignes partisanes, et les appels à la responsabilité gouvernementale suggèrent que les Américains refusent d’accepter ce statu quo. Les sondages montrent que même parmi les partisans traditionnels de Trump, il y a une remise en question croissante des tactiques employées au Minnesota. Cette érosion du soutien peut créer l’espace nécessaire pour un véritable débat national sur l’avenir des politiques d’immigration.
L’histoire nous enseigne que les moments de crise peuvent aussi être des moments de transformation. La tragédie du Minnesota pourrait bien devenir un point de basculement dans la façon dont les États-Unis abordent les questions d’immigration et de droits civils. Mais cette transformation ne se produira pas d’elle-même. Elle nécessitera un engagement citoyen renouvelé, une demande de responsabilité de la part de nos dirigeants, et une volonté collective de voir au-delà des divisions partisanes vers les valeurs fondamentales qui nous unissent en tant que nation. La mémoire de Renee Good et Alex Pretti mérite mieux que de devenir une note de bas de page dans l’histoire politique. Elle mérite d’être un catalyseur pour un changement véritable et durable.
Et pourtant… et pourtant j’essaie de croire qu’il y a de l’espoir. Quand je vois ces gens qui descendent dans la rue, qui brave le froid et les menaces pour dire « ça suffit », je sens quelque chose bouger. Pas une vague massive, mais un tremblement de terre imperceptible. Une prise de conscience collective que nous sommes mieux que ça. Que nous méritons mieux que ça. Et si, juste si, cette tragédie était le réveil dont nous avions besoin ? Si elle nous forçait enfin à nous regarder en face, à reconnaître notre humanité commune, à construire quelque chose de meilleur ? C’est peut-être un rêve, mais c’est un rêve qui me tient éveillé la nuit. Et c’est peut-être tout ce qu’il me reste.
Sources
Sources primaires
Charles P. Pierce, « Trump’s Retreat from Minnesota Isn’t About Justice—It’s About Polling », Esquire, publié le 27 janvier 2026, consulté le 27 janvier 2026
Rachel Cohen, « In hot water, this Trump official sees her approval slipping too: New poll », NJ.com, publié le 27 janvier 2026, mis à jour le 27 janvier 2026, consulté le 27 janvier 2026
Francesca Chambers et Zac Anderson, « Trump insists shakeup in MN immigration operations isn’t a ‘pullback' », USA TODAY, mis à jour le 27 janvier 2026, consulté le 27 janvier 2026
Sources secondaires
Ariel Edwards-Levy, « Half of Americans think ICE is making US cities less safe, CNN poll finds », CNN Politics, publié le 14 janvier 2026, mis à jour le 14 janvier 2026, consulté le 27 janvier 2026
« Majority Of Voters Think Fatal Shooting Of Minneapolis Woman By ICE Agent Was Inappropriate Use Of Force, Quinnipiac University Poll Finds », Quinnipiac University Poll, publié le janvier 2026, consulté le 27 janvier 2026
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